Suisse
Les conditions de travail des infirmières réglées dans une loi
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Les conditions de travail des infirmières et infirmiers doivent être réglées dans une loi ad hoc. Le Conseil fédéral a ouvert mercredi une consultation en ce sens. L'offensive de formation, incontestée au Parlement, entrera en vigueur au 1er juillet.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Sombres perspectives pour l'AVS et l'AI
Fonds en baisse pour l'AI et résultat de répartition négatif dès 2026 pour l'AVS: les perspectives pour ces assurances sociales sont sombres, selon les données actualisées jeudi par l'office fédéral des assurances sociales (OFAS).
La situation financière de l'assurance invalidité (AI) continue de se détériorer. En 2025, le déficit de répartition s'élevait à 209 millions de francs. En raison de la forte augmentation du nombre de nouvelles rentes, celui-ci pourrait atteindre 800 millions de francs en 2030.
L'introduction de la 13e rente AVS dès décembre influence les perspectives financières du premier pilier. A l'heure actuelle, cette prestation supplémentaire n'est pas financée. Cela entraîne une augmentation significative du déficit de répartition. Les chiffres devraient passer de 1,3 milliard en 2026 à 4,9 milliards en 2035.
Si la hausse de 0,4 point de la TVA, décidée par le Parlement lors de la session d’été pour financer la 13e rente AVS, est approuvée par le peuple et mise en ½uvre à partir de 2028, le déficit de répartition de l’AVS en 2030 serait réduit de moitié, passant de 2,7 à environ 1,2 milliard de francs.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Rebecca Solari: "Les processus artistiques créent un peu de chaos"
Entre musique, performance et art contemporain, Rebecca Solari fait du dialecte tessinois un outil artistique et politique. L'artiste multidisciplinaire parle à Keystone-ATS de son alter ego Fulmine et de son attachement à ses origines.
Rebecca Solari, née en 1996, fait partie du duo électro-punk Crème Solaire, et Fulmine est son alter ego musical et artistique.
Elle n’a pas de préférence parmi les disciplines qu’elle pratique: "J’aime beaucoup la scène, c’est l’espace où je m’amuse le plus", explique-t-elle dans une interview accordée à Keystone-ATS dans un café situé dans la vieille ville de Bienne, où elle vit depuis trois ans.
Un alter ego intime
Et c’est précisément de l’expérience de la scène, des coulisses jusqu’au public, que naît une grande partie de son art. Un peu comme le "personnage anti-héros" Fulmine, né il y a cinq ans après que la foudre a frappé son micro lors d’un concert à Rapperswil-Jona (SG) ("fulmine" signifie foudre en italien, ndlr).
"A un moment donné, j’ai commencé à crier au secours et il n’y avait plus de personnage, il n’y avait plus de performance : c’était la réalité". De cette expérience traumatisante est né un parcours artistique qui interroge la frontière entre représentation et vérité, entre spectacle et vie vécue.
Fulmine lui est également "intimement lié", notamment à travers l’utilisation du dialecte de la vallée de Blenio, où elle a grandi. Cela lui permet "d’exprimer une partie de moi-même beaucoup plus nue, beaucoup plus exposée dans son intimité, en parlant des paysages qui m’ont accompagnée durant mon enfance", explique-t-elle.
Représenter une minorité linguistique
A travers l’utilisation du dialecte, l’artiste tessinoise représente également une minorité linguistique. "Pour moi, il est important d’utiliser cette langue, issue d’un milieu agricole, dans un contexte très singulier et performatif, ainsi que dans les domaines de l’art contemporain", précise Rebecca Solari.
Dans ses performances, il n’y a pas que le dialecte tessinois: la jeune femme mélange plusieurs langues, dont l’italien, le français et l’anglais. "Le format est souvent un monologue qui mêle les langues et qui joue beaucoup sur les sonorités, puisque j’utilise ma voix, qui est mon principal instrument", explique-t-elle.
Une partie de sa démarche consiste à rendre son travail accessible même à ceux qui ne comprennent pas le dialecte, en créant une "passerelle": "J’ai toujours des textes en dialecte qui sont également traduits en français, en allemand ou en anglais".
Pour son projet "Solo Brodo (Primordio e Parsimonia)", Rebecca Solari a reçu le Prix du bilinguisme décerné par l’association Région capitale suisse en 2024. Fin juin, elle figurait parmi les quatre finalistes du Prix Anderfuhren, récompense destinée aux artistes émergents de la ville de Bienne.
Lien avec le Tessin et engagement politique
Le Tessin continue d’occuper une place centrale dans sa pratique artistique: Rebecca Solari est très attachée à la vallée de Blenio et à ses origines. "C’est l’endroit où je me sens chez moi", affirme-t-elle, tout en reconnaissant les difficultés que rencontre le canton pour créer des espaces dédiés à la culture et à l’expérimentation.
Ce lien se mêle également à une dimension politique. En repensant aux carnavals de son enfance à Biasca, elle se souvient que les déguisements et les chars abordaient des thèmes d’intérêt public, allant de la construction de pistes cyclables au changement climatique. "Je redécouvre aujourd’hui, en tant qu’adulte, cette envie de susciter des changements", raconte-t-elle, expliquant comment cette attitude s’exprime désormais à travers ses performances.
Pour la jeune femme, le message n’est jamais dissocié du contexte. La manière dont elle construit un spectacle varie en effet en fonction du public et de l’espace dans lequel elle se produit: des festivals de musique aux institutions artistiques, en passant par des projets impliquant directement les communautés. Pour une récente exposition monographique à La Chaux-de-Fonds (NE), par exemple, elle a invité la chorale de sa grand-mère, originaire de la vallée de Blenio, qu’elle a filmée et intégrée à l’½uvre.
De nouvelles performances
Rebecca Solari a obtenu un master au Dirty Art Department du Sandberg Instituut d’Amsterdam, un nom hors des sentiers battus pour une école qui offre une liberté totale. Une expérience qui lui a permis de forger "un nouveau regard plus critique sur l’Europe et sur la Suisse, où je vis et où j’ai grandi ", précise-t-elle.
Ces derniers mois ont été particulièrement intenses pour l’artiste. Elle vient de présenter "Fulgore furiosa" au festival multidisciplinaire Belluard Bollwerk de Fribourg. Actuellement, elle est l’invitée du Pirelli HangarBicocca dans le cadre du Milano Re-Mapped Summer Festival, où elle se produit dans "Fulminante gigantessa". Samedi, elle donne une performance spéciale au col du Klausen, qui relie les cantons d’Uri et de Glaris, où elle racontera des histoires en incarnant une géante capable de traverser symboliquement les Alpes d’un seul pas.
A l’automne, elle sera en résidence pendant trois mois à la Kaserne de Bâle, où elle travaillera sur "Vortex", sa première performance théâtrale de longue durée. La pièce, prévue pour l’année prochaine, s’articule autour du thème de la transformation: sur une plateforme tournante, l’artiste incarnera différents personnages, de la vache à la scientifique en passant par la superstar.
Interrogée sur le rôle de l’art dans une société caractérisée par des visions de plus en plus binaires, Rebecca Solari n’a pas de réponse. "Je crois que les processus artistiques créent un peu de chaos", observe-t-elle. C’est précisément de ce chaos, conclut-elle, que peuvent naître de nouvelles possibilités et des façons différentes de regarder le monde.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Le président allemand vient en voisin à Riehen (BS)
Le président de la République fédérale d'Allemagne Frank-Walter Steinmeier rencontre les autorités bâloises à Riehen jeudi. Cette visite est liée à une délocalisation de ses activités durant quatre jours de Berlin à Lörrach (D), en région bâloise.
À vélo électrique, le chef d'Etat allemand est arrivé peu avant 09h00 près d'une borne frontière germano-suisse en provenance de la ville voisine de Lörrach avec son entourage. Il y a été accueilli par deux autres cyclistes, le président du gouvernement de Bâle-Ville Conradin Cramer et la maire de Riehen Christine Kaufmann, en présence des médias.
Après une courte conversation, le convoi cycliste a poursuivi sa route en direction d'un refuge champêtre. Frank-Walter Steinmeier doit ensuite se rendre à la maison communale de Riehen, puis à la Fondation Beyeler. Depuis lundi, il exerce ses fonctions à Lörrach, ce qui lui permet de rencontrer les politiciens locaux et la population. Son séjour dans la région se termine jeudi.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Les feuilles brunes ne sont pas uniquement synonymes d'automne
Les modèles climatiques pourraient surestimer la résilience des forêts. Les chercheurs peinent à distinguer un brunissement prématuré des feuilles dû à un "vieillissement contrôlé", comme c'est le cas en automne, et celui causé par la chaleur et la sécheresse.
"Bien que ces deux processus donnent aux forêts un aspect plus brun vu de l’espace, leurs conséquences biologiques sont très différentes", soulignent des chercheurs de l'Institut fédéral de recherche sur la forêt, la neige et le paysage (WSL) dans un commentaire publié jeudi dans la revue spécialisée "Nature Climate Change".
Lors de la sénescence foliaire (vieillissement contrôlé des feuilles), l’arbre les élimine de manière ordonnée tout en récupérant de précieux nutriments. En revanche, dans le cas de ce que l’on appelle les dommages foliaires, ou "brûlures de feuilles" provoquées par la chaleur et à la sécheresse, le tissu foliaire est irrémédiablement endommagé. L’arbre perd alors des nutriments avant d’avoir pu les stocker.
La différence est considérable
Vus de l’espace, ces deux processus semblent similaires: la forêt devient plus brune. D’un point de vue biologique, cependant, la différence est considérable. "Si ces deux processus sont confondus, les modèles de sénescence foliaire risquent de perdre en fiabilité et la résilience des forêts face aux extrêmes climatiques pourrait être surestimée", préviennent Maxwell Bergström et Zhaofei Wu, co-auteurs principaux de l'article, cités dans le communiqué.
Selon le WSL, l’été caniculaire de 2018 a montré à quel point la première impression peut être trompeuse. A l’époque, les hêtres de la région de Schaffhouse présentaient déjà des cimes brunies dès la mi-août. L’année suivante, bon nombre d’entre eux ont mal bourgeonné, signe qu’ils avaient bel et bien subi des dommages.
Avec le réchauffement climatique, de tels cas devraient devenir de plus en plus fréquents. Les scientifiques réclament donc des expériences contrôlées afin de déterminer plus précisément les seuils entre le vieillissement foliaire adaptatif et les dommages irréversibles subis par les feuilles.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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