Rejoignez-nous

Économie

Les taux hypothécaires plus bas que jamais en trois ans

Publié

,

le

La baisse des taux devrait encourager le désir d'accession à la propriété du logement, selon Moneypark. (archive) (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

La nouvelle baisse des taux d'intérêt a engendré des taux hypothécaires très bas, atteignant un niveau inédit depuis fin 2021, indique une étude de Moneypark. Cette évolution pourrait selon elle conduire à une quatrième baisse des taux directeurs cette année.

"Après un recul de quelque 50 points de base déjà au troisième trimestre, les taux indicatifs ont à nouveau perdu plus de 30 points de base depuis la fin septembre. Ainsi, nous devrions retrouver juste avant Noël la situation de taux ultra-bas que nous avions déjà connue entre 2016 et fin 2021", relèvent les services financiers Moneypark, filiale de l'assureur Helvetia, dans un rapport publié lundi.

Les auteurs soulignent que le taux d'intérêt des hypothèques à taux fixe à court terme a connu une baisse plus forte que celui des hypothèques à long terme, ce qui a encore un peu redressé la courbe des taux.

Globalement, la baisse ne reflète pas encore pleinement celle des taux du marché des capitaux car les prestataires ne répercutent pas encore entièrement le repli, préférant accroître leurs marges. "On devrait donc voir prochainement apparaître des conditions encore plus attractives", ajoutent-ils.

La majorité des prestataires hypothécaires s'attend ainsi à une quatrième baisse des taux directeurs de la Banque nationale suisse le 12 décembre prochain, et donc une nouvelle baisse des taux des hypothèques Saron. Une situation qui devrait fomenter le désir d'accession à la propriété du logement.

Taux directeur à 0,75%

Plus en détails, elle prévoit une baisse de 25 points de base, ramenant le taux directeur à 0,75%. Non seulement les hypothèques Saron seront alors meilleur marché, mais les hypothèques à taux fixe devraient elles aussi continuer de baisser au cours des trois prochains mois pour se stabiliser à un faible niveau, estiment la centaine de banques, assurances et caisses de pension interrogées.

Les incertitudes quant à la trajectoire future des taux hypothécaires résultent principalement des évolutions économiques et politiques aux États-Unis et dans l'Union européenne ainsi que de l'inflation.

Pour les trois prochains mois, les sondés s'attendent à ce que les échéances courtes baissent plus fortement que les échéances longues, ce qui devrait raidir encore la courbe, c'est-à-dire augmenter l'écart de taux entre les différentes échéances. Pour le deuxième trimestre 2025, ils prévoient des taux d'intérêt plutôt stables, identifiant encore un potentiel de baisse au milieu de l'année prochaine.

Un tiers d'entre eux envisage même une réapparition des taux d'intérêt négatifs en 2025. "On retrouverait alors exactement la situation de taux d'intérêt ultra-bas entre 2016 et 2021", font remarquer les analystes.

A leurs yeux, la situation reste néanmoins difficile pour l'hypothèque Saron, car les hypothèques à taux fixe sont extrêmement attrayantes. "On observe déjà des taux fixes sur cinq ans de moins d'1%, nettement plus avantageux que le taux Saron - même après une nouvelle baisse des taux directeurs. En conséquence, nous enregistrons au cours du trimestre en cours une nouvelle hausse de la durée moyenne des hypothèques à taux fixe qui s'établit à 8,2 ans".

En fin d'année, la concurrence entre les prestataires hypothécaires s'est légèrement accrue, note encore le rapport. Les taux les plus élevés des différentes durées ont diminué un peu plus que les taux indicatifs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Économie

Le pétrole fait grimper les prix à la production et à l'importation

Publié

le

Les prix à la production et à l'importation en Suisse ont accéléré en avril sur un mois. (archive) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les prix à la production et à l'importation en Suisse ont accéléré en avril sur un mois, essentiellement en raison de la flambée des prix des hydrocarbures avec la guerre au Moyen-Orient.

"Les prix ont augmenté avant tout pour les produits pétroliers et les hydrocarbures. Des hausses de prix ont également été observées pour les métaux et les produits semi-finis en métaux", ont indiqué mardi les experts de l'Office fédéral de la statistique (OFS) dans un communiqué.

L'indice des prix à la production et à l'importation (PPI) a progressé en avril de 0,8% sur un mois à 100,5 points. Sur un an, l'indicateur a par contre enregistré une baisse de 2%.

Les prix à la production ont augmenté de 0,2% sur un mois, alors que ceux à l'importation ont enregistré un bond de 2,3%.

En mars, le PPI avait accéléré de seulement 0,2% en glissement mensuel et reculé de 2,7% par rapport au même mois de 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Économie

Bonne situation financière pour le deuxième pilier en 2025

Publié

le

La situation financière de la prévoyance professionnelle en Suisse est stable grâce à de bons rendements (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI)

Grâce à de bons placements, 2025 a été une bonne année pour le deuxième pilier, pour la troisième fois consécutive. Les caisses de pension ont affiché un taux de couverture plus élevé. Les assurés ont aussi perçu des intérêts plus élevés sur leurs avoirs.

Les taux de couverture des institutions de prévoyance professionnelle atteignaient en moyenne 117,1% l'année dernière, contre 114,7 % en 2024, a indiqué mardi la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle (CHS PP). Seules quelques institutions sans garantie étatique et sans assurance complète étaient sous-couvertes.

Les assurés actifs ont aussi profité de ces bons rendements. Fin 2025, ils ont perçu un taux d'intérêt moyen de 4,33% sur leurs avoirs de vieillesse (3,76% fin 2024).

Malgré ces bons résultats, la CHS PP reste prudente. Les conflits géopolitiques et les incertitudes économiques provoquent de plus fortes fluctuations sur les marchés. Mais la plupart des institutions de prévoyance sont bien préparées grâce aux réserves constituées, rassure la commission.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

La Suisse pas menacée de récession, malgré la crise pétrolière

Publié

le

La crise pétrolière aux Etats-Unis en 1973. (archive) (© KEYSTONE/AP NY)

Contrairement à ce qui s'est passé lors de la crise pétrolière de 1973, la Suisse n'est pas menacée de récession en raison de la guerre au Moyen-Orient. Malgré la hausse des prix de l'énergie, l'économie devrait poursuivre sa croissance en 2026.

Dans une étude publiée mardi, les économistes de Raiffeisen Economic Research prévoient toujours une croissance du produit intérieur brut (PIB) réel de l'ordre de 0,5 à 1,0% en 2026. "Malgré l'actuelle crise pétrolière, l'économie suisse poursuit sur la voie de la croissance. Nos scénarios montrent que, même si les prix de l'énergie restent élevés, une croissance ralentie, mais toujours légèrement positive, est possible", explique l'économiste en chef Fredy Hasenmaile.

Selon son analyse, la crise pétrolière actuelle rappelle à bien des égards celle des années 1970. Mais à cette époque, notre pays dépendait à environ 80% du pétrole.

En 1973, le brusque choc pétrolier, déclenché par un embargo pétrolier décidé par les pays de l'OPEP, avait entraîné un effondrement économique massif. Le PIB réel avait reculé d'environ 7% en 1975, l'inflation avait atteint des records historiques à près de 10%, et près de 244'000 emplois avaient été supprimés dans le secteur industriel entre 1970 et 1980.

La Suisse mieux préparée à une crise pétrolière

La situation est fondamentalement différente aujourd'hui. Le pétrole représente environ 46% de la consommation d'énergie et l'intensité énergétique de l'économie suisse a diminué de plus de moitié depuis les années 1970.

De ce fait, la Suisse est aujourd'hui beaucoup moins sensible aux fluctuations des cours du pétrole. Selon l'étude de la coopérative bancaire saint-galloise, une hausse des prix de l'or noir de 10% ne freine la croissance du PIB suisse que d'environ 0,05%, soit seulement un dixième de l'effet de 1973. L'effet sur l'inflation est, lui aussi, nettement plus faible qu'à l'époque.

La dépendance aux énergies fossiles persiste

Cependant, tout risque n'est pas totalement écarté. Notre pays importe toujours 68% de l'énergie utilisée, principalement du pétrole et du gaz naturel. La consommation d'énergie fossile par les ménages, notamment pour les transports, reste élevée. Près des trois quarts de la consommation totale de pétrole sont aujourd'hui imputables aux transports, le reste l'étant principalement au chauffage.

De plus, la part des exportations a presque doublé depuis 1970, ce qui rend la Suisse beaucoup plus dépendante de la conjoncture mondiale aujourd'hui. Un ralentissement économique mondial peut donc avoir des conséquences sur la Suisse même si les prix de l'énergie sont supportables pour la production nationale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Économie

L'impasse au Moyen-Orient ravive le pétrole

Publié

le

Le nouveau rebond des prix du pétrole n'émeut plus outre-mesure les investisseurs. (archive) (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La fin de non-recevoir opposée par le président américain Donald Trump à la réponse iranienne à des propositions de Washington pour mettre fin à la guerre suscitait lundi un rebond des prix du pétrole.

Pour autant, les autres classes d'actifs semblaient désormais immunisées contre les aléas du conflit au Moyen-Orient.

A 10h21, le baril de Brent de la mer du Nord s'appréciait de 2,3% à 103,55 dollars et celui de WTI américain de 1,80% à 97,24 dollars, après une incursion au-delà de la barre des 100 dollars.

A l'exception du Dax allemand et du Cac 40 hexagonal, les principaux indices européens tendaient à prendre de l'embonpoint. Le Swiss Market Index (SMI) s'enrobait ainsi de 0,12% à 13'116 92 points.

"Félicitations mesdames et messieurs, nous venons d'atteindre ce lundi le point auquel les nouvelles du front ne tarabustent plus les investisseurs dans l'intelligence artificielle," s'amuse chez Swissquote Ipek Ozkardeskaya. L'analyste vedette de la banque en ligne glandoise prévient que les conséquences des prix élevés de l'énergie se manifesteront plus tôt que plus tard, alors que les tensions au Moyen-Orient persistent et que les réserves énergétiques de la planète s'épuisent.

"Les marchés semblent désormais considérer que tant que les bénéfices des entreprises liées à l'IA continuent d'accélérer, le scénario central reste celui d'une croissance résiliente, même dans un contexte de pétrole élevé, de tensions persistantes dans le détroit d'Ormuz et de maintien probable de taux d'intérêt élevés plus longtemps que prévu," abonde John Plassard, en charge de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion.

Nonobstant le regain de tensions qui contrarie toujours une réouverture du détroit d'Ormuz, les économistes d'UBS demeurent convaincus d'une issue diplomatique au conflit à terme. "Le chemin vraisemblablement cahoteux qui reste à parcourir renforce l'importance de détenir un portefeuille résilient, à même de résister à la volatilité à court terme," exposent-ils dans une note. Une injonction que la banque aux trois clés traduit par une recommandation pour les emprunts de qualité, l'or et les produits structurés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Gémeaux

Les Etoiles stimulent votre monde relationnel… Appels, messages, discussions s’enchaînent et vous demandent d’être rapide, clair et adaptable.

Les Sujets à la Une