Rejoignez-nous

Économie

La BNS met fin à la période des taux négatifs

Publié

,

le

La Banque nationale suisse (BNS) a mis un point final jeudi à près de huit ans de taux négatifs. (archives) (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

La Banque nationale suisse (BNS) a mis un point final jeudi à près de huit ans de taux négatifs. Afin de contrer une inflation mondiale galopante, l'institut d'émission a resserré sa politique monétaire.

Il a également indiqué qu'il continuerait à intervenir "au besoin" sur le marché des changes.

La banque centrale helvétique a relevé de 0,75 point de pourcentage son taux directeur, qui passe de -0,25% à +0,5%, a-t-elle annoncé lors d'une conférence de presse téléphonique.

Par cette décision, l'institut d'émission "contre la pression inflationniste qui s'est de nouveau accrue et en entrave la propagation à des biens et services moins touchés jusqu'ici par le renchérissement".

La BNS a averti qu'il n'était "pas exclu que de nouveaux relèvements de taux soient nécessaires pour assurer la stabilité des prix à moyen terme", dans un communiqué.

Concernant le franc, la banque centrale suisse a souligné rester "disposée à être active au besoin sur le marché des changes afin de garantir des conditions de marché appropriées". La BNS pourrait donc acheter ou vendre des devises pour contrôler l'évolution de la devise nationale.

Suite à ces annonces, le franc se relâchait nettement face à l'euro. Alors que la paire de devises était passée au petit matin sous la barre des 0,95 EUR/CHF, elle remontait à 0,9617 EUR/CHF à 09h47.

La BNS avait introduit pour la première fois en décembre 2014 des taux négatifs, en abaissant la marge de fluctuation du Libor - son taux de référence d'alors - entre -0,75% et +0,25%. Quelques semaines plus tard, le 15 janvier 2015, ce dernier passait complètement en terrain négatif en étant abaissé entre -0,25% et -1,25%, après l'abolition du cours plancher face à l'euro.

Par cette mesure, la BNS voulait empêcher une appréciation trop importante du franc. Couplé à des achats massifs de devises, le taux directeur était depuis resté dans le négatif.

La Fed a vigoureusement relevé ses taux

Cette hausse du taux directeur par la BNS intervient dans un contexte mondial de resserrement monétaire afin de contrer l'envolée de l'inflation. Mercredi soir, la Réserve fédérale américaine (Fed) a donné un nouveau fort tour de vis à sa politique monétaire et a averti qu'il lui faudrait resserrer encore, ce qui sera douloureux pour les ménages.

La Fed a ainsi relevé de trois quarts de point de pourcentage son principal taux directeur, qui s'établit désormais dans une fourchette de 3,00 à 3,25%.

La Banque nationale suisse a également revu à la hausse ses projections pour l'inflation sur l'année en cours et les deux suivantes. Le renchérissement doit atteindre 3,0% en 2022, contre 2,8% au pointage de juin, 2,4% (1,9%) en 2023 et 1,7% (1,6%) en 2024. Ces taux sont cependant bien éloignés de ceux constatés dans la zone euro et aux Etats-Unis.

La prévision de croissance en 2022 par contre est modérée à 2,0%, contre 2,5% précédemment. L'institut d'émission a constaté un ralentissement sensible de l'économie mondiale.

Un ralentissement de l'économie mondiale, une aggravation de la pénurie de gaz en Europe et une pénurie d'électricité en Suisse constituent les plus gros risques.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Économie

Le parking de l'esplanade des Vernets va laisser la place à un parc

Publié

le

Le projet lauréat du concours d'aménagement de l'esplanade des Vernets, qui jouxte la patinoire et la piscine, est connu. Le parking va laisser la place à un parc bordé d'un canal, en face des 1500 nouveaux logements en cours de construction sur le terrain où se trouvait la caserne (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, le projet lauréat du concours d'aménagement de l'esplanade des Vernets, qui jouxte la patinoire et la piscine, est connu. Le parking va laisser la place à un parc d'un hectare, alors que 1500 nouveaux logements sont en cours de construction sur le terrain où se trouvait la caserne.

"L'urgence climatique ordonne de transformer en parc le paysage minéral et désolant du vaste parking, qui évoque une banlieue des années 1960", a souligné jeudi devant les médias la conseillère administrative Frédérique Perler, en charge du Département de l'aménagement, des constructions et de la mobilité de la Ville de Genève, maître de l'ouvrage. Treize projets ont concouru.

Intitulé "L'eau et la terre" et conçu par l'Atelier Descombes Rampini, le projet lauréat a été choisi à l'unanimité pour son concept ouvert, a fait savoir le président du jury Gurric Péré, paysagiste et urbaniste à Lyon (F). "Tous les abords du parc sont équipables et pourront être adaptés en fonction des besoins", a-t-il salué.

Canopée dense

Alors qu'un ouvrage de 900 places verra le jour sous les nouveaux immeubles, le parking des Vernets sera remplacé par une prairie. A son nord, la bordure qui longe la patinoire restera minérale pour la tenue d'activités ou de manifestations. A l'est, une buvette sera aménagée avec une grande terrasse. Les bordures à l'ouest et au sud accueilleront un cordon arborisé à la canopée très dense.

Le projet prévoit la création d'un canal alimenté par le réseau GeniLac qui chauffera les immeubles voisins. L'eau irriguera les plantations avant d'être évacuée dans l'Arve, a indiqué l'architecte Julien Descombes. Largement végétalisée et essentiellement dédiée à la mobilité douce, la rue Hans-Wilsdorf servira de liaison entre la ville et le secteur Praille-Acacias Vernets, en pleine mutation.

Le projet lauréat devrait prendre forme en 2025 ou 2026, a fait savoir Madame Perler. Des études approfondies auront lieu l'an prochain. L'exécutif municipal déposera prochainement une demande de crédit d'investissement de 20 millions de francs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

Plus de 200'000 signatures pour des entreprises responsables

Publié

le

La "Coalition pour des multinationales responsables" a déposé jeudi une pétition munie de plus de 200'000 signatures à Berne. Elle demande au Conseil fédéral une loi efficace pour que les multinationales assument leurs responsabilités sociales et environnementales. (© KEYSTONE/AP/A.M. AHAD)

La "Coalition pour des multinationales responsables" a déposé jeudi une pétition munie de 217'509 signatures auprès de la Chancellerie fédérale. Elle demande au Conseil fédéral et au Parlement une loi efficace pour des entreprises responsables, sur un modèle de l'UE.

Exactement deux ans après la votation sur l’initiative pour des multinationales responsables qui avait échoué de justesse - rejetées par une majorité de cantons, mais acceptée par 50,7% des votants -, les initiants ont déposé une pétition à Berne. Alors que l’UE s’apprête à introduire une loi "efficace" sur la responsabilité des multinationales, le Conseil fédéral doit tenir sa promesse formulée lors de la campagne de votation de 2020, a relevé Dick Marty, ex-conseiller aux Etats (PLR/TI) et membre du comité de la Coalition pour des multinationales responsables.

"A ce jour, si une multinationale comme Glencore viole les droits humains ou détruit l’environnement, elle n'est toujours pas tenue de répondre de ses actes", a rappelé pour sa part Chantal Peyer, conseillère politique à l’EPER et également membre du comité de la Coalition.

De nouveaux cas de violation

Depuis la votation sur l’initiative pour des multinationales responsables, de nouveaux cas de violation des droits humains et de pollution de l’environnement par des multinationales établies en Suisse sont régulièrement rendus publics, relève encore la Coalition. Fin septembre, les journaux de Tamedia ont révélé que l’UBS finançait des multinationales agroalimentaires brésiliennes impliquées dans la déforestation illégale.

Le leader mondial du transport de conteneurs MSC fait démanteler ses navires dans des conditions catastrophiques sur des plages indiennes. De plus, de nouveaux documents révèlent par quels moyens Syngenta a dissimulé la dangerosité de son pesticide: le paraquat.

"Les multinationales doivent être tenues de répondre des dommages qu’elles causent. C’est la seule façon d’éviter de tels problèmes à l’avenir", conclut Rahel Ruch, directrice de la Coalition pour des multinationales responsables.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

Lausanne: pétition lancée pour le maintien d'un bureau de la Poste

Publié

le

Le lancement de la pétition a été accompagné de l'accrochage d'une grande banderole sur la passerelle piétonne du Grand-Pont à Lausanne. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

A Lausanne, une pétition a été lancée jeudi pour le maintien du bureau de la Poste de Saint-François. Pilotée par le collectif "La Poste doit rester à Saint-François", l'action est soutenue par plusieurs organisations, syndicats et partis de gauche (PS, Verts, POP et Solidarités).

L'avenir de ce bureau postal en plein coeur de la capitale vaudoise est en effet menacé. La Poste, qui est locataire des lieux, a la garantie de pouvoir rester jusqu'au 31 mars 2023. Des discussions sont en cours pour la suite, le propriétaire voulant faire des travaux. Les pétitionnaires craignent une fermeture du bureau, le plus grand de la ville en matière de zone d'accueil du public.

"La pétition vise à démontrer l'engagement fort des usagers et des citoyens pour un service public postal fort, accessible, et de proximité, au service des gens et de l'économie locale", a indiqué jeudi le collectif. Le lancement de cette pétition a été accompagné de l'accrochage d'une grande banderole sur la passerelle piétonne du Grand-Pont.

"Deux tiers des offices de postes locaux ont disparu au cours des 20 dernières années, et comme l'a montré le cas récent de la Bourdonnette, même la transformation en agence postale intégrée dans un commerce ne garantit aucune continuité. La fermeture de l'office de Saint-François serait tout simplement une catastrophe pour l'accès au service public", note encore le collectif.

Vendu par Swisscom

L'Hôtel des Postes, construit il y a plus d'un siècle, a toujours accueilli des guichets et un centre de tri. L'office est aujourd'hui prisé des entreprises et des commerces du centre-ville, ainsi que de ses habitants, vu sa situation centrale et proche des transports publics.

Lors de la séparation des PTT en deux entités, les locaux ont été attribués à Swisscom, qui l'a ensuite vendu à la société immobilière zurichoise PSP Management SA. La propriétaire veut effectuer des travaux et a mis à l'enquête des transformations. Un espace commercial serait notamment envisagé, mais plusieurs alternatives et propositions sont sur la table.

Le bail court jusqu'au 31 mars 2023 et dans les discussions en cours avec La Poste, une éventuelle prolongation du bail jusqu'à la date du début des travaux est aussi possible. La Poste a déjà indiqué en juin dernier qu'elle "mettra tout en oeuvre pour obtenir le maintien d'une filiale postale dans ce bâtiment".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

Les pertes assurées en forte hausse en 2022

Publié

le

L'ouragan Ian qui a dévasté en octobre le Caraïbes et plusieurs Etats américains risque de représenter à lui seul plus de la moitié de l'ensemble des dégâts de catastrophes naturelles facturés aux assureurs. (archive) (© KEYSTONE/EPA/CRISTOBAL HERRERA-ULASHKEVICH)

En 2022, les catastrophes naturelles devraient entraîner des pertes assurées largement supérieures à la moyenne enregistrée sur la dernière décennie. Au total, elles sont estimées à 115 milliards de dollars, selon l'étude Sigma du réassureur Swiss Re.

Sur le montant total, une large part des pertes assurées est attribuée à l'ouragan Ian, qui a entraîné d'importants dégâts à Cuba et dans les états américains de la Floride et des deux Carolines. Pour ce seul événement, les pertes assurées sont estimées entre 50 à 65 milliards, précise le communiqué publié jeudi. Cela en fait la catastrophe naturelle la plus chère depuis l'ouragan Katarina en 2005.

Les orages d'hiver en Europe, dont les pertes assurées sont estimées à 3,7 milliards, ainsi que les inondations en Australie (4 milliards de pertes estimées) et en Afrique du Sud ont également fait grimpé la facture. La France a également connu des tempêtes de grêle sans précédent, dont les pertes assurées sont estimées à 5 milliards d'euros.

Catastrophes naturelles de plus en plus coûteuses

L'année 2022 est ainsi la deuxième à la suite où les pertes assurées estimées dépassent la barre des 100 milliards, poursuivant une tendance en progression. En moyenne, elles ont enregistré une progression de 5 à 7% annuellement au cours de la dernière décennie. En 2021, les pertes assurées pour les catastrophes naturelles s'étaient portées à 121 milliards.

En outre, Swiss Re rappelle que l'ouragan Andrew il y a 30 ans avait été le premier événement à provoquer des pertes de plus de 20 milliards. Or au cours des six dernières années, il y a eu des ouragans de la même ampleur à sept reprises.

Swiss Re souligne la nécessité d'adapter les modèles prédictifs dans un contexte modifié. Il est ainsi nécessaire de mieux prendre en compte les risques secondaires, comme les inondations ou la grêle, qui progressent mais auxquels les sociétés d'assurances prêtent moins d'attention.

Le secteur de la réassurance a couvert environ 45% des pertes économiques cette année, alors que le montant total des dommages pour les catastrophes naturelles est estimé à 260 milliards, selon l'institut Swiss Re. Il subsiste par conséquent un écart toujours important dans la protection.

Les estimations fournies dans l'étude Sigma se réfèrent à des dommages matériels et ne prennent pas en compte les sinistres liés à la pandémie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Économie

L'indice des directeurs d'achat se maintient en zone de croissance

Publié

le

Le moral des industriels helvétiques approche encore du seuil de déprime en novembre. (archive) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les perspectives se sont dégradées en novembre du côté des directeurs d'achat. L'indice PMI pour l'industrie se maintient néanmoins en zone de croissance. Il s'est inscrit à 53,9 points, après 54,9 points en octobre, selon les calculs de Credit Suisse et procure.ch.

Bien qu'il se situe toujours au-dessus de la barre des 50 points, l'indice PMI a chuté de 9,9 points en novembre en comparaison annuelle, indique le communiqué.

Alors que le sous-indice de la production a poursuivi sa croissance, tout comme celui de l'emploi, les carnets de commandes sont en déclin. Pour la première fois depuis l'été 2020, le sous-indice correspondant est en effet passé sous le seuil de croissance. Cela augure une baisse de la production à moyenne échéance, préviennent les économistes.

La situation est différente dans les services, alors que le PMI correspondant est resté stable sur un mois à 53,5 points. Sur un an, il s'est replié de 5,7 points.

L'activité a quelque peu ralenti dans ce segment porté par la demande intérieure, et les marges restent également sous pression. Si une société sur deux a été confrontée à des prix d'achat plus élevés en novembre, moins d'une sur trois a décidé de relever ses prix de vente en conséquence.

Sur le volet de l'emploi, les perspectives sont solides aussi bien dans le secteur manufacturier que dans les services. Cela constitue une des raisons pour laquelle les dépenses de consommation sont toujours à un bon niveau en Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Les Sujets à la Une

X