Rejoignez-nous

Suisse

Toutes les nouvelles mesures du Conseil Fédéral

Publié

,

le

Le Conseil Fédéral a présenté mercredi ses nouvelles mesures pour lutter contre le coronavirus. (©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Le port du masque est étendu au niveau fédéral

Le port du masque sera imposé dès jeudi à l'extérieur, dans les endroits à forte fréquentation comme les terrasses de restaurants, les abords de magasins ou les marchés de Noël. Le Conseil fédéral a étendu mercredi les obligations en la matière.

Depuis le 19 octobre, le port du masque est obligatoire dans tous les espaces publics clos, quais de gares, arrêts de bus et aéroports inclus. Désormais, il faudra s'équiper partout où la distance de précaution ne peut pas être tenue, à l'intérieur comme à l'extérieur.

Cela concerne les zones piétonnes très fréquentées, les espaces extérieurs d’installations et d’établissements de type magasins, théâtres, cinémas, salles de concert, restaurants, bars ainsi que sur les marchés et les marchés de Noël.

Le masque sera aussi obligatoire dans les écoles du niveau secondaire II. La scolarité obligatoire demeure de la compétence des cantons; les prescriptions cantonales s’appliquent.

Au travail

Le masque sera aussi de mise partout au travail, sauf là où les distances peuvent être respectées ou dans les bureaux individuels. Le télétravail doit être privilégié par les employeurs. La protection des collaborateurs doit être assurée.

Les enfants de moins de 12 ans sont exemptés. Tout comme les personnes qui peuvent invoquer des raisons médicales. Les clients de restaurants et de bars peuvent l'enlever une fois assis. Dans les restaurants, le personnel de cuisine est désormais également tenu de porter un masque.

Plusieurs cantons avaient déjà pris les devants la semaine passée. Les cantons peuvent prendre des mesures plus strictes. Celles qui sont déjà prises, et qui sont plus strictes, restent en vigueur.

Amendes possibles

Interrogé sur la possibilité d'infliger des amendes aux contrevenants, le ministre de la santé Alain Berset s'en remet à l'autoresponsabilité. "Lorsque le masque a été imposé dans les transports publics, il n'a pas été nécessaire de mettre un policier derrière chaque voyageur", a-t-il rappelé.

Jusqu'à présent, seuls quelques rares cas de non-respect ont été signalés. Il n'y a pas d'amende d'ordre. C'est à un procureur de traiter ce type de cas. "Le port du masque est encore une mesure peu douloureuse. Il est assez bien accepté dans les cantons qui l'ont déjà imposé", a relevé M. Berset.

Discos fermées et restrictions pour les restaurants dès jeudi

Discothèques et boîtes de nuit closes, tables de quatre dans les restaurants et les bars, manifestations de plus de 50 personnes interdites: le Conseil fédéral adapte sa stratégie contre le coronavirus. Les mesures entrent en vigueur jeudi pour une durée indéterminée.

"Nous devons prendre des mesures fermes, partout, sur l’ensemble du territoire, sans paniquer", a expliqué le ministre de la santé Alain Berset mercredi. Ces mesures entravent la vie sociale et économique, mais elles sont indispensables pour ralentir la progression des nouvelles infections.

Les cantons peuvent aller plus loin en fonction de leur situation. "Nous sommes prêts à envisager d'autres mesures plus strictes si nécessaires", a ajouté M. Berset.

Les tenanciers de discothèques, boîtes de nuit et autres lieux de danse de toute la Suisse devront fermer les portes de leurs établissements. Le risque de propagation du virus est particulièrement élevé dans ces endroits, a relevé le conseiller fédéral.

Les restaurants et les bars devront arrêter leur service de 23h00 au plus tard à 6h00. Seules quatre personnes pourront se regrouper par table, mais une exception sera faite aux familles avec enfants. Les réunions de famille ou entre amis dans le cercle privé seront limitées à dix personnes, en raison du nombre élevé de contaminations dans ce cadre.

Pas plus que 50 personnes

Les manifestations publiques ne pourront pas accueillir plus de 50 personnes. Cette mesure concerne notamment les matchs de ligues de hockey ou de football, les spectacles, les messes, les mariages ou les enterrements.

En revanche, les assemblées parlementaires et communales pourront avoir lieu. Les manifestations politiques et les récoltes de signatures pour des référendums ou des initiatives sont possibles, selon les mesures de protection déjà en vigueur.

Les sportifs et les artistes professionnels pourront continuer leurs entraînements, leurs compétitions, leurs répétitions et leurs représentations, mais avec un public réduit. Les chorales d'amateurs ne pourront plus répéter, contrairement aux professionnels.

Amateurs masqués

Les activités sportives et culturelles de loisirs ayant lieu à l'intérieur sont limitées à quinze personnes. Les distances et le port du masque devront être respectés. Dans les grandes halles, le masque n'est pas obligatoire si la distance est garantie.

Les sports de contact (football, hockey, basketball, sports de combat, danse sportive) sont interdits. Les entraînements individuels sont possibles.

A l'extérieur, si la distance est respectée notamment à vélo ou lors d'un jogging, le port du masque n'est pas exigé. Les activités sportives des enfants et des adolescents de moins de 16 ans ne sont soumises à aucune restriction. Seules les compétitions ne sont pas autorisées.

L'enseignement dans les universités et autres hautes écoles se fera à distance dès le 2 novembre. Les leçons dans les écoles obligatoires et le secondaire II (gymnases et écoles professionnelles) pourront se donner en présentiel.

Introduction des tests rapides pour le Covid-19

Les tests rapides pourront être utilisés dès lundi pour déterminer une infection au Covid-19. Le Conseil fédéral a décidé de les introduire pour isoler plus rapidement les cas positifs. Il a aussi défini mercredi de nouvelles règles pour les quarantaines.

Le Centre national de référence pour les infections virales émergentes (crive) à Genève a évalué l'exactitude de ces tests qui donnent un résultat en 15 minutes. Moins sensibles que les tests virologiques PCR, les tests antigéniques ne pourront toutefois pas être utilisés pour l'ensemble de la population.

Seules les personnes qui présentent des symptômes, selon les critères de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) et qui ne font pas partie d'une catégorie à risque pourront bénéficier des tests rapides. Le personnel soignant est également exclu des tests rapides, a précisé le ministre de la santé Alain Berset devant les médias. Les symptômes doivent être apparus moins de quatre jours auparavant.

Si le test rapide est négatif, mais que la personne présente des symptômes, elle devra rester en isolement jusqu'à 24 heures après la disparition des symptômes. Un seul test n'exclut pas l'infection, rappelle le gouvernement.

Les personnes asymptomatiques qui ont été alertées par l'application de traçage SwissCovid pourront également se soumettre au test rapide. Quel que soit le résultat, elles doivent rester en quarantaine. En cas de positif, elles devront également subir un test PCR.

Les tests seront remboursés par la Confédération; mais uniquement aux personnes qui correspondent aux critères émis par l'OFSP.

Volonté de se faire tester

À la différence des tests virologiques PCR, les tests antigéniques recherchent non pas le matériel génétique du virus, mais une protéine présente dans le virus. La technique d’analyse est plus rapide et ne nécessite en général pas d’équipement spécifique. Il est possible de les effectuer de manière délocalisée, sans laboratoire, par exemple dans une pharmacie ou au cabinet médical. Mais, a souligné M. Berset, ce n'est pas un "autotest".

Selon les premières expériences, le fait d'obtenir rapidement le résultat augmente la volonté de se faire tester et d'informer son entourage. La rapidité du résultat permet d'isoler plus rapidement les personnes positives et d'éviter une attente trop longue pour les personnes négatives, a encore souligné M. Berset.

Les capacités de tester seront étendues. Quelque 50'000 tests rapides pourront être effectués chaque jour, portant ainsi la capacité totale à 80'000 tests, a précisé le ministre.

Zones à risque

Vu l'incidence très élevée des cas de coronavirus en Suisse, le Conseil fédéral a également revu à la hausse les valeurs seuil pour placer des pays et des zones sur la liste des quarantaines. Mais, a déclaré M. Berset, ce n'est pas une invitation à voyager.

Seuls les pays et les territoires où l'incidence dépasse de plus de 60 l'incidence en Suisse seront décrétés à risque. Concrètement, si la Suisse a une incidence de 762 cas pour 100'000 habitants, les zones dont l'incidence dépasse 822 cas seront placés sur la liste, a exemplifié le ministre de la santé. Cela concerne actuellement la Belgique, la République tchèque, Andorre et l'Arménie ainsi que trois zones en France.

Les personnes qui en reviennent devront se placer en quarantaine. La durée de celle-ci est maintenue à dix jours. Celles qui se soustraient à la quarantaine peuvent être punies d'une amende maximale de 10'000 francs

Les exceptions pour les voyages d'affaires et pour les personnes qui voyagent pour des raisons médicales sont également adaptées. Actuellement, ces voyages ne peuvent pas durer plus de cinq jours. Cette règle est abolie.

Les modifications entrent en vigueur jeudi.

Continuer la lecture
2 Commentaires

2 Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Suisse

Le Conseil fédéral pourrait bientôt s'élargir

Publié

le

La composition du Conseil fédéral pourrait être prochainement agrandie (Archives © KEYSTONE/Peter Klaunzer)

Le Conseil fédéral doit être élargi. La commission des institutions politiques du National approuve, par 14 voix contre 9, une initiative parlementaire de Nadine Masshardt (PS/BE) souhaitant faire passer le nombre de ses membres de sept à neuf.

La composition actuelle du Conseil fédéral représente nettement moins bien les rapports de forces au sein du Parlement que par le passé, pointe vendredi la commission dans un communiqué. Augmenter le nombre de ses membres permettrait d'ouvrir le collège gouvernemental à toutes les forces politiques importantes et de mieux représenter les genres ainsi que les différentes régions et communautés linguistiques.

Charge de travail partagée

Une meilleure intégration des partis dans le travail gouvernemental est un élément essentiel du système politique suisse, poursuit-elle. Les tâches toujours plus nombreuses qui incombent au Conseil fédéral pourraient être mieux distribuées. La charge de travail de chacun des conseillers fédéraux en serait allégée.

Outre l'augmentation du nombre de ministres, le texte propose de réexaminer le rôle de la présidence de la Confédération. La possibilité d'une prolongation du mandat présidentiel à deux ans pourrait éventuellement être étudiée.

Une minorité s'oppose au projet. Selon elle, une modification de la taille du Conseil fédéral fondée sur l'évolution des rapports de forces politiques au sein du Parlement est préjudiciable à la stabilité du système politique.

Avec un gouvernement élargi, constitué de départements supplémentaires, le travail de coordination augmenterait, à ses yeux. La charge de travail en serait plutôt accrue pour les conseillers fédéraux. Et une hausse des coûts s'ensuivrait.

Serpent de mer

La réforme du gouvernement est un serpent de mer. En 2001, le Conseil fédéral avait relancé la machine avec l'idée d'un gouvernement élargi avec des ministres délégués (gouvernement à deux cercles). Celle-ci a fait long feu.

Le projet d'un gouvernement à neuf membres, lancé dans ce cadre, n'a pas survécu aux débats parlementaires qui se sont clos en 2013. Un seul volet a évité le naufrage: la hausse du nombre de secrétaires d'Etat couplée à des dispositions améliorant la coordination du travail gouvernemental.

Plus récemment, un projet similaire de commission a échoué de justesse au Conseil national en 2016. Une alliance des partis bourgeois avait coulé le projet.

Continuer la lecture

Suisse

Une ex-partenaire enregistrée peut continuer à voir les enfants

Publié

le

Le Tribunal fédéral s'est prononcé sur les relations avec les enfants après la dissolution d'un partenariat enregistré (Archives © KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La justice doit examiner toutes les circonstances lorsqu'elle se prononce sur les relations avec les enfants après la dissolution d'un partenariat enregistré. L'existence d'un lien de parenté "social" est prioritaire, précise le Tribunal fédéral.

En l'espèce, les deux femmes partenaires avaient eu un premier enfant en janvier 2016 dans le cadre d'une procréation assistée en Espagne. En octobre 2017, des jumeaux étaient nés selon le même procédé. Le père étant inconnu, seule la mère avait été inscrite en tant que telle à l'état civil. En septembre 2018, les compagnes se sont séparées et la dissolution du partenariat a été prononcée en décembre.

Sur demande de l'ex-partenaire de la mère, le Tribunal de protection de l'enfant et de l'adulte du canton de Genève (TPAE) lui a accordé un droit aux relations personnelles avec les trois enfants. Il a également réglé les modalités des visites.

Intérêt des enfants oublié

Cette décision a été annulée en juillet 2020 par la Cour de justice sur recours de la mère. En substance, elle a estimé que le TPAE s'était focalisé sur l'attachement de l'ex-compagne aux enfants et avait fait passer l'intérêt de cette dernière devant celui des enfants qui, selon la loi et la jurisprudence, doit primer.

Dans un arrêt de principe rendu à mi-mars, le Tribunal fédéral a admis le recours de l'ex-compagne et annulé à son tour le jugement cantonal. Il rappelle que le Code civil prévoit que, "dans des circonstances exceptionnelles", le droit aux relations personnelles peut être accordé à des tiers. Et ces circonstances concernent notamment "la relation particulièrement étroite que ces tiers ont nouée avec l'enfant",

Le cercle des tiers est plus large que la parenté et peut s'étendre au-delà de celle-ci lorsque l'enfant a tissé un lien de parenté dite "sociale" avec d'autres personnes, précise la 2e Cour de droit civil dans un communiqué diffusé vendredi. D'ailleurs, la loi sur le partenariat enregistré (LPart) réserve un droit aux relations personnelles à l'ex-partenaire en cas de fin du partenariat.

"Parent d'intention"

Dans tous les cas cependant, c'est l'intérêt de l'enfant qui demeure prioritaire. Selon la doctrine, lorsque le requérant n'est pas seulement le partenaire enregistré du parent mais qu'il a joué un rôle de "parent d'intention" - autrement dit, lorsque l'enfant a été conçu dans le cadre d'un projet parental commun et qu'il a grandi au sein du couple - le maintien des relations personnelles est en principe dans l'intérêt de l'enfant.

Dans une telle situation, le tiers représente une "véritable figure d'attachement", indique le Tribunal fédéral. Les autres critères, telle l'existence d'un conflit entre les ex-partenaires, doivent être relégués au second plan.

En l'occurrence, la Cour de justice genevoise ne s'est pas prononcée sur l'existence de circonstances exceptionnelles. En outre, elle "s'est méprise", écrit Mon Repos, en estimant que le projet commun d'avoir des enfants et la participation au choix des prénoms et aux soins concernaient uniquement la recourante et n'étaient pas pertinents pour l'appréciation du bien des enfants.

L'instance précédente ne pouvait se dispenser d'évaluer ces circonstances avant de se prononcer sur les relations personnelles. Dans la mesure où les enfants disposent du seul lien de filiation avec leur mère, de telles relations revêtent une importance particulière, souligne le tribunal.

Ce dernier ajoute que l'hypothèse de la justice genevoise, qui juge "hautement vraisemblable" que les enfants ne se souviennent pas de la recourante, ne permet pas d'exclure qu'il soit dans leur intérêt de renouer avec elle. Il conclut que la Cour de justice "a abusé de son pouvoir d'appréciation, écartant des critères essentiels pour la décision à rendre et se fondant en outre sur des éléments sans pertinence". (arrêt 5A_755/2020 du 16 mars 2021)

Continuer la lecture

Suisse

Les cantons peuvent puiser dans les réserves des vaccins

Publié

le

Le conseiller fédéral Alain Berset, à gauche, et Lukas Engelberger, président de la Conférence des directeurs cantonaux de la santé (CDS), avant une conférence de presse commune à Berne début mars (Archives © KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

La Confédération s'attend à recevoir au moins huit millions de doses des deux vaccins approuvés entre avril et fin juillet. Les cantons peuvent donc puiser dans les réserves des "deuxième dose" d'ici la fin avril et accélérer ainsi le rythme de la vaccination.

À partir du mois de mai, les volumes de livraison devraient à nouveau augmenter de manière significative, a annoncé dans un communiqué le Secrétariat général du département fédéral de l'intérieur (DFI), à l'issue d'une visioconférence entre le conseiller fédéral Alain Berset et la Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la santé (CDS).

La livraison d'au moins 8 millions de doses signifie que l'objectif d'une première vaccination pour toutes les personnes qui le souhaitent d'ici fin juin reste réaliste - en supposant qu'une "livraison convenue avec les fabricants se déroule sans interruption".

La Confédération et les cantons ont convenu que les cantons peuvent désormais puiser dans les réserves de vaccins jusqu'à la fin du mois d'avril. La deuxième dose pourra être garantie grâce aux livraisons à venir. Les cantons peuvent ainsi accélérer le rythme de vaccination et étendre plus rapidement la vaccination à davantage de groupes d'âge, peut-on lire dans le communiqué.

La rapidité de la vaccination sera "déterminante pour surmonter la crise", écrit le Secrétariat général du DFI. Il précise que les cantons se sont pourvus des capacités nécessaires pour l'assurer. L'Office fédéral de la santé publique a adapté ses recommandations à l'intention des cantons en ce sens cette semaine, ajoute-t-il encore.

Continuer la lecture

Suisse

La Poste invite les hackers à rechercher ses failles de sécurité

Publié

le

Le piratage de la Poste est désormais autorisé à large échelle, du moment que le hacker est enregistré sur une plateforme dédiée à cette activité (Image symbolique © KEYSTONE/STR)

Auparavant, les pirates n'étaient autorisés à rechercher des vulnérabilités dans l'infrastructure informatique de La Poste Suisse que "sur invitation", explique l'entreprise jeudi. Désormais, la Poste autorise tout le monde à rechercher ses éventuelles failles de sécurité, sans invitation, à travers un programme de "bug bounty". Le montant des primes pour chaque faille de sécurité signalée s'élève entre 50 et 10'000 francs suisses.

Jusqu'à présent, le programme se déroulait exclusivement dans un cadre privé. Désormais, tous les utilisateurs inscrits sur la plateforme de "bug bounty" de YesWeHack peuvent participer.

Dans un premier temps, ce programme désormais public portera sur les prestations suivantes, annonce La Poste: le login client Poste, le Postshop, la Post-App, le service PubliBike ou encore d’autres services en ligne tels que WebStamp et le service de paiement Biling Online.

"Depuis le début du programme, nous avons déjà identifié 500 vulnérabilités et versé environ CHF 250’000 francs de récompenses", se réjouit Marcel Zumbühl, responsable de la sécurité informatique au sein de La Poste et cité dans le communiqué.

Problèmes liés au vote électronique

En 2019, La Poste avait développé un nouveau programme pour un système de vote électronique, lorsque des pirates ont découvert de graves failles lors d'un test. Des milliers de personnes ont participé aux tests à l'époque.

Selon La Poste, les pirates n'ont pas réussi à craquer l'urne électronique, mais ont trouvé de graves failles dans le code source. L'entreprise a ensuite retiré son système en juillet 2019.

En août 2019, La Poste a proposé aux cantons un nouveau système de vote électronique. En décembre 2020, le Conseil fédéral a décidé que les cantons pouvaient à nouveau effectuer des essais de vote en ligne. Ils débuteront dans les cantons de Saint-Gall, de Thurgovie et de Fribourg en 2022. Reste à savoir avec quel système ces essais seront effectués.

Continuer la lecture

Suisse

Les tiques se déconfinent avec le printemps

Publié

le

Les tiques s’agrippent très rapidement à leur proie. Chez l’être humain, les endroits de prédilection sont souvent le creux du genou et l’aine ainsi que la tête chez les enfants, selon la Suva (Image prétexte © KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le retour des beaux jours implique aussi le retour des tiques. Pour ne pas se faire piquer, il faut éviter les lisières de forêts et les sous-bois, porter des habits clairs et fermés, et appliquer un répulsif.

"Les tiques sont principalement actives en période d’humidité et de douceur printanières", prévient jeudi dans un communiqué Anja Zyska, cheffe de la division médecine du travail et spécialiste des tiques à la Suva. Les assureurs-accidents ont enregistré plus de 17'000 cas de piqûres de tiques en 2018, une augmentation massive d’environ 80% par rapport aux années précédentes, selon le communiqué de la Suva.

La moyenne annuelle à long terme est d’environ 9400 cas. Une augmentation du nombre de piqûres de tiques est constatée depuis 2016.

Sous-bois

Contrairement aux idées reçues, les tiques ne se laissent pas tomber des arbres, mais se baladent dans les sous-bois, en lisière de forêt et en bordure de chemin dans les hautes herbes - jusqu’à 1,5 m au-dessus du sol. Elles se fixent sur les animaux et les êtres humains qui les frôlent en passant, explique la Suva.

Une piqûre de tique peut provoquer la borréliose, appelée également maladie de Lyme. Il n'existe pas de vaccin contre cette maladie, qui peut être traitée par des antibiotiques. La tique peut également transmettre des virus qui peuvent notamment déclencher une méningo-encéphalite verno-estivale (MEVE) – qui est une forme de méningite d’origine virale.

Retirer la tique le plus vite possible

Il est conseillé d’inspecter systématiquement son corps et ses vêtements après tout passage dans une zone pouvant abriter des tiques. Elles se logent volontiers dans le pli du genou, dans l’aine et sous les aisselles. Chez les enfants on peut aussi en trouver au niveau du cuir chevelu. "La tique doit être retirée le plus vite possible", explique Anja Zyska.

En cas de rougeurs cutanées autour d’une piqûre de tique, associées à des symptômes grippaux comme de la fièvre et des maux de tête, "il est impératif de consulter immédiatement un médecin", écrit la Suva.

L'application "Tique" pour smartphones, développée par les universités des sciences appliquées de Zurich et avec le soutien de l'OFSP notamment, permet en un coup d'oeil de s'informer efficacement. Parmi les options proposées, il est possible de se géolocaliser afin de connaître les risques potentiels - de aucun à très importants - de piqûre dans la zone.

Continuer la lecture

Les Sujets à la Une

X