Rejoignez-nous

Suisse

Le Conseil fédéral défend la nouvelle loi sur les produits du tabac

Publié

,

le

L'initiative "enfants et jeunes sans publicité pour le tabac" constitue une atteinte à la liberté de commerce, a affirmé jeudi Alain Berset. Le Conseil fédéral lui oppose le contre-projet indirect. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

L’initiative pour "des enfants et jeunes sans publicité pour le tabac" va trop loin pour le Conseil fédéral. En vue de la votation du 13 février 2022, le ministre de la santé défend la nouvelle loi sur les produits du tabac en tant que contre-projet indirect.

Bien que le Conseil fédéral et le Parlement veuillent eux aussi mieux protéger les jeunes "contre les effets néfastes du tabagisme", ils estiment que l'initiative populaire va trop loin. Ils lui opposent la nouvelle loi sur les produits du tabac qu'Alain Berset est venu soutenir jeudi devant les médias.

Le Conseil fédéral et le Parlement recommandent de rejeter l'initiative. "Ils estiment qu'elle constitue une atteinte à la liberté de commerce parce qu'elle ne tient pas assez compte des intérêts des entreprises, de la presse écrite, des manifestations culturelles ou sportives qui profitent de publicités ou de parrainage de l'industrie du tabac", a déclaré M. Berset.

L'alternative recommandée par Berne, adoptée en octobre dernier par les Chambres, veut, à l’échelon fédéral, harmoniser l'interdiction de la publicité pour les produits du tabac et la cigarette électronique sur les affiches et au cinéma. A l'heure actuelle, seuls 17 cantons interdisent la publicité pour le tabac sur les affiches et 6 cantons dans les cinémas.

Selon la nouvelle loi, les multinationales du tabac ne pourraient plus distribuer gratuitement des cigarettes ni parrainer des manifestations internationales en Suisse. En revanche, la publicité dans les kiosques et la presse ainsi que sur Internet resterait autorisée, sauf si elle cible les mineurs. Le parrainage de manifestations nationales serait lui aussi toujours permis.

Gratuits et réseaux sociaux ciblés

La loi sur les produits du tabac peut entrer en vigueur quel que soit le résultat de la votation sur l’initiative, pour autant qu'aucun référendum ne soit saisi, a précisé Alain Berset. Le délai référendaire court jusqu'au 20 janvier 2022.

"Le Conseil fédéral avait souhaité au départ une législation plus restrictive. Le Parlement en a beaucoup discuté et s'est arrêté sur le projet qui existe aujourd'hui et qui est maintenant soutenu par les autorités", a rappelé le Fribourgeois.

Les initiants reprochent à cette nouvelle loi d'autoriser la publicité dans les journaux gratuits ou sur les réseaux sociaux, là où les jeunes sont présents. Ils veulent interdire toute forme de publicité pour le tabac qui peut atteindre les enfants ou les adolescents dans la presse, sur des affiches ou Internet, au cinéma, dans les kiosques ou lors de manifestations.

L'initiative admet cependant la publicité qui ne cible que les adultes ou est inaccessible aux mineurs. Elle exige aussi que la Confédération et les cantons contribuent à promouvoir la santé des enfants et des adolescents, sans la limiter à la prévention du tabagisme.

Un Suisse sur quatre fume

En comparaison internationale, la Suisse reste l'un des pays qui limitent le moins l'accès à la cigarette pour les jeunes, reconnaissent les autorités. "En ce qui concerne la publicité pour le tabac, la Suisse n'est de loin pas un des pays qui réglementent le plus". L'Union européenne interdit quant à elle déjà ce type de publicité sur Internet ou dans la presse ou lors de manifestations nationales.

A l'heure actuelle, environ une personne sur quatre fume en Suisse, soit quelque 2 millions de personnes, dont quelque 100'000 adolescents entre 15 et 19 ans. Des recherches sur les effets de la publicité pour le tabac démontrent que celle-ci augmente la probabilité que les jeunes se mettent à fumer, soulignent les autorités.

Le tabagisme peut causer un infarctus ou plusieurs maladies telles que le cancer. Quelque 9500 décès prématurés par an sont attribués à la consommation de tabac. Selon plusieurs études, les coûts du tabagisme à la charge de la santé publique et de l’économie se montent à 4 à 5 milliards de francs par an, dont 3 milliards représentent le coût des traitements médicaux.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

Groupe Minoteries grignote un peu de bénéfice

Publié

le

GMSA a vu ses ventes et son bénéfice augmenter en 2025 (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le groupe alimentaire vaudois Groupe Minoteries (GMSA) a vu ses recettes s'accroître l'an passé, tandis que son bénéfice s'est légèrement accru. Les ventes ont totalisé 151,9 millions de francs, soit une hausse de 4,7%.

Dans son rapport annuel, le groupe basé Granges-près-Marnand se réjouit d'afficher "un chiffre d'affaires en croissance et ce malgré un contexte exigeant sur le marché de la farine panifiable", pointant "les surcapacités dans la branche ainsi que les différences de prix entre les céréales indigènes et importées qui n'ont jamais été aussi grandes".

L'entreprise indique avoir transformé 123'292 tonnes de matières premières végétales sur ses différents sites, ce qui correspond à un recul de 1,7%. "La réduction des volumes de farine est due à un transfert de production d'un de nos clients à l'étranger ainsi que de la modification des tarifs douaniers pour les farines techniques", justifie-t-elle.

Le bénéfice d'exploitation (Ebit) a progressé de 9,1% à près de 5,9 millions quand le bénéfice net a grappillé 0,8% à 5,4 millions. "Cette solide performance est le fruit de l'intégration de deux nouvelles structures qui ont rejoint le groupe cette année (Moulin du Valais et Schweizerische Schälmühle E. Zwicky)", selon le document.

Le conseil d'administration proposera lors de la prochaine assemblée générale un dividende stable de 11 francs par action.

Année de transition

Pour 2026, le groupe vaudois mise sur une stabilisation du volume de production de la branche. De plus, le conseil d'administration prévoit de "procéder à une revue de la stratégie et l'adapter, si nécessaire, en vue de l'horizon 2030".

Suite à l'acquisition de l'entreprise thurgovienne, qui fabrique notamment des mueslis et du granola, "de nouvelles synergies sont possibles. Des réflexions d'optimisation sont en cours d'évaluation avec comme objectif une mise en place dans le courant 2027", L'année 2026, qualifiée "de transition", "sera très importante pour définir la structure future de notre groupe".

Groupe Minoteries anticipe une croissance du chiffre d'affaires, tandis que le bénéfice d'exploitation devrait se maintenir au niveau de 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Suisse

Bénéfice net en hausse pour TX Group en 2025

Publié

le

Si TX Group a vu son bénéfice net bondir l'an dernier, ses revenus se sont en revanche contractés (archives). (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

TX Group a pu accroître sa rentabilité l'an passé, malgré des revenus en repli. Le groupe zurichois de médias a dégagé un bénéfice net de 36,6 millions de francs, 17,6% de plus qu'un an auparavant. Un dividende réhaussé de 80 centimes à 4 francs par titre est proposé.

Sur l'exercice sous revue, le chiffre d'affaires s'est contracté de 7,3% au regard de 2024 à 873,1 millions de francs, écrit mercredi TX Group. Le groupe zurichois explique le tassement du fait d'un marché de l'emploi exigeant pour le portail d'annonces JobCloud, du recul persistant du marché publicitaire traditionnel en Suisse, d'un environnement difficile pour la diffusion de la publicité numérique et de la baisse des revenus de la presse écrite, due notamment à la fermeture du centre d'impression de Lausanne.

L'évolution en matière de rentabilité s'est révélée plus favorable, le résultat opérationnel avant intérêts et impôts (Ebit) ayant plus que doublé (+103,8%) à 38,8 millions de francs. La marge correspondante s'est améliorée, passant en l'espace d'un de 2,0 à 4,4%. Alors que des éléments exceptionnels avaient pesé sur la performance en 2024, l'embellie illustre aussi une gestion rigoureuse des coûts.

L'Ebit ajusté s'est établi à 102,0 millions de francs, soit un niveau inférieur aux 103,5 millions affichés en 2024. La marge afférente est passée de 11,0 % à 11,7%.

Le Conseil d'administration propose à l'assemblée générale de distribuer un dividende de 4,00 francs par action. L'an dernier, les actionnaires s'étaient vu offrir un dividende ordinaire de 4,80 francs par titre.

Départ au sein du conseil d'administration

En parallèle à sa performance 2025, le groupe zurichois fait part du départ de l'administratrice Pascale Bruderer, laquelle renonce à solliciter un nouveau mandat lors de la prochaine assemblée générale, après avoir oeuvré six ans au sein de l'organe de surveillance. Mme Bruderer souhaite se concentrer sur d'autres projets, explique TX Group.

Pour lui succéder, le conseil d'administration soumettra à ses propriétaires la candidature des Christian Osterland. Citoyen allemand né en 1991, il apporte une solide expérience dans le domaine des annonces et places de marché, à la faveur de ses responsabilités depuis 2015 dans la société d'investissements General Atlantic. Auparavant, il a notamment travaillé pour la banque d'investissement américaine JP Morgan à Londres.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Suisse

Stadler Rail double son bénéfice en 2025

Publié

le

Stadler Rail a présenté une solide performance l'an dernier, le bénéfice net du fabricant thurgovien de matériel ferroviaire ayant quasiment doublé (archives). (© KEYSTONE/TI-PRESS/SAMUEL GOLAY)

Stadler Rail a nettement amélioré ses résultats l'an passé, malgré l'impact des inondations à Valence, la situation économique en Allemagne et la force du franc. La direction du fabricant de matériel ferroviaire confirme ses prévisions et relève son dividende.

En 2025, le chiffre d'affaires de Stadler Rail a augmenté de 13% pour atteindre 3,7 milliards de francs, rapporte mercredi dans un communiqué l'entreprise basée à Bussnang, en Thurgovie.

Les entrées de commandes ont baissé de 6,4 à 6,1 milliards l'année dernière. Le carnet de commandes a en revanche augmenté pour atteindre plus de 32 milliards de francs, contre 29,2 milliards en 2024.

Le résultat d'exploitation (Ebit) a bondi à 160,6 millions, contre 100,5 millions un an plus tôt. La marge correspondante a progressé de 3,1 à 4,4%.

Au final, le bénéfice net a presque doublé pour atteindre 100,7 millions de francs. Le résultat 2025 reste affecté par les conséquences des inondations à Valence. De plus, la situation économique en Allemagne et la force du franc ont eu un impact. Cependant, les mesures de rattrapage mises en oeuvre après les inondations en Espagne ont commencé à porter leurs fruits et ont conduit à une nouvelle amélioration au second semestre.

Le chiffre d'affaires et les entrées de commandes dépassent les attentes des analystes contactés par AWP. Ces derniers tablaient sur des recettes de 3,6 milliards de francs et des entrées de commandes de 4,9 milliards. Par contre, le bénéfice net, estimé à 120 millions, se situe en dessous.

Pour l'exercice 2026 et les années suivantes, Stadler confirme ses prévisions d'un chiffre d'affaires nettement supérieur à 5 milliards de francs. Grâce à un carnet de commandes bien rempli, à une augmentation de la production et au programme d'efficacité mis en place en Allemagne, une marge Ebit supérieure à 5% est attendue cette année. La direction prévoit de pouvoir augmenter cette marge à moyen terme entre 6 et 8%.

Le conseil d'administration a l'intention de proposer à l'assemblée générale un dividende de 50 centimes par action au titre de l'exercice 2025, relevé de 20 centimes par rapport à l'année précédente.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Suisse

Le patron de Swatch Group a vu son salaire diminuer en 2025

Publié

le

Alors que Swatch Group a vu son bénéfice net dégringoler l'an dernier, les dirigeants de l'horloger biennois, dont le patron Nick Hayek, ici à l'image, ont vu leur rémunération diminuer (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Le directeur général du groupe horloger Swatch, Nick Hayek, a vu son salaire reculer l'année dernière, à 4,7 millions de francs, contre 5,0 millions en 2024. L'ensemble de la direction générale a elle gagné 20,6 millions, après 22,8 millions un an plus tôt.

L'enveloppe pour les sept membres du conseil d'administration est passée de 4,1 millions de francs à 3,9 millions, selon le rapport annuel paru mercredi. A la présidence, Nayla Hayek a reçu 3,0 millions contre 3,3 millions en 2024.

En 2025, l'horloger a connu une nouvelle année compliquée avec un bénéfice net chutant à 25 millions de francs, contre encore 219 millions en l'année antérieure. Le groupe attribue le phénomène au renoncement délibéré à recourir au chômage partiel, en dépit d'une sous-utilisation des capacités de production, de manière à pouvoir profiter d'une reprise le moment venu.

Il se montre toutefois optimiste quant à celle-ci, parlant d'une "forte accélération" au cours du quatrième trimestre avec une hausse du chiffre d'affaires de 7,2% "dans tous les segments de prix et partout dans le monde".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Taureau

Les occasions de vous distinguer s’enchaînent, attisant votre envie de peaufiner votre look et d’oser des changements plus visibles.

Les Sujets à la Une