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Suisse

La hausse des cas de coronavirus se confirme durant le week-end

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Photo d'illustration (KEYSTONE/Alessandro della Valle)
Les autorités suisses ont réitéré ce week-end leur appel au respect des mesures de protection contre le coronavirus. Elles ont fait part de leur inquiétude face à la hausse quasi continue des cas durant la semaine.

La Suisse a enregistré 62 nouveaux cas d'infection au Covid-19 au cours des dernières 24 heures, indique dimanche l'Office fédéral de la santé publique. La semaine a été marquée par une hausse du nombre de cas. De 18 contaminations au nouveau coronavirus lundi, on en comptait 69 samedi, soit près de quatre fois plus.

Tandis que seules 95 contaminations étaient enregistrées pendant la semaine 23 (1er-7 juin), celles-ci ont grimpé à 142 la semaine 24 (8-14 juin), puis à 168 la semaine 25 (15-21 juin). Durant les sept derniers jours, l'OFSP a enregistré au total 311 contaminations.

Importance des tests

Les derniers chiffres inquiètent alors que de nombreuses mesures ont encore été levées cette semaine. Le ministre de la santé Alain Berset a mis en garde samedi contre un relâchement dans la lutte contre le coronavirus.

Il a rappelé l'importance de se faire tester, même avec des symptômes légers. Faire attention et se mettre en quarantaine en cas de test positif est une question de responsabilité individuelle et de responsabilité face à la société.

M. Berset se dit pour l'heure prudemment confiant. La situation sera sans doute à nouveau plus tendue plus tard cette année, a-t-il prévenu.

Taux d'infection à la hausse

Le directeur de l'OFSP Pascal Strupler a également fait part de son inquiétude samedi sur Twitter face à la hausse des infections. Les mesures d'hygiène et de distance doivent absolument être respectées, malgré les mesures d'assouplissement. Tout autre comportement est une carte blanche au virus.

Le taux de reproduction - c'est-à-dire le nombre moyen d'infections causées par un individu infecté - est de 1,28, a tweeté samedi le chef du groupe de travail Covid-19 de la Confédération, Matthias Egger. Un chiffre supérieur à 1 est un signal d'alarme: le virus continue de se propager, a ajouté M.Egger à la radio SRF.

Selon la task force scientifique de la Confédération (Swiss National Covid-19 Science Task Force), ce taux de reproduction serait désormais même de 1,58. Il est repassé au-dessus de 1 le 25 mai dernier. Début avril, grâce aux mesures de lutte, il était tombé autour de 0,6.

Appels pour le port du masque

M. Egger se demande quels seront les effets des récents assouplissements des mesures de protection, car le taux de reproduction actuel est à mettre sur le compte d'ouvertures précédentes.

Il a plaidé une nouvelle fois pour le port du masque obligatoire dans la SonntagsZeitung: "Nous recommandons l'obligation de porter un maque dans les transports publics et partout où le traçage des contacts n'est pas possible". Pour le président de la Conférence des directeurs cantonaux de la santé, Lukas Engelberger, il ne faut "pas perdre plus de temps pour rendre le port du masque obligatoire", précise-t-il dans la presse dominicale alémanique.

"Superspreader" à Zurich

Le respect des mesures d'hygiène et de distance sociale ainsi que de faire preuve de responsabilité reste essentiel, ont rappelé les autorités zurichoises après avoir ordonné la mise en quarantaine de 300 personnes. Celles-ci ont été au contact d'un super-propagateur du virus dans une boîte de nuit.

Ce client d'un club à Zurich le 21 juin a été testé positif quatre jours plus tard. Cinq autres visiteurs ont été infectés. Grâce à la liste de présence établie par le club, l'équipe de traçage cantonale a pu informer samedi les clients présents cette nuit-là en même temps que le super-transmetteur qu'ils doivent observer une quarantaine.

Ce cas met en lumière l'importance du traçage pour endiguer la propagation. L'intérêt pour l'application Swiss-Covid, qui permet de tracer les infections, reste ainsi grand. Au premier jour de sa mise en service, jeudi, l'Office fédéral de la statistique avait enregistré plus d'un demi-million d'utilisateurs. Samedi, l'application a été activée près de 810'000 fois, selon les chiffres publiés dimanche de l'Office fédéral de la statistique.

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Suisse

Le mariage pour tous sur de bons rails

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Les couples homosexuels devraient aussi pouvoir se passer la bague au doigt. (Image d'archive - ©KEYSTONE/DPA-Zentralbild/RALF HIRSCHBERGER)

Les couples homosexuels devraient pouvoir se marier. Le Conseil des Etats a accepté mardi, par 22 voix contre 15 et 7 abstentions, un projet de mariage pour tous. Il s'éloigne toutefois du National sur l'accès au don de sperme pour les lesbiennes.

Les débats se sont tout d'abord concentrés sur la nécessité ou non d'une modification de la Constitution pour ouvrir le mariage aux couples homosexuels. Par 22 voix contre 20 et deux abstentions, les sénateurs ont cependant considéré qu'une modification de la loi était suffisante.

Le projet sur la table prévoit une révision du code civil. Pour une partie du camp bourgeois, c'est insuffisant. À leurs yeux, la Constitution se fonde sur une conception traditionnelle du mariage. "La proposition n'est pas conforme à la Constitution", a assuré Beat Rieder (PDC/VS).

Ouvrir le mariage aux couples homosexuels au moyen d'un seul changement législatif reviendrait à affaiblir sa légitimité, a poursuivi le Valaisan. Un sujet de société aussi important devrait être soumis au peuple et aux cantons.

"Il serait politiquement irresponsable de faire autrement", a insisté Beat Rieder. Les débats sur le sujet doivent être menés dans l'espace public et ils peuvent l'être, a abondé Heidi Z’Graggen (PDC/UR).

Aucun perdant

"La formulation de la Consitution est parfaite, limpide, claire. Pourquoi vouloir ajouter des mots inutiles?", a contré Lisa Mazzone (Verts/GE), en citant l'article 14 de la Constitution: "Le droit au mariage et à la famille est garanti".

Ce droit est prévu pour garantir l’accès au mariage contre les obstacles religieux ou économiques du droit cantonal, a souligné quant à lui Carlo Sommaruga (PS/GE) pour la commission. Il n’empêche pas le législateur de modifier les caractéristiques du mariage inscrites dans le code civil, afin d’ouvrir l’institution aux couples de même sexe. C'est même son devoir "d'adapter la loi à la réalité moderne", comme l'ont souligné plusieurs orateurs de gauche.

Une révision de la Constitution n'est pas nécessaire, a également plaidé la ministre de la justice Karin Keller-Sutter. D'autant plus que le peuple s'exprimera de toute manière sur le sujet, un référendum ayant déjà été annoncé. Avec le projet sur la table, "personne ne perd quelque chose. Mais quelques-uns y gagnent", a encore pointé Andrea Caroni (PLR/AR).

Connaître ses origines

Autre pierre d'achoppement: l'accès au don de sperme pour les couples lesbiens. Une partie du camp bourgeois aurait voulu procéder par étapes, en traitant la procréation médicale assistée dans un deuxième temps. La réglementation, ajoutée par le National, laisse de nombreuses questions ouvertes, notamment pour le bien-être de l'enfant, a critiqué Benedikt Würth (PDC/SG).

Un argument balayé par Carlo Sommaruga. La disposition a été précisée en commission pour mieux tenir compte du droit de l’enfant à connaître son ascendance. La présomption de maternité de l’épouse ne sera introduite qu'en cas de don de sperme et non de manière générale. Et la contestation du lien de filiation sera exclue en cas de don de sperme.

Le Genevois reconnait toutefois qu'une partie des problèmes n'a pas été réglée. Mais elle le sera lors de la procédure d'élimination des divergences entre les deux Chambres. "Un mariage sans famille n'est qu'un demi-concept", a pointé Daniel Jositsch (PS/ZH).

Naturalisation facilitée

Outre le mariage pour tous et l'accès au don de sperme pour les couples lesbiens, le projet prévoit la naturalisation facilitée du conjoint et l'adoption conjointe. Depuis 2018, les partenaires de couples de même sexe sont autorisés à adopter l'enfant de leur conjoint, mais la procédure est longue et risquée.

La réforme doit également supprimer le droit à des dommages et intérêts en cas de rupture des fiançailles, prévu par le code civil. La disposition est jugée dépassée.

Le texte retourne au National.

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Suisse

Loyers commerciaux: coup de pouce refusé par le National

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Le projet du Conseil fédéral prévoit un coup de pouce pour les commerces fermés durant la première vague du coronavirus. (Image d'archive - ©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les commerçants en difficulté à cause de la pandémie de coronavirus ne devraient pas bénéficier d'une réduction de loyer durant la crise. Le Conseil national a refusé lundi par 100 voix contre 87 et 7 abstentions le projet présenté par le Conseil fédéral.

La gauche a trop chargé la barque en commission et a réussi à la faire couler, a déploré Vincent Maître (PDC/GE). Son collègue de parti Philipp Matthias Bregy (PDC/VS) a de son côté estimé que le projet n'était "pas mûr".

"Nous savons tous que la branche de la gastronomie souffre et qu'elle a besoin d'aide", mais il faut une aide concrète, a-t-il expliqué. Selon lui, la loi Covid-19 propose des solutions pour les cas de rigueur.

L'UDC et le PLR s'étaient opposés dès le départ au projet de loi. "Malgré les améliorations apportées en commission", Christa Markwalder (PLR/BE) a répété ses critiques contre un projet qui intervient rétroactivement dans des relations contractuelles privées et qui pourrait engendrer une grande insécurité sur le plan juridique.

C'est une mauvaise loi, une loi qui crée de l'incertitude, a conclu au nom de la commission compétente Christian Lüscher (PLR/GE).

Solution limitée

Craignant une "vague de faillites" en cas de rejet du texte, la gauche a tenté de sauver le projet du Conseil fédéral. Il vaut mieux avoir une solution limitée que pas de solution du tout, a plaidé Florence Brenzikofer (Verts/BL).

Baptiste Hurni (PS/NE) a de son côté dénoncé les propositions "perverses" faites en commission. Pour lui, leur seul objectif était de faire "voler en éclats la fragile majorité" de centre-gauche qui avait accepté l'entrée en matière en septembre.

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Andreas Aebi accède au perchoir du Conseil national

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Andreas Aebi (UDC/BE) va présider les débats du Conseil national durant un an. (Image d'archive - ©KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Andreas Aebi est devenu lundi le premier citoyen de Suisse. Le Conseil national a élu l'UDC bernois président par 178 voix sur 183 bulletins valables, score au-dessus de la moyenne. Isabelle Moret (PLR/VD), à qui il succède, avait obtenu 193 voix en 2019, un record.

Âgé de 62 ans, Andreas Aebi est le 28e représentant du canton de Berne à devenir président de la Chambre du peuple, après Christa Markwalder en 2015/2016, et le 20e élu de son parti, après Jurg Stahl en 2016/2017, à accéder à cette fonction.

Le Bernois a entamé sa carrière politique au niveau communal. De 1998 à 2008, il a été maire d'Alchenstorf, village d'un peu plus de 570 habitants dans l'Emmental. En 2007, il accède au Conseil national. Il sera réélu à trois reprises, obtenant à chaque fois d'excellents résultats.

Personnalité aux facettes multiples, Andreas Aebi est aussi agriculteur, commissaire-priseur et propriétaire d'une agence de voyage. Son accession à la présidence du National n'était pas programmée. La fonction aurait dû revenir à Heinz Brand, désigné par son parti en 2018. Mais le Grison n'a pas été réélu lors des dernières élections fédérales.

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Suisse

Echange entre Berne et Rome sur les stations

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La présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga et le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte ont évoqué la situation des stations de ski en temps de coronavirus. Le dialogue se poursuit, de même que la recherche de solutions, a-t-elle twee (©Compte Twitter de la CF Simonetta Sommaruga)

La présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga a évoqué lors d'un entretien téléphonique avec le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte la situation des stations de ski par temps de pandémie. Le dialogue et la recherche de solutions se poursuivent.

C'est ce qu'a écrit Mme Sommaruga par Tweet dimanche soir. Contacté par Keystone-ATS, son Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) n'en a pas dit plus.

Dans la journée, le président du Conseil supérieur de la santé italien Franco Locatelli avait qualifié de décevante la décision de la Suisse de laisser ouvertes ses stations de ski. Avec d'autres scientifiques, il conseille le ministère italien de la santé et établit les rapports sur le Covid-19.

Au journal La Stampa, M.Locatelli a déclaré qu'il espère une fermeture des domaines skiables jusqu'à la fin de l'année. A défaut, il exige une quarantaine pour les personnes de retour de l'étranger.

Les pays alpins bataillent depuis plusieurs jours sur la fermeture ou non des stations d'hiver afin d'empêcher une nouvelle propagation du coronavirus par des touristes. L'Allemagne et l'Italie veulent une ouverture après Nouvel An seulement, tandis que l'Autriche et la Suisse excluent de fermer les leurs.

Samedi à la radio alémanique, le président des Remontées mécaniques suisses Hans Wicki déclarait qu'aucun argument raisonnable ne parle en faveur de la fermeture de toutes les stations de ski. Il a rappelé que certaines stations sont ouvertes depuis deux mois en Suisse et qu'elles ne sont pas pour autant devenues des "hotspots" sur le plan de la propagation du coronavirus.

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Suisse

Les entreprises devront agir

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La presse romande souligne que la thématique de la responsabilité des entreprises s'est durablement ancrée dans l'agenda politique malgré le rejet de l'initiative "pour des entreprises responsables" (image symbolique). (©KEYSTONE/DOMINIC FAVRE)

Au lendemain du refus de justesse de l'initiative "pour des entreprises responsables", la presse suisse souligne que la thématique n'en est pas pour autant reléguée aux oubliettes. Les entreprises sont priées de tenir les promesses faites pendant la campagne.

Le système économique et financier dominant a gagné grâce aux subtilités du système politique mais il a gagné "du temps, guère plus", estime Arcinfo. "Ce dimanche, la responsabilité des entreprises s'est installée durablement dans le paysage politique. L'ignorer serait irresponsable", ajoute le journal.

Si les multinationales les moins regardantes en matière de droits humains ont échappé ce dimanche "aux foudres judiciaires", elles n'éviteront plus "des dégâts d'images irréversibles, si elles ne comprennent pas que le monde a changé", abonde La Tribune de Genève.

Pour Le Matin, les initiants ont même remporté "une victoire symbolique" et brisé un tabou en s'arrogeant un droit de regard sur la morale des affaires privées des multinationales.

Campagne particulièrement tendue

A l'instar de plusieurs journaux, Le Journal du Jura souligne que c'est "l'engagement massif, financier en particulier, des milieux économiques et de la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter qui ont fait pencher la balance dans la dernière ligne droite". En cette période de crise, la menace sur les PME brandie par les opposants "a tapé dans le mille".

L'establishment politique et économique doit "une fière chandelle" à Karin Keller-Sutter qui a apposé sa marque au débat public en "exploitant de vieux filons" que sont le libéralisme, la peur du lendemain et un certain conformisme, ajoute La Liberté.

Plusieurs journaux relèvent en outre le caractère extraordinaire et particulièrement tendu de la campagne. Le Temps rappelle qu'elle a été marquée par "des attaques de part et d'autre, l'immixion d'un ministre burkinabé convié par la vert'libérale Isabelle Chevalley, un tout-ménage 'trompe-l'oeil' des initiants et des annonces pleine page de multinationales ou de banques".

Le Courrier mentionne pour sa part la "brutalité nouvelle" de la campagne et la plainte déposée par Glencore ainsi que les mesures provisionnelles demandées pour bloquer les arguments des initiants.

"Cette campagne a donc fini par déraper au-delà de tous les clichés. Y compris dans certains milieux de la société civile", conclut 24 Heures. Et de parler d'une campagne "plus américaine que celle de Biden contre Trump, avec des swing states et des grands électeurs - notamment ceux des petits cantons - qui font basculer dans le camp du non le vote populaire majoritairement pour".

"De la parole aux actes"

Les discussions menées durant la campagne ont débouché sur de nombreuses promesses, notamment de la part des multinationales, rappelle Le Temps. Il s'agit désormais de passer "de la parole aux actes". Et le journal d'en appeler à la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter, pour qu'elle incite les entreprises " à ne pas se contenter d'un rapport annuel prétexte". "Les Suisses veulent constater des actes forts, pas lire de jolis rapports", renchérit Le Quotidien Jurassien.

Le Courrier relève que la pression ne viendra pas seulement du peuple suisse mais aussi de la communauté internationale, qui se donne des lois en la matière. Un projet est en cours de de préparation au sein de l'UE, rappelle le journal. Et de conclure: "La Suisse ne pourra pas impunément abriter des multinationales-voyoues sans en payer les conséquences".

Réflexe très suisse

Même son de cloche outre-Sarine dans le Tages-Anzeiger qui note que la tendance internationale ne disparaîtra pas, même si les Suisses ont décidé de ne pas la suivre. Et de relever que c'est un réflexe très suisse d'attendre de voir ce que les autres font avant d'entraver l'économie.

La NZZ considère le pourcentage élevé de "oui" comme un succès pour les initiants et le résultat du vote montre que les sujets tels que la durabilité, la protection de l'environnement et du climat prendront plus d'importance dans le débat à l'avenir. Le journal zurichois note encore que, bien que les milieux économiques et bourgeois aient eu les meilleures réponses aux questions de durabilité et de responsablité, ils se sont montrés sur la défensive.

Pour le Blick, l'économie suisse ne doit pas devenir arrogante après cette victoire étroite. Les Suisses ont un sens aigu des qualités et des défauts des initiatives. Ils ne se laissent pas embobiner par des titres qui sonnent bien mais font attention aux détails. Beaucoup d'entre eux ont compris que l'initiative n'aurait pas profité aux millions de personnes qui sont employées par des entreprises suisses dans le monde entier, estime le Blick.

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