Économie
Forte croissance mondiale de la richesse en 2021
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La richesse mondiale a fortement augmenté en 2021, notamment en Amérique du Nord et en Chine, grâce à l'évolution positive des marchés boursiers et aux mesures de soutien de l'économie mises en place par les banques centrales.
L'envolée de l'inflation, l'augmentation des taux d'intérêt et la chute des Bourses pourraient par contre peser sur cette tendance en 2022.
La richesse mondiale s'est inscrite à 463'600 milliards de dollars (447'094,9 milliards de francs), soit une avancée de 9,8% au taux de change actuel. En ne tenant pas compte des variations de taux de change, la hausse s'est établie à 12,7%, "le taux de croissance annuel le plus élevé jamais enregistré", indique mardi Credit Suisse lors de la publication du 13e Global Wealth Report.
La fortune par adulte au niveau global a pour sa part pris 8,4% à 87'489 dollars et 11,3% hors effet de change. En Suisse, les avoirs par adulte sont de 696'000 dollars, le niveau le plus élevé au niveau global.
"L'analyse de la richesse moyenne au sein des pays et dans le monde montre que les inégalités de richesse à l'échelle mondiale ont diminué au cours de ce siècle, en raison de l'accélération de la croissance dans les marchés émergents", soutient l'économiste Anthony Shorrocks, auteur du rapport.
L'étude souligne en outre que la part de richesse des 1% les plus riches du monde a augmenté pour la deuxième année consécutive pour atteindre 45,6% en 2021 contre 43,9% en 2019. Le club des millionnaires en dollars a accueilli 5,2 millions de membres supplémentaires (+9%), ce qui porte leur nombre à 62,5 millions de personnes dans le monde.
Moins de riches en Suisse
Quant aux personnes très fortunées (UHNWI pour "ultra high-net-worth individual"), leur nombre a bondi de 21%, en particulier aux Etats-Unis et en Chine. "Relativement peu de pays ont enregistré un recul du nombre de personnes très fortunées", note Credit Suisse.
La Suisse (moins 120), Hong Kong (moins 130), la Turquie (moins 330) et le Royaume-Uni (moins 1130) ont observé les baisses les plus fortes.
Toutes les régions du monde ont constaté une amélioration du patrimoine de leurs habitants, mais l'Amérique du Nord et la Chine se sont particulièrement distinguées. La première région est responsable de la moitié de l'augmentation et la Chine d'un quart. L'Afrique, l'Europe, l'Inde et l'Amérique latine n'ont représenté ensemble que 11,1% de la croissance. "Ce chiffre reflète une dépréciation généralisée par rapport au dollar américain dans ces régions", fait remarquer le communiqué de la banque aux deux voiles.
En ce qui concerne la richesse des femmes, Credit Suisse estime que sur les 26 pays qui représentent 59% de la population adulte mondiale, 15 pays dont la Chine, l'Inde et l'Allemagne ont observé une baisse des avoirs de la gente féminine entre 2020 et 2021.
A côté de la richesse, la dette des ménages a progressé de 4,4% dans le monde entier.
L'évolution positive des Bourses en 2021 explique en grande partie la forte progression de la richesse mondiale. Par ailleurs les fluctuations des taux de change sont souvent à l'origine de gains et de pertes importants dans la richesse évaluée en dollars américaine, relèvent les auteurs de l'étude.
Coup de frein en 2022/2023
"Bien qu'une certaine inversion de gains exceptionnels de richesse de 2021 soit probable en 2022/2023, étant donné que plusieurs pays doivent faire face à un ralentissement de la croissance, voire à une récession, nos perspectives à cinq ans prévoient que la richesse continuera de croître", a indiqué Nanette Hechler-Fayd'herbe, responsable de l'investissement pour la région Europe Moyen-Orient et l'Afrique.
L'inflation mondiale et la guerre en Ukraine pourraient peser sur la création de richesse réelle au cours des prochaines années, rappelle l'étude. Cependant, la richesse mondiale en dollars devrait s'enrober de 36% d'ici 2026, grâce à la dynamique des pays à revenu faible ou intermédiaire.
Les avoirs par adulte devraient progresser de 28% d'ici 2026 et franchir le seuil des 100'000 dollars en 2024. Le nombre de millionnaires devrait augmenter à 87 millions et ceux des très fortunés s'inscrire à 385'000.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
Départ du directeur de l'aéroport de Sion
L'aéroport de Sion n'a plus de directeur. Annoncé il y a quelques jours par le Nouvelliste, le départ du directeur actuel, Christophe Chollet, a été confirmé lundi par la Ville de Sion.
Les deux parties ont mis fin "d'un commun accord" à leurs relations de travail au 31 août 2026, indique le chef-lieu valaisan. Son bref communiqué ajoute que Christophe Chollet "n'exercera plus ses fonctions opérationnelles à compter de ce jour". La Ville de Sion ne souhaite pas faire d'autres commentaires.
L'aéroport traverse une période de turbulences depuis plusieurs mois. Une enquête de Rhône FM avait notamment révélé, l'automne dernier, un climat de tension. Les autorités communales n'avaient pas souhaité prendre position, confirmant toutefois l'ouverture d'un audit externe.
Au niveau politique, cantonal cette fois, le projet de loi visant à créer une société de gestion et d'exploitation du site a été validé en mars dernier par le Grand Conseil. Un référendum contre cette cantonalisation de l'aéroport, porté notamment par les Vert-e-s, est toutefois sur le point d'aboutir.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Les nuitées hôtelières toujours en repli en mai
En mai, l'hôtellerie suisse était toujours à la peine, selon les chiffres de l'OFS. Le nombre de nuitées a continué de diminuer, et même davantage qu'en avril.
Le nombre de nuitées dans l'hôtellerie suisse a baissé de 1,2% sur un an en mai, relève lundi l'Office fédéral de la statistique (OFS) dans sa première estimation. Le recul s'inscrivait à 0,6% en avril.
Le nombre de touristes étrangers a davantage diminué que celui des hôtes indigènes. Le fléchissement s'est ainsi affiché à 0,5% pour les Suisses et à 1,8% pour les étrangers.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
UniCredit contre-attaque, accuse Commerzbank de semer la confusion
UniCredit a annoncé lundi avoir saisi le superviseur financier allemand BaFin dans le cadre de son offre hostile sur Commerzbank.
La banque italienne accuse sa concurrente allemande de "semer la confusion" sur l'offre d'achat qui doit se clôturer mardi soir, sauf prolongation.
Commerzbank "choisit de se concentrer sur des allégations infondées avec l'intention, apparemment, de perturber l'intégrité de l'offre, semant la confusion parmi les parties prenantes", a accusé la direction d'UniCredit dans un communiqué.
"Cela détourne l'attention de l'opportunité stratégique de bâtir un champion bancaire européen plus solide et plus compétitif, créateur de valeur pour tous", selon UniCredit.
La banque italienne a demandé à la BaFin "d'examiner les circonstances entourant ces déclarations, leur exactitude et leur intention apparente de perturber l'intégrité de l'offre".
Commerzbank, qui avait déjà saisi la BaFin, accuse UniCredit de gonfler artificiellement l'impression de succès de son offre.
UniCredit communique régulièrement sur le taux d'acceptation de son offre sur Commerzbank: il était de 11,86% vendredi, s'ajoutant à une participation de 26,7% acquise au moment de lancer début mai son offre de reprise sur sa rivale allemande, valorisée 35 milliards d'euros.
La banque italienne y ajoute 13,19% du capital détenu via des dérivés en espèces et 3,22% via des dérivés en actions.
Selon la direction de Commerzbank, les actions apportées à l'offre proviennent quasi exclusivement de banques et d'institutions financières dans l'écosystème d'UniCredit, notamment comme contreparties sur des produits dérivés.
En d'autres termes, pas des actionnaires de Commerzbank convaincus par l'offre, qui ne serait du reste pas attractive car valorisant la banque allemande en dessous de son cours boursier actuel.
Le comité central d'entreprise de Commerzbank a d'ailleurs chargé vendredi son président de déposer une plainte contre X pour suspicion de manipulation de marché et d'information trompeuse.
UniCredit continue de "rejeter fermement les allégations et insinuations concernant ses déclarations et le processus d'offre".
"À aucun moment UniCredit n'a regroupé ni confondu les différentes catégories qui doivent être déclarées en vertu de la réglementation applicable; la confusion entre ces catégories provient à plusieurs reprises de la direction de Commerzbank, et non d'UniCredit, apparemment dans le but de monter un récit trompeur", a accusé lundi la banque italienne.
UniCredit souligne par ailleurs que sa participation dépasse désormais "confortablement" le seuil de 30% qu'elle s'était fixé. La banque serait ainsi en mesure de "nommer l'ensemble des représentants des actionnaires au sein du conseil de surveillance" pour mettre en place sa stratégie.
"Toute suggestion selon laquelle un seuil plus élevé serait requis pour ces mesures de gouvernance est incorrecte", a martelé la banque. "Les seules décisions nécessitant une majorité de 75% en assemblée générale seraient une fusion ou d'autres opérations de réorganisation de la société", ce qui n'est envisagé que dans un deuxième temps par UniCredit avec sa filiale allemande HypoVereinsbank.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Économie
Les Bourses soulagées après l'annonce d'un accord au Moyen-Orient
Les marchés boursiers ont salué lundi l'annonce d'un accord au Moyen-Orient qui ramène les cours du pétrole à leur plus bas niveau depuis mars, entraînant un recul des taux, dans l'attente d'une signature vendredi.
Kevin Thozet, conseiller en gestion de portefeuille pour Carmignac, entrevoit un futur bien plus avenant, avec un "pétrole plus bas et donc des taux en baisse" et "moins de craintes sur la croissance donc des actions en hausse", a-t-il détaillé à l'AFP.
En Europe, les investisseurs se montraient d'attaque sur le marché des actions à l'ouverture des Bourses, comme à Paris (+1,58%), Francfort (+1,79%), Milan (+1,01%) et Zurich (+0,83%). A Madrid, l'Ibex (+1,36%) passait pour la première fois le seuil des 19.000 points.
La prise de risque est plus limitée à Londres (+0,58%), où l'indice dépend davantage de la bonne santé des industries pétrolières. L'action de BP reculait ainsi de 3,76%.
Les investisseurs y suivent également d'un oeil l'actualité politique, avec une élection législative partielle jeudi que pourrait gagner Andy Burnham, figure de l'aile gauche du Labour au pouvoir et possible rival de Keir Starmer au poste de Premier ministre.
En Asie, les Bourses de Tokyo et Séoul ont clôturé en forte hausse d'environ 5% lundi. Comme l'Europe, l'Asie importatrice est très sensible aux cours du pétrole qui ont chuté.
L'annonce de l'accord "devrait rassurer les marchés (...) l'apaisement des craintes liées à la hausse des coûts (sur fond d'inflation énergétique) devrait favoriser les achats sur un large éventail d'actions", ont commenté les analystes de Tokai Tokyo Intelligence.
Le pétrole à 80 dollars le baril
Très volatiles, les cours pétroliers ont en effet chuté à l'annonce d'un accord entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin au conflit que le président américain et Israël avaient déclenché le 28 février.
Vers 07H30 GMT, le Brent de la mer du Nord reculait fortement (-5,06%) à 82,91 dollars le baril. Le WTI américain suivait la même tendance (-5,70% à 80,04 dollars le baril).
"C'est de loin le plus bas niveau depuis les premiers jours de la guerre", commente Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote.
Les marchés anticipent le retour à la normale dans le détroit d'Ormuz, point de blocage de 20% de l'offre mondiale de pétrole, après l'annonce de l'accord.
Cet accord a été annoncé dimanche soir par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur clé du conflit, et confirmé peu après par Washington et Téhéran. Il doit être signé vendredi à Genève et ouvrira une phase de soixante jours de négociations.
"Que le pétrole coule à flots!", s'est félicité Donald Trump, ajoutant que cette ouverture interviendra "dès la signature de l'accord vendredi afin de permettre le déminage".
Acteurs et commentateurs insistent sur la prudence nécessaire.
"On a été échaudés un certain nombre de fois par l'imminence d'un accord, mais il semble (...) que cette fois-ci ce soit le bon", a déclaré la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde sur la radio France Culture.
Détente sur les taux
Sur le marché obligataire, l'annonce de l'accord a également provoqué un soulagement sur les taux d'emprunt des Etats, qui avaient fortement augmenté depuis le début du conflit avec les risques d'inflation.
Lundi matin, le rendement du "Bund" allemand à dix ans affichait 2,95% contre 2,99% vendredi en clôture et son équivalent français suivait la même trajectoire (3,68% contre 3,73%).
"C'est aussi un vrai soulagement pour les sept banques centrales qui se réunissent cette semaine", observe Kevin Thozet.
Hasard ou pas, l'accord annoncé par Donald Trump intervient en effet juste avant la première réunion de la Réserve fédérale sous la présidence de Kevin Warsh.
"Pour l'instant, le marché achète le rebond de soulagement. La prochaine épreuve sera de voir si les données macroéconomiques et les banques centrales permettent à ce soulagement de durer", souligne Florian Ielpo de la banque privée Lombard Odier.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
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