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Suisse

Gulnara Karimova récupère une partie des fonds confisqués

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Le Tribunal pénal fédéral a ordonné la confiscation de plus de 293 millions de dollars appartenant à Gulnara Karimova, fille de l'ex-président ouzbek (archives). (© KEYSTONE/EPA/SERGEI ILNITSKY)

Le Tribunal pénal fédéral (TPF) a ordonné la confiscation de plus de 293 millions de dollars appartenant à Gulnara Karimova. Un solde d'environ 70 millions sera restitué à la société Takilant, dont l'ayant droit économique est la fille de l'ex-président ouzbek.

Le TPF a décidé de restituer ce solde de quelque 70 millions de dollars car "il n'était pas établi que ces valeurs patrimoniales, liées à plusieurs sociétés, proviendraient d'un crime", écrit-il mercredi dans un communiqué. La décision a été rendue dans le cadre d'un volet de la procédure de blanchiment d'argent en lien avec la corruption de l'ancienne assistante de Mme Karimova.

Le 22 mai 2018, le Ministère public de la Confédération (MPC) a condamné cette ex-assistante par ordonnance pénale pour faux dans les titres et blanchiment d'argent. Dans le cadre de la même ordonnance pénale, le MPC a ordonné la confiscation de valeurs patrimoniales d'une valeur de plus de 555 millions de dollars sur cinq comptes de deux banques suisses.

"Faisceau de nombreux indices"

Titulaire de deux des relations bancaires concernées, la société Takilant a fait opposition à cette ordonnance pénale. La somme confisquée visant cette société s'élevait à plus de 350 millions de dollars.

Le TPF est arrivé à la conclusion qu'une grande partie de cette somme devait être confisquée, dès lors que plusieurs des protagonistes - dont Mme Karimova et son assistante - avaient commis des actes de blanchiment d'argent aggravé en bande et par métier.

La cour a jugé "qu'il existait un faisceau de nombreux indices clairs et convergents qui attestaient de l'existence de crimes de corruption préalables au blanchiment d'argent". C'est pourquoi elle a ordonné la confiscation de plus de 293 millions de dollars.

Enquête en Suisse toujours en cours

"Cette ordonnance du TPF, c'est avant tout l'échec du MPC dans sa tentative de profiter depuis plusieurs années de la détention arbitraire de notre cliente en Ouzbékistan pour confisquer l'entier de ses biens", a réagi mercredi l'avocat de Gulnara Karimova, Grégoire Mangeat, dans un courriel à Keystone-ATS.

"Par ailleurs, le TPF nous donne raison sur un autre point essentiel: il écarte tous les jugements ouzbeks, faute de pouvoir vérifier le respect minimum des droits fondamentaux de notre cliente devant les juges de Tachkent", écrit Me Mangeat. "Pour le reste, l'enquête ouverte en Suisse contre notre mandante est toujours en cours et Gulnara Karimova reste présumée innocente", poursuit l'avocat.

La fille aînée de l'ancien président ouzbek Islam Karimov, décédé en 2016, est actuellement détenue dans une prison près de Tachkent. Les autorités ouzbèques mènent une enquête pénale contre elle.

(Ordonnance SK.2020.49 du 17.12.2021)

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Hockey

Un 9e étranger à Fribourg

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Ty Rattie avec le maillot de St-Louis arrive à Fribourg (© KEYSTONE/AP/JEFF ROBERSON)

Fribourg se renforce encore pour la dernière ligne droite de la saison de National League. Les Dragons engagent l'attaquant canadien de 32 ans Ty Rattie.

Ailier droitier repêché par St-Louis en 2011 (32e choix), Rattie est le 9e étranger du club fribourgeois. En 2019, Rattie a quitté l'Amérique du Nord pour la KHL. Il a ensuite joué une saison en Finlande, puis cinq en Suède, dont les quatre dernières à Linköping.

Cette saison, il n'a inscrit que 6 points (5 buts) en 30 parties.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Une maison solaire cherche une nouvelle vie à Fribourg

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Le NeighborHub est une maison de quartier située au coeur du quartier d’innovation de Bluefactory à Fribourg. (© enoki)

Le NeighborHub, une maison sise au coeur du quartier d’innovation de Bluefactory à Fribourg, cherche un repreneur. Ce dernier devra toutefois assumer les coûts liés au démontage, au transport et à la reconstruction, estimés entre 750'000 et un million de francs.

Le communiqué publié jeudi par les partenaires au projet mentionne une "maison solaire visionnaire et primée à l’international cherchant une nouvelle vie". Le NeighborHub est le premier projet d’envergure du Smart Living Lab, le centre de recherche dédié au futur de l’environnement bâti porté conjointement par l’EPFL, la HEIA-FR et l’Unifr.

La maison a été conçue et construite par une équipe multidisciplinaire de 250 étudiants, 150 encadrants des secteurs professionnel et académique issus de ces trois institutions et de la HEAD de Genève. C'est un édifice "exemplaire" sur le plan de la durabilité avec des façades actives de panneaux solaires.

Prix aux Etats-Unis

Le NeighborHub dispose aussi d'une ventilation avec récupération de chaleur, d'une pompe à chaleur, d'une batterie de stockage électrique et de solutions locales de gestion de l’eau. Construit en majorité en bois, l'intérieur de 68 mètres carrés modulable est doté d’une cuisine, d'une douche, de rangements et d’une zone chambre.

Autour de la cellule centrale se déploie une zone de 110 mètres carrés chauffée par effet de serre et pouvant s’ouvrir vers l’extérieur, note le communiqué. La conception a valu au projet le premier prix au Solar Decathlon en 2017 à Denver, Colorado, concours international chapeauté par le Département américain de l’énergie.

Démontable et déplaçable, le NeighborHub a été rapatrié sur le site de Bluefactory en 2018, où il a été utilisé jusqu’à aujourd’hui en tant qu’activateur de quartier. Il est aujourd’hui "offert" à toute collectivité publique, association ou entreprise désireuse de lui donner une nouvelle vie d’ici au printemps 2027.

Coûts afférents

La maison est donc offerte à "tout acteur public ou privé souhaitant poursuivre sa vocation sur un autre site, voire lui offrir une nouvelle affectation". Elle est à donner par les propriétaires, l’EPFL et la HEIA-FR, sans contrepartie financière. Au repreneur cependant donc de prendre en charge les coûts afférents.

Le bâtiment "écologiquement et socialement" a été imaginé et développé grâce aux compétences réunies de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), de la Haute école d'ingénierie et d'architecture de Fribourg (HEIA-FR), de l’Université de Fribourg (Unifr) et de la Haute école d’art et de design de Genève (HEAD).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Echafaudage effondré à Prilly: un rapport dénonce des défauts

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L'accident s'était produit le vendredi 12 juillet 2024 à Prilly. L'échafaudage de 60 m de haut, dressé sur la façade nord de la tour de Malley Phare, s'était effondré en pleine matinée. Trois ouvriers avaient perdu la vie et plusieurs autres avaient été blessés, certains grièvement (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Un rapport d'un bureau d'ingénieurs dénonce des défauts dans l'échafaudage qui s'était effondré en juillet 2024 à Prilly (VD), dans l'ouest lausannois. L'accident avait fait trois morts et plusieurs autres personnes avaient été blessées, certaines grièvement.

Le Ministère public vaudois a indiqué jeudi après-midi à Keystone-ATS "avoir réceptionné le rapport d'expertise indépendante et décidé ce jour de la verser au dossier", confirmant ainsi une information de la RTS. "Ce document conclut notamment à des défauts dans la conception et la construction de l'échafaudage", écrit le porte-parole du Ministère public Vincent Derouand.

"Les parties à la procédure ont été informées et invitées à se déterminer dans un délai d'un mois. L'instruction suit son cours et de nouvelles auditions vont intervenir", est-il encore ajouté.

L'accident s'était produit le vendredi 12 juillet 2024 à Prilly. L'échafaudage de 60 mètres de haut, dressé sur la façade nord de la tour de Malley Phare, s'était effondré en pleine matinée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

57'000 signatures contre le "démantèlement du service civil"

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Les civilistes effectuent notamment des tâches pour préserver l'habitat et la nature. (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le référendum contre le durcissement des conditions d'accès au service civil a été déposé jeudi à Berne, muni de 57'000 signatures. Intitulé "Sauvez le service civil!", il est porté notamment par les Jeunes Vert-e-x-s et soutenu par une trentaine d'organisations.

Le dépôt du référendum par une large alliance de partis, d'organisations, d'associations et d'entreprises d'affectation est "un signal politique fort", relèvent les auteurs du texte.

"Le service civil doit être maintenu à l'avenir en tant que service essentiel à la société. Il intervient là où il existe déjà aujourd'hui une pénurie aiguë de personnel et apporte ainsi son soutien là où l'aide est la plus nécessaire", font-ils valoir.

Le durcissement de la loi votée par le Parlement restreint de 40% l'accès au service civil en faisant passer le nombre de civilistes de 6800 à 4000 par année, afin de renforcer les effectifs de l'armée.

Cette baisse est préoccupante, car les personnes astreintes accomplissent chaque année près de deux millions de jours de travail dans les domaines des soins, du social, de l'éducation, de l'agriculture, de la protection de l'environnement et de la nature, soulignent les jeunes Vert-e-x-s ainsi que la Fédération suisse pour le service civil (Civiva).

"Dans tous ces domaines d’importance systémique, les civilistes apportent un soutien précieux au personnel qui y travaille", soutient Sheldon Masseraz, coprésident des Jeunes Vert-e-x-s et ancien civiliste.

"Tactique du salami"

Alors que les attaques contre le service civil se multiplient et s'intensifient au Parlement depuis le début de la guerre en Ukraine, il en va tout autrement au sein de la population, déclare Priska Seiler Graf, conseillère nationale (PS/ZH) et co-présidente de Civiva. "Les prestations du service civil jouissent d'une reconnaissance légitime. Les nombreux établissements d'affectation tels que les hôpitaux, les maisons de retraite, les écoles, les crèches ou les exploitations agricoles alpines, ne peuvent se passer du travail des civilistes", dit-elle.

"Le service civil offre aux jeunes en conflit de conscience avec le service militaire une solution importante et reconnue à l’obligation militaire imposée", note pour sa part Pauline Schneider, secrétaire politique du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA).

L'Alliance à l'origine du référendum dénonce une "tactique du salami". Le durcissement des conditions d'accès a pour effet "de vider le service civil de sa substance et peut conduire à sa suppression effective".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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