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La mise au chômage partiel dans certains hôpitaux se précise

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Image d'illustration (KEYSTONE/Laurent Gillieron)
Les autorités fédérales ont interdit les opérations médicales non essentielles et la population évite de se rendre dans les hôpitaux par peur du coronavirus. Conséquence: la mise au chômage technique d'une partie du personnel est parfois à l'étude. L'OFSP ne souhaite pas se prononcer sur la mesure.

"On a fait des demandes, mais nous ne savons pas si nous y avons droit en tant qu'hôpitaux subventionnés. Nous sommes en train d'éclaircir la question", a expliqué mercredi à Keystone-ATS Patricia Albisetti, secrétaire générale de la Fédération des hôpitaux vaudois (FHV) qui regroupe 12 hôpitaux régionaux, notamment ceux de Rennaz, Nyon ou Yverdon-les-Bains.

Tous les établissements sont concernés, mais de manière plus ou moins prononcée. Du jour au lendemain, les opérations électives - donc planifiées et non urgentes - ont dû être annulées et l'ambulatoire est quasiment à l'arrêt. "Cela chamboule un hôpital", a constaté Mme Albisetti.

Le Conseil d'Etat vaudois a écrit à la fin de la semaine dernière au Conseil fédéral pour lui demander de préciser le champ d'application de la RHT (Réduction d'horaire de travail), a annoncé le conseiller d'Etat Philippe Leuba. "Des montants considérables sont en jeu, pour les hôpitaux, dont le CHUV, mais aussi pour les crèches, les transports publics ou l'Office du tourisme. Nous voulons être sûrs que le Secrétariat d'Etat à l'écononmie valide", a-t-il ajouté.

Diminution de moitié

L'Hôpital du Jura (H-JU) est actuellement en contact avec le Service jurassien de l'économie et de l'emploi dans la perspective de déposer une demande formelle de chômage partiel, a indiqué le parole-parole de l'institution Olivier Guerdat. Mais pour l'instant, il n'y a pas d'entrée en matière.

A Genève, les cliniques privées ont mis à disposition leurs infrastructures pour les urgences qui ne sont pas liées au nouveau coronavirus. Les HUG leur transfèrent ainsi une trentaine de patients par jour. Le nombre de cas transférés n'est toutefois pas suffisant pour combler la baisse d'activités causée. Par rapport à la normale, celles-ci ont diminué de moitié environ. Les cliniques privées ont aussi demandé le chômage partiel pour une partie de leur personnel qui travaille dans des services non-urgents.

Dans les cantons alémaniques, la situation est la même pour les hôpitaux de Lucerne, de Zoug et d'Uri ainsi que de Schwyz. Les hôpitaux privés bâlois ont aussi demandé à bénéficier du chômage partiel, à l'image du centre de Bethesda. Le nombre de postes touchés par la mesure sera connu dans les prochains jours, a fait savoir l'hôpital. Cela dépendra notamment du nombre d'employés qui pourront être prêtes à d'autres établissements de soins de santé.

"S'il n'y a plus d'autre option"

A ce jour, les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et l'hôpital fribourgeois n'ont fait aucune demande de chômage partiel.

L'établissement genevois, qui s'occupe de toutes les personnes qui ont dû être hospitalisées après avoir été infectées par le nouveau coronavirus, ne chôme pas depuis le début de la pandémie. Il en vient même à dégager des ressources humaines dans certains services pour les transférer dans les unités qui s'occupent des patients atteints du Covid-19, a détaillé un porte-parole, Nicolas de Saussure. Les HUG bénéficient aussi des ressources en infirmières de certaines cliniques privées.

Le chômage partiel n'a pas (encore) été mis en place à l'hôpital universitaire de Zurich, note une porte-parole. Même constat dans les hôpitaux de Berne. Les hôpitaux bernois n'ont pas à s'inquiéter de l'avenir et, selon le conseiller d'Etat, directeur de la santé, Pierre-Alain Schnegg, ils devraient pouvoir compenser le manque à gagner dû à la crise de la corona.

Même son de cloche du côté des hôpitaux universitaire de Bâle et cantonal de Bâle-Campagne. "Si la situation persiste, nous devrons l'envisager, mais seulement s'il n'y a plus d'autre option", écrit le service de presse de ce dernier. Actuellement, le personnel peut encore être déployé, en partie dans d'autres services et/ou pour d'autres tâches.

"Rester prudent"

La situation n'est donc pas la même dans tous les centres hospitaliers, mais la question se pose tout de même. Faudrait-il pouvoir désormais reprendre certaines opérations planifiées ? "On se trouve encore dans une phase critique. Il faut rester prudent", estime Patricia Albisetti. Mais la FHV souhaite qu'on examine cette question. Et que les hôpitaux puissent assurer le suivi des malades chroniques, en se réorganisant dans le respect des directives de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

Swiss Medical Network, qui s’était vu forcé de mettre au chômage technique une partie de son personnel, avait déjà demandé il y a quelques jours à la Confédération de "songer à un assouplissement de l’interdiction totale des soins non urgents, ce qui permettrait d’éviter une accumulation ultérieure, mais aussi la péjoration des cas".

Pour l'OFSP, il est important de maintenir l’ordonnance Covid-19 du Conseil fédéral qui interdit aux hôpitaux, cliniques, cabinets médicaux ou dentaires à pratiquer des interventions ou des traitements non urgents. Et ce afin "d’assurer une capacité d’hospitalisation suffisante en cas d’afflux de patients infectés", sachant que le pic de malades n'a pas encore été atteint.

L'idée étant aussi d’éviter les regroupements de personnes non indispensables dans ces institutions, afin de freiner la propagation du virus, complète l'OFSP.

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L'OMS homologue un vaccin chinois contre le coronavirus

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Le vaccin chinois Convidecia va pouvoir être injecté selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève (archives). (© KEYSTONE/AP/Mark Schiefelbein)

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a validé sur sa liste d'urgence le vaccin chinois Convidecia. Celui-ci devient le 11e à être homologué depuis le début de la pandémie de coronavirus, a-t-elle affirmé jeudi à Genève.

Comme d'habitude, une évaluation de la qualité, de la sécurité et de l'efficacité du vaccin a été menée. Les experts mandatés par l'organisation ont considéré que Convidecia honorait les règles de l'OMS.

L'efficacité atteint au total plus de 60% contre les maladies symptomatiques et plus de 90% contre des cas graves. Ce vaccin s'appuie sur un adenovirus humain modifié. Le Groupe d'experts sur l'immunisation recommande une seule injection pour tous les adultes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La pandémie a accéléré pour la première fois en près de deux mois

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Le nombre de nouveaux cas de coronavirus a progressé la semaine dernière dans la plupart des régions (archives). (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

La pandémie liée au coronavirus a accéléré la semaine dernière dans le monde pour la première fois en près de deux mois. Le nombre de nouveaux cas a progressé de 4% sur une semaine, alors que le nombre de nouveaux décès a baissé de 18%. L'Europe est elle en recul.

Selon les données publiées mercredi soir par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève, près de 3,7 millions de nouvelles infections ont été observées dans les différents pays. L'extension est surtout portée par la Méditerranée orientale où leur nombre a avancé de 63%.

Et parmi les autres régions, toutes font face également à une relance de la pandémie, sauf l'Europe et une partie de l'Asie. L'augmentation est moins élevée dans le Pacifique occidental et en Afrique.

Le nombre de nouveaux décès a, lui, atteint près de 9900 la semaine dernière. Une amélioration a été identifiée dans tous les territoires, sauf en Afrique où le nombre progresse presque de moitié. Le recul est d'environ un quart en Europe et dans une partie de l'Asie, moins important dans les autres régions.

Le variant Omicron et l'un de ses sous-variants rassemblent toujours presque tous les séquençages sur un mois. Au total, près de 6,3 millions de personnes ont succombé au coronavirus depuis le début de la pandémie. Plus de 518 millions ont été infectées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Une commission veut réduire plus vite la dette liée au Covid-19

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Des dépenses extraordinaires ont été approuvées pour atténuer les conséquences liées au Covid, comme la fermeture des restaurants. Pour la commission, la dette doit être réduite plus rapidement (archives) (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

La dette liée au coronavirus devrait être réduite plus rapidement. Les bénéfices du passé doivent contribuer à réduire de moitié l'endettement extraordinaire, estime la commission des finances du Conseil national.

Des dépenses extraordinaires importantes ont été approuvées afin d'atténuer les conséquences liées au Covid-19. Elles ont conduit à un endettement supplémentaire de la Confédération. De 20,3 milliards en 2020, la dette devrait s'élever entre 25 et 30 milliards fin 2022.

Selon le droit en vigueur, ces dépenses extraordinaires doivent être remboursées en six ans. Cela équivaudrait à sortir quatre milliards de francs chaque année du budget ordinaire. "Impossible sans des coupes sévères dans le budget", a expliqué Roland Fischer (PVL/LU), président de la commission des finances du National, mardi à Berne lors d'une conférence de presse.

Le Conseil fédéral n'a justement pas prévu de programme d'allègement budgétaire ni de hausse d'impôts. En révisant la loi, il se donnerait jusqu'en 2035 pour rembourser la dette, soit le découvert du compte d'amortissement des dépenses extraordinaires. A coup de 2,3 milliards de francs par an.

Dans le détail, le gouvernement compte sur la distribution additionnelle de la Banque nationale suisse (BNS). Il l'estime à 1,3 milliard par an. Par ailleurs, il entend utiliser les soldes des crédits budgétisés mais non entièrement utilisés. Ces excédents de financement sont évalués à 1 milliard de francs par an en moyenne.

Réduire délai et dette

La commission des finances propose désormais un processus technique qui doit permettre de réduire à la fois la dette et le délai de remboursement. "L'idée est de ne pas trop traîner la dette dans le temps", selon Roland Fischer. Il y a trop d'argent en jeu et trop d'inconnues.

La Confédération a beaucoup épargné ces dix ou vingt dernières années. Il est donc justifié, aux yeux de la commission, de profiter de ces excédents en temps de crise, a poursuivi Gerhard Andrey, au nom de la commission (Verts/FR).

Concrètement, le compte de compensation du budget ordinaire de la Confédération affichait à fin 2021 un excédent de 23,5 milliards de francs. Environ la moitié serait prélevée pour l'affecter au remboursement de la dette Covid-19. Il resterait donc encore 12,5 milliards à rembourser.

Par conséquent, la commission des finances estime pouvoir ramener à 2031 le délai fixé pour rembourser la dette. Elle a pris sa décision de justesse, par 13 voix contre 11.

Indolore

La population suisse ne devrait pas remarquer ce processus avant tout technique, ont assuré les deux sénateurs. Et la Confédération garde encore quelque 12 milliards de francs dans ce compte de compensation du budget ordinaire pour de futures crises, qu'elles soient liées aux réfugiés ou au changement climatique, a précisé Gerhard Andrey.

Une minorité de gauche et verte-libérale aurait voulu aller plus loin et utiliser l'entier des 23,5 milliards de francs du compte de compensation pour résorber quasiment toute la dette. Mais la majorité n'a pas voulu franchir ce pas. Une autre minorité aurait voulu en rester au simple projet du Conseil fédéral.

La commission des finances a en outre refusé, par 18 voix contre 7, de comptabiliser l'ensemble des bénéfices distribués par la BNS comme des recettes extraordinaires. Cette proposition aurait permis de disposer de davantage de moyens pour réduire l'endettement, et donc aller encore plus vite. Mais il aurait fallu réduire les futurs budgets ordinaires de 667 millions de francs.

Au vote sur l'ensemble, la commission a approuvé le projet par 19 voix contre 0 et 6 abstentions. Le Conseil fédéral veut voir cette modification entrer en vigueur en 2023. Le National se penchera dessus dès la session d'été.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Trafic de faux certificats Covid au centre de Granges-Paccot (FR)

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Certains faux certificats présentaient un "test négatif" (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Plus de 160 faux certificats Covid ont été émis par des collaborateurs et collaboratrices du centre de dépistage de Granges-Paccot (FR). Identifiés, les auteurs présumés seront dénoncés à l'autorité compétente.

Le 13 décembre dernier, l'hôpital fribourgeois informait que plusieurs fraudes avaient été découvertes au centre de dépistage de Granges-Paccot, rappelle mercredi la police cantonale fribourgeoise dans un communiqué. L'établissement a déposé une dénonciation pénale auprès du Ministère public et une instruction pénale a été ouverte.

Dans une première phase, les investigations ont permis d'identifier plusieurs auteurs présumés, à savoir six femmes et deux hommes âgés entre 21 et 27 ans. Entre juin et décembre 2021, ces collaborateurs du centre de dépistage ont reconnu avoir émis, sans contrepartie, une cinquantaine de faux certificats présentant un "test négatif", pour eux-mêmes ou pour leurs proches, valables pour une durée de 48 ou 72 heures. Agissant de manière indépendante, leur but était de pouvoir se rendre dans des établissements publics et de loisirs.

Certificat contre rémunération

Trois autres collaboratrices du centre, âgées de 21 et 22 ans, sont par ailleurs soupçonnées d'avoir, entre septembre et début décembre 2021, généré et distribué 115 faux certificats de guérison ou de vaccination, d'une durée de six à douze mois. Ces documents ont été proposés gratuitement à des proches et contre rémunération pour d'autres bénéficiaires. Ceux-ci ont déboursé entre 100 et 300 francs par certificat.

Ces personnes auraient également émis un nombre indéterminé de faux certificats affichant un "test négatif". Ces faits ont été partiellement reconnus par les intéressées.

Les personnes impliquées ont été dénoncées au Ministère public pour faux dans les titres, faux dans les certificats et corruption. A ce stade de l'instruction, elles bénéficient toutefois de la présomption d'innocence.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Six nouveaux morts "de fièvre" en Corée du Nord

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Le système de santé nord-coréen a été classé 193e sur 195 pays par une étude de l'université américaine Johns Hopkins l'an dernier (archives). (© KEYSTONE/AP/Cha Song Ho)

La Corée du Nord a annoncé mardi avoir enregistré six nouveaux morts "de fièvre", selon KCNA, portant le bilan à 56 décès quelques jours après avoir reconnu être frappée par l'épidémie de Covid-19. Plus de 1,4 million de cas ont été enregistrés.

L'agence officielle nord-coréenne a précisé que l'armée avait "déployé en urgence ses forces dans toutes les pharmacies de Pyongyang et commencé à approvisionner en médicaments".

Malgré des confinements à grande échelle, le bilan s'établissait lundi soir à 56 morts, plus de 1'483'060 cas de "fièvre" et 663'910 personnes sous traitement, selon l'agence.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a vivement critiqué lundi les autorités sanitaires pour leur gestion de l'épidémie, en particulier l'incapacité à maintenir les pharmacies ouvertes 24 heures sur 24.

Le rapport publié mardi par KCNA indique que "des mesures urgentes ont été prises pour rectifier immédiatement les écarts dans l'approvisionnement en médicaments", notamment le fonctionnement 24 heures sur 24 des pharmacies de la capitale Pyongyang.

Population pas vaccinée

Depuis que le pays a annoncé son premier cas de Covid-19 jeudi dernier, Kim Jong-un a pris personnellement en main la lutte contre l'épidémie, qui, selon lui, provoque "de grands bouleversements" dans le pays, dont la population n'est pas vaccinée.

Il supervise des réunions d'urgence quasi quotidiennes du Politburo. Les médias nord-coréens ont diffusé des photographies de lui visitant une pharmacie à Pyongyang dimanche.

KCNA a rapporté mardi que des efforts étaient en cours pour informer les masses sur "le variant furtif Omicron afin de leur faire comprendre en profondeur les méthodes de traitement scientifiques et les règles de prévention des épidémies".

Quelque 11'000 fonctionnaires, enseignants et étudiants en médecine ont entre-temps participé lundi à un "examen médical intensif de tous les habitants" afin de repérer les personnes atteintes de fièvre, selon la même source.

Le système de santé nord-coréen a été classé 193e sur 195 pays par une étude de l'université américaine Johns Hopkins l'an dernier. Les hôpitaux du pays sont pauvrement équipés, avec peu d'unités de soins intensifs. Selon les experts, le pays ne dispose d'aucun traitement contre le Covid-19 et n'a pas les capacités pour tester massivement sa population.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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