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Économie

Les fonds propres de la BNS trop faibles, avertit son patron

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Martin Schlegel, le nouveau président de la BNS, a douché les espoirs de la Confédération et des cantons. (archive) (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Au vu des risques liés au bilan, les fonds propres de la Banque nationale suisse (BNS) sont "beaucoup trop faibles", a averti son nouveau président Martin Schlegel. La constitution de fonds propres est donc prioritaire sur les reversements aux collectivités publiques.

"Durant les années qui ont suivi la crise financière mondiale, les achats de devises ont eu pour effet secondaire majeur l'augmentation du bilan de la BNS, ce qui a conduit à de fortes fluctuations de ses résultats annuels", a indiqué M. Schlegel selon le texte de son discours prononcé à Zurich.

En 2023, le bilan avait atteint près de 795 milliards de francs, après plus de 881 milliards en 2022, soit presque autant que le produit intérieur brut de la Suisse. Les fonds propres s'élevaient quant à eux à 62,6 milliards.

Pour Martin Schlegel, qui a pris début octobre les commandes de la banque centrale helvétique, "au vu des risques liés au bilan, les fonds propres de la BNS sont actuellement beaucoup trop faibles".

"L'accroissement des fonds propres doit donc avoir la priorité sur les distributions du bénéfice", a-t-il conclu, répétant de précédentes déclarations.

La BNS avait subi une perte de 3,2 milliards de francs l'an dernier, s'abstenant de toute distribution à la Confédération et aux cantons. En 2022, elle s'était déjà abstenue de tout versement après une perte de 132,5 milliards, alors qu'en 2021 l'institut d'émission avait redistribué 6 milliards à la Confédération et aux cantons.

Selon les économistes d'UBS, la BNS devrait dégager un bénéfice d'au moins 65 milliards de francs en 2024 pour procéder à une distribution minimale. Pour un versement maximal, il devrait être supérieur à 105 milliards.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Lausanne: nouveau crédit accepté pour la "banane" à l'UNIL

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Les travaux d'extension de l'Unithèque ont démarré en 2020 (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Grand Conseil vaudois a validé un nouveau crédit pour la rénovation et l'extension de l'Unithèque, sur le campus universitaire lausannois. Ce troisième crédit additionnel pour la "banane" se monte à 10,7 millions de francs et vise à mettre le bâtiment en conformité, et notamment sa cuisine.

Les discussions mardi lors du premier débat ont été rapidement expédiées. Elles ont toutefois vu le PLR Guy Gaudard critiquer la succession des crédits supplémentaires pour ce projet, dont "la complexité a été largement sous-estimée". Il a dénoncé "un délire financier" et une facture finale "pharaonique".

Le conseiller d'Etat Frédéric Borloz a reconnu que ce chantier avait été "un serpent de mer". Il a rappelé que la conception du projet remontait à environ quinze ans, ce qui expliquait les écarts entre les prévisions initiales et la réalité. Il a affirmé qu'il s'agissait désormais de "finaliser" ce chantier.

Doubler les places

Pour mémoire, le projet vise notamment à doubler les places de travail à l'Unithèque qui passeront de 900 à près de 2000, ce qui en fera la plus grande bibliothèque de Suisse romande. L'extension concerne aussi le stockage des livres et le restaurant. Le site est agrandi derrière le bâtiment actuel, qui a la forme d'une banane, d'où le surnom historique du bâtiment construit en 1983.

Le crédit d'ouvrage, d'un montant de 54,7 millions, a été voté en 2019 par le Grand Conseil. Deux crédits additionnels (5,8 millions et 2,1 millions) ont ensuite été nécessaires, avant celui de 10,7 millions validé mardi. En ajoutant le crédit d'étude (7,2 millions) et une subvention fédérale de 17,6 millions, la facture finale atteint environ 98 millions.

Selon le dernier planning, la fin des travaux de modernisation est attendue pour décembre prochain, tandis que la mise en exploitation complète est programmée pour avril 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Zone euro: l'inflation accélère en mai, à 3,2% sur un an

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Au sein de la zone euro, la hausse des prix a atteint 3,2% sur un an, contre 3% le mois précédent. (archive) (© KEYSTONE/EPA/BORIS ROESSLER)

L'inflation a accéléré en mai au sein de la zone euro, la hausse des prix atteignant 3,2% sur un an, contre 3% le mois précédent, selon des données publiées mardi par Eurostat.

Selon cette première estimation de l'institut européen de statistiques, les prix à la consommation ont été tirés par l'envolée des prix de l'énergie, en raison des répercussions du conflit au Moyen-Orient, mais aussi des services et des biens industriels.

Cette augmentation est conforme aux attentes des économistes interrogés par Bloomberg.

En revanche, l'inflation sous-jacente, qui exclut les biens les plus volatils (dont l'énergie et l'alimentation) a augmenté un peu plus fortement qu'attendu, à 2,5% sur un an, là où les économistes tablaient sur 2,4%.

D'après Eurostat, c'est la Bulgarie qui a enregistré le niveau le plus élevé d'inflation en mai, à 6,3% sur un an (+0,3 point), alors qu'elle n'atteint que 2,1% à Malte.

L'augmentation des prix en Europe risque d'obliger la Banque centrale européenne à relever son principal taux directeur, resté bloqué depuis l'été dernier à 2%, avec une hausse qui pourrait intervenir la semaine prochaine, selon certains économistes.

L'institution monétaire s'y est refusée jusqu'ici, compte tenu notamment du ralentissement de la croissance en zone euro, tombée à seulement 0,1% au premier trimestre, et de l'énorme incertitude quant à la durée et l'ampleur du "choc énergétique" lié au conflit au Moyen-Orient.

Malgré ce contexte délicat, Carsten Brzeski d'ING Research table sur une hausse des taux lors de la réunion de politique monétaire prévue la semaine prochaine, qui constituerait selon lui un "geste symbolique" de la BCE pour prouver aux marchés "sa détermination à agir".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Le Parlement décide d'accorder des allègements aux entreprises

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Marcel Dobler (PLR/SG), lui-même entrepreneur, a convaincu le National de valider ces allègements fiscaux (archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Les entreprises obtiendront des allègements pour rendre le marché suisse plus attractif. Après le Conseil des Etats, le National a accepté de justesse deux motions qui prévoient des déductions fiscales pour les entreprises exportatrices.

Les deux textes de Benjamin Mühlemann (PLR/GL) ont pour but de rendre le marché économique suisse plus attractif dans un monde devenu plus incertain. Les investissements des entreprises en Suisse ainsi que la recherche, le développement et la production doivent être renforcés grâce à des allègements fiscaux.

Les députés ont accepté les deux textes par 98 voix contre 87, contre l'avis de leur commission. Le PLR et l'UDC ont fait bloc pour sauver le projet. Quelques centristes les ont rejoints.

La commission et le Conseil fédéral jugeaient peu opportun d'exiger maintenant des subventions fiscales au vu de la situation tendue des finances fédérales. D'autant que la Suisse fait déjà partie des places économiques les plus attrayantes dans le monde.

Ces arguments n'ont finalement pas convaincu.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Le Parlement soutient la construction de logements abordables

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Les logements d'utilité publique que la Confédération soutient indirectement depuis 20 ans ne représentent que 4% du parc immobilier (photo d'illustration). (© KEYSTONE/PETRA OROSZ)

Le Parlement soutient l'encouragement à la construction de logements abordables. Après le National, le Conseil des Etats a accepté mardi deux propositions du Conseil fédéral. L'initiative "Pas de Suisse à 10 millions!" a pesé en filigrane sur les débats.

Depuis plusieurs années, la pénurie de logements touche de plus en plus le secteur des appartements à loyers modérés. Pour répondre aux défis de l'immigration et de la croissance démographique, des défis soulevés par l'initiative de l'UDC, le gouvernement propose deux mesures.

Il demande d'une part d'augmenter de 150 millions de francs le fonds de roulement pour les années 2030 à 2034. Ce fonds permet d'octroyer des prêts à des taux d'intérêt avantageux pour les projets de construction et de rénovation des maîtres d'ouvrage d'utilité publique.

Le Conseil fédéral prévoit d'autre part de renouveler le crédit d'engagement destiné à cautionner les emprunts de la Centrale d'émission pour la construction de logements (CCL) dans la construction de logements d’utilité publique. Il demande 1,92 milliard de francs pour 2027-2033.

Le Conseil national a déjà accepté en mars ces deux instruments d'aide indirecte. Mardi, les sénateurs ont dit oui par trois contre un sur les deux objets. Mais les avis étaient partagés, plusieurs élus de la droite dure souhaitant ne pas entrer en matière. Une proposition finalement largement rejetée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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