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Suisse

Le projet pour le renouvelable ne va pas assez loin

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Tous les partis sont d'accord sur le principe d'accélérer la procédure pour les grands projets éoliens (photo d'illustration). (© KEYSTONE/DPA-Zentralbild/PATRICK PLEUL)

La révision de la loi sur l'énergie mise en consultation ne va pas assez loin, aux yeux de la majorité des partis et organisations qui se sont prononcés. L'accélération des procédures d'autorisation devrait être élargie au photovoltaïque.

Sur le fond, les acteurs concernés sont d'accord avec le Conseil fédéral: les procédures d'autorisation pour la construction d'installations de production d'énergie renouvelable sont trop longues. A droite comme à gauche, on salue, dans la procédure de consultation qui s'est terminée lundi, la volonté du gouvernement d'aller plus vite, au moins concernant les grandes centrales hydro-électriques et les éoliennes.

Mais le fait que ces efforts soient limités à certaines technologies suscite de nombreuses critiques. Les Verts, les Vert'Libéraux et le PS souhaiteraient par exemple que les grandes centrales solaires puissent aussi bénéficier de démarches facilitées, de même que la géothermie.

Patrimoine suisse estime que la limitation des mesures à un petit nombre de projets éoliens et hydrauliques restreint fortement les effets du projet de loi. Celui-ci devrait être étendu, notamment en tenant compte du photovoltaïque sur de grandes surfaces en altitude.

L’Association des entreprises électriques suisses (AES) salue l’orientation de la modification, mais considère qu’il faut étendre la révision à tous les projets d'énergie renouvelable.

"Minimaliste"

Le PLR et l'UDC réclament de leur côté une accélération des procédures pour toutes les sources d'énergie. Eu égard aux problèmes d'approvisionnement et à la pénurie d'électricité qui menace, l'UDC juge que le projet du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) est "minimaliste" et "terne".

Les deux partis conservateurs en profitent pour critiquer la sortie du nucléaire, consécutive à l'approbation par le peuple de la stratégie énergétique 2050. Leur avis n'est pas partagé par le spectre politique allant du centre à la gauche.

Les modalités de facilitation des procédures provoquent aussi des divergences. Le DETEC propose une procédure concentrée d'approbation des plans, au plan cantonal. Elle concernerait les autorisations de construire mais aussi la déforestation, la protection des eaux et l'expropriation. L'idée est d'empêcher que chaque autorisation puisse être contestée séparément jusqu'au Tribunal fédéral, ce qui peut entraîner d'importants retards.

Divergences sur les recours

Pour le PLR, ce modèle va à l'encontre de l'intérêt des communes, qui y perdraient leur droit de recours direct. Même son de cloche au Centre qui ne soutiendra la révision que si les compétences des cantons et des communes ne sont pas réduites.

Le PLR et l'UDC déplorent en outre que le projet ne fasse pas la part des choses entre la production d'énergie d'un côté et les intérêts en termes de protection du paysage et de biodiversité, de l'autre. Les deux partis de droite voudraient que la réglementation puisse empêcher les organisations écologistes de retarder ou de torpiller des projets électriques par des recours.

A l'inverse, ce droit d'opposition est salué par lesdites organisations et par la gauche. Pour le PS, il est important que "le développement des énergies renouvelables n'amoindrisse pas le droit de recours dont bénéficient les organisations".

Le principe général de promotion de l'énergie solaire est très largement salué. Le projet prévoit ainsi que les investissements pour le photovoltaïque sur les toits et les façades des bâtiments soient déductibles des impôts à l'avenir, non seulement lors d'assainissements mais aussi pour les nouvelles constructions. L'idée de faciliter les installations solaires sur les façades rencontre aussi un bon écho.

Les Verts soutiennent les mesures prévues pour encourager le solaire, mais déplorent que le projet n'aille pas assez loin. Ils appellent à la tenue d'une table ronde sur le Photovoltaïque à l'image de ce qui s'est fait pour l'énergie hydraulique, qui a débouché sur un accord de principe pour 15 projets.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Personne ne décroche la bonne combinaison à l'Eurodreams

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Proposé en Suisse et dans sept autres pays européens, le jeu Eurodreams offre un gain principal sous forme d'une rente mensuelle de 22'222 francs pour une durée de 30 ans. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Personne n'a trouvé la combinaison gagnante à l'Eurodreams jeudi soir. Pour gagner une rente mensuelle de 22'222 francs durant 30 ans, il fallait jouer les six numéros 6, 18, 22, 25, 31 et 32, ainsi que le numéro "dream" 5, a indiqué la Loterie romande.

Eurodreams est proposé dans huit pays européens. En Suisse, le jeu est exploité par la Loterie romande et par Swisslos côté alémanique. Le tirage est effectué les lundis et jeudis soir.

https://jeux.loro.ch/games/eurodreams

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Genève boucle sa frontière avec la France en vue du G7

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Le passage entre le canton de Genève et la France est fortement restreint en vue du Sommet du G7, qui aura lieu de lundi à mercredi à Evian (F). Vingt-cinq postes de douane, dont celui d'Hermance, ont été progressivement fermés jeudi. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le passage entre le canton de Genève et la France est fortement restreint en vue du Sommet du G7, qui aura lieu de lundi à mercredi à Evian (F). Vingt-cinq postes de douane ont été progressivement fermés jeudi après-midi.

A 18h00, c'était au tour du passage entre les communes d'Hermance et de Chens sur Léman, en Haute-Savoie, d'être verrouillé sous l'oeil des médias conviés pour l'occasion par le canton et l'Office fédéral des douanes. Quelques habitants du village lacustre assistaient à la scène, tandis que les derniers cyclistes et automobilistes tentaient de se rendre en France.

Une barrière et un grillage ont été installés à l'entrée du pont qui enjambe l'Hermance. Les sept pays les plus puissants au monde se réuniront à une trentaine de kilomètres de là. La résignation est de mise pour les autorités municipales, qui relèvent que la vie du village se passe à travers la frontière.

La fête pour les 40 ans du club de tennis, situé à quelques mètres en France, devait avoir lieu samedi. Elle est reportée. Le club de rugby ainsi que les terrains de certains agriculteurs se trouvent aussi de l'autre côté de la rivière. Deux familles, dont les enfants sont scolarisés à Hermance, devront s'organiser jusqu'à la réouverture, le 19 juin.

Déplacements impactés

Le passage frontalier le plus proche est celui d'Anières, à cinq kilomètres de route. Cette douane fait partie des sept postes qui seront ouverts nuit et jour, avec des contrôles renforcés. Comme pendant la pandémie de Covid-19, tous les autres passages, notamment forestiers, seront interdits. La frontière franco-genevoise fait une centaine de kilomètres et compte 35 postes de douanes.

Afin de limiter l'impact de ces fermetures temporaires sur le trafic, le canton recommande le télétravail. Face à cette situation, les Transports publics genevois (TPG) ont dû adapter les horaires des lignes transfrontalières.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Valais: le Grand Conseil veut exonérer d'impôt les chiens de berger

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Le Conseil d'Etat et le Grand Conseil n'ont pas la même vision concernant les chiens appelés à protéger les troupeaux (photo d'archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Grand Conseil valaisan a validé jeudi soir, contre l'avis du Conseil d'Etat, un postulat du Centre du Haut-Valais demandant une exonération de l'impôt pour les chiens de berger utilisé pour la protection des troupeaux. Le gouvernement estimait, lui, la démarche prématurée.

Les députés Rahel Pirovino-Indermitte, Christian Rieder et Iwan Eyholzer ont rappelé, qu'en Valais, les détenteurs de chiens intervenant pour remplir certaines fonctions spécifiques sont exonérés de l'impôt sur les chiens. C'est notamment le cas des chiens au service de la police et des gardes-faune, des chiens d'aveugles et de sourds ainsi que des chiens dits de thérapie.

Le règlement cantonal en la matière prévoit aussi une exonération pour les chiens de protection de troupeaux, sur présentation chaque année d'attestations d'une formation adéquate et d'un service régulier.

Exemples à suivre

"Cette exonération a cours dans la plupart des cantons ruraux, tels que Fribourg, Schwyz, Glaris ou encore Appenzell Rhodes-Extérieures", constatent les postulants.

En Valais, pour protéger les troupeaux, on a recours à la fois à des chiens de protection des troupeaux et à des chiens de berger. "Ces derniers effectuent, eux aussi, un travail important et intensif en matière de protection des troupeaux dans nos alpages", ont rappelé les postulants. "Actuellement, ils ne bénéficient toutefois pas de l'exonération de l'impôt sur les chiens, ce qui constitue une inégalité de traitement."

Projet considéré comme prématuré

Dans sa réponse, le Conseil d'Etat a estimé qu'il était prématuré de se prononcer sur ce postulat en raison de la modification législative en cours relative à la législation cantonale sur les chiens.

"La consultation concernant ce projet de révision, qui prévoit notamment l'intégration du règlement cantonal régissant la perception de l'impôt sur les chiens, permettra une discussion de fond sur cette problématique, tout en recueillant les avis de l'ensemble des partenaires concernés, notamment des communes, responsables de la perception de cette taxe et bénéficiaires des fonds perçus", a-t-il résumé.

Désireux de régler cette inégalité entre chiens de troupeaux et de berger, le Parlement a combattu la réponse du Conseil d'Etat, acceptant le postulat par 93 voix contre 15 et 3 abstentions. Le texte est transmis au gouvernement pour exécution.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Le sort des sans-abris sera amélioré dans le Haut-Valais

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Le Grand Conseil a choisi de créer une structure d'accueil d'urgence pour les sans-abris dans le Haut-Valais (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le Grand Conseil valaisan a validé jeudi soir, par 70 voix contre 46, un postulat s'inquiétant des conditions de vie des sans-abris et du mal logement. Davantage de moyens seront attribués au Haut-Valais, qui ne bénéficie actuellement d'aucune structure d'accueil.

"Le nombre de cas ne cesse d'augmenter, même si aucune étude ni données n'existe sur le sujet", avaient estimé les signataires issus des groupes NEO, PS et du Centre du Haut-Valais, lorsqu'ils avaient soumis leur postulat au Grand Conseil l'an dernier.

Si une personne ou une famille perd son logement, l'usage veut que des chambres d'hôtel ou des logements de vacances servent de solution transitoire. "Or, au-delà des défis auxquels les personnes concernées se heurtent dans ce type d'hébergement, cette solution génère des coûts extrêmement élevés pour l'aide sociale", ont souligné les postulants.

"Etre ainsi hébergé signifie que l'on a un toit sur la tête. Toutefois l'accompagnement actif dans la recherche d'un logement et l'encadrement psychologique font défaut. Ce qu'il manque également, ce sont des possibilités de soutien en matière de gestion financière", ont-ils ajouté.

Trois structures existantes

Dans le Valais romand, la fondation "Chez Paou" propose différents services en matière de logement, dont un accueil d'urgence quotidien à Sion de 17h15 à 09h00. Une telle structure est ouverte depuis 2025 à Monthey pour les personnes majeures. Un centre de jour est également accessible toute l'année à Chamoson.

Si besoin, les personnes concernées sont orientés vers une structure plus adaptée à leurs besoins et bénéficient d’un accompagnement rigoureux pour leur réinsertion sociale et/ou professionnelle. En outre, "Chez Paou" propose un soutien hebdomadaire à ses anciens résidents.

Invisible et sous-estimé

Par leur démarche, les postulants demandaient au Conseil d'Etat de collecter des données sur le problème des sans-abri et des mal-logés, afin d'identifier les besoins dans les différentes régions; d'étudier l'extension ou la création d'une offre telle que celle de "Chez Paou" afin de l’étendre à l'ensemble du Valais et d'évaluer la mise sur pied d'un service spécialisé, afin de prévenir le sans-abrisme et d'éviter à l'avenir les hébergements d'urgence inadaptés.

Accepté par 99 voix contre 23 et 1 abstention, le 11 septembre 2025, le postulat avait alors été transmis au Conseil d'Etat pour réponse. Celui-ci s'est positionné sur le sujet, jeudi. Il a proposé d'octroyer une subvention de 700'000 francs pour la création d'une structure d'accueil d'urgence dans le Haut-Valais et 145'000 pour un mandat d'études.

Pour le Canton, cela représente la création d'un poste à 80%, refusé lors de l'engagement d'un collaborateur scientifique qui avait été prévu au budget 2026 de l'Etat du Valais.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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