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Économie

Les sénateurs acceptent d'abolir la taxe sur la valeur locative

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Le ministre des finances Ueli Maurer a réussi à faire passer l'un des points défendus par le Conseil fédéral dans la réforme du système d'imposition du logement (archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

L'impôt sur la valeur locative devrait disparaître. Le Conseil des Etats a accepté mardi par 20 voix contre 17 de réformer fondamentalement un système critiqué depuis de nombreuses années. Les résidences secondaires seraient exclues du projet.

La valeur locative existe depuis plus de cent ans en Suisse. Les tentatives pour abolir la taxe ont fait plusieurs fois chou blanc dans les urnes et au Parlement depuis le début des années 2000.

Dans le système actuel, la valeur locative est calculée selon le bénéfice théorique que le propriétaire tirerait de la location de sa maison, et ceci même s'il y habite. En contrepartie, les intérêts de la dette hypothécaire et les frais d'entretien et de rénovation de l’immeuble peuvent être déduits.

"Revenus fictifs"

L'abolition de la taxe aux niveaux fédéral et cantonal doit contribuer à réduire l’endettement des ménages privés, a expliqué Pirmin Bischof (Centre/SO) au nom de la commission. La Suisse est l'un des pays d'Europe où il est le plus élevé. C'est aussi le seul pays européen où la valeur locative est imposée comme un revenu.

Ces revenus fictifs ne doivent plus être taxés. L'Etat récompense ceux qui ont des dettes et punit ceux qui n'en ont pas, a souligné Pirmin Bischof. La valeur locative est perçue comme une injustice par de nombreuses personnes, a poursuivi Hannes Germann (UDC/SH). Beaucoup ne la comprennent pas, surtout lorsqu'ils ont payé leur maison, selon lui.

Le projet sur la table résout le problème. Les personnes qui ont remboursé leur prêt hypothécaire et qui veulent pouvoir mener une vie raisonnable ne seront pas pénalisées, a abondé Hans Wicki (PLR/NW).

Opposition

Plusieurs élus socialistes se sont opposés au projet. C'est un bricolage législatif mené sous la pression des lobbys impliqués dans le dossier, a affirmé Christian Levrat (PS/FR). Il n'a aucune chance devant les urnes. Vingt-et-un cantons demandent le statu quo. Il serait bon d'arrêter les frais, selon le Fribourgeois.

Le système actuel est juste et cohérent, a poursuivi Carlo Sommaruga (PS/GE). La réforme crée en revanche une inégalité de traitement encore plus forte entre les locataires et les propriétaires. En outre, selon la version retenue, le projet coûterait entre 700 millions et 1,6 milliard de francs à la Confédération.

Le Conseil fédéral soutient l'abolition de la taxe. Mais il faut un projet qui soit clair et qui puisse passer en référendum, a expliqué le ministre des finances Ueli Maurer. Le gouvernement aurait souhaité exempter les propriétaires qui possèdent une résidence secondaire de la taxe. Certains d'entre eux pendulent entre leurs deux logements, a plaidé Ueli Maurer, en vain.

Adaptation

Contre l'avis de sa commission, la Chambre des cantons a en revanche accepté par 28 voix contre 15 que les intérêts passifs présentant le caractère de frais d'acquisition du revenu soient déductibles, comme le souhaitait le Conseil fédéral. Une déduction des intérêts passifs à hauteur de 70% du rendement imposable de la fortune devrait être possible.

Le Conseil des Etats a accepté, comme le proposait le gouvernement, que les frais de rénovation énergétique puissent être déduits jusqu’en 2050 au plus tard, afin d'atteindre les objectifs climatiques.

La valeur locative est déterminée par l'autorité fiscale des cantons. Elle tient compte de critères tels que la surface habitable, l'emplacement, l'année de construction et le type d'habitat. En règle générale, la valeur locative représente au moins 60% de la valeur qui pourrait être obtenue si le bien était loué. Il en va de même pour les résidences secondaires.

Le dossier passe au Conseil national.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Économie

Réseaux sociaux au Sénat américain pour évoquer son influence sur les enfants

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TikTok réunit en majorité des ados. (© KEYSTONE/AP/KIICHIRO SATO)

Des représentants de TikTok, Snapchat et YouTube étaient auditionnés mardi par une commission sénatoriale américaine pour évoquer leur influence sur les enfants, qui sont de grands utilisateurs de ces plateformes.

Cette audition intervient quelques semaines après celle, devant la même commission au Commerce, de la lanceuse d'alerte Frances Haugen, qui a révélé, documents à l'appui, que des recherches internes à Facebook avaient montré que l'utilisation de son réseau social Instagram avait des effets néfastes sur une partie des adolescents qui l'utilisaient.

"TikTok, Snapchat et YouTube jouent tous un rôle majeur dans l'exposition des enfants à des contenus dangereux", a fait valoir la sénatrice Marsha Blackburn, qui co-préside la commission.

"Les réseaux sociaux peuvent offrir divertissement et opportunités éducatives", a écrit la commission en présentation de l'audition, "mais ces applications ont aussi été mal utilisées pour s'en prendre aux enfants et promouvoir des actes destructeurs, comme le vandalisme à l'école, des défis viraux qui font risquer la mort, le harcèlement, les troubles de l'alimentation, (...) et le détournement de mineurs."

De nombreux élus veulent légiférer pour inscrire dans les textes davantage de mesures protectrices des mineurs.

Snapchat a fixé à 13 ans l'âge minimum pour s'inscrire sur le réseau, tandis que TikTok et YouTube proposent des versions adaptées pour les plus jeunes, avec des filtres et des protections spécifiques.

TikTok

Dans sa déclaration introductive, le responsable des affaires publiques de TikTok, Michael Beckerman, a énuméré une série de dispositifs destinés à protéger enfants et adolescents. La version pour jeunes utilisateurs (TikTok for Young Users) de moins de 13 ans ne permet ainsi pas de poster des vidéos ou de commenter les vidéos postées par d'autres.

Pour les 13-16 ans, le réseau social interdit les retransmissions en direct (livestream) et associe, par défaut, à ces jeunes utilisateurs un compte privé, ce qui signifie qu'il ne peut être consulté que par des personnes autorisées par le détenteur du compte.

"Il est toujours possible d'aller plus loin en matière de protection des enfants et des adolescents", a reconnu Michael Beckerman, assurant que le groupe poursuivait ses efforts en ce sens.

TikTok a affirmé, fin septembre, compter désormais plus d'un milliard d'utilisateurs actifs (au moins une connexion par mois).

En début d'audition, la sénatrice Blackburn a mis en avant le fait que le réseau social était une filiale du groupe chinois ByteDance. Pour l'élue, TikTok donne aux autorités chinoises "accès à nos enfants".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Touristes attendus plus nombreux pour la saison hivernale

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Pour la prochaine saison hivernale, les voyageurs devraient être plus nombreux, de Suisse comme des pays étrangers voisins, estime le Centre d'études conjoncturelles. (© KEYSTONE/AP/Christian Murdock)

Le tourisme se remet doucement de la crise brutale infligée par la pandémie de coronavirus. Cet hiver, les voyageurs devraient être plus nombreux, de Suisse comme des pays étrangers voisins.

Les visiteurs en provenance de pays lointains manquent toujours à l'appel, mais une reprise s'est amorcée à la fin de l'été avec le retour de quelques Européens. Les autochtones restent toutefois "le pilier le plus important de l'industrie du tourisme" indique mardi le Centre d'études conjoncturelles (KOF) de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ).

L'été dernier, les nuitées ont été inférieures de 21% au niveau d'avant crise, grâce au fort soutien de la clientèle helvétique. La demande de l'étranger, même si elle s'améliore, est quant à elle restée à 60% en moyenne de son niveau d'avant la pandémie depuis juillet.

Bien que les touristes nationaux soient susceptibles de choisir de plus en plus des destinations étrangères pour leurs vacances d'hiver, le KOF s'attend à ce que leurs nuitées soient "nettement plus nombreuses que l'hiver dernier et probablement même plus nombreuses qu'avant la pandémie".

Contrairement à d'autres pays voisins, il n'est pas prévu que le certificat soit obligatoire pour les remontées mécaniques en Suisse et l'avancée des campagnes de vaccination devrait éviter de nouveaux confinements.

Le nombre de nuitées des hôtes en provenance des Emirats arabes unis, qui présente un taux de vaccination complète de 85% de la population âgée de douze ans et plus, a ainsi dépassé le niveau d'avant crise, de bon augure pour la suite. Selon le KOF, cela indique "qu'un niveau élevé d'immunisation, sa reconnaissance en Suisse et l'utilisation de campagnes publicitaires ciblées, peuvent assurer une reprise rapide de l'activité touristique".

La parahôtellerie plus résiliente

La parahôtellerie, qui englobe les appartements de vacances, les hébergements collectifs et les campings, s'est plus rapidement redressée que l'hôtellerie. Par rapport à 2019, les nuitées en camping ont été multipliées par 1,8 de janvier à juin 2021. "Ces valeurs élevées sont toutefois susceptibles de diminuer à nouveau lorsque la pandémie s'estompera et que la situation reviendra à la normale", estime le KOF.

Pour l'été 2022, le KOF s'attend à ce que le tourisme intérieur, qui était comparativement fort pendant les années de pandémie, diminue à nouveau, tout en restant à un niveau légèrement supérieur. Les flux touristiques en provenance d'Europe devraient quant à eux poursuivre "leur forte reprise" et dépasser légèrement le niveau pré-pandémique.

Les régions alpines devraient mieux s'en sortir que les villes, alors que le tourisme urbain souffre du déclin du tourisme d'affaires et du manque de touristes non européens.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

En nette hausse, UBS signe un troisième trimestre probant

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La banque UBS a vu ses recettes, sa rentabilité opérationnelle et son bénéfice net augmenter sensiblement au troisième trimestre. (archives) (© KEYSTONE/WALTER BIERI)

UBS n'a pas ressenti le traditionnel coup de mou saisonnier de l'été. Le numéro un bancaire helvétique a vu ses recettes, sa rentabilité opérationnelle et son bénéfice augmenter au troisième trimestre, dépassant les attentes des analystes interrogés par AWP.

Le bénéfice net s'est fixé à 2,28 milliards de dollars, en hausse de 8,9% sur un an, selon les indications fournies mardi par la grande banque.

Les recettes ont gonflé de 2,2% à 9,13 milliards de dollars, tandis que les charges d'exploitation ont reculé de 1,5% à 6,26 milliards. Le bénéfice avant impôts a bondi de plus de 11% à 2,87 milliards, porté par les principales divisions.

Entre juillet et septembre, les entrées nettes d'argent générateur de commissions se sont élevées à 19 milliards de dollars, pour une masse sous gestion totale de 4432 milliards.

Au troisième trimestre, le groupe a procédé à la dissolution de 14 millions de dollars pour risque de défaillance de crédit.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Nouvelle offensive des hackers russes, avertit Microsoft

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Microsoft met en garde contre de nouvelles cyberattaques de hackers russes (photo symbolique). (© KEYSTONE/STR)

Les hackers russes de nouveau à la manoeuvre ! Le groupe Nobelium, à l'origine d'une vaste attaque informatique aux Etats-Unis l'an dernier, mène une nouvelle offensive contre des organisations américaines et européennes, a averti le géant informatique Microsoft.

"Nobelium essaye de répliquer la stratégie utilisée lors d'attaques passées en visant des organisations qui font partie intégrante de la chaîne mondiale d'approvisionnement du secteur informatique", a écrit dimanche dans un billet de blog Tom Burt, vice-président chez Microsoft en charge de la sécurité clients. M. Burt précise que ces nouvelles attaques ont été décelées à partir de mai.

Depuis, Microsoft a averti plus de 140 "revendeurs" (des entreprises offrant des services de personnalisation pour l'usage de l'informatique à distance ou "cloud", ndlr) et fournisseurs de serveurs technologiques ayant été visés. Quatorze d'entre eux auraient vu leurs systèmes informatiques compromis.

Soutien de Moscou

Nobelium s'est fait connaître du grand public en 2020 pour le piratage massif de l'éditeur de logiciels de gestion informatique SolarWinds. Le groupe avait mené une vaste opération affectant jusqu'à 18'000 clients de SolarWinds et plus d'une centaine de sociétés américaines.

Microsoft et les autorités américaines accusent le gouvernement russe de soutenir ces pirates, ce que Moscou dément formellement. Le président américain Joe Biden avait imposé des sanctions financières à la Russie et expulsé des diplomates russes à la suite du piratage de SolarWinds.

"Cette activité récente est un nouvel indicateur que la Russie essaye de gagner un accès de long terme et systématique à divers points d'entrée de la chaîne logistique technologique et d'établir un mécanisme de surveillance - aujourd'hui ou à l'avenir - de cibles intéressant le gouvernement russe", affirme M. Burt.

Recrudescence

Cette opération s'inscrirait dans le cadre d'une recrudescence des attaques informatiques menées par Nobelium. Du 1er juillet au 19 octobre, Microsoft a ainsi informé 609 de ses clients de près de 23'000 attaques, un nombre infime d'entre elles ayant réussi. Entre juin 2018 et juin 2021, le groupe de Redmond a "seulement" recensé un total de 20'500 tentatives de piratage de la part de l'ensemble des acteurs étatiques.

Comme lors de leurs précédentes offensives, les hackers de Nobelium ont eu recours au hameçonnage ("phishing"). Cette méthode consiste à envoyer des courriels qui semblent authentiques mais contiennent des logiciels malveillants permettant d'accéder aux données des victimes.

Ils ont également eu recours au "password spraying", une technique utilisée par les pirates pour tenter d'infiltrer les comptes d'utilisateurs en testant des mots de passe courants. Microsoft a publié lundi une série de recommandations techniques pour aider ses clients à mieux se protéger contre les attaques de Nobelium.

Toujours plus sophistiquées

Selon Dan Ives, du cabinet WedBush Securities, la dernière offensive en date montre que "les attaques sophistiquées sont en hausse et ne faiblissent pas, après les attaques contre SolarWinds, Colonial Pipeline et d'autres attaques de grande envergure contre des entreprises et des gouvernements dans le monde".

Début mai, Colonial Pipeline, qui transporte près de la moitié des carburants consommés sur la côte Est des Etats-Unis, avait vu son réseau d'oléoducs paralysé par des pirates informatiques utilisant un rançongiciel, un programme qui exploite des failles de sécurité pour encrypter les systèmes informatiques et exiger une rançon pour les débloquer.

Après une action musclée du gouvernement, une partie de la rançon a pu être récupérée, ont assuré les autorités américaines en juin. "Les achats de logiciels et de plates-formes de cybersécurité se sont accélérés de manière globale, ce qui confirme notre analyse selon laquelle les dépenses de cybersécurité vont augmenter de 20% à 25% en 2022", indique M. Ives.

Les risques du "cloud"

L'expert estime que la migration de nombreux services informatiques vers le "cloud" accroît les besoins de protection des agences gouvernementales et des entreprises dans ce domaine.

"Nous pensons qu'il existe une perspective de croissance du secteur de la sécurité sur le 'cloud' de 200 milliards de dollars qui seront 'à saisir' lors des prochaines années pour les vendeurs possédant les solutions pour protéger des infrastructures critiques sur le 'cloud' d'un nombre croissant de menaces et d'attaques", affirme M. Ives.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

HSBC: légère hausse du bénéfice au 3e trimestre

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Nonobstant un ralentissement entre juillet et fin septembre, le bénéfice net de l'établissement britannique a été multiplié par trois sur les neuf premiers mois de l'année. (archive) (© KEYSTONE/AP/FRANCOIS MORI)

La banque HSBC a annoncé lundi une légère hausse de 4% de son bénéfice net au troisième trimestre 2021, et son patron a annoncé un programme de rachat d'actions de 2 milliards de dollars en promettant de solides performances pour l'avenir.

De juillet à septembre, HSBC a réalisé un bénéfice net de 3,543 milliards de dollars américains (3,243 milliards de francs), contre 3,369 milliards lors de la même période de 2020, a indiqué le groupe dans un communiqué. Sur les 9 premiers mois de 2021, le bénéfice net a triplé sur un an, à 10,8 milliards de dollars, grâce aux solides performances des deux premiers trimestres.

Toujours au troisième trimestre, le bénéfice avant impôts a plus que doublé, à 5,4 milliards de dollars, essentiellement grâce à des reprises de provisions pour pertes de créances.

"Même si nous restons prudents en raison des risques extérieurs, nous pensons que les faiblesses des récents trimestres sont derrière nous", a commenté le directeur général (CEO) du groupe Noel Quinn. Il s'est félicité d'une "robuste hausse des profits soutenue par de nouvelles reprises de provisions".

"Cette confiance, alliée à notre solide position en termes de capital, nous permet d'annoncer un rachat d'actions de jusqu'à deux milliards de dollars, qui devrait commencer prochainement", a-t-il annoncé.

Les revenus d'HSBC au troisième trimestre ont augmenté de 1% à 12 milliards de dollars, soutenus par des effets de change favorables mais pénalisés par les faibles performances dans les domaines de l'assurance-vie et de la banque privée notamment.

"Malgré ces facteurs, nous assistons à de bonnes performances dans des domaines d'intérêt stratégique comme la gestion de fortune et les produits financiers", a précisé la banque.

HSBC a récemment entamé une profonde réorganisation pour se focaliser sur l'Asie où il réalise 90% de son bénéfice, les marchés chinois et hongkongais étant ses fleurons. Il se désengage également d'activités ailleurs dans le monde.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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