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Suisse

Les aides pour les indépendants ne seront pas prolongées

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Les aides pour les forains, les voyagistes et le secteur de l'événementiel ne seront pas prolongées (Image d'archive - ©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le Conseil des Etats a renoncé mercredi à demander une prolongation des aides pour les indépendants touchés par la crise du coronavirus. Le Conseil fédéral a déjà fait le nécessaire, ont estimé les sénateurs lors d'une session extraordinaire.

L'UDC aurait souhaité prolonger les aides pour les forains, le secteur événementiel ou le tourisme. L'interdiction des manifestations de plus de 1000 personnes empêche ces entrepreneurs d'exercer pleinement leur activité, a argué en vain Werner Salzmann (UDC/BE). Il demandait que les indemnités soient prolongées tant que les restrictions seront maintenues.

Sa demande a été rejetée par 20 voix contre 14 et 9 abstentions. La veille, le National avait adopté par 147 voix contre 35 une motion identique.

Chômage partiel

Comme le National la veille, les sénateurs ont aussi renoncé par 25 voix contre 14 à une prolongation jusqu'à mi-septembre de ces indemnités pour les petits patrons d'entreprise. Une prolongation est à l'étude avec les cantons, a rappelé le ministre de l'économie Guy Parmelin.

Il s'est toutefois opposé à une extension de l'aide aux personnes qui occupent une position similaire à un employeur ainsi que pour leurs conjoints qui travaillent dans l'entreprise. Une telle aide coûterait 100 millions par mois, a souligné M. Parmelin.

L'assurance-chômage doit empêcher les licenciements. Et, a expliqué M. Parmelin, ces personnes ne risquent pas de perdre leur emploi. Elles ont par ailleurs d'autres sources de revenus. Le potentiel d'abus est particulièrement élevé.

Les indemnités pour réduction de l'horaire de travail s'adressent aux salariés qui risquent d'être licenciés. Elles n'ont pas pour but d'assurer l'existence de l'entreprise en couvrant les bénéfices ou les pertes. Concernant les apprentis, M. Parmelin a rappelé que la loi Covid-19 prévoit une indemnité pour les formateurs. Les entreprises, soulagées des coûts pour ceux-ci, pourront donc garder les apprentis.

Pour rappel, le Conseil fédéral a prolongé la durée maximale d'indemnisation en cas de réduction de l'horaire de travail afin d'éviter que les bénéficiaires n'arrivent en fin de droit de chômage durant la crise du coronavirus. Les indemnités versées entre le 1er mars et le 31 août ne seront pas comptabilisées dans la durée légale à laquelle ils ont droit. Pour les patrons et leur conjoint actifs dans le secteur de l'événementiel, les aides ont été prolongées jusqu'au 16 septembre.

Etat d'urgence

Dans la foulée, les sénateurs ont rejeté par 37 voix contre 5, une motion de Werner Salzmann déposée en mai qui demandait de sortir de la situation d'urgence. Les mesures hésitantes du Conseil fédéral sont incompréhensibles et irresponsables, estime le Bernois. Les risques ont été surestimés.

Le Conseil fédéral a déjà mis un terme à la situation extraordinaire le 19 juin, a rétorqué le conseiller fédéral Alain Berset. De plus, a-t-il rappelé, toutes les décisions gouvernementales étaient basées sur la loi sur les épidémies, sur laquelle le peuple s'est prononcé en 2013, et sur la Constitution.

Et Maya Graf (Verts/) de rappeler que la Chambre des cantons se prononcera jeudi sur la loi Covid-19. Celle-ci contient toutes les demandes traitées mercredi, a rappelé Erich Ettlin (PDC/OW).

Certaines mesures restent nécessaires. Par ailleurs, le Conseil fédéral doit pouvoir demander des crédits supplémentaires afin de faire face à une éventuelle nouvelle vague.

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Économie

L'inflation ralentit nettement la cadence en 2025

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La baisse des coûts de l'énergie a compensé l'an dernier la hausse des loyers, l'inflation marquant ainsi le pas (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les prix à la consommation ont marqué le pas l'an passé en Suisse, l'accélération des loyers ayant notamment été compensée par une baisse des coûts de l'énergie. La tendance devrait inciter la Banque nationale suisse (BNS) à privilégier le statu quo monétaire.

L'inflation a accéléré en moyenne de 0,2% en 2025, après une hausse de 1,1% l'année précédente, a indiqué l'Office fédéral de la statistique (OFS) jeudi dans un communiqué.

Le renchérissement sur l'exercice écoulé a été porté par les loyers, les matières premières alimentaires comme le café et le chocolat, ainsi que les prix des restaurants. A l'opposé, les tarifs de l'électricité, de l'essence, des médicaments et des voitures d'occasion ont reculé, ont énuméré les statisticiens fédéraux.

Pour le seul mois de décembre, l'inflation a été nulle sur un an, après un repli de 0,2% en novembre. Sur un mois, elle a par contre accéléré de 0,1%. Alors que les prix des produits locaux ont légèrement augmenté, ceux des denrées importées ont reculé grâce aux effets de change favorables au franc.

Les économistes interrogés par l'agence AWP tablaient sur un indice des prix à la consommation (CPI) entre 0,0% et 0,2% sur un an en décembre. La variation mensuelle était attendue entre -0,1% et +0,1%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Les prix proposés pour les appartements en copropriété bondissent

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Les faibles taux d'intérêt et les allégements fiscaux en perspective pour les propriétaires suite à la décision d'abolir l'impôt sur la valeur locative lors de la votation populaire de septembre 2025 ont renforcé l'attractivité de l'achat d'un bien immobilier (archives). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Acheter un bien immobilier coûte de plus en plus cher en Suisse. Les prix affichés dans les annonces de ventes immobilières pour les appartements ont bondi de 4,2% en 2025. Pour les maisons individuelles, la progression atteint 2,6% sur un an.

Le nombre d'annonces en circulation pour les maisons individuelles a sensiblement progressé, en particulier en raison de l'arrivée sur le marché de nombreux objets de l'immobilier ancien, selon une analyse d'Immoscout24 et du CIFI publiée mercredi.

Pour les appartements, les volumes sont restés par contre stables. Les appartements en propriété par étage pèsent pour environ deux tiers des annonces publiées sur la plateforme.

Les faibles taux d'intérêt et les allégements fiscaux en perspective pour les propriétaires suite à la décision d'abolir l'impôt sur la valeur locative lors de la votation populaire de septembre 2025 ont renforcé l'attractivité de l'achat d'un bien immobilier. Dans un contexte d'incertitudes géopolitiques et économiques, la propriété d'un logement en Suisse s'affiche également comme une réserve de valeur.

D'importantes différences régionales sont constatées. Ainsi à Zurich et dans la Suisse centrale, les prix affichés dans les annonces de vente d'appartements ont bondi l'année dernière, de respectivement 4,2% et 9,5% sur un an. Ils dépassent la moyenne nationale de l'ordre de 20 à 30%. A l'inverse, au Tessin et sur le plateau, le niveau des prix a connu une croissance beaucoup plus modérée avec respectivement 0,3% et 1,4% et se présente inférieur de 10 à 25% à la moyenne du pays. La région lémanique a enregistré une hausse de 3,3% des prix proposés sur un an.

En 2025, les vendeurs de biens immobiliers ont continué à trouver des acheteurs dotés du pouvoir d'achat adéquat, ce qui a permis d'augmenter les prix de vente dans de nombreuses régions. Cependant, les biens immobiliers n'ont pas tous pu être vendus plus cher sans difficulté: au Tessin, les prix de vente ont dû être revus à la baisse, et en dehors des grands centres urbains et des agglomérations, il a fallu faire preuve d'un peu plus de patience pour vendre, selon le communiqué.

En moyenne, les prix de l'immobilier s'établissent à 7940,5 francs le mètre carré pour les maisons individuelles et à 9290,6 francs le mètre carré pour les appartements.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Fréquentation en hausse pour Jungfraubahn l'année dernière

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L'an dernier, les installations de Jungfraubahn ont accueilli 3'909'700 visiteurs, 3,2% de plus qu'en 2024 (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

La société de remontées mécaniques Jungfraubahn a vu sa fréquentation progresser l'an dernier sur pratiquement toutes les destinations. Le groupe oberlandais profite de sa journée des investisseurs pour fixer de nouveaux objectifs financiers à moyen terme.

Les installations exploitées par l'entreprise bernoise ont accueilli 3'909'700 visiteurs en 2025, ce qui représente une progression de 3,2% sur un an, indique un communiqué publié jeudi. Cette augmentation a été obtenue malgré une stagnation (-0,2%) de la principale destination - Jungfraujoch - à 1'056'000 personnes, boudée par les touristes chinois.

L'exercice écoulé s'est montré particulièrement favorable pour Grindelwald-First (+7,1% à 760'000 visiteurs), la Mürrenbahn (+6,9% à 478'500) mais pas pour la Harderbahn (-4,5% à 406'000). Ce secteur d'activité voit sa fréquentation grimper de 3,9% à 1'644'500 visiteurs.

Pour le segment sport d'hiver, une hausse de 5,2% à 1'208'600 personnes est constatée. Du départ de la saison de ski en 2025 jusqu'au 31 décembre, Jungfraubahn a enregistré une envolée de 11,8% à 244'300 usagers, la meilleure entame de son histoire, assure la société.

L'entreprise basée à Interlaken présentera ce jeudi à ses investisseurs de nouveaux objectifs financiers dont le délai est fixé à 2030. La marge opérationnelle brute est désormais attendue à 45%, contre 43% jusqu'à présent.

Le rendement des ventes devrait atteindre 25%, soit davantage que le 20% actuels. Le flux de trésorerie cumulé est visé à 300 millions de francs, de 200 millions, tandis que le taux de distribution est remonté à 50-67% (40-60% actuellement). Un nouvel objectif est ajouté à cette feuille de route, à savoir le rendement du capital investi (RoIC) qui devrait être supérieur à 10%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Hockey

Gerd Zenhäusern: "A un moment donné, nous devrions y arriver"

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Pour son directeur sportif Gerd Zenhäusern, Fribourg-Gottéron est sur la bonne voie (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Le désir de remporter un premier titre de champion de Suisse est immense à Fribourg-Gottéron. Pour y parvenir, le directeur sportif Gerd Zenhäusern mise sur le réalisme et une stratégie claire.

"La pression est grande de la part des sponsors et du conseil d'administration. Mais cela fait partie du jeu. Nous devons faire avec", a expliqué le directeur sportif de Fribourg, Gerd Zenhäusern, lors d'un entretien avec Keystone-ATS.

Les déclarations de l'homme de 53 ans illustrent les énormes attentes de Gottéron, qui ont encore augmenté avec l'engagement de l'entraîneur star Roger Rönnberg cette saison. Le Suédois a remporté quatre fois la Champions League et deux fois le championnat suédois avec Frölunda Göteborg. Il doit maintenant aussi mener Fribourg au succès.

Le messie Rönnberg

Le rêve d'un titre ne date pas d'hier chez les Dragons. Autrefois, même les stars russes Slava Bykov et Andreï Khomutov n'ont pas réussi à le décrocher avec Gottéron entre 1990 à 1998. Durant cette période, Fribourg a atteint trois fois de suite la finale de 1992 à 1994, mais toutes ont été perdues: la première contre Berne dans un cinquième match décisif (4-1), puis deux défaites contre Kloten. En 2013, Gottéron s'est hissé pour la dernière fois en finale, mais a dû à nouveau s'incliner contre Berne.

Les fans voient un véritable messie en Rönnberg, qui a signé pour trois ans. Pour eux, il est clair que le premier titre de champion est possible sous la direction du technicien âgé de 54 ans. Mais qu'est-ce qui le caractérise ? "C'est un vrai leader, il a ses idées, mais il les développe avec l'équipe", répond Zenhäusern. "Il communique beaucoup avec les joueurs, il les implique. Je crois que sa grande force est qu'il peut emmener l'équipe avec lui."

Stratégie de rajeunissement

Avec le défenseur Ludvig Johnson (19 ans) et l'attaquant Attilio Biasca (22 ans), tous deux en provenance de Zoug, deux jeunes joueurs prometteurs ont été engagés.

"C'était un peu risqué, mais il fallait bien commencer le projet quelque part. L'important avec les jeunes joueurs, c'est de leur donner confiance. Nous ne leur racontons pas de contes de fées, nous avons une idée claire du rôle qui leur sera attribué". Biasca s'est vraiment épanoui à Gottéron, alors que Johnson est également utilisé en power play.

De tels exemples les aident à attirer d'autres talents, explique Zehnhäusern. Ainsi, l'équipe sera renforcée la saison prochaine par deux autres attaquants courtisés: Jamiro Reber (19 ans) et Jonas Taibel (21 ans). Reber joue actuellement pour HV71 dans la ligue suédoise, Taibel pour les Rapperswil-Jona Lakers.

La renommée de Rönnberg, qui a propulsé de nombreux joueurs en NHL, joue aussi un rôle évident. "Nous continuons à essayer de faire venir de tels joueurs", dit Zenhäusern. Mais il faut aussi une certaine expérience dans l'équipe, l'équilibre doit être bon. "Car quand on arrive en play-off, c'est un tout nouveau championnat."

Des chiffres pour mieux se situer

Quand on pense au hockey sur glace en Suède, on pense inévitablement à un jeu structuré. Mais l'approche sous Rönnberg est différente: "Nous nous éloignons maintenant davantage des structures et des systèmes, nous misons davantage sur l'intuition et les principes", explique Zenhäusern. Bien sûr, il faut une certaine structure en défense, "mais quand il s'agit d'aller de l'avant, nous essayons d'être très ouverts. De mon point de vue, c'est important."

Pour faire évoluer l'équipe le mieux possible, on mise aussi sur l'intelligence artificielle. "Nous sommes très concentrés sur les chiffres et les analyses pour pouvoir tout classer correctement, nous allons jusqu'au moindre détail", assure Zenhäusern.

La direction prise est la bonne

Jusqu'à présent, la direction est la bonne, l'équipe est clairement en route pour les play-off, mais pour Zenhäusern, il y a encore du travail à faire. "Si nous regardons les meilleures équipes sur le papier, nous ne sommes pas encore prêts du point de vue de la qualité de l'effectif. Mais nous sommes convaincus qu'avec un bon travail et de jeunes joueurs volontaires qui ont du potentiel, nous pouvons réduire l'écart."

Et Zenhäusern de conclure: "Cela prend toutefois du temps. D'un point de vue réaliste, nous ne sommes pas encore un prétendant au titre, mais nous pouvons rivaliser avec les meilleurs. Notre objectif est de mettre sur pied une équipe qui, année après année, a de bonnes chances de se retrouver en haut de l'affiche. Et à un moment donné, nous devrions y arriver. Mais nous devons prendre les choses étape par étape et ne pas simplement essayer d'acheter le titre. Car si ça ne marche pas, alors quoi ?"

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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