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Suisse

Des femmes appellent à une nouvelle Grève des femmes en juin 2023

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Les Femmes socialistes dénoncent "une gifle pour toutes les femmes" (archives). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Après le "oui" à la hausse de l'âge de la retraite des femmes dimanche, les femmes de gauche appellent à une manifestation lundi à 12h00 à Berne et à une nouvelle Grève des femmes en juin 2023. Les femmes paysannes plaident pour davantage d'égalité.

"Nous sommes en colère. Le oui d'aujourd'hui à l'augmentation de l'âge de la retraite des femmes n'est pas seulement un grand pas en arrière en matière d'égalité, c'est une gifle pour toutes les femmes. Nous ne laisserons pas passer ce résultat", ont indiqué les femmes socialistes dans un communiqué dimanche.

"Les femmes qui ne comptent que sur l'AVS pour vivre à la retraite paient le prix fort de cette réforme. Elles n'ont pas les moyens de prendre une retraite anticipée et certaines d'entre elles finiront leur vie professionnelle au chômage ou en arrêt pour des raisons de santé", a dit la militante neuchâteloise Léa Ziegler, responsable de la communication du syndicat des services publics (SSP), à Keystone-ATS.

Economiser sur le dos des femmes

"Nous avons pu constater une fois de plus à quelle vitesse on économise sur le dos des femmes et contre leur volonté. Notre mobilisation commence aujourd'hui pour une grève le 14 juin", a déclaré Lirija Sejdi du collectif bernois de la Grève des femmes dans un communiqué.

De son côté, l'Union suisse des paysannes et des femmes rurales (USPF) juge primordial de poursuivre sans relâche les efforts pour assurer une véritable égalité entre hommes et femmes. Il s'agit en particulier d'assurer l'égalité des salaires et une meilleure conciliation entre la famille et l'activité professionnelle.

L'accès au travail à temps partiel pour les hommes est un autre thème important pour cette organisation. Celle-ci attend du Parlement des améliorations claires dans le cadre de la réforme de la LPP.

Les femmes paysannes plaident encore pour une valorisation du travail de "Care" encore majoritairement effectué par les femmes et une répartition équitable des rôles pour l'accomplissement de ces tâches.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

L'amphithéâtre de Nyon à l'honneur d'une nouvelle exposition

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L'amphithéâtre de Nyon fait l'objet d'une exposition jusqu'en 2026. (© Archeodunum SA)

Le Musée romain de Nyon dévoile vendredi une nouvelle exposition consacrée à l'un des principaux monuments antiques de la ville: son amphithéâtre. A voir jusqu'au 11 janvier 2026 et accompagnée de nombreux événements, elle vise à répondre aux questions soulevées depuis la découverte de l'édifice en 1996.

Intitulée "Amphithéâtre ?", l'exposition interroge sa construction, sa localisation, son âge et son ensevelissement, sa fonction, ou encore la place des animaux, des gladiateurs et des femmes dans l'arène. Une sélection de blocs, inscriptions, monnaies et petits objets trouvés sur le site sont également présentés. Evolutive, l'exposition reviendra aussi, courant 2025, sur les enjeux de la conservation du monument et de sa valorisation.

"La Ville de Nyon souhaite tout autant exposer la richesse de ce patrimoine inestimable que présenter les coulisses et les enjeux d'un chantier à venir (ndlr: de valorisation) qui sera exceptionnel", indique Alexandre Démétriadès, municipal nyonnais chargé de la culture, cité dans un communiqué.

En lien avec l'exposition, plusieurs rendez-vous sont proposés au public: des visites commentées du musée et de l'amphithéâtre, des conférences suivies d'un brunch, des "apéros-archéo", une exposition photographique dans l'espace urbain (10 décembre 2024 - 21 janvier 2025), ainsi que des ateliers et anniversaires thématiques pour les enfants.

De plus, le Musée romain organise cette année les Journées romaines et Journées vaudoises d'archéologie sur le thème des jeux antiques, dans l'arène notamment (Spectaculum ! 8-9 juin 2024). L'exposition servira aussi de décor à des concerts proposés dans le cadre de la Fête de la musique de Nyon (22 juin 2024), comme à des projections de péplums (courant 2025).

Rare édifice

L'amphithéâtre de Nyon est le seul édifice de ce type dans le bassin lémanique. Ses dimensions, 50 mètres dans son grand axe et 36 mètres dans son petit axe, le placent au milieu des édifices suisses de même nature, derrière ceux de Windisch (AG) et d'Avenches (VD) et devant ceux d’Augst-Sichelengraben (BL) et de Martigny (VS).

Sa date de construction n'est pas connue avec précision, sinon par quelques indices comme une inscription en l'honneur de l'empereur Trajan. Après son abandon comme lieu de spectacles à la fin de l'époque romaine, probablement au début du 4e siècle, le site sert de carrière, avant d'être totalement comblé par des remblais au 17e siècle, puis oublié jusqu'à sa découverte en 1996.

Crédit à venir

L'amphithéâtre est aujourd’hui classé au plan cantonal et national. La Ville de Nyon mène depuis plusieurs années, en collaboration avec l'Archéologie cantonale et l'Office fédéral de la culture, des réflexions sur la préservation et la valorisation du monument.

Un crédit d'études a été voté par le conseil communal en 2022. Il permet de financer l'avant-projet ainsi que les projets d'architecture et de scénographie qui seront soumis pour l'obtention d'un crédit de réalisation d'ici fin 2025. L'exposition "Amphithéâtre ?" évoluera donc entre mai 2024 et janvier 2026, au gré du projet de valorisation du monument.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Vaud adapte son plan d'action aux évolutions du terrain

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Le dispositif inclut la répression, mais aussi la thérapie, la réduction des risques et la prévention (Image prétexte). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BRUN)

L'Etat de Vaud adapte son dispositif en matière de lutte contre la consommation et le trafic de drogues. L'arrivée en Europe de cocaïne pure à très bas prix pose de nouveaux défis de maintien de l'ordre et de prise en charge socio-sanitaire.

Trois ans après le lancement de sa stratégie de lutte contre le deal de rue et la consommation de drogue, le canton tire un bilan intermédiaire "positif". La plupart des mesures du plan d'action ont été introduites, explique-t-il jeudi dans un communiqué.

Contrôle des substances

Le Drug Checking, soit le projet-pilote d'analyse des substances des drogues directement sur les lieux de fêtes, a été introduit "avec succès" et sera poursuivi. Pour la plupart des consommateurs, il a permis d'offrir un premier contact avec des professionnels de la prévention, souligne le canton.

Le projet Monitorstup, basé notamment sur le Drug Checking, a permis d'avoir une vision plus complète de l'ensemble des produits circulant sur le territoire vaudois. Il a confirmé la présence de la kétamine, un analgésique pour cheval, de plus en plus utilisé dans le milieu festif et qui présente des risques pour la santé.

Les mesures du plan d'action, lancé en 2021, ont conduit à une meilleure coordination entre les différents acteurs, un élément essentiel de la stratégie des quatre piliers, qui comprend la prévention, la thérapie, la réduction des risques et la répression. L'objectif est notamment de repérer plus rapidement les situations à risques parmi les jeunes.

Nouvelles pistes

Mais l'évolution du marché et des modes de consommation amène les autorités à adapter leur dispositif et à proposer de nouvelles pistes d'action. En 2023, la situation a "fortement évolué" dans le canton avec l'arrivée de cocaïne "très pure à des prix très bas", expliquent les autorités.

Les scènes de consommation dans l'espace public posent de nouveaux défis de maintien de l'ordre et de prise en charge. Le canton a ainsi renforcé sa coordination avec les acteurs régionaux ainsi que son dispositif, à Lausanne notamment avec une équipe mobile du CHUV.

La police poursuit son travail de terrain et des développements sont en cours pour intensifier les renvois de trafiquants incarcérés en fin de peine, annonce le communiqué. Le canton prépare de nouvelles mesures pour renforcer la coordination locale, améliorer la prise en charge socio-sanitaire et réduire les impacts sur l'espace public.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Comment retracer le passé alimentaire d'une région

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Coupe longitudinale de la fouille de la "poubelle des mamans", dans le village d'Edioungou au Sénégal. Ossements, poteries, coquilles et bouteille en verre sont visibles. (© Pauline Debels/UNIGE)

Grâce à une nouvelle approche multidisciplinaire, des scientifiques genevois et français ont retracé les pratiques alimentaires d’un village sénégalais. Cette méthode, présentée dans la revue PLOS One servira à d’autres fouilles archéologiques.

L’alimentation n’est pas qu’un simple besoin biologique. Véritable marqueur culturel et identitaire, elle regroupe de très nombreuses pratiques qui permettent de "lire" une région, un pays ou un groupe social.

Mais retracer les habitudes alimentaires d’une communauté, sans le recours aux sources orales ou écrites, est un défi à la fois historique et méthodologique. Une équipe d’archéologues et de chimistes de l’Université de Genève (UNIGE) et du CNRS français l’a relevé en déployant un important dispositif dans le village sénégalais d’Edioungou, en Basse-Casamance.

Cette localité de 300 âmes abrite un dépotoir, aujourd’hui abandonné, appelé la "poubelle des Mamans". Utilisé par les familles d’un quartier tout au long du XXe siècle, le site renferme de nombreux vestiges liés au passé alimentaire de la région.

"Nous avons creusé centimètre par centimètre en suivant les strates archéologiques. Cela nous a permis de récupérer des restes, souvent très dégradés, de poteries, d’ossements, de coquilles, de tissus et de certains aliments", indique Pauline Debels, co-première auteure de l’étude, citée dans un communiqué de l'UNIGE.

Faire dialoguer les disciplines

Pour analyser ces vestiges d’origines très diverses, l’équipe a développé une approche combinant plusieurs disciplines dont l’archéozoologie (l’étude des ossements d’animaux dans un contexte archéologique), la carpologie (l’étude des restes de graines et de fruits), la micro-botanique, la céramologie et la chimie des résidus organiques.

Cette méthode a permis d’identifier plusieurs produits animaux et végétaux, autrefois consommés par le village, piégés dans les sédiments ou les parois des récipients céramiques. Elle a également permis aux scientifiques d’accéder aux modalités de transformation des aliments et à la fonction des récipients, d’après l’observation des traces d’usure sur les parois des poteries et de la distribution des concentrations de lipides le long de leur profil vertical.

Résultat: les poissons, les huîtres et le riz constituaient la base de l’alimentation, avec une composante d’animaux terrestres, porc et mets carnés, à l’occasion de fêtes. Les aliments salés et acides bouillis semblent avoir été privilégiés.

Vers l’étude de sites plus anciens

Globalement, ces travaux mettent en évidence une certaine continuité des pratiques alimentaires, avant une rupture nette survenue il y a deux à trois décennies. La mondialisation a introduit ou généralisé de nouveaux aliments et de nouveaux matériaux pour les contenants, comme le plastique et le métal, transformant profondément les pratiques alimentaires.

Cette étude, conduite dans le cadre d'un projet Sinergia du Fonds national suisse (FNS), constitue un premier test réussi pour l'approche combinée mise au point par les scientifiques. Elle pourra désormais être appliquée à des sites archéologiques plus anciens et à d’autres régions du monde.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Le Conseil des Etats d'accord pour réduire la dette des CFF

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Les sénateurs ont dit oui de justesse à 1,15 milliard de francs pour éponger les pertes subies dans le trafic grandes lignes durant la crise du Covid-19 (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le financement durable des CFF doit être garanti. Le Conseil des Etats soutient, comme le National, le versement à la compagnie ferroviaire de 1,15 milliard de francs pour réduire son endettement. Mais il tient à soumettre certains prêts au frein à l'endettement.

Le Conseil des Etats a adopté jeudi, par 23 voix contre 18, une modification de la loi sur les Chemins de fer fédéraux (CFF) présentée par le Conseil fédéral. Le gouvernement veut renforcer la situation financière des CFF qui reste fragile. En 2022, l'endettement net des CFF était de 11,4 milliards de francs, soit pratiquement le niveau de 1999.

Il propose un apport unique en capital de 1,15 milliard de francs correspond aux pertes subies sur le trafic grandes lignes durant la pandémie de Covid-19. Le PLR, l'UDC et certains élus du Centre ont tenté de diviser par deux ce montant, arguant que la situation financière de la compagnie s'est déjà bien améliorée. Sans succès: la décision de soutenir les 1,15 milliard est passée par 21 voix contre 20.

Un autre point d'achoppement a porté sur les conditions relatives au financement des investissements des CFF, à savoir s'ils doivent être soumis ou non au frein à l'endettement à partir d'un certain niveau. Une solution de compromis a été trouvée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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