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Suisse

Hausse de salaires pour plusieurs grands patrons

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L'ancien directeur des CFF Andreas Meyer et son successeur Vincent Ducrot se sont partagés plus de 1,5 million de francs de salaire l'an dernier (Archives © KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Plusieurs patrons de sociétés liées à la Confédération ont vu leur salaire augmenter l'an dernier, après une baisse en 2019. Les patrons des CFF, de Postfinance, de La Poste et de Ruag International restent les mieux payés.

Selon le rapport annuel sur les salaires des cadres des entreprises proches de la Confédération adopté vendredi par le Conseil fédéral, les directeurs des CFF Andreas Meyer et Vincent Ducrot se sont partagés un total de 1'586'570. Ce montant inclut 372'968 francs pour leur caisse de pension.

En 2019, M. Meyer avait touché en tout 1,1 million de francs. La forte augmentation résulte du changement de CEO qui a entraîné un "chevauchement" durant six mois, précise le rapport.

PostFinance occupe la deuxième place du podium. Son directeur Hansruedi Köng bénéficie d'une rémunération globale de 971'695 francs. C'est près de 8000 francs de plus qu'en 2019.

Le patron de La Poste Roberto Cirillo a pour sa part gagné 959'751 francs, soit près de 150'000 francs de plus qu'un an plus tôt. Il n'était toutefois entré en fonctions que le 1er avril 2019.

Boni en berne chez Skyguide

Après la dissociation du groupe Ruag, la société technologique civile Ruag International a accordé un salaire total de 895'086 francs à son directeur ad intérim Urs Kiener et son nouveau patron André Wall, entré en fonctions en novembre.

Quant au patron de Ruag MRO Suisse, l'unité proche de l'armée suisse, Andreas Berger, il a obtenu une rémunération de 637'721 francs.

Le directeur général de Skyguide, Alex Bristol, a quant à lui vu ses bonis chuter de près de 40'000 francs l'an dernier. Sa rémunération a ainsi reculé de 694'892 francs à 660'110, prévoyance incluse.

Stabilité

Le salaire du patron de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (Suva) est resté stable. Felix Weber a gagné 623'007 francs, contre 624'815 francs l'année précédente. La somme ne comprend pas les 167'617 francs versés pour sa caisse de pension.

Stabilité également à la SSR. Gilles Marchand a reçu 532'857 francs, soit un millier de francs de moins. Mais ce montant n'inclut pas 97'546 francs pour la prévoyance professionnelle.

Le directeur de l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) Mark Branson a pour sa part vu son salaire passer à 574'824 francs. Il avait touché 552'510 francs un an plus tôt (près de 100'000 francs de 2e pilier non compris).

Encadrement des salaires

Sous la Coupole fédérale, les parlementaires s'accordent à dire que des mesures doivent être prises pour empêcher des revenus mirobolants. Le Conseil national a préparé une loi visant à empêcher que les cadres et membres des conseils d'administration des sociétés liées à la Confédération gagnent plus qu'un conseiller fédéral, soit un million de francs.

Une commission du Conseil des Etats est entrée en matière. Elle souhaite toutefois plus de flexibilité, avec des fourchettes nuancées pour les différentes entreprises.

Le Conseil fédéral a déjà pris des mesures concernant La Poste, les CFF, Skyguide, RUAG Holding, SIFEM et Identitas. Les assemblées générales de ces sociétés anonymes pourront fixer chaque année, à l'avance, une limite supérieure pour les rémunérations des membres du conseil d'administration et de la direction.

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Économie

Les cas d'escroqueries financières à la hausse en 2023

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Ce sont moins les systèmes techniques que les facteurs humains - en l'occurrence les clients des banques - qui constituent les principales portes d'entrée de l'escroquerie. (archives) (© KEYSTONE/SAMUEL GOLAY)

Les affaires d'escroqueries financières ont poursuivi leur envolée l'année dernière et la tendance se poursuit en 2024, notamment pour les cartes de crédit et de débit.

Les clients sont de plus en plus souvent la cible des malfrats, qui les incitent à effectuer des paiements ou leurs soutirent les données d'accès.

Selon le rapport 2023 de l'Ombudsman des banques suisses, l'instance d'information et de médiation sans compétence juridictionnelle des clients des banques helvétiques, les cas d'escroqueries ont augmenté de 85% sur un an à 234 cas.

"Cette tendance reste malheureusement inchangée en 2024 et concorde avec l'évolution générale dont les autorités de poursuite pénale informent", a averti le médiateur dans son étude annuelle publiée mercredi.

"Il apparaît de plus en plus clairement que ce sont moins les systèmes techniques que les facteurs humains - en l'occurrence les clients des banques - qui constituent les principales portes d'entrée de l'escroquerie", prévient l'institution de médiation financière dirigé par Andreas Barfuss. Selon le responsable, "les méthodes des escrocs sont de plus en plus sophistiquées sur les plans technologique et psychologique".

Les malfrats incitent les victimes à déclencher des versements, à débiter leurs cartes de paiement ou leurs soutirent les données d'accès de leurs cartes et comptes pour les débiter en leur faveur.

Une fois bernés, les clients ne bénéficient que de très peu de recours. "En règle générale, les clients doivent supporter eux-mêmes les dommages résultant de ces incidents. La responsabilité de la banque est rarement engagée", a souligné le médiateur dans son rapport, même si dans quelques cas "des prestations à titre de geste commercial peuvent être obtenues".

Prestataires étrangers inefficaces

Parmi les cas recensés l'année dernière, l'Ombudsman a constaté que certaines victimes d'une escroquerie à l'investissement ont fait appel à des prestataires externes. Ces derniers ont rédigé à leur place des réclamations à la banque et au médiateur.

"Certaines de ces réclamations ont parfois même été rédigées par un cabinet d'avocats établi dans un pays d'Europe de l'Est", promettant à leurs clients de récupérer l'argent que leur ont soutiré des escrocs. "La plupart du temps, ces requêtes sont volumineuses, mais guère adaptées aux faits concrets et à la situation juridique suisse", a averti le médiateur, qui dit n'avoir jamais réussi à obtenir un résultat dans tel cas.

Au total, le médiateur a traité 2360 affaires l'année dernière, dont 1489 cas oraux et 871 cas écrits, représentant une hausse de 18% du nombre de dossiers clôturés par rapport à 2022. La majorité des cas concernent une valeur litigieuse jusqu'à 10'000 francs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Syngenta débouté dans son différend avec Berne sur les fongicides

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La concentration en produits de dégradation du chlorothalonil dans l’eau potable ne doit pas dépasser 0,1 microgramme par litre (image d'illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La Confédération peut publier une directive mise à jour à l'intention des cantons sur les produits de dégradation du pesticide chlorothalonil. Le Tribunal administratif fédéral (TAF) a rejeté en grande partie un recours du groupe agrochimique bâlois Syngenta.

Avec cette décision, la sécurité du droit est rétablie en ce qui concerne la valeur maximale définie pour les produits de dégradation du chlorothalonil dans l'eau potable, se félicite mercredi l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV).

Selon lui, la consigne est désormais "claire" pour les distributeurs d'eau potable: la concentration en produits de dégradation du chlorothalonil dans l'eau potable ne doit pas dépasser 0,1 microgramme par litre. L'OSAV a adapté en conséquence sa directive à l'intention des cantons.

Syngenta avait déposé un recours en 2020. Cette démarche empêchait la Confédération de désigner quatre métabolites du chlorothalonil comme étant "pertinents" sur le plan toxicologique. Elle avait dû enlever cette mention de son site internet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

La Suisse aura son "cloud" souverain

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La Suisse aura son service informatique en nuage souverain (illustration). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

L'administration fédérale aura son propre service en nuage souverain. Le Conseil fédéral a demandé mercredi un crédit de 246,9 millions de francs pour ce "Swiss Governement Cloud" (SGC).

La transformation numérique de l'administration publique entraîne une hausse des besoins en outils numériques et requiert des infrastructures informatiques qui répondent à des exigences accrues en matière de performance, de fiabilité et de sécurité, écrit le gouvernement dans un communiqué.

La Confédération a déjà acquis des services d'informatique en nuage auprès de cinq fournisseurs étrangers. La décision avait suscité la controverse et des voix appelaient à la création d'un "cloud" souverain.

Le SGC et les nuages externes se complèteront dans une infrastructure hybride, qui devra respecter la protection des données et la sécurité de l'information. Les cantons, villes et communes pourront l'utiliser. Aucun service ne sera toutefois fourni au secteur privé au moyen du SGC.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Résistance accrue des enseignants romands face à l'école inclusive

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L'école inclusive suscite des résistances (illustration). (© KEYSTONE/DPA/ULI DECK)

L'école inclusive suscite un mécontentement croissant auprès des enseignants, selon une enquête des syndicats concernés. Le manque de ressources et la forte augmentation de la charge de travail sont notamment pointés du doigt.

"Le soutien à l'école à visée inclusive s'est étiolé, le mécontentement se renforce", écrivent mercredi le Syndicat des services publics (SSP) et celui des enseignant-es romands (SER) au terme de leur enquête menée auprès de plus de 2500 membres du corps enseignant.

Pour 55% des personnes interrogées, le principe même de l'école à visée inclusive est une cause de résistance, relèvent les organisations.

Débattue depuis de nombreuses années, l'école inclusive consiste à permettre à des enfants en difficulté de suivre le cursus scolaire ordinaire grâce au soutien d'enseignants spécialisés.

Parmi "les causes de résistance et la résignation du corps enseignant", l'enquête a permis d'identifier au moins quatre points sensibles: l'inefficacité des mesures proposées individuellement pour les élèves (85% des sondés préféreraient des mesures collectives), le manque d'enseignants spécialisés et d'assistants d'intégration (pointé par 92% des sondés), des effectifs de classes trop importants (93%) et la forte hausse de la charge de travail (98%).

Les syndicats attendent des autorités cantonales et intercantonales qu'elles octroient des moyens suffisants, qu'elles écoutent les demandes du terrain et qu'elles changent de paradigme: un soutien orienté sur les classes et non plus sur les individus permettrait de simplifier le dispositif et d'alléger la charge de travail, plaident-ils.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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