Suisse
Le projet pour le renouvelable ne va pas assez loin
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La révision de la loi sur l'énergie mise en consultation ne va pas assez loin, aux yeux de la majorité des partis et organisations qui se sont prononcés. L'accélération des procédures d'autorisation devrait être élargie au photovoltaïque.
Sur le fond, les acteurs concernés sont d'accord avec le Conseil fédéral: les procédures d'autorisation pour la construction d'installations de production d'énergie renouvelable sont trop longues. A droite comme à gauche, on salue, dans la procédure de consultation qui s'est terminée lundi, la volonté du gouvernement d'aller plus vite, au moins concernant les grandes centrales hydro-électriques et les éoliennes.
Mais le fait que ces efforts soient limités à certaines technologies suscite de nombreuses critiques. Les Verts, les Vert'Libéraux et le PS souhaiteraient par exemple que les grandes centrales solaires puissent aussi bénéficier de démarches facilitées, de même que la géothermie.
Patrimoine suisse estime que la limitation des mesures à un petit nombre de projets éoliens et hydrauliques restreint fortement les effets du projet de loi. Celui-ci devrait être étendu, notamment en tenant compte du photovoltaïque sur de grandes surfaces en altitude.
L’Association des entreprises électriques suisses (AES) salue l’orientation de la modification, mais considère qu’il faut étendre la révision à tous les projets d'énergie renouvelable.
"Minimaliste"
Le PLR et l'UDC réclament de leur côté une accélération des procédures pour toutes les sources d'énergie. Eu égard aux problèmes d'approvisionnement et à la pénurie d'électricité qui menace, l'UDC juge que le projet du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) est "minimaliste" et "terne".
Les deux partis conservateurs en profitent pour critiquer la sortie du nucléaire, consécutive à l'approbation par le peuple de la stratégie énergétique 2050. Leur avis n'est pas partagé par le spectre politique allant du centre à la gauche.
Les modalités de facilitation des procédures provoquent aussi des divergences. Le DETEC propose une procédure concentrée d'approbation des plans, au plan cantonal. Elle concernerait les autorisations de construire mais aussi la déforestation, la protection des eaux et l'expropriation. L'idée est d'empêcher que chaque autorisation puisse être contestée séparément jusqu'au Tribunal fédéral, ce qui peut entraîner d'importants retards.
Divergences sur les recours
Pour le PLR, ce modèle va à l'encontre de l'intérêt des communes, qui y perdraient leur droit de recours direct. Même son de cloche au Centre qui ne soutiendra la révision que si les compétences des cantons et des communes ne sont pas réduites.
Le PLR et l'UDC déplorent en outre que le projet ne fasse pas la part des choses entre la production d'énergie d'un côté et les intérêts en termes de protection du paysage et de biodiversité, de l'autre. Les deux partis de droite voudraient que la réglementation puisse empêcher les organisations écologistes de retarder ou de torpiller des projets électriques par des recours.
A l'inverse, ce droit d'opposition est salué par lesdites organisations et par la gauche. Pour le PS, il est important que "le développement des énergies renouvelables n'amoindrisse pas le droit de recours dont bénéficient les organisations".
Le principe général de promotion de l'énergie solaire est très largement salué. Le projet prévoit ainsi que les investissements pour le photovoltaïque sur les toits et les façades des bâtiments soient déductibles des impôts à l'avenir, non seulement lors d'assainissements mais aussi pour les nouvelles constructions. L'idée de faciliter les installations solaires sur les façades rencontre aussi un bon écho.
Les Verts soutiennent les mesures prévues pour encourager le solaire, mais déplorent que le projet n'aille pas assez loin. Ils appellent à la tenue d'une table ronde sur le Photovoltaïque à l'image de ce qui s'est fait pour l'énergie hydraulique, qui a débouché sur un accord de principe pour 15 projets.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse Romande
Drame du "Constellation": pas de procureur extraordinaire nommé
Le bureau du Ministère public (MP) du canton du Valais a refusé de nommer un procureur extraordinaire dans l'affaire de Crans-Montana. La démarche de Me Garen Ucari, agissant pour la famille d'une victime du drame, n'a pas trouvé l'écho favorable souhaité.
Le 9 février 2026, Me Garen Ucari avait requis la désignation d’un ou de plusieurs procureurs extraordinaires hors du canton du Valais pour instruire de la cause. Le bureau du Ministère public, composé des chefs des offices régionaux, a rejeté cette demande par décision du 15 avril.
"Le drame de Crans-Montana est un événement extraordinaire, avec une composante internationale, un très important retentissement médiatique pour lequel la responsabilité pénale d’élus et d’employés de l’administration cantonale ou communale peut être mise en cause. Le cahier des charges de l’Office central prévoit que ce genre d’affaires lui soit attribué", a souligné le bureau dans sa décision communiqué à la presse, jeudi. "De plus, cet office a été renforcé avec des ressources humaines supplémentaires."
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Transparence totale de l'OFSP sur les vaccins contre le Covid-19
L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) doit faire preuve d'une transparence totale concernant l'achat des vaccins contre le Covid. Jeudi, il a publié les contrats non caviardés conclus avec les fabricants.
Dans son communiqué, l'OFSP indique que la Confédération a renoncé à former un recours devant le Tribunal fédéral suite à l'arrêt publié par le Tribunal administratif fédéral le 10 février et qui est devenu définitif. L'instance a obligé la Confédération à publier les contrats conclus avec Moderna et Navax sans caviardage.
Les plaignants avaient demandé, sur la base de la loi sur la transparence, à consulter les contrats conclus par l'OFSP et la pharmacie de l'armée pour les vaccins contre le Covid. Une demande rejetée par l'Office fédéral à la fin de l'année 2023.
L'OFSP avait publié en 2022 les contrats conclus avec les fabricants de vaccins Moderna, Novavax, Pfizer, Janssen, AstraZeneca et CureVac, après les avoir caviardés. Une mesure prise par crainte qu'une divulgation des contrats uniquement en Suisse place la Confédération dans une position de négociation défavorable lors de l'approvisionnement en vaccins dans le cadre d'une future pandémie.
Près d'un milliard de dollars
Selon l'OFSP, la Confédération a pu réserver dès août 2020 les 4,5 premiers millions de doses de vaccin auprès de Moderna. À la fin de la pandémie de Covid, ce chiffre s'est finalement élevé à 31 millions de vaccins à ARNm pour environ 32 dollars américain par dose. La Confédération s'est ainsi engagée financièrement à hauteur d'environ 980 millions de dollars.
Selon les informations données par l'OFSP, un million de doses de vaccin à protéines de Novavax ont été réservées en décembre 2021 au prix de 22 dollars par dose. La Confédération a ainsi pris un engagement contractuel d'environ 20 millions de dollars.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Le patron de Nestlé précise sa vision devant les actionnaires
Une assemblée générale, deux premières. Les nouveaux présidents du conseil d'administration de Nestlé, Pablo Isla, et directeur général (CEO) Philipp Navratil se sont exprimés devant les actionnaires et détaillé leur stratégie pour sortir le groupe de l'ornière.
Pour le patron de Nestlé, en fonction depuis septembre dernier, les progrès réalisés en 2025 sont encourageants, mais ne constituent qu'un début. "Nous allons maintenant de l'avant avec des priorités claires et un sens renouvelé de l'urgence", a affirmé M. Navratil, selon le texte de son allocution à l'assemblée générale.
Les priorités sont au nombre de cinq, a-t-il précisé, parmi lesquelles figurent un portefeuille de produits "gagnant", une croissance organique alimentée par l'augmentation des volumes vendus, la transformation et l'efficacité, le flux de trésorerie et l'allocation des capitaux ainsi que la culture de la performance de Nestlé.
En termes de réductions de coûts, le groupe a consenti à passablement d'efforts. "Nous sommes aujourd'hui sur la bonne voie pour réaliser trois milliards de francs d'économies de coûts d'ici fin 2027", a déclaré Philipp Navratil.
Sur le plan de la croissance, le patron de Nestlé a souligné sa volonté de vendre davantage de produits grâce à une connaissance "approfondie" des consommateurs.
"Période de turbulences"
La direction a identifié des "plateformes de croissance" destinées à augmenter les volumes écoulés. M. Navratil a évoqué l'exemple du café froid, qui sera proposé dans différents formats (soluble, portions, prêt à boire ou concentré) et saveurs (noir, vanille ou caramel...). Ces variantes pourront être étendues aux marques Nescafé ou Starbucks, selon ce collaborateur de longue date de Nestlé.
Pablo Isla prend ce jeudi ses fonctions de président de Nestlé. Il sera le premier président indépendant depuis 25 ans, a-t-il rappelé. Patron du géant du prêt-à-porter Inditex de 2005 à 2011 puis président-directeur général du même groupe jusqu'en 2022, M. Isla siège au conseil d'administration de Nestlé depuis 2018. Il remplace Paul Bulcke, qui a décidé de se retirer après près de 50 années de service au sein du groupe.
"Nestlé se trouve aujourd'hui à un moment-clé. Nous avons traversé une période de turbulences. Notre environnement opérationnel reste marqué par des perturbations - liées aux avancées technologiques, aux pressions économiques et à l'incertitude géopolitique", a expliqué M. Isla. Malgré cela, la pratique en matière de dividendes sera maintenue.
Nestlé est dans la tourmente depuis plus d'une année, multipliant les performances décevantes qui ont déjà coûté le poste à l'ex-patron Mark Schneider, débarqué abruptement et de manière totalement inhabituelle pour le groupe en août 2024. A cela se sont ajoutés les problèmes de gouvernance, tout particulièrement le limogeage précipité du successeur de M. Schneider, Laurent Freixe, en septembre dernier. L'éphémère CEO avait caché une liaison avec une collaboratrice qui lui était directement subordonnée.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Suisse
Migros Zurich va céder jusqu'à 40 magasins Tegut à l'allemand Rewe
Migros Zurich cédera jusqu'à 40 des 300 supermarchés de sa filiale Tegut au détaillant allemand Rewe. Le montant de la transaction n'a pas été dévoilé. La marque Tegut disparaîtra à terme.
"L'accord avec Rewe a été signé mercredi", rapporte jeudi à l'agence AWP une porte-parole de la coopérative zurichoise, confirmant une information de l'agence de presse allemande dpa. L'acquisition des supermarchés Tegut est encore soumise à l'approbation de l'autorité allemande de la concurrence. Rewe entend par ailleurs reprendre les employés des magasins acquis, situés pour la plupart dans le Land de Hesse.
Migros Zurich avait annoncé en mars son intention de se séparer de sa filiale allemande Tegut, "qui n'était plus économiquement viable à long terme". Le groupe Edeka, basé à Hambourg, s'était alors porté acquéreur d'une grande partie la chaîne de supermarchés. Selon dpa, Edeka prévoit d'acquérir environ 200 magasins de la chaîne. Aldi Nord serait également intéressé par certains points de vente.
La marque Tegut ne sera plus exploitée après la finalisation des transactions, "pas même en tant que gamme de produits", précise Migros Zurich.
Tegut, racheté en 2013, pesait depuis longtemps sur les finances de Migros Zurich. La filiale a accusé une perte d'exploitation de 26 millions de francs en 2025 et un montant supplémentaire de l'ordre de plusieurs dizaines de millions devrait encore être comptabilisé en 2026.
"Les estimations actuelles indiquent que les pertes pour Migros Zurich s'élèveront à un maximum de 600 millions d'euros, soit 570 millions de francs. Ce montant couvre l'intégralité de l'investissement, de l'acquisition initiale à la vente et à la gestion complète de la cession", détaille la porte-parole. La coopérative régionale avait initialement fixé fin 2026 comme date butoir pour le rachat de cette enseigne déficitaire.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
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