Économie
La guerre commerciale sème le désarroi sur les marchés mondiaux
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Le vent de panique est de retour sur les marchés mondiaux mercredi, alors que Chine et Etats-Unis s'enfoncent dans une guerre commerciale de plus en plus intense, Pékin ayant riposté aux surtaxes américaines colossales qui lui sont imposées.
En Europe, vers 11H30 GMT, la Bourse de Paris dévissait de 3,73%, Francfort de 3,53%, peu après avoir perdu plus de 4% La Bourse de Londres dévissait de 3,29% et Milan de 3,35% et la Bourse suisse de 7,40%.
Les places européennes accélèrent leurs pertes après que la Chine a annoncé mercredi qu'elle va porter ses surtaxes de rétorsion contre les produits américains à 84%, et non pas à 34% comme initialement prévu.
A Wall Street, les contrats à terme des principaux indices laissaient présager d'une ouverture dans le rouge.
Le président des Etats-Unis Donald Trump impose depuis mercredi matin à des dizaines de partenaires commerciaux une nouvelle salve de droits de douane à l'importation, dont un taux monumental pour la Chine.
La Maison Blanche a rendu public un décret présidentiel "amendé" faisant grimper de "34%" à "84%" la taxation qui sera perçue par Washington sur les importations en provenance de Pékin. Cela porte à 104% le taux total imposé à la Chine depuis 04H00 GMT.
"Les deux premières économies mondiales sont désormais coincées dans une guerre commerciale, et aucune des deux nations ne semble prête à céder", note Susannah Streeter, responsable des marchés financiers, Hargreaves Lansdown. "Le monde attend de savoir quel côté pliera en premier."
La Bourse de Taïwan a clôturé en chute de 5,8%, et Tokyo de 3,93%. La situation est plus nuancée en Chine, avec l'indice Hang Seng à Hong Kong a terminé en hausse de 0,68%,l'indice composite de Shanghai a gagné 1,31% et celui de Shenzhen 1,22%, soutenus par les banques et firmes d'investissements étatiques aiguillonnées par Pékin.
Les prix du pétrole n'échappent pas à la tourmente, les deux références mondiales chutant de plus de 20% depuis le début du mois, évoluant désormais à leur plus bas niveau en plus de quatre ans.
Vers 11H30 GMT, le Brent de la mer du Nord dévissait de 6,54% à 58,71 dollars le baril, quand son équivalent américain, le WTI plongeait de 6,84% à 55,50 dollars le baril, tous deux sous la barre des 60 dollars.
Cela reflète "le scepticisme quant à une désescalade à court terme", note John Plassard, de Mirabaud.
Ventes paniques sur le marché de la dette
La volatilité extrême et la nervosité se sont aussi emparées du marché des obligations d'Etat, ces morceaux de dettes d'un pays avec différents horizons de remboursement, qui connaissent "une vente massive incroyable", souligne Jim Reid, économiste de la Deutsche Bank.
Plus une obligation est recherchée par les investisseurs, plus son taux va baisser. Ils cherchent en revanche à être mieux rémunérés lorsqu'ils jugent la dette d'un Etat plus risquée.
Aux Etats-Unis, le rendement à 10 ans des bons du Trésor a grimpé à 4,37% vers 11H30 GMT, contre 4,29% mardi en clôture. Le taux d'emprunt des bons du Trésor britanniques à 30 ans a quant à lui touché mercredi un plus haut depuis 1998.
Bal des valeurs refuges
Ces derniers jours, les obligations d'Etat étaient plébiscitées car perçues comme plus sûres avec un rendement garanti pour les investisseurs. Mais les récents "mouvements suggèrent que certaines positions sont abandonnées pour couvrir des pertes ailleurs sur les marchés", estime Susannah Streeter.
Le même phénomène avait été observé pour l'or, considéré comme la valeur refuge par excellence en temps de crise, qui avait décroché de son sommet historique atteint début avril, les investisseurs ayant été contraints de vendre pour essuyer leurs pertes ailleurs.
Face au chaos de la guerre commerciale, les achats d'or reprenaient toutefois mercredi, l'once d'or gagnant 2,23% à 3.049,84 dollars vers 11H30 GMT.
En parallèle, le dollar subit les craintes de récession. La devise nipponne, considérée comme une valeur refuge, prenait 1,02% face au billet vert, à 144,78 yens pour un dollar.
La santé pourrait être ciblée
Le secteur pharmaceutique, au deuxième rang du commerce mondial après l'électronique, échappe pour l'heure aux surtaxes, mais Donald Trump promet "très bientôt" des droits de douane sur les produits pharmaceutiques.
A la Bourse de Londres, les laboratoires AstraZeneca et GSK plongeaient respectivement de 6,43% et de 6,60%. A Francfort, Fresenius cède 6,07%.
A la Bourse suisse, Novartis dégringolait de 7,22% et Roche de 6,56%. A Paris, le français Sanofi dévissait de 7,07% et le groupe franco-autrichien Valneva de 5,63% vers 11H30 GMT.
Le groupe pharmaceutique danois Novo Nordisk, connu notamment pour son traitement anti-obésité Wegovy, chutait quant à lui de 6,51% à la Bourse de Copenhague.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Économie
"Le WEF ne doit pas devenir le porte-parole d'une seule idéologie"
Plus que jamais, le Forum économique mondial (WEF) doit rester un lieu d'échange global et indépendant, a déclaré Klaus Schwab jeudi. Le fondateur de la réunion de Davos était interrogé sur le rôle prépondérant désormais joué par des personnalités américaines.
"Le WEF ne doit pas devenir le porte-parole d'une seule idéologie", a déclaré l'économiste allemand lors du Swiss Media Forum à Lucerne. "Le Forum (de Davos) a bien été fondé comme une plateforme mondiale. Et naturellement, les Etats-Unis y jouent un rôle. Mais cela m’a toujours tenu à c½ur de veiller à ce que la Chine ait une voix importante, à ce que l'Inde ait une voix importante. L'Afrique du Sud, et ainsi de suite".
"Et je suis convaincu que la Suisse, en tant que pays neutre, a un rôle tout particulier à jouer, et qu'elle l'exerce d'ailleurs déjà en partie", a-t-il ajouté, alors qu'un départ du WEF de Suisse est régulièrement évoqué.
"Allégations infondées"
Klaus Schwab, 88 ans, avait démissionné au printemps 2025 sous la pression du conseil d'administration après des soupçons d'irrégularités financières et d'abus de pouvoir. Un cabinet d'avocats a ensuite jugé, après avoir mené une enquête, que ces allégations étaient infondées. Le porte-parole de Klaus Schwab a déclaré qu'un accord avait été conclu avec le WEF pour permettre une "coopération fructueuse" à l'avenir.
Klaus Schwab a fondé le WEF en 1971. Ce rendez-vous annuel est considéré comme l'une des plateformes les plus importantes permettant aux responsables politiques, aux dirigeants d'entreprises, aux scientifiques et aux représentants de la société civile du monde entier de discuter des enjeux futurs.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Climat
Tempête à La Chaux-de-Fonds: bâtiments modernes plus vulnérables
Une nouvelle analyse de la tempête qui a frappé La Chaux-deFonds (NE) le 24 juillet 2023 pointe les faiblesses des bâtiments modernes. Les immeubles d'habitation et les bâtiments administratifs récents ont subi davantage de dégâts que des constructions plus anciennes.
Certains éléments indiquent que les toitures et les façades contemporaines pourraient être plus vulnérables aux vents violents que les constructions plus anciennes, selon l'analyse de l'Association des établissements cantonaux d'assurance (AECA), publiée jeudi.
En l'espace de quelques minutes, le 24 juillet 2023, peu avant midi, une supercellule orageuse s'est abattue sur la ville horlogère avec des rafales de vent atteignant 217 km/h. Une personne se trouvant dans une voiture a été tuée par une grue de chantier qui s'est renversée, et une cinquantaine de personnes ont été blessées.
Au total, selon le rapport, 2769 bâtiments ont été endommagés, soit près de 39 % de l’ensemble du parc immobilier assuré. Le montant des dommages s’est élevé à plus de 130 millions de francs. Il s’agit de la catastrophe naturelle la plus grave survenue dans le canton de Neuchâtel depuis le début des statistiques en 1930.
L'analyse souligne le rôle des "impacts de débris emportés". De nombreuses tuiles, tôles et éléments de façade ont été arrachés par les rafales extrêmes et projetés comme des projectiles dangereux à travers des quartiers densément construits. Cela a provoqué des réactions en chaîne: des éléments de bâtiments projetés dans les airs ont endommagé d'autres toits, fenêtres et façades, parfois de manière très importante.
Les tuiles comme projectiles
Les auteurs mettent expressément en garde contre le danger que représentent les tuiles mal fixées. Sur les bâtiments récents notamment, des éléments de toiture et de façade se sont détachés sur de grandes surfaces.
L'AECA recommande donc de mieux sécuriser à l'avenir les tuiles et autres éléments de construction contre les effets de succion du vent, par exemple en installant des fixations mécaniques supplémentaires sur les parties exposées des bâtiments et sur les bords des toits. De telles mesures pourraient empêcher que des éléments isolés des bâtiments ne se transforment en projectiles dangereux en cas de tempête.
L'étude montre en outre des différences marquées entre les types de bâtiments. Les bâtiments agricoles, les garages et les bâtiments consacrés au sport se sont révélés relativement robustes.
En revanche, les assureurs ont enregistré des dommages supérieurs à la moyenne pour les bâtiments d'habitation et de services modernes. Le rapport cite comme raisons possibles des surfaces de façade plus importantes, des constructions plus légères ainsi que des enveloppes de bâtiments plus fragiles.
Outre les mesures de protection techniques, les auteurs recommandent également des adaptations des réglementations en matière de construction et de l'aménagement du territoire. À l'avenir, il faudrait davantage tenir compte des événements éoliens extrêmes.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Blanchiment: UBS écope d'une amende de 6 millions à Monaco
Le gendarme monégasque des marchés financiers a infligé une amende de six millions d'euros à UBS pour "de nombreux manquements graves" en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.
"Le nombre et la répétition de ces manquements démontrent une défaillance globale du dispositif de conformité et de contrôle interne de l'établissement", peut-on lire dans la décision publiée sur le site de l'Autorité monégasque de sécurité financière (AMSF) et relayée par les médias Gotham City et Inside Paradeplatz.
Passant au crible une période allant de 2018 à 2023, l'AMSF fait état notamment de délais tardifs dans la transmission des déclarations de soupçons et pour l'élaboration de son évaluation globale des risques.
UBS n'était par ailleurs pas en mesure de respecter son obligation de connaissance, soit le devoir légal pour une banque de vérifier l'identité, les revenus et les bénéficiaires de ses clients, "en dépit du risque intrinsèque présenté par sa clientèle, dont plus de la moitié est classée à risque moyen à très élevé".
La filiale monégasque de la banque aux trois clés n'a pas identifié et vérifié l'identité des chaînes de propriété et de contrôle de ses clients avec des structures complexes (plus de trois niveaux de détention entre le titulaire du compte et le bénéficiaire effectif).
Elle n'a pas non plus corroboré l'arrière-plan socio-économique de sa clientèle à risque tels que les personnes politiquement exposées (PEP), ni vérifié la cohérence de certaines opérations, pointe l'AMSF.
Virements sans justification
Dans le verdict de 77 pages, plusieurs "alertes transactionnelles" sont citées à titre d'illustration, notamment deux sorties de fonds de 400'000 dollars (311'844 francs) chacune vers des comptes personnels d'un client au Liban et en Arabie Saoudite, pour lesquelles l'analyse se serait limitée au caractère prétendument récurrent des opérations, sans documentation précise de leur finalité.
Ou encore un virement sortant de 500'000 euros au bénéfice d'une société de joaillerie détenue par une cliente, dont la justification aurait reposé sur une facture d'un montant de 73'000 euros seulement.
Contacté par AWP, le numéro un bancaire helvétique "prend note de la sanction administrative" et examine actuellement cette décision, rappelant s'être "engagé à respecter les standards réglementaires les plus élevés et demeure concentré sur le service de ses clients".
Outre la sanction financière "proportionnée au produit net bancaire moyen des trois dernières années d'exercices" de la filiale s'établissant à quelque 132,2 millions d'euros, l'AMSF a décidé de publier la décision sur son site sous forme nominative pendant une durée de cinq ans.
Cette décision notifiée fin avril peut faire l'objet d'une recours dans les deux mois.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
Nouveau recul du taux de chômage en avril, à 3,0%
Le taux de chômage en Suisse a reculé en avril, à 3,0% contre 3,1% un mois plus tôt et 3,2% en février comme en janvier. Le nombre de chômeurs a diminué de 3352 individus pour toucher encore 142'902 personnes, égraine le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) jeudi.
Corrigé des variations saisonnières, le taux de chômage s'est maintenu à 3,0% en glissement séquentiel, indique le relevé périodique.
Le nombre de demandeurs d'emplois s'est contracté de 1,8% à 230'609 aspirants employés, représentant encore 4,9% de l'ensemble de la population active.
Le nombre de postes vacants annoncés aux Offices régionaux de placement (ORP) s'est également amenuisé, de 408 unités à 48'435 annonces. Les économistes fédéraux pour leur part ont recensé un rebond de près d'un cinquième du nombre de postes vacants, à 7548 places à pourvoir.
Sur la base des données disponibles à fin avril, 2304 personnes étaient parvenues au bout de leur droit aux prestations de l'assurance chômage au cours du mois de février, contre 2593 en janvier.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
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