Rejoignez-nous

Suisse

Le National ne veut pas interdire la collecte payée de signatures

Publié

,

le

Les trois initiatives parlementaires voulant interdire la récolte de signatures payées ont été refusées (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La collecte rémunérée de signatures pour les initiatives populaires et référendums ne doit pas être interdite. Le National a enterré mercredi par 123 voix contre 66 des textes écologistes demandant un tour de vis, suite au scandale des faux paraphes.

L'affaire des signatures falsifiées lors de collectes pour des initiatives populaires ou des référendums a éclaté à l'automne 2024. Les médias ont alors révélé que des entreprises commerciales étaient soupçonnées d'avoir falsifié des signatures. Par la suite, de nouvelles pratiques abusives ont été découvertes.

Plusieurs plaintes pénales ont été déposées. La Confédération a pris de premières mesures en matière de contrôle et de monitorage. La Chancellerie fédérale a élaboré un code de conduite pour les comités d'initiatives et les organisations de récoltes de signatures, misant sur une autorégulation de la branche. Le scandale a également fait vivement réagir les élues et les élus de tous bords sous la Coupole fédérale.

Interdire la récolte rémunérée

Les Vert-e-s voulaient interdire toute démarche ayant pour but d'obtenir un revenu lié à la récolte ou à la remise de signatures, nécessaires à l'aboutissement d'une initiative populaire ou d'un référendum populaire. Les récoltes organisées ou effectuées par des personnes exerçant une activité salariée auprès d'organisations parties prenantes des comités d'initiative ou référendaires ne sont pas concernées par cette interdiction.

Malheureusement, depuis quelques années, la récolte de signature rémunérée s'est considérablement développée, donnant lieu à un véritable marché de signatures. Des organisations à but lucratif se placent alors en chantre de la démocratie, employant des personnes pour récolter des signatures, rémunérées à la griffe, estime le groupe écologiste dans son texte.

Le but n'est plus d'expliquer à la population, mais d'obtenir le plus de signatures possible, a critiqué Delphine Kloppfenstein Broggini (Vert-e-s/GE). "Les entreprises recrutent des personnes qui n'ont aucun lien avec le sujet. On laisse la place à une logique mercantile qui n'a rien à voir avec l'idéal démocratique."

Cette prime à la signature a notamment pour conséquence le recours à des arguments simplistes, voire mensongers afin de récolter le plus grand nombre de signatures, ceci le plus rapidement possible, a avancé la Genevoise.

Trop loin

Une interdiction de la récolte rémunérée de signatures irait trop loin, a estimé Peter Schilliger (PLR/LU) au nom de la commission. La mise en ½uvre de l'initiative impliquerait de faire une distinction entre les organisations récoltant des signatures à titre lucratif et les autres, ce qui ne serait guère possible à ses yeux. Elle considère en outre qu’il y aurait de nombreuses possibilités de contourner l’interdiction.

Une autre initiative verte demandait l'obligation de disposer d'une autorisation pour récolter des signatures à titre professionnel. Le National l'a refusée pour les mêmes raisons par 121 voix contre 66.

Le socialiste tessinois Bruno Storni proposait lui que le nom de la personne responsable de la récolte de signatures figure sur la liste concernée. Cela impliquerait par exemple que des signatures valables seraient considérées comme non valables dès lors que le nom de la personne responsable de la liste n’est pas indiqué correctement. Là encore, le plénum n'en a pas voulu.

Les initiatives parlementaires ont été soutenues par différentes minorités de la commission, qui considèrent que les nombreux cas de falsification survenus nuisent à la confiance dans la démocratie et qu’il convient d’examiner d’urgence l’opportunité de prendre des mesures législatives.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Suisse

Crans-Montana: tous les patients suisses sont rentrés chez eux

Publié

le

Tous les Suisses soignés à l'étranger sont rentrés chez eux (archives) (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Une partie des blessés de l'incendie de Crans-Montana a été prise en charge dans des cliniques à l'étranger. Entre-temps, tous les patients résidant en Suisse ont pu être rapatriés, indique la Confédération mardi.

Au total, 22 personnes résidant en Suisse ont été rapatriées depuis l'étranger, a annoncé l'Office fédéral de la protection de la population (OFPP). Elles faisaient partie des 38 blessés pris en charge dans des hôpitaux en Belgique, en Allemagne, en France et en Italie à la suite de l'incendie survenu le 1er janvier.

Un comité médical rattaché à l'OFPP a coordonné le rapatriement sur le plan opérationnel. Il a été dissous après les retours des blessés.

La plupart des blessés ont tout été admis dans des hôpitaux de Suisse romande ainsi qu’à la clinique Suva de Sion, afin que la rééducation et la poursuite du traitement puissent se dérouler à proximité du lieu de vie des patients.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

Le pétrole fait grimper les prix à la production et à l'importation

Publié

le

Les prix à la production et à l'importation en Suisse ont accéléré en avril sur un mois. (archive) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les prix à la production et à l'importation en Suisse ont accéléré en avril sur un mois, essentiellement en raison de la flambée des prix des hydrocarbures avec la guerre au Moyen-Orient.

"Les prix ont augmenté avant tout pour les produits pétroliers et les hydrocarbures. Des hausses de prix ont également été observées pour les métaux et les produits semi-finis en métaux", ont indiqué mardi les experts de l'Office fédéral de la statistique (OFS) dans un communiqué.

L'indice des prix à la production et à l'importation (PPI) a progressé en avril de 0,8% sur un mois à 100,5 points. Sur un an, l'indicateur a par contre enregistré une baisse de 2%.

Les prix à la production ont augmenté de 0,2% sur un mois, alors que ceux à l'importation ont enregistré un bond de 2,3%.

En mars, le PPI avait accéléré de seulement 0,2% en glissement mensuel et reculé de 2,7% par rapport au même mois de 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Économie

Bonne situation financière pour le deuxième pilier en 2025

Publié

le

La situation financière de la prévoyance professionnelle en Suisse est stable grâce à de bons rendements (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI)

Grâce à de bons placements, 2025 a été une bonne année pour le deuxième pilier, pour la troisième fois consécutive. Les caisses de pension ont affiché un taux de couverture plus élevé. Les assurés ont aussi perçu des intérêts plus élevés sur leurs avoirs.

Les taux de couverture des institutions de prévoyance professionnelle atteignaient en moyenne 117,1% l'année dernière, contre 114,7 % en 2024, a indiqué mardi la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle (CHS PP). Seules quelques institutions sans garantie étatique et sans assurance complète étaient sous-couvertes.

Les assurés actifs ont aussi profité de ces bons rendements. Fin 2025, ils ont perçu un taux d'intérêt moyen de 4,33% sur leurs avoirs de vieillesse (3,76% fin 2024).

Malgré ces bons résultats, la CHS PP reste prudente. Les conflits géopolitiques et les incertitudes économiques provoquent de plus fortes fluctuations sur les marchés. Mais la plupart des institutions de prévoyance sont bien préparées grâce aux réserves constituées, rassure la commission.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Suisse

Fenaco a pu accroître sa rentabilité l'an dernier

Publié

le

La coopérative agricole bernoise Fenaco est parvenue à accroître sa rentabilité l'an dernier. (archive) (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Fenaco est parvenu à accroître sa rentabilité l'an dernier, malgré des coûts en hausse et des ventes en repli pour une 3e année consécutive.

Le groupe agricole coopératif, qui contrôle notamment les détaillants Landi et Volg, a dégagé un résultat opérationnel avant intérêts et impôts (Ebit) de 110,6 millions de francs, 3,2% de plus qu'en 2024, indique mardi le groupe établi à Berne. Alors que l'exercice 2026 s'annonce difficile, des économies sont prévues.

La marge Ebit s'est quant à elle maintenue à 1,5%, un niveau identique à celui affiché en 2024, écrit mardi le groupe établi à Berne. précédente. Le taux de fonds propres a continué de progresser pour atteindre 66,5%, contre 65,6 % l'année précédente.

Sur l'exercice sous revue, le chiffre d'affaires net a légèrement reculé de 1,1% au regard de 2024, à 7,21 milliards de francs. Les membres devraient profiter davantage de la marche des affaires: au total, 36,3 millions de francs seront reversés aux coopératives Landi ainsi qu'aux agriculteurs et agricultrices directement. Cela représente une augmentation de 1,7% par rapport à l'année dernière.

Résultat stable attendu pour 2026

Les quatre secteurs d'activité - l'agriculture avec les semences et les aliments pour animaux, l'industrie alimentaire, avec Ramseier, le commerce de détail, avec Volg et Landi, ainsi que l'énergie, avec Agrola, ont maintenu, voire accru leurs parts de marché, poursuit Fenaco. Le chiffre d'affaires a surtout souffert de baisse de prix dans le commerce international des céréales ainsi que dans le secteur des énergies fossiles.

Fenaco évoque une situation de marché difficile. Les coûts liés au personnel, aux infrastructures, à la logistique et à l'informatique sont restés élevés. Seuls les coûts énergétiques ont connu une légère baisse.

Evoquant l'année en cours, Fenaco fait preuve de prudence. En raison de la forte pression concurrentielle, de l'incertitude des marchés et du niveau toujours élevé des coûts, la coopérative anticipe un chiffre d'affaires net et un résultat d'exploitation équivalents à ceux de 2025.

Le groupe a annoncé son intention de procéder à une "optimisation et simplification des structures et des processus". L'entreprise ne détaille pas les mesures envisagées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Poissons

Malgré votre détermination à faire évoluer vos revenus, il est possible que les résultats soient lents à se manifester… Tenez bon !

Les Sujets à la Une