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Suisse

Hausse des primes à craindre après l'envol des dépenses

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Les coûts de la santé ont fortement augmenté en 2021, une explosion due notamment au Covid, annonce santésuisse. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les coûts de la santé ont augmenté en moyenne de 5,1% en 2021 dans l'assurance de base, s'alarme santésuisse. Dans ces conditions, à moins de "corrections drastiques", il ne sera guère possible d'empêcher de nouvelles hausses de primes, prévient la faîtière.

Si, les trois dernières années, les hausses de coûts avaient été modérées, la forte augmentation constatée en 2021 "menace la stabilité des primes", relève jeudi l'organisation dans un communiqué.

L'augmentation de 5,1% par assuré observée en 2021 est la plus forte depuis 2013. Et elle ne tient pas compte des coûts de la vaccination contre le Covid-19, qui ont atteint 265 millions de francs.

Les dépenses pour la physiothérapie ont crevé le plafond: + 18% par rapport à 2020. Les coûts des cabinets médicaux et de l'ambulatoire hospitalier ont aussi enregistré une augmentation supérieure à la moyenne (respectivement de 6% et 7%). Ceux des laboratoires ont aussi pesé, même sans prendre en compte les tests Covid, qui sont payés par la Confédération.

Surcharge Covid

Depuis le début de la pandémie, santésuisse évalue à plus d'un milliard de francs les coûts causés par le Covid à la charge de l'assurance maladie de base.

L'aide et les soins à domicile ont vu leurs frais s'alourdir de plus de 6%, à cause probablement du fait que le SARS-CoV-2 a incité les patients à rester le plus longtemps possible chez eux. Seules les dépenses pour les EMS ont reculé, de près de 3%.

Santésuisse se dit préoccupée par l'évolution générale, à plusieurs titres. "Les dépenses de santé à charge de l'assurance-maladie obligatoire augmentent malheureusement beaucoup plus vite que d'autres indicateurs économiques", déplore la faîtière des caisses-maladie.

Entre 2010 et 2020, les coûts de la santé ont gonflé de 2,5% en moyenne par assuré et par année, alors que les salaires nominaux n'ont pris que 0,7% et le PIB, 0,2%. L'indice des prix à la consommation a même reculé (-0,1%). Ainsi, le budget santé pèse toujours davantage sur les ménages.

Mesures urgentes

Santésuisse réclame des "mesures efficaces" pour parvenir à des économies chez tous les acteurs de la santé. Les partenaires tarifaires devraient définir en commun dans leurs conventions des mesures destinées à maîtriser les coûts.

En outre, la qualité des prestations doit constituer un critère obligatoire, déterminant pour le remboursement des prestations médicales.

Des prestations doivent être exclues de la prise en charge par l’assurance obligatoire des soins (AOS) si elles ne remplissent pas les critères d’efficacité, comme le prévoient déjà les procédures de contrôle actuelles de la Confédération. Mais les assureurs demandent urgemment d'accélérer ces procédures.

En outre, santésuisse plaide pour que les tarifs officiels (médicaments, moyens et appareils, analyses de laboratoires...) fassent l’objet d’une remise à plat régulière. Enfin, elle demande qu'une commission extraparlementaire vérifie périodiquement l’évolution des coûts et formule des recommandations.

La faîtière observe encore que les prix des médicaments restent encore très élevés en comparaison avec l’étranger. Des comparaisons régulières permettraient des économies importantes. "Il faut également introduire rapidement les tarifs forfaitaires ambulatoires et faire progresser la planification des soins dans le secteur ambulatoire et stationnaire" dans une approche suprarégionale, conclut santésuisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Nuitées en légère hausse dans la parahôtellerie en 2023

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La demande pour les terrains de camping, notamment, a progressé en 2023 (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le secteur de la parahôtellerie a enregistré une faible hausse du nombre de nuitées l'an dernier. La demande étrangère est restée soutenue, tandis que celle de la clientèle suisse a reculé, observe l'Office fédéral de la statistique (OFS) mardi dans un communiqué.

Au total, la parahôtellerie a affiché 17,6 millions de nuitées en 2023, soit un mieux de 0,9% sur un an. Les nuitées de visiteurs étrangers ont progressé de 10,3% pour atteindre 5,6 millions de nuitées, une hausse qui a pu compenser le repli de 3% de la demande locale, à 12 millions de nuitées.

Les logements de vacances ont à nouveau été les plus populaires (41,1%), enregistrant toutefois 5,6% de nuitées en moins qu'en 2022. La demande helvétique a reculé de 9,8% pour s'établir à 4,5 millions de nuitées, alors que la demande étrangère a, elle, augmenté de 2,2% pour atteindre 2,7 millions de nuitées. Les visiteurs provenant d'Europe représentent près de 80% de cette clientèle étrangère. La région lémanique reste la plus prisée, enregistrant 2,6 millions de nuitées.

La demande pour les hébergements collectifs a de son côté progressé de 10,5% à 5,4 millions, mais demeure inférieure de 4,1% à son niveau d'avant la pandémie, en 2019. Les terrains de camping affichent eux aussi une hausse de la demande (+1,5%).

Ces données, cumulées à celles de l'hôtellerie publiées en début d'année, permettent de dresser un bilan complet de l'hébergement touristique en Suisse l'an passé. Au total, le pays a enregistré 59,3 millions de nuitées en 2023, soit 6,6% de plus que l'année précédente. Ce chiffre demeure cependant inférieur de 1,1% au record de 2019, avant la crise sanitaire. Là encore, la forte demande étrangère (+19,2) a permis de compenser la baisse de visiteurs locaux (-1,8%).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

En recul, Komax met ses sites suisses au chômage partiel

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La production à Dierikon dans le canton de Lucerne est concernée par les mesures de chômage partiel (archives). (© KEYSTONE/GORAN BASIC)

Le fabricant de machines de câblage Komax enregistre un net recul de son chiffres d'affaires. Pour faire face à cette situation, il va mettre ses sites de Dierikon, dans le canton de Lucerne, et de Cham, dans le canton de Zoug, entièrement au chômage partiel.

La mesure entre en vigueur le 1er juillet. Depuis la fin 2023, les entrées de commandes sont en baisse "en raison des diverses incertitudes qui règnent dans l'industrie automobile", informe Komax dans un communiqué publié lundi.

"En Europe et en Asie notamment, la clientèle se montre réticente à prendre des décisions d'investissement en raison des surcapacités existantes et d'une situation économique tendue", ajoute la société. Seule l'Inde fait exception à cette règle, souligne-t-elle.

Son solide carnet de commandes en début d'année, à hauteur de 208,2 millions de francs, a permis au groupe de compenser partiellement le manque de commandes au cours des premiers mois de l'année, ce qui n'est désormais plus possible, explique-t-il.

Au cours des cinq premiers mois de l'année, les entrées de commandes et le chiffre d'affaires ont ainsi été chacun inférieurs d'environ 20% à ceux de l'année précédente.

Komax s'attend à ce que la diminution de ses revenus se maintienne à ce niveau sur l'ensemble de l'exercice. En 2023, il avait réalisé un chiffre d'affaires de 752 millions. Dans l'ensemble, il s'attend à un Ebit légèrement positif pour cette année, ajoute-t-il.

Afin de faire face à cette situation, le groupe a commencé à réduire ses coûts ainsi que ses effectifs. Il n'a pas remplacé les départs et, depuis mai dernier, a mis ses collaborateurs de la production de Dierikon au chômage partiel. "Sous réserve de l'accord des autorités cantonales, celui-ci sera étendu à l'ensemble du site à partir du 1er juillet 2024 et le site de Cham, en Suisse, sera également mis en chômage partiel", fait savoir Komax.

L'entreprise fait également savoir qu'elle a arrêté la production chez Komax Testing Bulgaria depuis fin avril et qu'elle est en train de fermer son site de Jettingen, en Allemagne.

Elle dit encore vouloir renforcer sa présence sur le marché chinois, en pleine croissance. Dans ce but, Komax va acquérir 56% de l'entreprise chinoise Hosver, fabricant de machines pour le traitement de câbles à haute tension destinés aux véhicules à propulsion électrique, au 1er juillet.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Les jugements contre les mineurs en hausse de 11% en 2023

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Les jugements prononcés en Suisse contre des mineurs ont augmenté de 11% l'an dernier. Les infractions comme le vol ont doublé depuis 2015. (image symbolique) (© KEYSTONE/CHRISTOF SCHUERPF)

Les jugements prononcés contre des mineurs ont augmenté de 11% en 2023 par rapport à l'année précédente. Les augmentations les plus marquantes concernent les jugements pour lésions corporelles graves, rixes et oppositions aux actes de l'autorité.

Les oppositions à l'autorité ont presque triplé en neuf ans, note mardi l'Office fédéral de la statistique (OFS). Les jugements prononcés pour des infractions contre l'intégrité sexuelle ont presque triplé également.

L'augmentation est particulièrement marquée concernant les jugements prononcés pour infraction de pornographie, qui ont quasiment quadruplé depuis 2015. Les infractions contre la liberté telles que les menaces et les contraintes, ainsi que celles contre le patrimoine comme le vol et le brigandage ont doublé depuis 2015.

Cette forte hausse est visible chez les garçons comme chez les filles et parmi les Suisses comme parmi les étrangers. A noter qu'elle concerne spécialement les plus jeunes.

Chez les adultes, les condamnations ont baissé de 1,4% en 2023 par rapport à 2022.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

La Suisse a l'une des économies les plus compétitives du monde

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Après deux ans de recul, la Suisse a gagné un rang dans le classement de l'IMD (archives). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

La Suisse arrive en deuxième position du classement mondial de la compétitivité 2024 de l'IMD, juste derrière Singapour. Le Danemark se classe troisième.

Après deux ans de recul, la Suisse a gagné un rang dans le classement de l'institut lausannois qui a mené son enquête auprès de 67 pays. Un statut qu'elle doit à ses performances économiques et à l'efficacité de ses entreprises, selon un communiqué de l'IMD paru mardi. La Suisse reste également à la pointe en matière d'efficacité des pouvoirs publics et de qualité des infrastructures.

"Nous pensons que les économies les plus compétitives du futur seront celles qui seront capables d'anticiper et de s'adapter à ce contexte mondial en mutation tout en créant simultanément de la valeur et du bien-être pour leur population. Et cela les rendra également durables", déclare dans le communiqué Arturo Bris, directeur du Centre de compétitivité mondial de l'IMD (WCC), à l'origine du classement annuel depuis sa création en 1989.

Selon lui, les principaux défis de compétitivité des économies mondiales en 2024 résident dans la transition vers une économie circulaire et à faible émission de carbone, la prise en compte de l'intégration croissante des marchés émergents dans l'économie mondiale et le suivi de la transformation numérique.

Par ailleurs, pour 55,1% des personnes interrogées dans l'étude de l'IMD, l'adoption de l'intelligence artificielle (IA) est perçue comme la tendance majeure qui aura le plus d'impact sur la compétitivité des entreprises en 2024. Viennent ensuite, le risque de ralentissement économique mondial (52%) et les conflits géopolitiques (36,1%).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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