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Lausanne - Servette: tout a changé

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L'entraîneur du Servette FC Alain Geiger attend que ses joueurs battent enfin Lausanne dimanche. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

A la veille d'un derby lémanique qui sera surtout celui de la peur, Alain Geiger sait-il qu'il restera à jamais dans le coeur des supporters servettiens comme l'homme du 11 juin 1984 ?

Il ne peut pas oublier qu'il fut l'unique buteur de l'un des affrontements les plus importants de l'histoire entre Servette et Lausanne.

L'actuel entraîneur des Grenat avait scellé l'issue de la seule finale de Coupe de Suisse qui a opposé les deux équipes à ce jour. "Je me rappelle de ce but inscrit lors des prolongations. Jean-Paul Brigger remise en retrait et je trouve la lucarne de Jean-Claude Milani, glisse-t-il. Il y avait encore Gabet Chapuisat à Lausanne. Quant à nous, il n'y avait pratiquement que des internationaux sur le terrain."

"Tout est devenu plus compliqué"

Trente-sept ans plus tard, tout a changé. Lausanne ne bénéficie plus du soutien presque sans limite d'un mécène dont le fils était l'un des joueurs de la première équipe. Quant au Servette FC, sa puissance financière qui lui permettait d'imposer sa loi sur le marché des transferts appartient à un passé très lointain. "Le club était vraiment en mesure d'attirer les meilleurs joueurs du pays, se souvient Alain Geiger. Aujourd'hui, les Alémaniques restent chez eux, les Vaudois ont Ineos et les Valaisans un président très riche. Pour le Servette FC, tout est devenu plus compliqué."

Encore plus lorsque le club sort juste d'une série de cinq défaites de rang en Super League. "Heureusement, il y a eu la victoire 3-2 contre les Grasshoppers dimanche dernier. Je considère cette rencontre comme un match de référence, explique l'entraîneur. On peut construire sur cette victoire. J'ai noté une progression sensible sur le plan individuel de la part de mes joueurs. Mais dimanche, nous devrons être "au taquet" pour gagner. Il conviendra d'oublier le froid et le fait de jouer sur un synthétique. La victoire est à ce prix."

"On a vu la différence"

Une victoire qui serait la première du Servette FC dans un derby lémanique depuis le retour des Lausannois en Super League à l'été 2020. Le 25 septembre dernier, les Genevois avaient exercé un ascendant total pour devoir se contenter d'un 1-1 qui fut bien loin de refléter la physionomie de la rencontre. "Oui, mais en deux mois Lausanne est vraiment monté en puissance, note Alain Geiger. Cette équipe est une bonne équipe. Elle a gagné le week-end dernier à Saint-Gall après avoir livré une très belle performance. Avec Cameron Puertas et Zeko Amdouni dans l'axe, Trae Coyle et Hicham Mahou sur les côtés, elle peut être très dangereuse."

Côté servettien, la donne n'est également plus la même depuis l'acte I du 25 septembre. Alain Geiger peut désormais compter sur un "véritable" international en la personne de Kastriot Imeri. "On a vu la différence dimanche contre les Grasshoppers, sourit l'entraîneur. Kastriot a joué comme un international. Il a su à la fois témoigner d'une réelle constance et se mettre au service de l'équipe. Et il y a ce but incroyable qu'il a marqué. Je crois que Murat Yakin l'a lancé contre l'Italie à Rome avec le secret espoir que Kastriot réussisse un tel geste. Maintenant, sa route est tracée. Il sait désormais que la possibilité de disputer une Coupe du monde dans douze mois est bien réelle. Et pour un joueur de 21 ans, une telle perspective est extraordinaire."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Euro 2024: les Suisses peuvent préparer les huitièmes de finale

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Xherdan Shaqiri et Murat Yakin: mission accomplie pour la Suisse (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHER NEUNDORF)

La bonne nouvelle tout d’abord : la Suisse jouera les huitièmes de finale de l’Euro 2024. Elle a franchi pour la sixième fois de rang la phase de poules d’un grand tournoi.

Même si elle n’est pas acquise mathématiquement, la qualification de la Suisse ne fait aucun doute. Depuis le passage à 24 équipes en 2016, jamais une formation qui a cueilli 4 points lors du premier tour a été éliminée. "Nous avons fait un pas de plus", glisse Murat Yakin qui doit, bien sûr, conserver toutes les précautions d’usage dans son discours.

Mais mercredi soir, le sélectionneur avait, dans sa tête, validé cette qualification. "Nous n’aurons pas la pression de devoir gagner à tout prix dimanche contre l’Allemagne", lâche-t-il pour laisser penser que ce derby des voisins n’aura que le prestige comme enjeu, outre la première place du groupe que la Suisse peut obtenir avec un succès.

Ne pas jouer avec le feu

Murat Yakin n’a aucune raison de ne pas pratiquer dimanche un large turnover pour, en premier lieu, ne pas jouer avec le feu avec les quatre joueurs sous la menace d’une suspension pour le huitième de finale en cas d’un carton jaune : Silvan Widmer, Remo Freuler, Ricardo Rodriguez et Vincent Sierro. On rappellera que Vladimir Petkovic s’était brûlé les ailes lors de la Coupe du monde 2018.

Le Tessinois avait pris le risque de titulariser Fabian Schär, Stephan Lichtsteiner et Valon Behrami contre le Costa-Rica alors que la Suisse ne risquait pas vraiment sa peau dans ce dernier match de la phase de poules. Les deux premiers avaient été avertis pour suivre le funeste huitième de finale contre la Suède depuis les tribunes...

La mauvaise nouvelle ensuite : malgré le but extraordinaire de Xherdan Shaqiri, son dixième dans une phase finale, la copie rendue par l’équipe de Suisse lors de ce deuxième match ne fut pas celle espérée. Avec un Granit Xhaka pressé à chaque instant par l’admirable Scott McTominay, la Suisse n’a pas témoigné de la même maîtrise que samedi face à la Hongrie.

Comme la France deux jours plus tôt devant l’Autriche, les Suisses ont rencontré certaines difficultés dans le véritable combat proposé par les Ecossais. Fabian Schär, le plus vaillant d’entre eux, a ainsi dû jouer dès la 19e minute avec un nez cassé. Le Saint-Gallois a toutefois pu aller au bout d’une rencontre qu’il avait entamée de la pire des manières avec cet autogoal stupide à la 13e minute.

Xherdan Shaqiri irremplaçable

Célébré par le kop suisse lors de son demi-tour d’honneur déjà "traditionnel" d'avant-match, Murat Yakin a, lui, eu le nez fin avec son choix de lancer Xherdan Shaqiri dans la bataille. Si son autonomie n’a pas dépassé l’heure de jeu, le buteur a pleinement justifié la confiance de son sélectionneur.

Mais il serait étonnant que Murat Yakin persiste dans ce choix dimanche contre l’Allemagne où ses joueurs devront sans doute courir le plus souvent derrière le ballon. Après sa titularisation et son but, Xherdan Shaqiri acceptera sans doute plus volontiers le rôle de joker qui lui sera attribué pour la suite du tournoi. Mais le match de mercredi a rappelé une vérité : le seul joueur européen qui a toujours marqué au moins un but lors des six dernières phase finales disputées depuis 2014 demeure à 32 ans et demi tout simplement irremplaçable.

Murat Yakin a dix jours devant lui pour préparer ce huitième de finale que la Suisse devrait logiquement disputer à Berlin contre le deuxième du groupe B, celui de l’Espagne et de l’Italie. Le Bâlois sait que son équipe ne peut pas livrer la même performance que face à l’Ecosse pour espérer s’imposer.

Il sait aussi que ce match sera pour lui "le" match de vérité. S’il mène la Suisse vers la victoire, il aura fait oublier Vladimir Petkovic pour s’affirmer comme le plus grand sélectionneur de l’histoire. Lui le flambeur invétéré peut vraiment épouser un destin extraordinaire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Fabian Schär s'est cassé le nez mercredi soir

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Fabian Schär: une soirée à oublier... (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Fabian Schär fut bien le héros malheureux de l’Ecosse – Suisse de Cologne. Après son autogoal, le Saint-Gallois a eu l’infortune de se casser le nez.

Fabian Schär a expliqué au micro de « Blue Sport » qu’il s’est blessé à la 19e minute lors d’un choc avec Tony Ralston dans la surface écossaise. Malgré cette fracture, il est resté sur le terrain jusqu’au coup de sifflet final.

Comme la qualification de la Suisse est acquise à 99 %, Murat Yakin devrait le laisser au repos dimanche face à l’Allemagne pour le préserver avant le huitième de finale du samedi 29 juin. Avec Nico Elvedi et Cédric Zesiger, le sélectionneur possède de réelles alternatives en défense centrale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Euro 2024: un alléchant Espagne - Italie ce soir dès 21h00

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Lamine Yamal: les Italiens devront se méfier de lui (© KEYSTONE/AP/Petr Josek)

Trois matches de l'Euro 2024 figurent au programme aujourd'hui. L'affiche la plus alléchante opposera l'Espagne à l'Italie dès 21h00 dans le groupe B à Gelsenkirchen.

Ce derby du sud devrait offrir son lot d'émotions. Les deux pays ont entamé victorieusement le tournoi, l'Espagne en laminant la Croatie 3-0 et l'Italie, tenante du titre, en battant plus difficilement l'Albanie 2-1. Un match nul pourrait peut-être arranger les deux sélections...

Avant ce match, ce sera au tour des équipes du groupe C d'être en action. Dès 15h00 à Munich, la Slovénie (1 point) affrontera la Serbie (0). Cette dernière sera sous pression, car une deuxième défaite la laisserait dans une position difficile.

Ensuite, Francfort sera le théâtre dès 18h00 d'une partie entre le Danemark (1) et l'Angleterre (3). Les Three Lions, finalistes en 2021, ont assuré l'essentiel dans leur premier match, mais ils devront se montrer plus convaincants dans le jeu s'ils entendent aller loin dans le tournoi. Mais les Danois peuvent leur poser des problèmes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Murat Yakin: "Je peux vivre avec ce résultat"

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Murat Yakin (à droite) et Giorgio Contini à l'heure des hymnes. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

"Je peux vivre avec ce résultat !" Murat Yakin avait le sourire après le dur combat de son équipe contre l’Ecosse. Il sait que ce point vaut de l’or.

"Nous ne sommes pas encore en huitième de finale. Mais c’est vrai que nous avons fait un pas important avec ce 1-1", souligne le sélectionneur qui sait très bien qu’aucune équipe avec 4 points n’est restée en rade après la phase de poules dans un Euro à 24. "Il reste un match à jouer. Le fait de ne pas devoir le gagner à tout prix est, bien sûr, rassurant, poursuit-il. Je suis convaincu que nous aurons nos chances contre l’Allemagne."

Le but extraordinaire de Xherdan Shaqiri a, bien sûr, nourri les débats de cette conférence de presse. "J’ai toujours dit que Xherdan était l’homme des grands matches, des grands tournois. Il l’a encore prouvé ce soir, explique-t-il. Sur le but, il a fait la seule chose qu’il y avait à faire pour marquer. Mais ce n’est pas donné à tout le monde." Murat Yakin sait aussi que le timing de ce but fut capital. "Egaliser assez vite fut une bonne chose", sourit-il. "Si Shaq n’avait pas marqué dans le quart d’heure qui a suivi le but des Ecossais, nous aurions vraiment été dans le dur", convient pour sa part Manuel Akanji, désigné homme du match.

"J’ai exploité l’erreur adverse sur mon but, raconte enfin Xherdan Shaqiri. J’ai vu le gardien avancé. C’était clair dans ma tête : il fallait reprendre le ballon directement et l’enrouler au premier poteau. La frappe était parfaite. Je veux croire que ce but est magnifique..." Il n’est pas le seul.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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