Suisse
Les sénateurs sont favorables à la nouvelle loi sur le CO2
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La Suisse doit avoir une nouvelle politique climatique pour les années 2025 à 2030. Le Conseil des Etats n'a pas fini lundi l'examen de la nouvelle loi sur le CO2, mais il a pour l'instant largement suivi le projet gouvernemental. Aucune nouvelle taxe n'est prévue.
Signataire de l'Accord de Paris, la Suisse doit réduire ses émissions de moitié par rapport à 1990. Il faut une loi claire pour ce faire, des moyens pour financer les instruments, a estimé Damian Müller (PLR/LU) pour la commission.
Le projet s'appuie sur l'actuelle loi sur le CO2 que le Parlement a prolongée jusqu'en 2024. Le gouvernement a prévu un financement de 4,1 milliards pour les cinq ans. Cet argent provient de la taxe sur le CO2 déjà perçue sur les combustibles à 120 francs par tonne de CO2.
Le Conseil fédéral renonce à de nouvelles taxes. Il a appris sa leçon, a souligné le ministre de l'environnement Albert Rösti, faisant référence à l'échec de la précédente version en votation il y a plus de deux ans.
Réduction des émissions en Suisse
Dans son projet, le Conseil fédéral prévoit de réaliser environ deux tiers de la réduction des émissions en Suisse et le tiers restant à l'étranger. De peu, par 22 voix contre 20 et une abstention, Othmar Reichmuth (Centre/SZ) a échoué à fixer à 75% le pourcentage des mesures prises en Suisse. Selon lui, cela aurait servi l'économie suisse, via la promotion d'idées "innovantes" et de nouvelles technologies et méthodes.
Pour sa part, Lisa Mazzone (Vert-e-s/GE) ne voulait pas que la Confédération puisse acquérir des attestations internationales pour atteindre les objectifs. Si la Suisse ne réduit pas assez ses émissions à l'interne d'ici 2030, elle devra le faire plus drastiquement par la suite, selon elle. Seule la gauche a entendu la Genevoise.
En matière de mobilité, concernant les nouvelles voitures de tourisme dès 2030, le gouvernement prévoit que leurs émissions de CO2 ne dépassent pas 45% au maximum de la valeur de base déterminante de 2021. Au grand dam de la gauche et de quelques centristes, la Chambre des cantons a soutenu ce taux, souhaitant une réglementation analogue à celle de l'UE. Les propositions d'abaisser ce pourcentage à 25% et de fixer un objectif de 0% d'émissions dès 2035 ont été balayées.
Les sénateurs ont par ailleurs accepté de reconduire l'obligation de compensation pour les importateurs de carburants, qui expire fin 2024, et de faire passer à 90% la part maximale des émissions de CO2 à compenser. Les importateurs doivent pouvoir répercuter les coûts de compensation sur les consommateurs sous forme de supplément de prix, mais pas plus de cinq centimes par litre d'essence ou de diesel, comme c'est le cas actuellement, a précisé le Conseil des Etats.
Transport aérien
Dans le transport aérien, les carburants renouvelables doivent être utilisés. Un taux de mélange doit être instauré, et des projets-pilotes en la matière encouragés jusqu'en 2029. En outre, les émissions de CO2 doivent figurer sur les billets d'avion, ont tacitement décidé les sénateurs.
Par 23 voix contre 13 et 5 abstentions, la gauche a échoué à introduire une taxe d'incitation sur les vols en avion d'affaires et en jet privé. Ce n'est pas à la société dans son ensemble à payer pour une minorité qui utilise de tels jets, a estimé Mme Mazzone.
Cela ne représente que 1% des émissions de l'aviation, a opposé M. Müller. Cela demanderait un grand effort administratif, a ajouté Albert Rösti. Quelques centristes se sont abstenus lors du vote.
Le Conseil des Etats continuera à examiner la nouvelle loi sur le CO2 jeudi après-midi.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
La Suisse marque le "Panorama" de la Berlinale
La Suisse ne participera pas cette année à la compétition de la Berlinale. Le cinéma helvétique sera néanmoins présent à la 76e édition du Festival international du film de Berlin, qui débute jeudi, notamment avec le film "Tristan Forever".
Le film de Tobias Nölle et Loran Bonnardot sera présenté en première mondiale. Oscillant entre documentaire et fiction, il se demande s'il existe un lieu prédestiné pour chaque être humain. Il raconte l'histoire d'un médecin qui souhaite s'installer sur l'île volcanique isolée de Tristan da Cunha, dans le Pacifique Sud, son refuge depuis des années. Il n'est pas certain qu'il puisse vraiment y rester.
A Berlin, la production suisse de Hugofilm Features est présentée dans la section "Panorama Dokumente". "C'est un honneur particulier de pouvoir montrer le film dans l'un des trois festivals de cinéma les plus importants au monde", écrit le producteur Christof Neracher, interrogé par Keystone-ATS. "Pour nous, la Berlinale est une excellente plateforme pour donner au film la visibilité nécessaire".
"Interpeller le public"
De manière générale, la production helvétique se distingue particulièrement dans la section "Panorama". Consacrée à la création cinématographique actuelle, celle-ci vise à "interpeller le public dans ses habitudes visuelles et sa façon de penser". Elle prend le pouls de la création cinématographique actuelle et le public peut y voter pour son film préféré.
Le troisième long métrage de Dominik Locher, "Enjoy your Stay", pourrait avoir des chances de remporter le prix du public. Ce drame franco-suisse raconte l'histoire d'une Philippine qui vit sans papiers en Suisse et travaille comme femme de ménage dans une maison de vacances d'une station de ski huppée. Exploitée et sous la pression constante du temps, elle fait tout pour conserver la garde de son enfant.
Doc, drame et actrice
Deux autres coproductions avec une participation suisse minoritaire sont présentées dans la section "Panorama". Dans "Siri Hustvedt – Dance Around The Self", la réalisatrice allemande Sabine Lidl retrace de manière documentaire le parcours de l'une des écrivaines les plus marquantes de notre époque. Romancière, essayiste et poète, Siri Hustvedt est attendue en tant qu'invitée à la Berlinale.
Le drame germano-helvéto-britannique de Sophie Heldmann, "The Education of Jane Cumming", nous transporte lui en 1810. Il raconte l'histoire de deux enseignantes à Edimbourg cibles d'une rumeur.
La Suisse ne marque certes pas autant le festival cette année que l'an passé. Mais le cinéma helvétique est tout de même présent, par exemple dans la catégorie des courts-métrages. Des artistes suisses participent également à des productions étrangères. L'actrice zurichoise Luna Wedler joue ainsi dans l'adaptation cinématographique du roman allemand "Allegro Pastell". Elle sera présente à la Berlinale.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse Romande
Sembrancher: la Maison de la santé va bénéficier d'une extension
Inaugurée en 2016, la Maison de la santé de Sembrancher (VS) va bénéficier d'une extension. Des travaux en ce sens ont débuté, ce lundi. Leurs coûts se montent à 8,5 millions de francs.
Situé sur le terrain jouxtant les trois autres bâtiments, cette nouvelle surface est construite par l’Association Maison de la santé du Grand Entremont, composée des communes de Bovernier, Sembrancher, Val de Bagnes, Orsières, Liddes et de Bourg-Saint-Pierre.
Il y a dix ans, cette maison de la santé avait vu le jour, "afin d’anticiper le risque de pénurie de médecins de premier recours dans la région, un risque d’autant plus marqué dans les zones périphériques", a rappelé l'association lundi dans un communiqué. Deux autres bâtiments ont ensuite vu le jour, hébergeant des cabinets de prestataires du paramédical.
Doté d’un héliport et d’une ambulance, le centre assure des consultations de médecine générale quotidiennes et la prise en charge des consultations urgentes de l’Entremont en journée pour les plus de 16’000 habitants du secteur, et la nuit pour les partenaires institutionnels, tels que les EMS et CMS. Plusieurs médecins ont déjà fait part de leur intérêt à intégrer la nouvelle structure, dont plusieurs pédiatres.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Près de 6000 signatures contre les coupes budgétaires à la HES-SO
Le référendum contre les coupes dans la formation à la Haute école spécialisée de Suisse orientale (HES-SO) Genève a été déposé lundi muni de 5954 signatures. La subvention cantonale a été réduite de 2 millions de francs par an, soit une baisse de 6 millions sur trois ans.
Proposée par le Conseil d'Etat, cette coupe budgétaire a été votée par la majorité de droite du Grand Conseil en décembre lors du renouvellement du contrat de prestations entre l'Etat et la HES-SO Genève, a rappelé lundi la Jeunesse socialiste genevoise à l'origine du référendum. Celui-ci aboutira s'il comporte 4214 signatures valables.
La Jeunesse socialiste parle déjà d'un succès au vu du "large front politique et social" qui s'est constitué pour défendre la formation. La gauche, le MCG, les syndicats et les associations du personnel de la HES-SO et de l'enseignement se sont joints à elle. Et de dénoncer le fait que la formation devient "une variable d'ajustement budgétaire."
Fustigeant une politique "irresponsable", les référendaires refusent les coupes dans "la formation des métiers essentiels alors que les hôpitaux, le social et l'école manquent déjà cruellement de personnel." Ils estiment que la droite organise sciemment la pénurie, affaiblit les services publics et précarise toujours plus les étudiants.
La HES-SO Genève accueille plus de 6500 étudiants répartis dans six écoles de niveau universitaire. Elles forment notamment des infirmières, des informaticiens, des travailleurs sociaux, des architectes, des ingénieurs et des artistes.
Selon la Jeunesse socialiste genevoise, ce référendum a été largement signé par les étudiants, "encore marqué par la récente hausse des taxes d'études". "Durant toute la récolte, un message clair est revenu: cette coupe n'existerait pas sans l'augmentation préalable des taxes", écrit-elle.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Swatch: Steven Wood repart à l'assaut du conseil
Revendiquant 0,5% des droits de vote dans le Swatch Group, le fonds américain Greenwood Capital relance son fondateur Steven Wood dans la course au conseil d'administration, un an après une retentissante déconvenue.
Une nouvelle tentative qui suscite d'ores et déjà une levée de bouclier de la part de l'horloger biennois.
Dans une lettre ouverte samedi au groupe et aux représentants de la famille Hayek, la firme américaine revendique l'élection de trois représentants pour les détenteurs d'actions au porteur et propose pour ce faire le nom de son fondateur. Elle dénonce au passage les modalités des élections au conseil l'an dernier, qui lui avaient barré l'accès à l'organe de surveillance.
Greenwood réclame aussi que soit inscrite dans les statuts l'exigence d'une représentation des détenteurs d'actions au porteur, l'indépendance d'une majorité des administrateurs, le non-cumul de fonctions pour le ou la présidente, l'élection du comité de rémunération par l'assemblée générale et non par cooptation, ainsi qu'une tenue en présentiel pour l'assemblée générale.
Swatch Group offensé
"Le siège de Swatch Group se trouve en Suisse et l'entreprise est donc soumise au droit suisse, que Swatch Group respecte depuis le début - indépendamment des affirmations erronées de cet investisseur activiste américain," réagit lundi l'entreprise biennoise dans une prise de position. Et de rappeler que la candidature de Steven Wood avait été rejetée l'an dernier à près de 80% des voix, en toute régularité.
Spécificité du groupe Swatch, son capital-actions comporte deux types de titres distincts. L'action au porteur dispose d'une valeur nominale cinq fois supérieure à celle d'une action nominative, mais ne donne pas droit à plus de vote.
Le groupe d'actionnaires constitué autour de la famille Hayek disposait à lui seul en fin d'année dernière de près de 44% des droits de vote au niveau du groupe, reposant pour l'essentiel sur leur 62,8 millions de nominatives. Greenwood indique pour sa part disposer de 733'360 nominatives et de 30'750 actions au porteur, représentant 0,52% des voix.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
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