Suisse
Le patron du "Constellation" Jacques Moretti peut sortir de prison
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Jacques Moretti peut sortir de prison. Le Tribunal des mesures de contrainte (TMC) a annoncé vendredi la levée de la détention provisoire du propriétaire du bar "Le Constellation" à Crans-Montana qui a pris feu la nuit du Nouvel An, faisant 40 morts et 116 blessés,
Ce dernier a fixé la caution à 200'000 francs, "montant articulé par le Ministère public et que le tribunal a jugé adéquat et dissuasif", indique vendredi en fin de journée le TMC. La somme a été versée ce jour sur le compte du Ministère public, est-il précisé.
Le TMC est arrivé à cette conclusion après "nouvelle appréciation du risque de fuite et après examen de l'origine des fonds et de la nature des relations entretenues entre le prévenu et la personne ayant versé ce montant, qui est un de ses amis proches", ajoute l'instance.
Celle-ci n'a pas communiqué l'heure ou la date de sa libération, insistant sur le fait qu'il ne répondra à aucune question. Il pourrait être libéré dans les heures qui viennent.
Le TMC avait ordonné la détention provisoire pour une durée initiale de trois mois, en raison de l'existence d'un risque de fuite. M. Moretti était à la prison des Iles de Sion depuis le 9 janvier dernier.
Plusieurs conditions
"En lieu et place de la détention provisoire, le TMC (...) a ordonné les mesures de substitution suivantes, destinées à contrer le risque de fuite présenté par le prévenu", indique encore le tribunal.
"Il s'agit des mesures classiques consistant en l'interdiction de quitter le territoire helvétique, l'obligation de déposer tous ses documents d'identité et de séjour auprès du Ministère public, l'obligation de se présenter quotidiennement auprès d’un poste de police et donc l'obligation de verser des sûretés".
Le TMC rappelle que tout prévenu est présumé innocent jusqu'à l'entrée en force d'un jugement de condamnation. "Le principe cardinal en procédure pénale suisse est donc que le prévenu reste en liberté jusqu’à son jugement, la détention provisoire ne pouvant être ordonnée que dans des cas exceptionnels à titre d'ultima ratio pour assurer le bon déroulement de l’instruction", souligne-t-il.
"Ainsi, si des mesures moins coercitives que la détention provisoire permettent d'atteindre le même résultat que celle-ci, ces mesures (dites de substitution) doivent obligatoirement être ordonnées en lieu et place de la détention. Il est enfin insisté sur le fait que la détention provisoire subie jusqu'à ce jour par le prévenu n'avait pas pour but de déjà le punir", précise encore le tribunal.
Incompréhension
Avocat de plusieurs familles de victimes, Romain Jordan a aussitôt réagi dans un communiqué: "Je ne commente pas les enjeux de détention préventive. Sur le plan de l'enquête, mes clients relèvent qu'une nouvelle fois, il n'est émis aucune considération sur le risque de collusion et de disparition des preuves, risque qui les inquiète fortement et compromet l’intégrité de l’instruction".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Pas de millionnaire au tirage du Swiss Loto
Personne n'a trouvé la combinaison gagnante du Swiss Loto mercredi soir. Pour empocher le gros lot, il fallait cocher les numéros 10, 29, 30, 31, 39 et 42. Le numéro chance était le 6, le rePLAY le 13 et le Joker le 634381.
Lors du prochain tirage samedi, 18,6 millions de francs seront en jeu, indique la Loterie Romande.
https://jeux.loro.ch/games/swissloto/
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
L'initiative anti-spéculation de l'ASLOCA partiellement invalidée
Le Conseil d'Etat genevois a partiellement invalidé l'initiative "STOP à la spéculation sur nos logements" de l'ASLOCA. Il a supprimé la disposition prévoyant un droit de préemption obligatoire lors de l'achat d'immeubles à des prix manifestement exagérés, la considérant contraire au droit.
Cette obligation exclut toute marge d'appréciation et pesée d'intérêts. Elle porte une atteinte disproportionnée à la garantie de la propriété et à la liberté économique, a indiqué mercredi le gouvernement.
Le Conseil d'Etat estime que la mise en oeuvre de cette initiative, qui vise à modifier la loi sur le logement et la protection des locataires, sera difficile en termes de délais mais aussi de moyens humains et financiers. Tout en reconnaissant la nécessité de lutter contre la spéculation sur les immeubles locatifs, il préconise au Grand Conseil de la rejeter, sans lui opposer de contre-projet.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Le Parlement veut une peine de prison à vie plus restrictive
La libération conditionnelle pour les condamnés à la prison à vie doit être plus stricte. Le Parlement a mis sous toit mercredi un projet rendant cette libération possible après 17 ans d'emprisonnement, au lieu de 15 actuellement.
Le but est de marquer une plus grande différence avec les condamnés à 20 ans de prison, ceux-ci pouvant envisager une liberté conditionnelle au bout de 13,3 ans de réclusion. Celle-ci n'est accordée que si le condamné a fait ses preuves.
Les plus grands criminels, comme le meurtrier de Rupperswil, ne sont pas concernés par cette mesure. Leur condamnation est associée à un internement, a rappelé le ministre de justice et police Beat Jans lors des débats. Donc même si la peine privative de liberté à vie est levée après 17 ans, le prisonnier ne sera pas mis en liberté, mais interné.
Disposition transitoire
Les deux Chambres étaient divisées sur l'introduction d'une disposition transitoire afin que les nouvelles règles ne s’appliquent pas aux personnes qui purgent déjà une peine privative de liberté à vie. Le National était favorable à une telle disposition. Le Conseil des Etats n'en voulait pas afin d'éviter de maintenir un système transitoire peu clair.
Les deux Chambres se sont finalement accordées sur une solution de compromis, validée mercredi par 37 voix contre 1 au Conseil des Etats, et par 122 voix contre 58 au National. La gauche a refusé.
Les personnes condamnées à vie qui auront déjà purgé plus de 10 ans de leur peine lors de l'entrée en vigueur de la modification ne seront pas concernées par les nouvelles dispositions.
Le projet du Conseil fédéral faisait suite à une demande du Parlement.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Fin de l’aventure Doodah après 23 ans au centre-ville
Doodah va disparaître du centre-ville lausannois. Après 23 ans à la rue Haldimand, l'enseigne emblématique de skate et de snowboard annonce sa fermeture prochaine. Entre loyers excessifs, concurrence du commerce en ligne et déclin du quartier de la Riponne, le gérant Jérôme Fellay dresse le constat de la fin d'une époque.
Le paysage lausannois s'apprête à perdre l'un de ses piliers de la culture urbaine. Installé depuis plus de deux décennies au cœur de la capitale vaudoise, le magasin Doodah ne survit plus à l'équation économique actuelle. «C’est clairement la fin d’une aventure, la fin d’une époque aussi. C’est très triste, mais on fait avec», confie Jérôme Fellay, gérant de l'arcade lausannoise.
Un cocktail économique explosif
La décision de fermer n'est pas soudaine, mais résulte d'une érosion constante de la fréquentation. Si la période post-Covid a connu un bref sursaut, les habitudes de consommation ont durablement basculé vers le numérique. Face à des géants du web aux prix européens, la lutte est inégale. «On est sur des prix suisses et on ne peut clairement pas batailler avec le reste de l’Europe», explique le gérant.
À cette concurrence s'ajoute le poids des charges fixes dans le centre-ville. Les loyers lausannois sont jugés «excessivement élevés» par le responsable, alors même que l'attractivité du quartier décline. La fermeture, partielle ou totale selon les périodes, du parking de la Riponne a également porté un coup dur à la fluidité de la clientèle.
Tout un quartier au cœur du débat
Le constat le plus frontal concerne l'environnement direct du magasin, situé à deux pas de la place de la Riponne. Jérôme Fellay ne mâche pas ses mots sur la dégradation du quartier: «Dans notre rue, c’est junkie, c’est police, vols et choses comme ça. On sent qu’il y a de moins en moins de gens qui viennent aussi en centre-ville».
« Dans notre rue, c’est junkie, police et vol. »
Il relate notamment des scènes quotidiennes qui font fuir les clients, comme celle de samedi dernier où une personne s'injectait de la drogue à un mètre de l'entrée du magasin. «Forcément, ça crée un sentiment d’insécurité et je peux comprendre les gens qui n’ont pas envie de venir dans ces rues faire leurs achats», déplore-t-il. Bien que des associations de commerçants aient fait remonter ces doléances à la Municipalité, les commerçants restent dans l'attente de mesures concrètes.
Un vide pour la communauté et la relève
Au-delà des chiffres, c'est un lieu d'échange et de passion qui disparaît. Doodah était un acteur central de la scène skate et snow locale à travers ses sponsorings et ses événements. Si les passionnés continueront leur pratique, Jérôme Fellay craint que le départ d'un tel acteur local ne freine l'élan de ce milieu.

Jérôme Fellay, gérant du shop lausannois Doodah et ses deux apprentis.(© LFM)
L'impact est également humain pour l'équipe en place. L'enseigne lausannoise compte deux apprentis. Si l'une pourra terminer son CFC cette année, le second devra trouver une nouvelle structure pour achever sa formation.
Quel avenir pour l'arcade?
La date de fermeture n’est pas encore fixée, mais elle pourrait intervenir au plus tôt dès la fin juillet, dès la reprise du bail qui court initialement jusqu'en mars 2028. Dès la fin du mois de juillet, le shop cessera de recevoir de nouvelles collections et se transformera en espace "outlet" pour écouler les stocks restants. Une page se tourne pour la rue Haldimand, laissant planer une incertitude de plus sur l'avenir du commerce de détail à Lausanne.
Interview réalisée par Sophie Vassutine
Adaptation web avec IA
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