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Malgré le chômage partiel les suppressions d'emplois se multiplient

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Photo prétexte (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)
La crise économique liée à la pandémie de coronavirus laisse déjà quelques des traces au niveau de l'emploi. Si de nombreuses sociétés ont recouru au chômage partiel, plusieurs ont déjà annoncé des réductions d'effectifs.

Alors que le creux de la vague du ralentissement économique devrait être atteint au deuxième trimestre, la conjoncture helvétique devrait reprendre son souffle en seconde partie d'année et le taux de chômage s'afficher à 3,8% cette année, contre 2,9% l'an dernier, selon le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco). En mai, il s'est affiché à 3,4%, près de 156'000 personnes sans emploi étant alors inscrites auprès des ORP.

Selon le Seco, peu de cantons ont signalé des licenciements collectifs à grande échelle. Instrument ayant déjà fait ses preuves durant la crise financière de 2008-2009, les réductions d'horaire de travail (RHT) ont permis d'amortir le choc lié aux mesures mises en oeuvre pour lutter contre la propagation du Covid-19. Début mai, quelque 187'000 sociétés avaient déposé une demande de chômage partiel pour 1,91 million de salariés.

Tourisme durement touché

Reste que les annonces de réductions d'effectifs se sont multipliées ce printemps. Dans le secteur du tourisme, fortement touché par la crise sanitaire, Hotelplan a fait part jeudi de la suppression de jusqu'à 425 emplois, dont 170 en Suisse. Le voyagiste de Migros, qui emploie 2277 collaborateurs, dont 1181 en Suisse, va fermer 12 de ses 98 succursales helvétiques.

Dufry a pour sa part indiqué mercredi vouloir diminuer ses frais de personnel de 20% à 35% afin de faire face à la chute de ses revenus. L'exploitant bâlois de boutiques hors-taxes, en particulier dans les aéroports, emploie près de 35'000 personnes dans le monde, entend communiquer ultérieurement les détails de sa restructuration.

A l'aéroport de Bâle-Mulhouse, Jet Aviation, filiale de l'américain General Dynamics active dans la transformation d'avions de ligne en avions à usage privé, va biffer quelque 200 postes sur 1200.

Des emplois sont menacés chez TUI, qui veut en supprimer pas moins de 8000 sur les quelque 80'000 que compte le numéro un mondial du voyage. Les conséquences pour les 500 employés suisses du géant allemand ne sont pas connues. Scénario identique pour la maison-mère de Kuoni, DER Touristik Suisse, qui devra annoncer à ses collaborateurs qu'une restructuration est inévitable.

Dans l'aviation, le spécialiste de l'assistance au sol Swissport, qui avait déjà indiqué avoir supprimé 10'000 de ses 64'000 emplois dans le monde, va amputer son effectif britannique de plus de moitié, 4500 postes passant à la trappe. En Suisse, l'entreprise en mains du chinois HNA compte 5000 salariés.

Swiss mise sur les fluctuations naturelles

Des coupes sont aussi à l'étude chez Gategroup, grand fournisseur de plateaux-repas pour les passagers des avions ainsi que SR Technics. La société active dans la maintenance d'appareils, elle-aussi contrôlée par HNA, envisage élaguer son effectif de 1300 salariés à Zurich de près d'un tiers.

Alors que le numéro un européen du transport aérien Lufthansa compte supprimer 22'000 postes, soit 16% de son effectif global, sa filiale Swiss a assuré ne pas envisager dans l'immédiat des licenciements et préférer recourir aux fluctuations naturelles pour réduire le nombre de ses collaborateurs.

Le concurrent britannique Easyjet, très présent à Genève, va lui sabrer 4500 postes sur un total de 15'000. Le mois dernier, Air Glaciers a ouvert une procédure de licenciement collectif. Jusqu'à 60 emplois sur un total de 146 répartis sur sept sites pourraient disparaître.

Lugano-Agno liquidé

Le Covid-19 a en outre sonné le glas de l'aéroport de Lugano-Agno dans sa structure actuelle. L'entreprise a été mise en liquidation et 72 personnes ont perdu leur travail. Non exhaustive, la liste des entreprises ayant annoncé des coupes au sein de leur effectif s'étend à d'autres secteurs d'activités.

Dans l'industrie des machines, le fabricant biennois Mikron a décidé de supprimer plusieurs dizaines de postes sur les quelque 340 qu'il recense à Agno, au Tessin. Oerlikon entend en faire de même en biffant quelque 800 emplois dans son activité principale des traitements de surfaces, la division Surface Solutions, qui compte près de 70% des 11'500 employés du groupe industriel schwyzois.

A Renens, le spécialiste de systèmes de mesure Tesa prévoit jusqu'à 50 licenciements sur un total de 280 emplois. Le chocolatier Läderach compte supprimer 27 postes sur un total de 1100, après le fermeture de ses boutiques durant deux mois et une fréquentation affaiblie depuis leur réouverture.

La filiale suisse du spécialiste américain des régimes minceur Weight Watchers (WW) s'est-elle séparée de 110 conseillers, soit deux-tiers de ses employés.

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Maurer réaffirme qu'il y a eu "une hystérie autour du Covid"

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L'ancien conseiller fédéral Ueli Maurer se dit surpris du tollé suscité par ses propos tenus deux semaines plus tôt sur le Covid (archives). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Deux semaines après avoir tenu des propos sur le coronavirus ayant suscité une vive réaction, Ueli Maurer assume. "Bien sûr qu'il y a eu une hystérie autour du Covid", réaffirme-t-il dimanche dans la presse.

Cette hystérie était même "d'ampleur mondiale", assure le Zurichois dans Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung. "On a dit que le Covid était mortel, et à partir de cette supposition, on a tendu un filet sanitaire comme on n'en avait jamais vu auparavant, assure-t-il. Quiconque osait poser une question critique était écarté ou traité de 'conspirateur'".

Ueli Maurer avait déjà tenu des propos similaires dans la presse dominicale deux semaines plus tôt, suscitant une vive réaction. "Concernant le Covid, je n'ai que répété ce que j'ai toujours dit, réagit-il. Que cela ait suscité pareil tollé m'a surpris". Les critiques provenaient surtout des médias, selon l'ancien ministre des finances, qui dénonce un "réflexe anti-Maurer".

"Pas un antivax"

L'ancien conseiller fédéral nuance toutefois ses déclarations sur les vaccins anti-Covid qui ont particulièrement choqué. Il avait affirmé que ces vaccins renfermaient "beaucoup d'air chaud". "Bien sûr, on a tout de suite affirmé que j'étais un antivax. Ce qui n'est pas vrai", dit-il.

L'utilité des vaccins n'est pas contestée, mais la Suisse est allée trop loin en disant à tout le monde de se vacciner, assure Ueli Maurer. "Je suis convaincu que, ces prochaines années, nous nous occuperons de façon croissante des dommages causés par le vaccin", ajoute-t-il.

"L'Etat pas responsable de tout"

L'ancien conseiller fédéral revient également sur les crédits Covid dont il était en charge durant la pandémie. Il lui avait été notamment reproché d'avoir laissé tomber les PME. "L'Etat ne peut pas être responsable de tout. Il ne peut pas non plus protéger chacun de la mort", se défend-il.

La responsabilité individuelle a, selon lui, été dissoute comme jamais auparavant, poussant la Confédération à dépenser sans compter. "L'Etat doit protéger, mais il ne peut distribuer que l'argent qu'il prend d'abord aux gens".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le "contact-tracing" n’a eu qu’une efficacité relative

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Le suivi des contacts mis en place pendant la pandémie de coronavirus n'a eu qu'une efficacité relative (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Environ 40% des personnes infectées par le coronavirus ont été identifiées par le biais du suivi des contacts, selon une étude genevoise. Ces résultats suggèrent que le "contact-tracing" à lui seul ne suffit pas à stopper la propagation du coronavirus.

De surcroît, la proportion de personnes infectées identifiées de cette manière a fluctué selon le variant en cause, le type de logement habité, et la richesse du quartier.

En cas d'épidémie, le suivi des contacts doit donc être complété par une multitude d'autres mesures qui tiennent compte des caractéristiques spécifiques de chaque maladie, ont indiqué mercredi l'Université et les Hôpitaux universitaires de Genève (UNIGE/HUG) dans un communiqué.

Pour évaluer l'efficacité du traçage des contacts, une équipe dirigée par Delphine Courvoisier a analysé les données de plus de 140'000 cas de coronavirus recensés dans le canton de Genève entre juin 2020 et mars 2022. Ces résultats sont publiés dans la revue Eurosurveillance.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Des chercheurs trouvent des traces de Covid long dans le sang

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Les chercheurs de l'université et de l'hôpital de Zurich ont analysé plus de 6500 protéines dans le sérum sanguin de 113 personnes infectées par le Covid-19 et de 39 personnes en bonne santé, indique l'étude publiée jeudi dans la revue "Science". (© KEYSTONE/DPA/MARCUS BRANDT)

Une équipe de chercheurs zurichois a identifié une spécificité dans les protéines sanguines des personnes atteintes de Covid long. Elle pourrait servir à mieux diagnostiquer le problème et peut-être aussi à le traiter de manière plus ciblée.

Les chercheurs de l'université et de l'hôpital de Zurich ont analysé plus de 6500 protéines dans le sérum sanguin de 113 personnes infectées par le Covid-19 et de 39 personnes en bonne santé, indique l'étude publiée jeudi dans la revue "Science". Chez les personnes infectées, dont 40 ont développé un Covid long, ils ont réexaminé le schéma sanguin après 6 et 12 mois.

Dans le sérum des personnes atteintes de Covid long, ils ont constaté une modification des protéines liées au système dit "du complément", qui fait partie du système immunitaire. Ce système, qui lutte contre les infections, ne revient pas comme il le devrait à l'état de repos après l'infection chez les cas de Covid long, a expliqué Onur Boyman, responsable de l'étude, à Keystone-ATS. Il provoque ainsi des dommages cellulaires.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Alain Berset admet des contacts avec le directeur de Ringier

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"Bien entendu, je savais qu'il y avait des contacts avec le CEO de Ringier", affirme Alain Berset dans la presse. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le ministre de la santé Alain Berset admet avoir eu connaissance des contacts avec le directeur du groupe Ringier pendant la pandémie. Mais rien de confidentiel n'a été échangé, affirme-t-il mercredi soir dans la presse.

Le conseiller fédéral tire à boulets rouges sur le rapport des commissions de gestion (CdG) rendu public il y a deux semaines. "J'aurais attendu une enquête ouverte", dit-il dans les titres alémaniques du groupe Tamedia.

Le document ressemble, aux yeux du Fribourgeois, à une tentative de prouver que toutes les indiscrétions proviennent du Département fédéral de l'intérieur. "Je tiens à préciser d'emblée que je ne tolère aucune violation du secret de fonction au sein de mon département", précise-t-il.

"Bien entendu, je savais qu'il y avait des contacts avec le directeur de Ringier", affirme Alain Berset, admettant avoir été parfois présent lors de ces échanges. L'administration a toujours des contacts avec les milieux concernés par les décisions, dit-il.

"Je ne savais pas"

Le ministre de la santé affirme en outre que pas un seul élément du rapport des CdG montre que des informations auraient été utilisées pour influencer les décisions du gouvernement via les médias. Les contacts avec le directeur de Ringier étaient d'une toute autre nature qu'un contact avec un professionnel des médias, dit-il.

Alain Berset affirme en outre avoir pris connaissance des informations confidentielles partagées par son chef de la communication pendant l'enquête. "Je ne le savais pas, dit-il. Il va de soi que je ne lis ni ne contrôle les emails de mes collaborateurs".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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