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Suisse

Inscrire l'éducation sans violence dans la loi, en Suisse aussi

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La simple gifle fait déjà partie des châtiments corporels, donc des punitions violentes, que la loi doit interdire (Photo prétexte). (© KEYSTONE/STEFFEN SCHMIDT)

Dans 134 pays encore aujourd'hui, la loi ne protège pas assez les enfants contre la violence dans tous les domaines de la vie. La Suisse a longtemps été à la traîne, relève dimanche Save the Children qui salue la volonté de présenter un projet de loi d'ici fin 2023.

Seul un enfant sur sept dans le monde est protégé par la loi contre les châtiments corporels, écrit l'ONG à l'occasion de la Journée internationale de l'éducation non violente. Il s'agit pourtant de la forme de violence la plus fréquente à l'encontre des enfants, allant de la gifle à la maltraitance extrême.

En Suisse aussi, il est nécessaire d'agir. La Confédération aussi a longtemps été à la traîne de l'évolution internationale. Ce n'est que l'année dernière que les Chambres fédérales ont transmis au Conseil fédéral une motion visant à ancrer le droit à une éducation sans violence dans la loi.

Fin mars, à l'occasion d'une conférence de presse marquant ses 100 premiers jours au gouvernement, Elisabeth Baume-Schneider, la cheffe du Département fédéral de justice et police, a annoncé vouloir présenter un projet de loi d'ici la fin de l'année. "Save the Children Suisse salue ce projet. Nos expériences dans d'autres pays confirment depuis longtemps la nécessité et l'efficacité d'une telle loi", écrit l'ONG.

A abolir d'ici 2030

La fréquence des mauvais traitements physiques et psychiques comme moyen d'éducation diminue nettement après l'introduction d'un droit à une éducation non violente", renchérit Adrian Förster, directeur de Save the Children Suisse, cité dans le communiqué. C'est pourquoi, à l'occasion de cette Journée internationale, Save the Children demande l'abolition mondiale de toutes les formes de châtiments corporels d'ici 2030, afin d'atteindre l'un des objectifs de développement durable des Nations unies.

Un simple article de loi ne suffit toutefois pas, note Save the Children, qui cite des exemples en Zambie et au Népal, où des lois ont été adoptées respectivement en 2022 et 2018. Si l'interdiction légale des châtiments corporels est une étape importante, envoyant le message clair selon lequel la violence envers les enfants ne sera pas tolérée, la nouvelle loi n'en doit pas moins être expliquée, appliquée et suivie de près.

Des milliers de morts

"Nous travaillons avec les dirigeants, les communautés et les enseignants pour remettre en question les mentalités et les comportements bien ancrés et promouvoir une éducation non violente", explique Jo Musonda, directeur de l'ONG en Zambie. Et Ashmita, une enfant militante de 13 ans travaillant pour Save the Children au Népal, d'ajouter: "Nous attirons l'attention sur le problème par des pièces de théâtre dans la rue et des affiches."

Les punitions violentes et humiliantes dont font partie les châtiments corporels nuisent au développement mental et au bien-être émotionnel d'un enfant, ce qui peut entraîner des problèmes psychiques à long terme, écrit l'ONG. Il est en outre prouvé que les châtiments corporels renforcent les comportements antisociaux et agressifs, ce qui peut avoir des répercussions jusqu'à l'âge adulte. Chaque année, des milliers d'enfants meurent des suites de cette forme de violence et de nombreux autres sont gravement blessés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Double défaite pour les locataires dans le canton de Zurich

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Les électeurs du canton de Zurich ont rejeté dimanche l'initiative de l'association des locataires contre les résiliations de bail massives et abusives (archives). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Le canton de Zurich ne renforcera pas significativement la protection des locataires. Les citoyens ont clairement rejeté dimanche l'initiative contre les résiliations de bail massives et abusives. Ils disent aussi "non" à la promotion de logements abordable par l'Etat.

L'initiative de l'association des locataires "pour la protection du logement" est refusée par 57,28% des voix et son contre-projet adopté par 54,32% des votants. Le texte des Vert-e-s "pour le logement" recueille 59,67% de "non" et son contre-projet 57,85% de "oui".

Une initiative en faveur de la copropriété est refusée à 74,86%. La participation aux scrutins dépasse les 56%.

A l'instar des cantons de Genève ou Bâle-Ville, le texte "pour la protection du logement" voulait soumettre tous travaux à une autorisation et plafonner les loyers. Les propriétaires devront toutefois s'efforcer de limiter les résiliations à partir de 20 baux.

Le canton ne devra pas créer une institution publique en faveur des logements à loyer modéré, mais faciliter en revanche la construction privée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Beat Jans salue le "signal de stabilité" donné par les Suisses

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Le ministre de justice et police Beat Jans se réjouit du "signal de stabilité" donné par la population au reste du monde. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le conseiller fédéral Beat Jans se réjouit du signal de stabilité que les Suisses ont donné en refusant l'initiative "Pas de Suisse à 10 millions". Un signal important donné au reste du monde, surtout dans la perspective des accords avec l'UE.

"Le Conseil fédéral se réjouit du refus de l'initiative", a déclaré le ministre de justice et police dimanche devant la presse à l'issue des résultats des votations fédérales. "Par leur décision, les citoyens ont donné un signal de stabilité, d'ouverture et de fiabilité", a-t-il ajouté.

Le pays est confronté à des défis, c'est un fait, a poursuivi le Bâlois, citant la crise du logement, les infrastructures et l'immigration. Des préoccupations régulièrement avancées par les initiants.

Le Conseil fédéral a pris des mesures concrètes pour affronter ces défis, a déclaré M. Jans. Et ce n'est pas avec les promesses données par l'initiative, qui n'auront aucun effet réel pour la population, qu'ils seront résolus.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Grèves féministes: des milliers de personnes en Suisse alémanique

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Des manifestations ont eu lieu en Suisse alémanique à l'occasion des grèves féministes du 14 juin (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les Bernoises ont célébré cette année la journée de grève féministe de manière décentralisée plutôt que par une manifestation. Vêtues de violet et faisant beaucoup de bruit, elles se sont rassemblées dimanche après-midi devant le Palais fédéral.

"Toujours en colère!" pouvait-on lire sur une grande banderole déployée sur la Place fédérale. Selon une journaliste de Keystone-ATS, environ 5000 personnes de tous âges se sont rassemblées dans l'après-midi. L'objectif était de prendre position contre la violence sexiste et en faveur de l'égalité des droits pour tous. Le programme comprenait des sets de DJ et des discours.

De nombreuses organisations ont notamment organisé un brunch, un atelier de bricolage ou un cours de yoga.

Cette année, cependant, aucune manifestation dans le centre-ville n’était prévue. Le collectif de grève bernois a notamment justifié cette pause par le manque de ressources. Celles-ci seraient déjà consacrées aux préparatifs de la grève nationale du secteur des soins prévue le 14 juin 2027.

A Bâle et Lucerne, des manifestations ont rassemblé plusieurs milliers de personnes. En Suisse romande, les collectifs féministes avaient appelé à rejoindre la manifestation à Genève contre le G7.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Genève interdit aux élus les signes religieux dans les parlements

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L'interdiction des signes religieux pour les élus dans les parlements a été acceptée par le peuple à Genève (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Genève interdit aux élus cantonaux et municipaux d'arborer des signes religieux ostentatoires lors des séances plénières. Le peuple a accepté dimanche à une courte majorité une modification constitutionnelle en ce sens.

A la mi-journée, les résultats anticipés basés sur le dépouillement des votes par correspondance donnaient le oui gagnant de justesse. Les votes à l'urne n'ont finalement pas inversé la tendance: le oui l'emporte par 51,37% avec un taux de participation de 51,47%.

La mesure portée par la droite (UDC, PLR, Centre et MCG) au nom de la laïcité était soumise à un référendum obligatoire. La gauche et Libertés et justice sociale (LJS) étaient opposés à cette interdiction qui touche selon eux aux libertés fondamentales. Pour les opposants, les miliciens du parlement ne sont pas des agents de l'Etat, mais des représentants élus par le peuple.

L'interdiction concernait de facto tous les signes (voile, kippa ou croix) sans viser une religion en particulier. Mais des collectifs féministes et antiracistes dénonçaient un harcèlement systématique des femmes musulmanes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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