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Suisse

La BNS confirme ses résultats 2019 et redistribue 4 milliards

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(©KEYSTONE/GAETAN BALLY)
La Banque nationale suisse (BNS) a publié des résultats définitifs peu ou prou conformes à ses chiffres provisoires dévoilés début janvier. Au total, l'institut d'émission redistribuera 4 milliards de francs à la Confédération (un tiers) et aux cantons (deux tiers), a-t-il indiqué lundi.

L'établissement a confirmé un bénéfice de 48,9 milliards de francs en 2019 (49 milliards annoncés début janvier).

Selon la convention avec le Département fédéral des finances (DFF) pour les exercices 2016 à 2020, la Confédération et les cantons ont droit à une distribution du bénéfice à hauteur de 1 milliard. Si le solde de la réserve pour distributions futures excède 20 milliards après affectation du bénéfice, un montant supplémentaire de un milliard de francs peut être versé, une condition remplie en 2019.

A ces deux milliards, peuvent encore s'ajouter deux milliards en raison d'un accord avec le DFF pour les exercices 2019 et 2020. Un milliard si la réserve pour distribution future excède 30 milliards et un autre milliard si le montant dépasse 40 milliards. Ces deux conditions étant remplies en 2019, cela porte le total redistribué à quatre milliards.

A l'issue de ces versements, le solde de la réserve pour distributions futures s'établira à 84 milliards, précise le communiqué.

Une nouvelle convention ordinaire est en cours d'élaboration pour les exercices 2021 à 2025.

Solide bénéfice 2019

Un bénéfice de 40,3 milliards a résulté des positions en monnaies étrangères. Ces activités ont notamment été portées par un contexte boursier favorable. Le produit des intérêts et le produit des dividendes se sont inscrits à respectivement 9,2 et 3,7 milliards.

Un gain de cours de 12,7 milliards a résulté des titres porteurs d'intérêts et des instruments sur taux d'intérêt. Des gains de 32,9 milliards sur les titres et instruments de participation ont notamment été enregistrés. Les pertes de change se sont élevées à 18,1 milliards au total.

Le stock d'or, qui est resté inchangé à 1040 tonnes, a généré une plus-value de 6,9 milliards grâce à la hausse des cours. Le prix du kilogramme a augmenté de 16,3% entre fin 2018 et fin 2019.

Les positions en francs ont quant à elles dégagé un bénéfice de 2,1 milliards. Ce montant se compose pour l'essentiel des intérêts négatifs.

La BNS a fixé à 5,9 milliards le montant à attribuer à la provision pour réserves monétaires au titre de l'exercice 2019 (8% du solde de la provision pour réserves monétaires à fin 2018). Après prise en compte de la réserve pour distributions futures de 45 milliards, le bénéfice porté au bilan s'établit à 88 milliards.

La banque versera un dividende de 15 francs par action, ce qui correspond au maximum prévu par la loi.

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Hockey

La passe de dix pour Fribourg-Gottéron

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L'attaquant léventin Giacomo Dal Pian inquiète le portier lausannois Tobias Stephan. (© KEYSTONE/Ti-Press/Alessandro Crinari)

Fribourg-Gottéron a atteint la passe de dix victoires consécutives en National League. Les Fribourgeois se sont imposés 5-3 contre Berne dans un derby des Zähringen renversant.

Les hommes de Christian Dubéils ont ainsi établi un nouveau record du club avec dix succès de rang, rejoignant le HC Ambri-Piotta de la saison 98-99. Ils sont allés chercher ce succès avec les tripes. Les joueurs de la capitale ne leur ont pas offert ce succès sur un plateau.

Un but refusé pour une présence dans la zone du gardien, la pénalité de match de Chris DiDomenico, rien n'a été épargné aux Fribourgeois, qui ont été menés 3-1 jusqu'à la 47e minute. Le moment où Sprunger a réduit le score. Puis Desharnais et Walser ont retourné la marque en 21'' dans une arena en fusion. Jörg a assuré la victoire dans la cage vide. Les Fribourgeois consolident leur place de leader avec cinq point d'avance sur Bienne.

Pluie de buts à Zurich

Dans une rencontre complètement échevelée, Genève-Servette s'est incliné 7-5 sur la glace des Zurich Lions. Une nouvelle fois, le jeu défensif des Servettiens a failli. En revanche, ils ont brillé sur le power-play avec deux buts de Tömmernes et de Winnik. Ils ont surtout pris l'avantage 4-3 sur une réussite de Joël Vermin en infériorité numérique. L'international a réussi un numéro en mystifiant trois Zurichois. Si les Genevois peuvent aviver des regrets, c'est bien à la fin de la deuxième période quand Vermin s'est présenté seul devant Waeber sans réussir à le battre et Winnik a manqué la transformation d'un penalty. Lors de la dernière période, les Zurichois ont largement dominé. Ils ont égalisé par Noreau et Roe a inscrit le but gagnant sur une rupture à 4 contre 5! (57e).

Lausanne s'est incliné pour la deuxième fois de suite. Les hommes de John Fust ont subi la loi d'Ambri-Piotta (3-2) non sans avoir mené 2-0. Les Vaudois avaient pris le large grâce à des buts de Maillard et Jäger. Avec le Tchèque Frolik et le transfuge de Viège, Holdener, Lausanne n'est pas parvenu à contenir les Léventins en feu devant leur public. Un doublé d'Inti Pestoni a précipité la défaite des Lausannois.

Lugano s'est imposé 3-1 sur la glace des Rapperswil-Jona Lakers. L'attaquant slovaque Libor Hudacek, venu de KHL, n'a pas manqué ses débuts avec un doublé en faveur des Tessinois.

Classement: 1. Fribourg-Gottéron 16/38 (52-33). 2. Bienne 16/33 (51-37). 3. Davos 14/28 (49-38). 4. Zurich Lions 15/26 (48-39). 5. Zoug 13/25 (40-32). 6. Ambri-Piotta 15/24 (43-39). 7. Rapperswil-Jona Lakers 15/22 (39-41). 8. Lugano 16/22 (42-42). 9. Langnau Tigers 16/18 (50-55). 10. Lausanne 14/17 (34-38). 11. Berne 15/17 (41-41). 12. Genève-Servette 15/12 (40-60). 13. Ajoie 14/9 (26-60).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Bilan positif pour l'organisation qui a protégé les moutons cet été

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Depuis cet été, OPPAL propose à des bénévoles de vernir surveiller des alpages en Valais afin d'apporter une aide concrète aux éleveurs qui font face à des attaques de loups. Ici sur l'alpage de Corbassière dans le Val de Bagnes (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'organisation pour la protection des alpages suisses (OPPAL) tire un bilan positif de sa première année de surveillance. Si ses 186 bénévoles ont observé loups et lynx, aucune attaque n'a été enregistrée durant les missions. Convaincant, le programme sera reconduit.

Depuis cet été, OPPAL propose à des bénévoles de venir surveiller des alpages afin d'apporter une aide concrète aux éleveurs qui font face à des attaques de loups. "Cette première année a servi de ballon d'essai: nous ne savions pas avant de commencer où nous mènerait cette initiative", explique mardi à Keystone-ATS Jérémie Moulin, président d'OPPAL.

Au total 186 bénévoles ont répondu présent, soit six à sept fois plus que ce à quoi l'organisation s'attendait, relève-t-il, encore impressionné par cet "élan de solidarité, souvent venu de citadins". Lors des 270 missions menées, les bénévoles ont observé 22 fois le loup et cinq fois le lynx, détaille le président, revenant sur les chiffres publiés par OPPAL sur sa page Facebook.

Le bilan est très positif, ajoute-t-il. Une certaine reconnaissance du travail est aussi venue du service de l'agriculture.

Quatrième alpage

OPPAL a commencé l'été avec la surveillance de trois alpages - un dans l'Entremont, un dans le Val de Bagnes et un sur Trient. Un quatrième, situé sur les hauts de Nax, s'est ajouté au mois d'août.

"L'éleveur avait dû faire face à plusieurs attaques de loup durant les dix jours précédents. Il s'est tourné vers le service de l'agriculture qui l'a redirigé vers notre programme. En quelques heures, nous avons pu trouver trois bénévoles pour assurer la première mission et nous y sommes restés deux mois", raconte l'étudiant en biologie à l'Uni de Lausanne.

Pour lui, cela montre que le programme est suffisamment souple pour répondre rapidement à des situations critiques. Un soutien direct de l'Etat leur permettrait d'aller encore plus loin, notamment en matière d'organisation et d'encadrement, note-t-il.

Programme suivi de près

De son côté, le service cantonal de l'agriculture estime qu'il "est trop tôt pour effectuer un bilan". Il affirme toutefois suivre de près le développement du programme et être en discussion avec OPPAL afin de tirer les conclusions de cette première expérience et décider des suites à lui donner. "Une première rencontre a eu lieu au début de l'automne et d'autres sont prévues cet hiver".

Toute initiative visant à aider concrètement les agriculteurs dans la protection des troupeaux, les bergers, les alpages et les animaux domestiques "est de prime abord bienvenue. Tant que cela reste cadré et surtout accepté par les alpagistes", ajoute le service qui rappelle avoir soutenu la démarche en fournissant notamment du matériel.

Appui des civilistes

L'an prochain, l'organisation espère attirer plus de deux cents bénévoles et pouvoir compter sur l'engagement de civilistes. "Les discussions allant dans ce sens sont en bonne voie", souligne Jérémie Moulin. De quoi assurer la pérennité du projet, "puisque la plupart des civilistes pourraient travailler sur des blocs de plusieurs semaines".

La mise en place de ce programme, qui existe depuis 20 ans en France, est une première en Suisse. A l'avenir, OPPAL espère étendre son programme à plus d'alpages et être aussi présente dans le Haut-Valais. Les discussions pour l'exporter dans d'autres cantons sont également en cours, relève Jérémie Moulin, pour qui "seule son inscription dans la durée pourra démontrer si le programme a du sens".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

La Suisse subit une nouvelle vague d'attaques par SMS

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Android, le système d'exploitation mobile développé par Google, semble particulièrement vulnérable au logiciel malveillant "FluBot". (© KEYSTONE/AP/MARK LENNIHAN)

Le maliciel "FluBot" s'immisce ces derniers jours dans les portables sous Android afin de voler les mots de passe et identifiants des utilisateurs suisses. Le Centre national pour la cybersécurité (NCSC) a reçu des centaines d'annonces.

Le NCSC a comptabilisé 315 annonces de logiciels malveillants la semaine dernière, contre quelques-unes par semaine en temps normal. Contactés par Keystone-ATS, les opérateurs Salt et Swisscom confirment, sans chiffrer leur ampleur, que ces attaques sévissent auprès de leurs clients. Elles ont débuté le 12 octobre, selon Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom.

Le journal Le Temps évoque des millions de SMS malveillants envoyés ces derniers jours. Les messages sont apparemment tous rédigés en allemand.

Les utilisateurs ont signalé des SMS contenant un lien menant vers un site ressemblant à celui de leur opérateur mobile et les invitant à télécharger une application Android, précise mardi sur son site le NCSC.

C'est là que le maliciel "FluBot" s'immisce dans l'appareil afin de dérober les mots de passe d'authentification envoyés par SMS par les applications bancaires. Et l'utilisateur ne s'en aperçoit pas forcément puisque le maliciel peut aussi effacer les notifications alertant sur une potentielle attaque.

Presque impossible à supprimer

La première apparition de FluBot en Suisse remonte à juin dernier: le NCSC avait alors déjà reçu plusieurs signalements à son sujet. Le maliciel se tapit dans le système d'exploitation touché, et on ne peut presque pas le supprimer entièrement. Pour s'en débarrasser une bonne fois pour toutes, il faut réinitialiser entièrement le système d'exploitation, précise le centre.

De son côté, Salt tente de contrer ces SMS malveillants en bloquant notamment les adresses IP. "Mais celles-ci changent malheureusement fréquemment", relève la porte-parole Viola Lebel.

Afin de se prémunir contre ces attaques, Salt et Swisscom recommandent de ne surtout pas cliquer sur le lien envoyé par SMS. Et encore moins d'installer le logiciel à partir du lien reçu par SMS ou sur une autre plateforme de messagerie, précise le NCSC. En l'occurrence, presque aucun utilisateur n'a effectivement téléchargé ce logiciel, signale le centre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Duo jugé à Nyon pour une tentative de vol de cuivre qui a mal fini

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Le procès s'est déroulé au Tribunal correctionnel de l'arrondissement de la Côte, à Nyon (© Keystone/NOEMI CINELLI)

Deux hommes accusés d'avoir tenté de voler près d'une tonne de cuivre sur des lignes CFF ont comparu mardi en première instance devant le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de la Côte, à Nyon. L'un des prévenus est en outre poursuivi pour avoir supposément laissé son acolyte à son sort, après qu'il a été électrocuté.

Les faits incriminés se sont déroulés à Eclepens dans la nuit du 20 au 21 juin 2020, entre 23h30 et 01h00. Selon l'acte d'accusation, le duo a tenté de dérober 960 kg de cuivre, d'une valeur de plusieurs milliers de francs.

Les deux complices présumés étaient occupés à couper des lignes de contact faites du métal rouge lorsque soudain, l'un d'entre eux a reçu une décharge électrique qui l'a envoyé à terre, plusieurs mètres plus bas, selon le Ministère public. Souffrant de graves brûlures et traumatismes, il était alors en danger de mort imminente, a conclu l'enquête de l'autorité de poursuite.

Malgré cela, l'autre prévenu aurait quitté les lieux sans lui prêter assistance, ni avertir les secours. En détention provisoire depuis février dernier, ce ressortissant bulgare âgé d'actuellement 29 ans doit répondre d'omission de prêter secours ainsi que, comme le deuxième accusé, de tentative de vol et de dommages à la propriété qualifiés.

Les travaux de remise en état des lignes ont coûté 19'287 francs, selon les CFF. L'entreprise ferroviaire a déposé plainte et s'est constituée partie civile, mais n'a pas assisté au procès.

Récits divergents

Mardi, à Nyon, les intéressés ont livré des versions totalement différentes aux juges. Le Bulgare a nié avoir participé à la tentative de vol ou avoir été présent lors de la chute de l'autre homme. "Je me trouvais à 300 ou 400 mètres de là et j'ai vu une grande lumière bleue", a-t-il déclaré par la voix de son interprète. Il a dit regretter de ne pas avoir pu en faire plus pour le blessé et d'avoir été "au mauvais endroit au mauvais moment".

Quand la présidente du tribunal lui demande pourquoi il n'a pas été en mesure de porter assistance au blessé, il répond avoir été "paniqué" et que son corps était trop lourd pour pouvoir le hisser dans une voiture. Il prétend être parti chercher un ami pour l'aider. Quant aux photos de lignes électriques retrouvées par la police dans son téléphone, élément soulevé par le procureur, le prévenu, d'abord surpris, explique ensuite s'être "promené dans des endroits comme ça" et avoir bu un café à la gare.

"Nous nous étions mis d'accord pour commettre ce vol", a rétorqué en français celui qui a été électrocuté. "A un moment, il m'a influencé pour monter plus haut sur l'échelle avec ma pince pendant qu'il était au sol. Ensuite, c'est le trou noir", a ajouté ce trentenaire né en Bosnie-Herzégovine et domicilié dans le canton de Vaud.

"Il n'est jamais revenu"

En chaise roulante car privé de l'usage de ses jambes suite à l'accident, il affirme avoir demandé au Bulgare de prendre les clés de sa voiture dans sa poche pour l'amener à l'hôpital. "Mais il est parti et n'est jamais revenu."

Atteint à la moelle épinière, le maçon de formation raconte être resté sans pouvoir bouger ni possibilité d'alerter les secours durant cinq heures. "J'ai finalement réussi à glisser ma main dans ma poche pour sortir mon téléphone et appeler la police. Je leur ai envoyé ma localisation et la Rega est intervenue."

La suite? Dix jours de coma artificiel au CHUV, puis deux mois d'hospitalisation. "Cela m'a pris six mois pour redevenir un peu moi-même." Depuis, les cauchemars, les angoisses, les migraines et les douleurs insupportables le poursuivent. "J'aurais préféré la mort." Il admet sans ambages la tentative de vol et a présenté ses excuses. "Je reconnais que ce n'était pas bien et je suis prêt à rembourser ma part le jour où je toucherai l'AI." Célibataire, il perçoit pour le moment l'aide sociale.

Le Bulgare, lui, veut refaire sa vie dans son pays, où une femme et un fils de trois ans l'attendent. Au moment des faits, il faisait de l'import-export de voitures et bus, selon ses déclarations au cours de l'enquête.

"Culpabilité écrasante"

Durant son réquisitoire, le procureur a indiqué que le Ministère public n'avait "aucun doute dans l'implication du Bulgare dans la tentative de vol": "Il est venu uniquement en Suisse pour commettre des infractions contre le patrimoine." Il faut être deux pour voler une telle quantité de cuivre, a-t-il souligné. Il a réclamé 36 mois d'emprisonnement sans sursis étant donné "l'absence de prise de conscience du prévenu" ainsi qu'une expulsion du territoire pour sept ans.

Concernant l'autre accusé, le représentant du Parquet estime que bien qu'il soit atteint dans sa santé, une peine ne serait "pas inappropriée", d'autant que son casier judiciaire n'est pas vierge. Il propose une peine pécuniaire de 90 jours-amendes à 20 francs avec un sursis de deux ans.

"Paralysé par la peur"

L'avocate du Bulgare a plaidé l'acquittement. Elle assure que son client n'a rien à voir avec la tentative de vol et que s'il était présent non loin de là avec son fourgon, c'était pour déplacer des machines. "Aucun élément ne permet de montrer qu'il était sur les lieux de l'infraction", a-t-elle avancé.

Il n'a pas appelé les secours parce qu'il ne parle pas français et était "paralysé par la peur". Il est allé chercher de l'aide, mais lorsqu'il est revenu, les secours étaient déjà arrivés. Son casier judiciaire est vierge, a-t-elle rappelé. Il a même tenté de dissuader le coprévenu, qui était le "cerveau de l'opération".

La défenseuse de ce dernier a, elle, sollicité une exemption de peine, invoquant l'article 54 du Code pénal qui prévoit cette possibilité "si l'auteur a été directement atteint par les conséquences de son acte". "Mon client a déjà été puni. Sa chaise roulante est sa prison à lui." Le jugement sera transmis aux parties par courrier postal dans les cinq jours.

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Suisse

Vers une levée de l'interdiction du cannabis ?

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La nouvelle loi devra revoir entièrement la réglementation relative à la culture, la production, le commerce et la consommation du cannabis (Image d'illustration © Keystone/EPA/AARON UFUMELI)

Le cannabis ne devrait plus être interdit en Suisse. Une commission du Conseil des Etats soutient un projet visant à revoir entièrement la réglementation relative à sa culture, à sa production, à son commerce et à sa consommation.

La commission de la santé publique a soutenu par 9 voix contre 2 une initiative parlementaire du conseiller national Heinz Siegenthaler (Centre/BE), ont indiqué mardi les services du Parlement. Son homologue de la Chambre du peuple va désormais pouvoir élaborer une législation visant à créer un marché régulé du cannabis.

L'initiative parlementaire exige que la nouvelle règlementation soit modifiée conformément aux recommandations de la Commission fédérale pour les questions liées à l'addiction et qu'elle tienne compte de la politique dite des quatre piliers.

Assécher le marché noir

Le contrôle de la production et du commerce devra être assuré par les autorités, en particulier pour protéger la jeunesse et les consommateurs et à des fins d'information. Le marché médical et le marché non médical devront être séparés.

L'objectif est d'assécher le marché noir en supprimant la prohibition, précise le texte, cosigné par 40 députés de tous les partis. Le projet demande l'introduction d'une taxe et la réglementation de la publicité, ainsi que des mesures pour encadrer la production destinée à un usage personnel.

Pour la commission, il est "essentiel" que la future loi tienne compte des résultats des projets-pilotes en cours sur l'usage non médical du cannabis. Elle attache une grande importance au fait que la protection des mineurs et la prévention soient améliorées dans la nouvelle réglementation.

Long processus

L'élaboration de la nouvelle législation prendra beaucoup de temps. C'est ce qu'avait annoncé la commission du National en avril après avoir donné suite à l'initiative de M. Siegenthaler par 13 voix contre 11 et 1 abstention.

Il pourrait se passer des années avant une libéralisation. Une fois le projet élaboré, une large consultation devrait être lancée. Le conseil fédéral pourrait prendre position, avant que le Parlement s'empare du sujet, puis le peuple en cas de référendum.

Interdiction inefficace

Le cannabis est interdit en Suisse depuis 1951. Il ne peut en principe être ni cultivé, ni produit, ni vendu. La consommation est punie depuis 1975.

En Suisse, 300'000 personnes consomment régulièrement du cannabis en tant que substance psychoactive. Comme le Conseil fédéral l'a reconnu dans une prise de position publiée cet été, l'actuelle interdiction du cannabis dans la loi sur les stupéfiants qui vise à protéger la population, agit de manière insuffisante.

Malgré cette interdiction, la consommation ne diminue pas, le marché noir se développe, et il n'y a aucun contrôle de la qualité, ni a fortiori de protection des consommateurs.

Pour les partisans d'une révision de la loi, la distinction entre le cannabis et les "drogues licites" ne repose pas sur des bases scientifiques récentes, "d'autant que la nocivité du tabac et de l'alcool n'est pas moindre".

Les arguments utilisés tiennent de moins en moins sur le plan moral et juridique, estime Heinz Siegenthaler. A ses yeux, seul un marché régulé remplirait les exigences de la politique définie par la Suisse en matière de drogue.

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