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International

Les Etats Schengen discutent de l'ouverture des frontières

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La levée des restrictions de voyager pour les Suisses se fera de manière progressive. (Image d'archive - ©KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)
La Suisse examine les options pour assouplir progressivement le contrôle des frontières. Les mesures devront être harmonisées avec le plan national de reprise de l'économie. La ministre de la justice Karin Keller-Sutter a informé ses homologues des Etats Schengen.

La séance ordinaire des ministres de la justice et des affaires intérieures des Etats Schengen s'est déroulée mardi par vidéoconférence et a porté sur la crise liée au coronavirus et aux mesures prises dans les différents pays.

La priorité reste la protection de la population contre une propagation du virus. Mais les ministres sont unanimes pour une levée par étape des restrictions de voyager, indique le Département fédéral de la justice et police (DFJP) dans un communiqué.

La réouverture progressive des frontières intérieures en Europe doit se faire dans un premier temps. Ce n'est qu'ensuite qu'une réouverture par étape elle aussi des frontières extérieures de Schengen sera possible pour permettre l'entrée de personnes en provenance d'Etats tiers.

Scénarios envisagés

Le DFJP examine les scénarios pour une levée des restrictions de voyager, mais la Suisse ne pourra autoriser ses habitants à quitter le territoire national que s'ils peuvent entrer sur le territoire de l'Etat voisin. Karin Keller-Sutter s'est dès lors entretenue la semaine dernière avec les ministres de l'intérieur des pays voisins, français, allemand et autrichien. Des contacts ont aussi eu lieu avec le ministère italien de l'intérieur.

Le Conseil fédéral discutera des différentes options lors de sa séance de mercredi. Pour l'instant, les mesures de contrôle des frontières restent en vigueur.

Asile

La discussion ministérielle a aussi porté sur la réforme du système européen de l'asile. Le pacte européen sur l'immigration et l'asile devrait être publié d'ici fin juin, avant que l'Allemagne n'assume la présidence du Conseil européen. Ce pacte doit permettre de relancer les discussions concernant Dublin, aujourd'hui bloquées. La Suisse y est favorable.

Les ministres ont aussi abordé la situation en Grèce. La Suisse apporte son soutien à Athènes et a intensifié son aide sur place en assistant notamment les mineurs non accompagnés dans les camps de réfugiés. Elle prépare le transfert de 22 enfants et adolescents non accompagnés ayant des liens familiaux en Suisse.

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2 Commentaires

2 Comments

  1. aka hilaire

    30 avril 2020 à 12:27

    Vraiment nous souhaitons la reouverture des frontieres aeriennes terrestres et maritimes tout en tant se conformant au nouveau mode de vie de prevention;de luttes et d'isolement. c'est a dire depister isoler et traiter au depart ou a l'arrivee des differents voyageurs .
    Ainsi le monde pourras continuer a vivre . sinon a defaut les catastrophes economiques qui se prepares serint elles plus desastreuses que cette pandemie. parceque une fois que la pandemie sera lier a la crise economiques mondiale ,aucun dirigeant de monde ne pourras plus rien controler. pensons y.

  2. Notification automatique: L’impact du COVID-19 sur l’espace Schengen – Law Career Start

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Genève

Joe Biden arrive ce mardi à Genève avant de se mesurer à Poutine

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Le président américain Joe Biden et son homologue russe Vladimir Poutine doivent se retrouver mercredi dans la Villa La Grange à Genève. (Image d'archives - ©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le président américain Joe Biden referme sa première tournée européenne par Genève, sous haute sécurité. Il doit rencontrer mardi après-midi le président de la Confédération Guy Parmelin. Avant un sommet très attendu mercredi avec son homologue russe Vladimir Poutine.

Plus de 35 ans après la rencontre entre les dirigeants américain Ronald Reagan et soviétique Mikhaïl Gorbatchev, M. Biden foulera à son tour le sol genevois dès ce mardi après-midi. Le chef du Kremlin est lui attendu mercredi et ne dormira pas à Genève.

Avant ce dialogue historique dans la Villa La Grange, le premier avec M. Poutine depuis son arrivée à la Maison Blanche, M. Biden a multiplié ces derniers jours les réunions avec les alliés des Etats-Unis, du G7 à l'OTAN en passant par l'UE. Il a affiché sa volonté de rassembler "le monde libre" face à la montée de plusieurs autoritarismes, au premier rang desquels la Chine.

Lundi, les dirigeants de l'OTAN se sont déclarés "préoccupés" par Pékin et par "la menace grandissante" du renforcement militaire de la Russie. M. Biden affirme lui vouloir atteindre une relation "stable et prévisible" avec Moscou.

Discussion sur des détenus

La réunion de mercredi à Genève est largement saluée comme un succès par le simple fait qu'elle ait lieu. En revanche, les attentes en terme de contenus sont limitées, quelques mois après le renouvellement au dernier moment de l'accord de réduction des armes nucléaires stratégiques (New START).

Avant même la rencontre, le ton est venu refléter les tensions entre Washington et Moscou. Face à celui qu'il a qualifié récemment de "tueur", M. Biden veut aborder des questions liées aux droits humains. Mais la situation au Bélarus ou l'affaire de l'opposant russe Alexeï Navalny sont considérées par la Russie comme ne devant pas faire l'objet d'une interférence internationale.

Vladimir Poutine s'est encore dit prêt à un échange de détenus pour réchauffer les relations. Alors même que M. Biden est sous pression pour obtenir la libération de deux Américains, un homme accusé d'espionnage et un second emprisonné pour avoir agressé deux policiers. La Maison Blanche a annoncé que leur situation serait abordée.

Quelques minutes seulement avec Parmelin

Avant ce sommet, M. Biden, accompagné de son secrétaire d'Etat Antony Blinken, doit rencontrer mardi durant quelques minutes M. Parmelin et le conseiller fédéral Ignazio Cassis. Plusieurs observateurs saluent l'opportunité pour la Suisse même s'il ne faut pas s'attendre, selon eux, à régler des problèmes bilatéraux sous ce format.

Accord de libre-échange, fiscalité, avions de chasse ou candidature suisse à un siège au Conseil de sécurité de l'ONU en 2023, les questions ne manquent pourtant pas. Quelques mois après que la Suisse a été considérée comme "un paradis fiscal" par M. Biden.

Le sommet entre M. Biden et M. Poutine est organisé dans une ville de Genève qui sera pendant quelques jours sous un important dispositif de sécurité. Des milliers de membres de forces de l'ordre seront actifs.

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Plus long recul du nombre de cas depuis le début de la pandémie

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Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus est inquiet de la situation dans plusieurs régions en raison de la pandémie. (ARCHIVES - ©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La pandémie a à nouveau ralenti la semaine dernière dans le monde, pour la septième semaine consécutive, plus longue baisse depuis les premiers cas de coronavirus. Mais l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a alerté lundi à Genève sur la situation en Afrique.

Malgré le recul du nombre de nouvelles contaminations, au plus bas depuis février, "les décès ne diminuent pas aussi rapidement", a dit à la presse le directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus. La semaine dernière, leur nombre est resté similaire à la semaine précédente et ils atteignent plus de 10'000 chaque jour.

Autre préoccupation, de nombreux pays observent "une augmentation inquiétante" aussi bien des infections que du nombre des nouvelles victimes. Notamment en Afrique, une région où l'accès aux vaccins ou à d'autres technologies contre la pandémie est le moins important.

Selon une récente étude, cette zone est confrontée au taux de mortalité le plus élevé parmi les personnes les plus durement affectées par le coronavirus. "Le virus circule plus rapidement que la distribution de vaccins", a encore ajouté M. Tedros.

Milliards de dollars

Le directeur général a aussi rappelé à la presse ses remarques après l'annonce par le G7 d'un don de 870 millions de doses, en plus de celles déjà promises, d'ici la fin de l'année prochaine. Mais il en faut 11 milliards pour immuniser au moins 70% de la population mondiale d'ici le prochain sommet du G7 dans un an, a-t-il insisté. "Il nous en faut plus et plus vite", a-t-il aussi dit.

L'accélérateur contre la pandémie, piloté par l'OMS et d'autres acteurs internationaux et dont fait partie Covax, a besoin de plus de 16 milliards de dollars pour être financé cette année entièrement. Les pays ont "les ressources" pour les atteindre, a fait remarquer le responsable de ce dispositif au sein de l'organisation Bruce Aylward.

Lundi, l'OMS a dévoilé une nouvelle initiative pour améliorer la recherche sur l'amélioration des masques avant la prochaine pandémie. Celle-ci portera aussi sur l'utilisation des nouvelles technologies.

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International

Fête nocturne à Paris: la police disperse des centaines de jeunes

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L'Esplanade des Invalides à Paris est parfois le lieu de rassemblements comme sur la photo il y a huit ans quand la police était prête à faire face à une manifestation. (©KEYSTONE/AP/MICHEL EULER).

La police est intervenue vendredi soir pour disperser des centaines de jeunes qui s'étaient rassemblés pour une fête sur l'esplanade des Invalides à Paris. Ils étaient souvent agglutinés et sans masques.

"Intervention en cours des forces de l'ordre pour mettre fin à une soirée festive regroupant plusieurs centaines de participants au mépris des règles sanitaires", a tweeté la préfecture de police vers 23h30, après l'heure du couvre-feu. Vers minuit, restaient quelques grappes de jeunes, près du pont Alexandre III et des voitures de police circulant avec des gyrophares.

Gaspard, 17 ans, a raconté à un journaliste de l'AFP sur place qu'il prenait un verre quand il a entendu parler d'une soirée Projet X (du nom du film américain centré sur une fête de jeunes qui tourne mal) annoncée sur les réseaux sociaux: "Dès qu'il s'agit du Projet X, tout le monde s'excite, il y avait des centaines et des centaines de personnes, on devait être au moins 1000 ou 1500", a assuré ce mineur.

"On a dansé, fait des pogos (danses issues du mouvement punk consistant à sauter dans tous les sens en essayant de se bousculer) mais dès 23h00, les 'flics' sont arrivés et ont chargé, ça a dispersé tout le monde", a-t-il ajouté.

Selon des images diffusées sur les réseaux sociaux, des groupes de jeunes en liesse avaient envahi l'esplanade, dansant, criant, la plupart sans masque. "Ils nous ont dispersés, direct. On a réussi à ne pas se faire 'gazer' mais on a vu des gens pris dans des nuages de lacrymos", a raconté à l'AFP Alma, 19 ans.

"Les pelouses étaient remplies, on était vraiment beaucoup, ça faisait longtemps qu'on n'avait pas fait la fête à cause du Covid, on en avait vraiment besoin", a déclaré une autre jeune femme, Emma, 18 ans.

Le couvre-feu a été repoussé de deux heures mercredi en France, lourdement endeuillée par le Covid, avec près de 108'000 morts depuis mars 2020.

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Etats-Unis/Russie: les attentes de Poutine sur Biden

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C'est à la villa la Grange à Genève que Vladimir Poutine rencontre son homologue Joe Biden jeudi. (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI).

Vladimir Poutine a dit vendredi espérer que son homologue américain Joe Biden se montrerait moins impulsif que son prédécesseur Donald Trump. Le président russe s'exprimait sur NBC News à quelques jours du très attendu premier sommet entre les deux chefs d'Etat.

Lors d'un entretien à la chaîne américaine, le président russe a décrit Joe Biden comme un "homme de carrière" ayant passé sa vie en politique, tandis que Donald Trump est selon lui un homme "talentueux" et "haut en couleurs".

"Même maintenant, je crois que l'ancien président Trump est un individu extraordinaire, sinon il ne serait pas devenu président", a-t-il dit. "Et il n'est pas venu de l'establishment américain". Quant à Joe Biden, "il est radicalement différent de Trump car le président Biden est un homme de carrière. Il a passé pratiquement toute sa vie adulte en politique".

"J'ai grand espoir que, oui, il y ait certains avantages, certains inconvénients, mais qu'il n'y ait plus de manoeuvres impulsives de la part du président américain en exercice", a-t-il dit, selon une traduction fournie par NBC News.

Joe Biden devrait soulever plusieurs récriminations américaines auprès de Vladimir Poutine, dont les soupçons d'ingérence russe dans les élections américaines et les cyberattaques, lors du sommet le 16 juin à Genève à la fin de son premier voyage international.

Vladimir Poutine a ouvertement reconnu qu'il soutenait Donald Trump en 2016. Le milliardaire républicain a à plusieurs reprises exprimé son admiration pour le dirigeant russe et a notoirement semblé accepter ses dénégations quant à une éventuelle ingérence électorale.

Quant à l'épithète de "tueur" choisi par Joe Biden pour le qualifier à la lumière d'une série d'assassinats dont celui de l'opposant russe Boris Nemtsov, le maître du Kremlin y a vu le résultat du "comportement machiste" propre à Hollywood.

Un tel discours "fait partie de la culture politique américaine où cela est considéré comme normal. Mais pas ici, au fait. Ce n'est pas considéré comme normal ici", a-t-il dit.

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Toyota vise la neutralité carbone d'ici 2035

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Toyota compte atteindre la neutralité carbone dans sa production d'ici 2035, notamment avec l'optimisation des procédés de peinture, l'un des postes les plus gourmands en énergie (Archives © KEYSTONE/EPA EFE/JUAN IGNACIO RONCORONI)

Le japonais Toyota, redevenu le premier constructeur automobile mondial l'an dernier, a annoncé vendredi qu'il comptait désormais atteindre la neutralité carbone dans sa production d'ici 2035, contre 2050 jusqu'à présent.

"Toyota va relever une série de défis pour rendre ses usines neutres en carbone d'ici 2035", a déclaré Masamichi Okada, responsable de la production du groupe, lors d'une présentation en ligne.

"Nous cherchons à réaliser des usines vertes. La neutralité carbone nous donne l'opportunité de fondamentalement repenser la production", a ajouté M. Okada.

Cela va passer, par exemple, par l'optimisation des procédés de peinture, l'un des postes les plus gourmands en énergie dans l'industrie automobile, tout en développant l'utilisation de techniques alternatives comme les films adhésifs.

Toyota est un pionnier des véhicules hybrides et des véhicules roulant à l'hydrogène, mais passe aussi désormais à la vitesse supérieure dans les voitures électriques à batteries.

Définition variable

De nombreux autres groupes automobiles mondiaux ont déjà affiché des objectifs de neutralité carbone à plus ou moins longue échéance, alors que les enjeux environnementaux deviennent toujours plus prégnants.

L'urgence du réchauffement climatique sera d'ailleurs l'un des grands thèmes du sommet des dirigeants des grandes puissances du G7 qui s'ouvre ce vendredi dans le sud-ouest de l'Angleterre.

Le Japon a annoncé l'an dernier un objectif de neutralité carbone à l'horizon 2050, s'alignant ainsi sur l'Union européenne, et les Etats-Unis ont fait de même en avril de cette année.

La neutralité carbone est un principe dont la définition est variable et parfois très large. Il consiste à atteindre par divers moyens un équilibre entre émissions et absorptions de gaz à effet de serre d'origine humaine.

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