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Suisse

Idorsia: la restructuration passera par 300 licenciements

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Idorsia qui dénombrait fin juillet quelque 1300 collaborateurs compte en outre sur le non remplacement de départs volontaires, ainsi que sur la suppression de positions vacantes pour parvenir à son objectif de réduction (archives). (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Idorsia- en délicatesse avec ses finances - détaille l'ampleur de sa restructuration annoncée fin juillet. La réduction de moitié des coûts fixes du site d'Allschwil passera d'ici début 2024 par la suppression de 475 emplois, dont jusqu'à 300 licenciements.

La société qui dénombrait au moment de l'annonce quelque 1300 collaborateurs compte en outre sur le non remplacement de départs volontaires, ainsi que sur la suppression de positions vacantes pour parvenir à son objectif de réduction. La plupart des employés concernés ont déjà été avertis et une charge de restructuration de 11 millions a été inscrite dans les comptes, indique mardi Idorsia au détour de son point de situation au troisième trimestre.

La réduction des effectifs concerne essentiellement les fonctions de recherche et d'administration.

La période aura été marquée par la finalisation de la cession des activités en Asie-Pacifique (Apac) à l'exception de la Chine au concurrent japono-britannique Sosei Heptares, pour un produit final de 363 millions de francs. L'opération a permis de redresser la trésorerie, qui recelait fin septembre 255 millions contre 33 millions à peine trois mois plus tôt.

Sursis éphémère

Ces réserves ne suffiront toutefois à couvrir les dépenses que jusqu'au premier trimestre de l'an prochain, de l'aveu du directeur financier (CFO) André Muller. "L'extension de nos liquidités constitue la priorité immédiate et nous étudions activement toutes les options, y compris d'éventuelles cessions de licences", indique le trésorier, cité dans la publication.

S'il n'aura plus à financer ses activités orientales, Idorsia va par contre devoir à nouveau alimenter le développement de l'aprocitentan, contre l'hypertension, après en avoir racheté les droits à son partenaire Janssen, pour 306 millions.

Sur le front des résultats à proprement parler, la société pilotée par Jean-Paul et Martine Clozel affiche sur les neuf premiers mois de l'année un chiffre d'affaires de 131 millions de francs, contre 43 millions un an plus tôt. La perte nette a été réduite à 181 millions, contre 635 millions.

Nouvelle réalité

Ramenées au nouveau périmètre réduit d'activités poursuivies, les recettes ont bondi de 18 à 29 millions, dont 20 millions provenant de la vente du somnifère Qviviq, unique produit encore commercialisé par Idorsia. La perte opérationnelle a été rabotée d'une septantaine de millions à 509 millions.

La feuille de route à brève échéance aussi a été adaptée à la nouvelle réalité de l'entreprise. La perte opérationnelle annuelle est désormais attendue autour de 670 millions de francs, contre 735 millions précédemment. Hors éléments exceptionnels, le déficit d'exploitation avoisinera les 600 millions de francs, au lieu des 650 millions précédemment articulés, indique la firme rhénane mardi à l'occasion de son point de situation trimestriel.

Le groupe ne s'aventure pour l'heure pas à reformuler un agenda pour le franchissement du seuil de rentabilité, après avoir repoussé en juillet la date de 2025 aux calendes grecques.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse Romande

Le budget 2026 bis en discussion devant les députés fribourgeois

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Le budget 2026 bis de l'Etat de Fribourg est défendu pour la dernière fois par le grand argentier cantonal Jean-Pierre Siggen, qui ne se représente pas à l'élection au gouvernement de novembre (archives). (© KEYSTONE/GABRIEL MONNET)

Les députés fribourgeois ont entamé mardi le débat sur l'adoption du budget 2026 "bis" de l'Etat. Après le rejet de la LAFE le 26 avril, la copie n’intègre que les mesures du programme d’assainissement des finances de l’Etat (PAFE) relevant de la compétence exécutive.

Le document affiche un excédent de 0,3 million de francs. Il a été dévoilé le 28 mai, huit mois après une première mouture retirée après le lancement par la gauche et les syndicats d'un référendum contre la loi sur l'assainissement des finances de l'Etat (LAFE). L'exercice en cours a commencé du coup sans budget.

La nouvelle version est marquée par le report de certaines dépenses et une évaluation des revenus fiscaux fondée sur les comptes 2025. Ce qui contribue au respect de l’exigence constitutionnelle de l’équilibre, a dit le grand argentier cantonal Jean-Pierre Siggen. Les mesures du PAFE seront appliquées dès cette année.

La non-indexation des salaires du personnel s’applique de fait. Quant à la non-compensation de la progression à froid, elle n’est pas non plus rétroactive en 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Des bus à la place des trams cet été entre Plainpalais et le Bachet

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Un dispositif spécial est prévu cet été sur les lignes de trams 12, 14, 17 et 18 en raison de travaux planifiés sur les infrastructures du réseau des Transports publics genevois (TPG) (image d'illustration)., (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

D'importants travaux de renouvellement des infrastructures sont prévus cet été sur le réseau des Transports publics genevois (TPG). Un service de navettes de bus remplacera notamment les trams sur la ligne 12 entre les arrêts de Plainpalais et de Lancy-Bachet entre le samedi 27 juin et le dimanche 16 août.

Ces travaux s'inscrivent dans la continuité du chantier de la rue de Carouge qui nécessite l'interruption de la circulation des trams. Les TPG en profiteront pour intervenir dans le Vieux-Carouge afin de renouveler près de 350 mètres de voies arrivées en fin de vie, indiquent-ils mardi dans un communiqué.

Autre conséquence de ces travaux: la ligne 18 effectuera son terminus à l'arrêt Bel-Air en venant de Cornavin puis repartira directement en direction du CERN. La ligne 17 verra son parcours prolongé depuis Lancy-Pont-Rouge jusqu'à un terminus provisoire au Rondeau de Carouge via les Palettes.

D'autres travaux sont prévus entre le jeudi 25 juin et le dimanche 19 juillet dans le secteur de la rue de la Corraterie et sur le tronçon rue d'Italie et rues basses. Des modifications sur les lignes 12 et 17 sont attendues pendant cette période. Les TPG proposent des alternatives notamment via le Léman Express pour limiter les transbordements à Rive et à Plainpalais.

La ligne 14 sera aussi partiellement interrompue entre le lundi 20 juillet et le dimanche 16 août. Un service de navettes de bus sera mis en place entre les arrêts Quidort et Vailly. Au final, seule la ligne 15 ne subira aucune modification de parcours pendant la période estivale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Une pétition réclame l’interdiction des deux-roues dans les zones piétonnes

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Les trottinettes électriques sont soumises aux mêmes règles que les vélos électriques lents, rappelle le bpa (image d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Face au sentiment d'insécurité grandissant, notamment chez les aînés, l'Association pour la protection des piétons lausannois (APPL) lance une pétition pour bannir vélos et trottinettes électriques des espaces piétons. Une réaction qui fait suite à un accident mortel survenu en mai dernier à Lausanne.

L’an dernier, le Bureau de prévention des accidents (BPA) a recensé 152 accidents graves impliquant des trottinettes électriques en Suisse. À Lausanne, la cohabitation entre la mobilité douce et les piétons est devenue un sujet de discorde majeur, exacerbé par un drame récent. Le 28 mai dernier, un piéton a perdu la vie après avoir été renversé par une trottinette électrique dans la capitale vaudoise.

Pour l’Association pour la protection des piétons lausannois (APPL), cet événement tragique est le reflet d'un problème systémique. Son président, Johan Pain, tire la sonnette d’alarme et demande à la Municipalité de Lausanne de durcir drastiquement les règles en vigueur.

Un sentiment d'insécurité au quotidien pour les aînés

Au-delà des chiffres, c'est un climat d'anxiété qui s'installe dans les rues du centre-ville, particulièrement chez les personnes âgées. L'accident du mois de mai a agi comme un détonateur pour la population locale. « Ça a fait beaucoup réagir au niveau de nos membres et puis au niveau de la population », explique Johan Pain, président de l'APPL. « Nous, on n’était pas surpris, dans le sens où on a dit: il va y arriver quelque chose un jour ou l’autre. »

Selon le président de l'association, les témoignages de personnes bousculées ou frôlées se multiplient, avec des conséquences physiques et psychologiques parfois lourdes pour les plus vulnérables.

« On a eu déjà des contacts avec des personnes qui ont été renversées (...), et d’autres, surtout des personnes âgées, qui sont bousculées, qui tombent, qui essaient de se retenir de la main et puis ils finissent au docteur. »

Vers une interdiction totale et la suppression des dérogations

Face à ce constat, l'APPL a lancé une pétition officielle adressée aux autorités lausannoises. L'objectif est clair: obtenir la suppression de toutes les dérogations qui permettent actuellement aux cycles et aux engins de micro-mobilité électrique de circuler dans les espaces réservés aux piétons.

Johan Pain rappelle avec fermeté la législation de base:

« Les zones piétonnes, les rues piétonnes, la circulation des deux-roues y est interdite. C’est très clair! Il ne doit pas y avoir de vélo, de trottinette de deux-roues dans les rues piétonnes. »

L'association ne s'oppose pas à la présence physique des cyclistes, mais exige qu'ils adoptent un comportement strictement piétonnier lorsqu'ils traversent ces zones. « La seule chose qu’ils peuvent faire, c’est de descendre de leur vélo, pousser leur vélo gentiment. Ils ont le droit, ce n’est pas interdit d’être accompagné avec son vélo dans une rue piétonne », précise-t-il.

Le centre-ville doit rester un espace de tranquillité

L'APPL cible particulièrement les exceptions accordées aux vélos électriques, cargos et autres trottinettes, qui compliquent la donne dans les secteurs à forte densité piétonne, y compris pour les livraisons commerciales. Pour le représentant des piétons, la priorité absolue doit être redonnée à la flânerie et à la sécurité. « Quand on va dans une rue piétonne avec ses enfants, en famille, on veut flâner, regarder les boutiques. C’est agréable, surtout au moment de Noël », rappelle Johan Pain. « Et là, il faut être sur le qui-vive. On avance, on est, vous savez, un peu... on avance, il n’y a pas de sonnette, ni les vélos ni les trottinettes. (...) Nous, on veut la tranquillité dans les déplacements, la mobilité douce la plus écologique. »

Alors que le conseiller national UDC Jacques Nicolet a récemment exigé au niveau fédéral l'immatriculation et l'assurance obligatoires pour les trottinettes électriques, l'APPL estime que Lausanne doit agir sans attendre à son échelle locale pour protéger ses citoyens les plus fragiles.

Interview réalisée par Julie Marti

Adaptation web par IA

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Suisse

Le patrimoine Bally placé sous protection par le canton de Soleure

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Le canton de Soleure veut éviter que les archives et la collection de chaussures du fabricant Bally ne quittent leur site historique de Schönenwerd (SO) (archives). (© KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI)

Le canton de Soleure a placé sous protection provisoire pour un an au maximum les archives et la collection de chaussures du fabricant historique Bally conservés à Schönenwerd (SO). La mesure vise à empêcher leur dispersion face à l'avenir incertain de l'entreprise.

Le gouvernement soleurois souhaite entamer des négociations avec les propriétaires et trouver une solution durable pour les archives et la collection, a-t-il fait savoir mardi. La décision intervient alors que l'entreprise Bally a cessé en mai sa production de chaussures en Suisse et a fermé les premières succursales.

Les archives de l’entreprise et la collection Bally doivent être entièrement conservées à Schönenwerd, leur site historique, selon les autorités cantonales. La protection provisoire empêche leur dissolution ainsi qu'un retrait de leur emplacement actuel à Schönenwerd, entre autres. Elle est valable pour un maximum d’un an.

Patrimoine d'importance nationale

Les archives et la collection de chaussures Bally comptent parmi les biens culturels les plus importants du canton de Soleure, selon le gouvernement. Elles revêtent aussi une valeur historique et culturelle exceptionnelle et d'importance nationale du fait de leur exhaustivité et de leur diversité.

Ce patrimoine retrace 175 ans d'histoire industrielle. Elles comprennent les archives commerciales depuis la création de la société en 1851 par Carl Franz Bally et incluent des affiches ainsi que de nombreux supports publicitaires à partir de 1910. S'y ajoutent aussi d'importantes collections de photos et de films à compter de 1900.

La collection de chaussures, constituée de manière systématique depuis la fin du XIXe siècle, rassemble aujourd'hui plusieurs dizaines de milliers de paires. Elle est composée de modèles maison, mais aussi de créations d'autres fabricants.

Pour mémoire, le fabricant de sacs, vêtements et chaussures de luxe Bally a été racheté à l'été 2024 par la société d'investissement américaine Regent pour un montant non divulgué. Il était jusqu'à cette date en mains de la famille de milliardaires allemands Reimann.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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