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Les Suisses ont rallumé la flamme face au Portugal

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Haris Seferovic a ouvert le score dès la 58e seconde d'un beau coup de tête. (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Redouté comme être le match du zéro pointé, ce Suisse - Portugal du 12 juin à Genève fut bien la rencontre qui a rallumé la flamme de l'espoir. Elle peut désormais brûler tout l'été.

Dans un stade à guichets fermés - 26'300 spectateurs - et partagé équitablement entre les supporters suisses et portugais, la sélection de Murat Yakin s'est imposée 1-0 grâce à une réussite après... 58 secondes de jeu de Haris Seferovic.

Due à la fois aux prouesses de Jonas Omlin dans la cage et à un esprit de corps sans faille, cette victoire change tout. Dans l'immédiat, elle permet à la Suisse de revenir, après trois défaites initiales, à un point de la République tchèque, battue 2-0 à Malaga par l'Espagne, avant les deux derniers matches de septembre. Le maintien en première division de cette Ligue des Nations redevient possible.

Ce succès, le premier de l'année, apaisera surtout les esprits. Avec son 4-3-3, Murat Yakin a arrêté des choix parfois surprenants. Mais ils ont été gagnants. Le sélectionneur a pu compter sur un capitaine qui a payé de sa personne. Face à la pression adverse, Granit Xhaka a su admirablement faire face. Après cinq performances en demi-teinte en 2022 sous le maillot de la sélection, le capitaine a montré enfin qu'il était bien un grand capitaine.

Le 25e but de Haris Seferovic

Moins d'une minute a suffi à Haris Seferovic pour rappeler qu'il avait été le héros du Suisse - France de l'an dernier à l'Euro avec son doublé de Bucarest. Le Lucernois a inscrit son 25e but en sélection de la tête sur un centre parfait de Silvan Widmer, lequel avait bénéficié d'un remarquable décalage de la part de Xherdan Shaqiri.

Avec ce but, la Suisse trouvait enfin la réussite qui avait pu lui manquer lors de ses trois premiers matches de cette phase de poules. Elle aurait été optimale toutefois si la VAR n'avait pas annulé un penalty que Shaqiri s'apprêtait à tirer à la 13e minute. Accordé pour une main de Nuno Mendes sur un centre de ce même Shaqiri, il n'avait finalement pas passé le cut de la VAR en raison d'une faute de Nico Elvedi sur André Silva au début de l'action.

Avec un avantage de deux buts, le matelas de la Suisse aurait bien été plus confortable. Encore plus après la sortie de Shaqiri à la 21e pour une douleur à la cuisse. Le Bâlois était logiquement remplacé par Noah Okafor, écarté du onze de départ en raison du retour en grâce de Seferovic.

Sans Cristiano Ronaldo ménagé, mais avec un Bruno Fernandes plutôt inspiré et un Rafael Leao intenable, le Portugal a pris l'ascendant au fil des minutes. Mais il ne devait bénéficier que d'une seule occasion avec une tête de Danilo sur laquelle Jonas Omlin s'interposait avec classe. Le gardien de Montpellier a livré la performance que Gregor Kobel n'avait pas vraiment accomplie une semaine plus tôt à Lisbonne.

Omlin éblouissant

A la reprise, Widmer devait, lui aussi, céder sa place. On ne sait pas si Murat Yakin s'est alors mordu les doigts d'avoir relégué en tribunes deux joueurs qui occupent en club ce poste de latéral droit - Jordan Lotomba et Kevin Mbabu - pour, au final, introduire Renato Steffen dans un rôle qui n'est pas le sien.

A la reprise, Widmer devait, lui aussi, céder sa place. On ne sait pas si Murat Yakin s'est alors mordu les doigts d'avoir relégué en tribunes deux joueurs qui occupent en club ce poste de latéral droit - Jordan Lotomba et Kevin Mbabu - pour, au final, introduire Renato Steffen pour tenir un rôle qui n'est pas le sien.

Comme on pouvait le redouter, cette seconde période ne fut qu'une attaque-défense. Une impression renforcée avec les entrées de Diogo Jota et de Bernardo Silva peu après l'heure de jeu. Heureusement pour la Suisse, son gardien était à la hauteur de la situation. Omlin sauvait les siens à la 49e devant André Silva, à la 63e sur une frappe de Bernardo Silva, à la 72e sur une reprise de Guedes et sur une tête de Diogo Jota encore à la 77e. Déjà à son avantage à Wembley en mars dernier contre l'Angleterre, le Lucernois a démontré qu'il pouvait être, comme Yann Sommer, également l'homme des grands matches.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Takahiro Yamamoto, un pionnier japonais aux couleurs de la Suisse

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Granit Xhaka (à gauche) connaît Takahiro Yamamoto de son passage à Arsenal. Le physio y travaille toujours, en plus de son engagement avec la Nati. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Un physio japonais fait partie intégrante du staff de la Nati depuis 2022. Son nom: Takahiro Yamamoto, un pionnier du football nippon en Europe, recommandé par Granit Xhaka en personne.

Né en 1968 à Tokyo, "Taka" Yamamoto n'était pourtant pas vraiment destiné à vivre une Coupe du monde. Son rêve de gosse: devenir joueur professionnel de baseball, dans ce pays fou de "yakyu". "Malheureusement, ça n'a pas fonctionné", se marre le quinquagénaire, que Keystone-ATS a pu rencontrer dans les jardins du Fairmont Grand del Mar, le luxueux camp de base de l'équipe de Suisse à San Diego.

Il a tout de même fait du sport dans sa carrière, après ses études de préparateur physique et d'acupuncture à Tokyo. A la fin des années 1990, il travaille pour le Shonan Bellmare, une formation de J.League, la première division japonaise. Dans ce club basé à Hiratsuka, entre le mont Fuji et la capitale, il rencontre quelqu'un qui va bouleverser sa vie: Hidetoshi Nakata.

Dans le sillage d'une superstar

Le monde du football avait fait la connaissance du milieu de terrain aux Jeux olympiques de 1996, où le Japon avait réussi l'exploit de battre le Brésil. Deux ans plus tard, Nakata signe un contrat avec Pérouse, en Serie A, et devient le deuxième Japonais à s'imposer dans un grand championnat européen après Kazuyoshi Miura.

"C'est à ce moment-là que Nakata m'a appelé, mais je ne pouvais pas le rejoindre tout de suite", se remémore Takahiro Yamamoto. Le jeune trentenaire débarque finalement en Italie en février 2000, alors que Nakata vient de signer à l'AS Rome. Il devient l'entraîneur personnel du numéro 10, qui fut nommé trois fois parmi les 50 candidats au Ballon d'or à cette époque (1998, 1999 et 2001).

Les clubs du calcio se succèdent: après Rome, c'est Parme, puis Bologne et la Fiorentina, avant un ultime prêt en Angleterre, à Bolton. Et Yamamoto suit son employeur sans discuter. "Ce n'était pas moi qui décidais, j'allais où il allait", s'amuse-t-il deux décennies plus tard, un franc sourire dominant son bouc grisonnant.

Mais en 2006, Hidetoshi Nakata, alors superstar du football nippon, range ses crampons à seulement 29 ans. Son dernier match: une défaite face au Brésil synonyme d'élimination au Mondial 2006. Il ne supporte plus la pression liée à son statut et préfère prendre sa retraite avant son déclin.

Un coup de fil décisif

Takahiro Yamamoto se retrouve seul, mais il a entre-temps acquis un nouveau statut. "A Parme, un physio avait eu un accident de voiture et le club m'avait demandé de le remplacer", raconte-t-il. En plus de Nakata, il s'occupe donc aussi de ses coéquipiers, et fait le choix de rester à Bolton après le retrait de son compatriote.

La vie est toutefois rude dans le nord de l'Angleterre pour cet amoureux du soleil. "Passer de Florence à Manchester, ça fait un choc", glisse-t-il. Il retourne donc en Toscane, où il fait face à des galères administratives. "Après un an et demi, je suis finalement parti."

"Taka" pense alors rentrer pour de bon au Pays du Soleil-Levant, retrouver sa famille et ses amis à Tokyo. Mais alors qu'il fait ses valises, il reçoit un appel du staff italien de West Ham, qui le convainc de retourner en Angleterre, à Londres. Il y rencontre son épouse, une Japonaise, avec laquelle il a deux fils aujourd'hui ados, plutôt branchés foot que baseball.

La recommandation de Xhaka

L'expatrié travaille six ans chez les Hammers avant d'être embauché par Arsenal en 2015. C'est chez les Gunners qu'il fait la connaissance de Granit Xhaka. Une relation de confiance se noue entre les deux hommes. "Granit est très fort, surtout au niveau du tronc. C'est une machine. Il enchaînait les matches de 90 minutes sans se blesser. Mais quand il ressentait une petite douleur, c'est moi qu'il venait voir", confie le Japonais.

Alors, quand l'équipe de Suisse renouvelle une partie de son staff en 2022, Xhaka n'hésite pas à recommander Yamamoto. L'intéressé à l'habitude de cumuler les jobs: il a déjà travaillé pour le Pays de Galles, l'Italie (avec laquelle il participe au Mondial 2014) et l'Angleterre.

"J'ai toujours beaucoup de plaisir avec l'équipe de Suisse. C'est l'occasion de voir d'autres visages, de quitter le quotidien du club. C'est vraiment rafraîchissant", énumère le natif du Kanto. Avec la sélection, son travail est davantage axé sur la récupération que sur la rééducation. Sa journée se compose de cinq à six "shifts" que les joueurs peuvent réserver pour profiter de ses soins, en plus de sa présence lors de l'entraînement collectif quotidien.

"Toujours au même endroit"

Ses talents d'acupuncteur sont particulièrement appréciés. Les Suisses sont plutôt ouverts aux aiguilles. "En Angleterre beaucoup moins et les Italiens pas du tout", rigole "Taka"

Et les "Samurai Blue" dans tout ça? Le Londonien d'adoption suit évidemment les résultats de la sélection japonaise, mais ne poursuit pas le rêve d'en faire partie. "Ils ont déjà un excellent staff. Et il y a eu un changement de génération ces dernières années. Je connais moins les jeunes joueurs", explique-t-il.

Et lorsqu'on lui demande ce que ça lui fait de porter les couleurs d'un pays qui n'est pas le sien, "Taka" Yamamoto n'hésite pas un instant et pose l'index sur sa poitrine. "Pour moi, ce n'est pas un problème. Mon coeur est toujours au même endroit."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Mondial 2026: une 100e sélection bien fêtée pour Mbappé

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Mbappé a fêté sa 100e sélection en bleu en ouvrant le score (© Keystone/AP/Petr David Josek)

Comme attendu, la France a déjà décroché son billet pour les 16es de finale de la Coupe du monde. A Philadelphie, les Bleus ont battu l'Irak 3-0 dans leur deuxième match du groupe I.

Kylian Mbappé, qui célébrait sa 100e sélection en équipe de France, a été le grand artisan d'une victoire aisée qui n'a jamais été remise en question. Il a ouvert le score d'une belle frappe du gauche dès la 14e, avant de récidiver à la 54e après une incroyable erreur défensive adverse à la relance.

Ce doublé lui permet de désormais comptabiliser 60 buts internationaux, et surtout 16 en Coupe du monde. Plus que jamais, le joueur du Real Madrid court à la poursuite de Lionel Messi, qui avait porté le record à 18 réussites quelques heures plus tôt. Il aurait même pu se rapprocher davantage de l'Argentin sans un gros raté en fin de rencontre.

Potentiel offensif impressionnant

Ousmane Dembélé, peu en réussite jusque-là, a salé l'addition à la 66e. Ce but va sans doute lui faire du bien au moral. Le potentiel offensif des Bleus a vraiment de quoi inquiéter leurs futurs adversaires. Michael Olise s'est aussi souvent montré dangereux et inspiré, avec notamment deux assists (sur le 1-0 et le 3-0) et un lob sur la barre (58e).

Après, il faudra quand même revoir les Bleus contre une opposition un peu plus sérieuse que celle proposée par des Irakiens bien limités. C'est en voyant ce genre de rencontre qu'il semble légitime de remettre en question le principe d'une Coupe du monde élargie à 48 équipes...

Une pause de plus de deux heures

La partie a été longuement interrompue dès la mi-temps en raison d'une alerte aux orages. La première période s'est conclue sous une pluie battante vers 23h50, et les joueurs n'ont repris le match qu'un peu plus de deux heures plus tard, à 02h01, sur une pelouse gorgée d'eau par endroits.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le festival Messi continue, l'Argentine en 16es de finale

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Lionel Messi en est déjà à 5 buts dans ce Mondial 2026 (© KEYSTONE/EPA/JEFFREY MCWHORTER)

Le "show" Lionel Messi continue.

L'Argentine a profité de deux nouvelles réussites de son no 10, ses 17e et 18e en Coupe du monde, pour battre l'Autriche 2-0 lundi à Dallas et s'assurer une place en 16es de finale.

C'est à la 38e minute que Lionel Messi est devenu l'unique meilleur buteur de l'histoire des phases finales, devant Miroslav Klose, au terme d'une action qu'il avait initiée. Il a alors repris du plat du pied gauche un centre parfait de Medina, après qu'Almada a laissé sagement passer le ballon entre ses jambes.

Auteur d'un triplé face à l'Algérie pour l'entrée de l'Albiceleste dans ce tournoi, Lionel Messi aurait même dû se retrouver bien plus vite seul au monde. Mais l'octuple Ballon d'Or a raté le penalty dont il a bénéficié à la 9e, avant de manquer son face-à-face avec le portier autrichien Alexander Schlager à la 19e.

L'Argentine s'est ensuite contentée de gérer, face à une équipe d'Autriche entreprenante mais guère dangereuse si l'on excepte ce coup franc de Marcel Sabitzer bien repoussé par Emiliano Martinez (55e). Elle aurait pu se mettre plus vite à l'abri, mais Nicola Gonzalez a trop croisé sa reprise de la tête à la 73e.

Ce n'est qu'à la 95e minute, au terme d'une contre-attaque que Julian Alvarez aurait pu conclure après une superbe transversale de son no 10, que la superstar a doublé la mise en s'y reprenant à deux fois. Lionel Messi aurait même pu voire triple s'il avait transformé son coup franc de la 98e minute...

Un 3e match face à la Jordanie

Avec 6 points, l'Argentine devrait terminer en tête de ce groupe J et s'éviter ainsi un 16e de finale face à l'Espagne. L'Albiceleste se frottera à la Jordanie lors de la troisième et dernière journée de cette poule, dans la nuit de samedi à dimanche (à 5h du matin heure suisse).

L'Autriche, victorieuse (3-1) de la Jordanie en ouverture, se frottera dans le même temps à l'Algérie. Des Algériens qui rêvent de "venger" leur sélection du Mondial 1982, laquelle avait été éliminée dès le 1er tour après que l'Allemagne et l'Autriche avaient "arrangé" un match nul qui qualifiait les deux pays germanophones.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Un 17e but pour Messi en phase finale

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Messi (à gauche) a inscrit lundi son 17e but en Coupe du monde (© KEYSTONE/EPA/JEFFREY MCWHORTER)

L'Argentin Lionel Messi a pris seul la tête du classement des meilleurs buteurs de l'histoire de la Coupe du monde. Il a ouvert la marque lundi contre l'Autriche d'une reprise du gauche à la 38e.

Avec 17 réalisations, le capitaine argentin, qui dispute sa sixième Coupe du monde, compte désormais un but de plus que Miroslav Klose. Il avait rejoint l'Allemand à la faveur de son triplé la semaine dernière face à l'Algérie lors de l'entrée en lice des champions du monde argentins dans le Mondial 2026.

Le Brésilien Ronaldo complète le podium avec 15 réalisations, suivi du Français Kylian Mbappé, qui joue en Amérique du Nord sa troisième Coupe du monde, et de l'Allemand Gerd Müller (14 buts).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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