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Suisse

Pas de taxe sur les billets d'avion

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Le Conseil national ne veut pas taxer les billets d'avion en Suisse pour compenser les émissions de CO2 (archives). (©KEYSTONE/CHRISTIAN MERZ)

Le Conseil national ne veut pas d'une taxe sur les billets d'avion pour compenser l'impact du trafic aérien sur le climat. Il a rejeté lundi par 93 voix contre 88 et 8 abstentions une proposition en ce sens lors de l'examen de la loi sur le CO2.

Le trafic aérien a un impact considérable sur le climat. Il représente plus de 18% de l'impact climatique causé par l’homme en Suisse, a expliqué Eric Nussbaumer (PS/BL). Or, en Suisse, l'industrie aéronautique n'est pas touchée par les mesures de lutte contre le réchauffement climatique.

Une taxe d'incitation serait la solution, a-t-il défendu. D'autant plus que les Suisses voyagent deux fois plus que les habitants des pays voisins à des prix extrêmement bon marché, a ajouté Lisa Mazzone (Verts/GE). Malgré le soutien d'une partie du PDC, du PVL et du PBD, l'idée de taxer les billets d'avion a fait long feu.

Ajouter une taxe ne fera rien de plus qu'affaiblir les compagnies suisses face à la concurrence étrangère, a craint Christian Imark (UDC/SO). Il ne faut pas charger la barque.

La taxe aurait été prélevée dès 2022. Elle se serait montée à 30 francs au maximum pour les vols en Europe et 50 francs pour les vols intercontinentaux.

Taxe sur les carburants

Le National s'est aussi prononcé sur la part des compensations d'émission de CO2 requise des importateurs de carburants. La part à réaliser devrait atteindre 90% en 2030, dont 20% au minimum en Suisse en 2030. Le Conseil fédéral avait prévu au minimum 15%. Il souhaitait aussi qu'au minimum 5% des émissions soient compensées par l’utilisation des carburants renouvelables, mais le plenum n'en a pas voulu.

Dans ce contexte, le prix de l'essence devrait augmenter. Le National a fixé à 8 centimes par litre au maximum la majoration. Ce seuil est réaliste, a relevé Stefan Müller-Altermatt (PDC/SO). Hans Grunder (PBD/BE) aurait voulu une limite à 13 centimes.

Une minorité UDC et PLR a tenté de fixer le seuil à 5 centimes par litre. Si l'essence renchérit, il faudra s'attendre à un référendum et à un non du peuple, a prévenu Christian Imark, se référant une fois de plus aux gilets jaunes français.

Le National est resté cohérent avec la décision prise la semaine dernière sur l'accord avec l'Union européenne visant à coupler les systèmes suisse et européen d'échange de quotas d'émission. La taxe sur le CO2 sera remboursée aux exploitants d'installations qui participent au système comme proposé par le Conseil fédéral.

Sanctions réduites

Le National a aussi divisé par deux le montant des sanctions pour les importateurs de carburants qui ne remplissent pas leurs obligations en matière de compensation des émissions de CO2. Il devrait se monter à 160 francs par tonne de CO2 non compensé.

Les exploitants d'installations et les compagnies aériennes devront verser à la Confédération 125 francs par tonne d'équivalent C02 à la Confédération pour les émissions non couvertes par des droits d'émission. Le Conseil fédéral avait prévu un montant de 220 francs. Ces deux propositions émanaient du PLR, largement soutenu par l'UDC.

Plusieurs décisions

La semaine dernière, le Conseil national a décidé à une voix près de fixer la limite du réchauffement planétaire à 1,5 degré au lieu de 2 degrés. Mais il a pris plusieurs autres décisions rendant la loi moins contraignante.

Si l'objectif reste une baisse de moitié des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 par rapport à 1990, le conseil a renoncé de justesse à fixer un objectif de réduction en Suisse. Le gouvernement proposait que 60% des mesures de compensation soient nationales.

Le National a également remplacé les objectifs de réduction dans la loi par la notion plus générale de valeur indicative. Les nouvelles voitures de tourisme ne devraient pas dépasser la valeur moyenne de 95 grammes de CO2 par kilomètre entre 2021 et 2024.

Le Conseil national refuse aussi de faire un geste en faveur des voitures électriques. Pas question que les importateurs puissent ne pas compter ce type de véhicules dans leur parc de véhicules neufs.

Le Conseil national terminera mardi la discussion sur la loi sur le CO2, qui doit permettre à la Suisse de respecter les engagements de l'Accord de Paris. Le dossier passera ensuite aux mains du Conseil des Etats.

 

(KEYSTONE-ATS)

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Suisse

Travail à temps partiel: les rôles traditionnels ont la peau dure

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Un sondage vient conforter les stéréotypes, qui ont la peau dure. (© KEYSTONE/CHRISTOF SCHUERPF)

Selon un sondage sur le travail à temps partiel, une majorité des personnes interrogées est encore attachée au rôle de l'homme comme pourvoyeur principal de la famille. A gauche, on préfère une répartition égalitaire du travail rémunéré.

Pour les personnes interrogées, le taux de travail idéal pour un père qui a des enfants scolarisés est de 80%, peut-on lire lundi dans le sondage de l'institut privé Sotomo. Pour les mères, le pourcentage idéal est de 60% aux yeux des femmes interrogées. Les hommes le situent eux à 50%.

Répartition égalitaire du travail rémunéré

Les personnes diplômées de l'enseignement supérieur, les jeunes, ainsi que les personnes plus proches des partis de gauche, préfèrent une répartition égalitaire du travail rémunéré.

Dans la pratique, les mères d'enfants à charge travaillent en moyenne à 55%, les pères à 91%. Les couples et les parents proches des partis de gauche ne travaillent pas moins que ceux proches de l'UDC. De même, les personnes proches de l'UDC ont indiqué le taux d'occupation le plus bas (56%) dans le cas où elles seraient financièrement à l'abri du besoin.

Toutefois, sur cette question, les différences entre les camps politiques sont relativement faibles - en moyenne, les personnes interrogées souhaiteraient travailler trois jours par semaine si l'argent ne jouait aucun rôle.

Positions contradictoires

Dans l'ensemble, les auteurs de l'étude ont constaté chez les personnes interrogées "un champ de tensions considérable" concernant leur attitude vis-à-vis du travail à temps partiel. Ainsi, une majorité est d'avis qu'en raison de la pénurie de main-d'½uvre qualifiée, il faudrait en fait travailler davantage. De même, plus de deux tiers des personnes interrogées estiment "qu'en Suisse, nous travaillons trop".

Cette tension conduit à des revendications politiques apparemment contradictoires. Ainsi, les personnes interrogées sont majoritairement favorables à une place de crèche garantie pour tous et à un soutien financier des parents qui gardent eux-mêmes leurs enfants. "La population se prononce en faveur du soutien des familles, indépendamment de l'effet sur la participation au marché du travail", écrivaient les auteurs de l'étude.

Ces derniers interprètent également comme favorable aux familles le net oui à la semaine de quatre jours : environ deux tiers des personnes interrogées soutiennent une telle réduction de la semaine de travail régulière.

La pression sur les mères passe mal

Selon l'étude, l'exigence récemment accentuée de faire face à la pénurie croissante de main-d'½uvre qualifiée en augmentant le taux d'activité des mères a du mal à passer. Il s'agirait même du groupe que les personnes interrogées mettraient en dernier lieu à contribution.

En revanche, les personnes travaillant à temps partiel et sans enfant suscitent certaines réserves. Ainsi, près de 50% des sondés sont d'avis que les travailleurs à temps partiel sans enfant devraient augmenter leur taux d'occupation afin de contrecarrer la pénurie de main-d'½uvre qualifiée.

En outre, une nette majorité s'est prononcée pour que les travailleurs à temps partiel qui gagnent en réalité bien leur vie n'aient pas droit à des avantages, par exemple en ce qui concerne les frais de garderie ou les primes d'assurance maladie.

Dans le cadre de l'étude, plus de 2000 personnes ont été interrogées à la fin de l'an dernier. Les résultats sont représentatifs pour la population qui parle les langues nationales en Suisse alémanique et en Suisse romande.

L'étude a été réalisée par l'institut de recherche privé Sotomo en collaboration avec l'initiative geschlechtergerechter.ch. Cette organisation veut lancer un débat non dogmatique sur les questions de genre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Début des travaux d'extension du Muséum d'histoire naturelle

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Le Muséum de Genève est le plus grand musée d'histoire naturelle de Suisse avec des collections comprenant plus de 15 millions de spécimens (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le chantier d'extension du Muséum d'histoire naturelle de Genève s'est ouvert lundi. Les travaux sont programmés de 2023 à 2027. Ils impliqueront la fermeture de l'institution au public durant toute l'année 2024, précise la Ville de Genève dans un communiqué.

Le chantier consiste en la construction d'une nouvelle aile qui sera consacrée à la conservation des immenses et riches collections du musée. L'institution compte aujourd'hui plus 15 millions de spécimens, référencés sur 30 kilomètres de rayonnages. Un nouvel aménagement pour les accueillir "était devenu indispensable".

Le transfert des collections dans la nouvelle aile impliquera une réorganisation partielle des bâtiments existants. L'accueil du public sera amélioré et un nouvel espace dédié aux expositions temporaires sera créé. A l'extérieur, le parvis sera rénové et le parc qui entoure le musée sera repensé.

Le muséum va aussi profiter du chantier pour s'engager dans la transition énergétique. Une centrale photovoltaïque verra le jour et les toitures seront végétalisées. Les besoins en chaleur du nouveau bâtiment seront entièrement assurés par des énergies renouvelables, indique la Ville de Genève.

L'année prochaine, quand le musée sera fermé aux visiteurs, l'institution organisera des activités hors les murs et offrira au public des rendez-vous en ligne. Le Muséum de Genève est le plus grand musée d'histoire naturelle de Suisse et le musée le plus fréquenté de Genève.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Opération de secours de haute voltige dans les Alpes vaudoises

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Plusieurs tentatives de sauvetage par hélicoptère ont échoué. Les quatre skieurs-alpinistes en détresse ont finalement été secourus grâce à une opération terrestre (archive). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Quatre skieurs-alpinistes qui se trouvaient en mauvaise posture près de la pointe d'Aufalle, au-dessus d'Ovronnaz (VS) dans les Alpes vaudoises, ont été secourus dimanche lors d'une opération de haute voltige. Ils sont sains et saufs.

La centrale d'intervention de la Rega a été alertée vers 14 heures, afin de secourir le groupe qui était bloqué dans une paroi rocheuse. Plusieurs tentatives de les récupérer par hélicoptère ont d'abord échoué en raison du mauvais temps, raconte la Garde aérienne suisse de sauvetage dans un communiqué.

Le Secours alpin suisse (SAS) a alors pris le relais pour une intervention terrestre. La colonne de Villars (VD) du SAS a mobilisé huit spécialistes qui sont intervenus depuis le fond du vallon de Nant. Les sauveteurs ont été transportés près du lieu d'intervention en motoneige par une personne privée. Un paysan de montagne a lui mis à disposition un espace chauffé.

Comme il était impossible de communiquer par téléphone en raison de l'absence de réseau, deux secouristes sont restés dans la vallée pour relayer les messages radio jusqu'au quartier général du dispositif à Villars. Sur la barre rocheuse, la descente des personnes en détresse devait s'effectuer en partie au-dessus d’un surplomb rocheux de 80 mètres, par mauvaise visibilité. Les skieurs ont finalement été extraits vers minuit et accompagnés en lieu sûr.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Une centaine de personnes demandent la libération d'Abdullah Ocalan

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La marche qui demande la libération du leader kurde Abdullah Ocalan doit arriver à Bâle vendredi. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, une centaine de personnes ont participé, lundi, à une marche jusqu'à Coppet (VD) pour alerter l'opinion sur le sort du leader et fondateur du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) Abdullah Ocalan, emprisonné depuis 23 ans en Turquie.

La marche ira par étapes jusqu'à Bâle. Elle doit arriver dans la cité rhénane vendredi. Beaucoup de participants portaient une chasuble avec le portrait du dirigeant kurde imprimé sur le dos. Ils brandissaient également des drapeaux à son effigie ou l'étendard du PKK.

Abdullah Ocalan milite pour une solution politique à la question kurde. Aujourd'hui, il se trouve à l'isolement sur une île turque. Pour la Société démocratique kurde de Genève, de telles conditions de détention sont contraires aux conventions internationales sur la protection des droits des prisonniers.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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