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Suisse

"L'évolution de la situation reste incertaine", met en garde l'OFSP

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L'évolution de la pandémie reste incertaine, a mis en garde mardi Virginie Masserey, de l'OFSP. (© KEYSTONE/Anthony Anex)

L'évolution de la pandémie reste incertaine, a mis en garde mardi Virginie Masserey, de l'OFSP. Les nouvelles infections stagnent depuis deux semaines, le taux de reproduction est repassé au-dessus de 1 et les nouveaux variants constituent désormais près de 70% des cas.

Un taux de reproduction au-dessus de 1 pourrait conduire à une nouvelle augmentation du nombre de cas, a souligné la cheffe du contrôle des infections de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) lors d'un point de presse. "C'est déjà le cas dans les pays qui nous entourent".

Les nouveaux variants, plus contagieux, atteignent 68% des cas. Les nouvelles infections sur 14 jours stagnent elles à 160 pour 100'000 habitants depuis deux semaines.

Le nombre des hospitalisations et des décès continue certes de diminuer, et il n'y a plus de surmortalité chez les plus de 65 ans. "Mais comme il y a toujours un décalage avec les nouvelles infections, il est possible que les chiffres stagnent puis réaugmentent d'ici deux semaines. Ou pas, grâce à la vaccination", a dit Mme Masserey.

Effet des ouvertures difficile à prévoir

"L'effet des dernières ouvertures est difficile à prévoir" dans ce contexte, a-t-elle ajouté. Il est donc crucial de continuer à appliquer les gestes barrière. Tests, traçage, vaccinations doivent eux encore être étendus.

"Il faut tester autant que possible", a insisté Anne Lévy, directrice de l'office, surtout dans les hauts lieux de transmission. Les cantons décident de leur politique en la matière. Dix-sept d'entre eux ont déjà transmis un concept à l'OFSP, qui les conseille à ce sujet.

Les tests de masses, comme effectués dans certains cantons, ne fonctionnent que s'ils ont lieu de manière répétée, a rappelé Rudolf Hauri, médecin cantonal de Zoug et président de l'Association des médecins cantonaux.

Ainsi dans le canton de Zoug, les élèves des écoles secondaires sont testés deux fois par semaine pour détecter les cas asymptomatiques. Cela permet de poursuivre l'enseignement en présentiel, précise le Zougois, qui ajoute que cette stratégie ouvre la porte à d'éventuels allégements des mesures dans les écoles.

Des tests salivaires rapides, qui permettraient d'intensifier la cadence, sont actuellement en cours d'examen mais ne sont pas encore autorisés, a indiqué Mme Lévy. L'usage d'autotests nécessite aussi d'adapter la législation.

EMS: la pression devrait baisser

Quant à la vaccination, 807'799 injections ont été réalisées jusqu'à dimanche. 3% de la population a déjà obtenu deux doses de vaccin. Un quart des personnes vulnérables a reçu au moins une dose.

Dans les établissements médico-sociaux, tous les employés souhaitant se faire vacciner ont pu le faire, a indiqué Rudolf Hauri. La pression devrait donc baisser. Mais la stratégie doit être complétée par des tests fréquents sur les personnes non vaccinées qui travaillent dans ces établissements.

Des anticorps 6 mois après l'infection

Une étude réalisée en Suisse a montré que 90% des personnes atteintes de Covid-19 ont encore des anticorps six mois après l'infection, s'est réjoui pour sa part Milo Puhan, directeur de l’Institut d’épidémiologie, de biostatistique et de prévention.

Durant cette période, ces personnes sont largement immunisées contre le virus. Bémol, les anticorps ne sont pas retrouvés dans 15% des cas.

Rappelant une étude genevoise, le scientifique a aussi relevé qu'un tiers des personnes infectées souffrait d'au moins un symptôme encore six mois après l'infection. A Zurich, un quart d'entre elles n'avaient pas retrouvé leur état de santé initial après six mois.

Pour l'instant, deux facteurs de risque de vivre un Covid long ont été identifiés: développer une forme grave du Covid-19 et avoir une malade préexistante.

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Suisse

La Suisse compte 684 nouveaux cas de coronavirus en 72 heures

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Au total, 2'221'755 personnes ont déjà reçu deux doses de vaccin en Suisse. (ARCHIVES - ©KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

La Suisse compte lundi 684 cas supplémentaires de coronavirus en 72 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore trois décès supplémentaires et 19 malades ont été hospitalisés.

Durant les dernières 72 heures, les résultats de 54'181 tests ont été transmis, indique l'OFSP. Le taux de positivité s'élève à 1,26%.

Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 5784, soit 66,91 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 0,65. Les patients Covid-19 occupent 115,07 des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 10,40%.

Au total 5'810'914 doses de vaccin ont été administrées et 2'221'755 personnes ont déjà reçu deux doses. La Suisse a reçu jusqu'à présent 6'161'025 doses de vaccins

Quant aux variants du coronavirus, 18'062 cas ont été attribués au variant britannique (B.1.1.7), 249 au variant sud-africain (B.1.351) et 20 au variant brésilien (P.1).

Depuis le début de la pandémie, 700'735 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 7'999'355 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 10'307 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 28'894.

Le pays dénombre par ailleurs 3711 personnes en isolement et 6909 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine. S'y ajoutent 2727 autres personnes revenant de voyage d'un pays à risque et qui ont dû aussi passer par la case de la quarantaine.

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La présidente du PLR Petra Gössi se retirera à la fin de l'année

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La présidente du PLR Petra Gössi se retirera à la fin de l'année. (ARCHIVES - ©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La présidente du PLR Petra Gössi se retirera à la fin de l'année 2021. La conseillère nationale schwytzoise a fait cette annonce lundi sur Twitter.

Elle souhaite se concentrer davantage sur sa carrière professionnelle et avait discuté de sa démission avec la direction du parti. Elle continuera à être active en tant que conseillère nationale.

Petra Gössi préside le PLR depuis cinq années.

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Suisse

Cinq morts dans la chute d'un planeur et d'un avion près de Bivio

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Le Ministère public du canton des Grisons a ouvert une enquête pour déterminer les causes des deux accidents. (PHOTO PRETEXTE - ©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Cinq personnes ont perdu la vie après la chute d'un planeur et d'un avion de tourisme samedi près de Bivio (GR). Les deux pilotes et les trois passagers sont morts. Deux Neuchâtelois figurent parmi les victimes.

Le planeur, avec seulement un pilote à bord, a décollé samedi d'Amlikon (TG). L'avion de tourisme, avec un pilote et trois passagers (un homme, une femme et un enfant), est parti samedi de Colombier (NE), a indiqué lundi la police cantonale des Grisons. L'avion de tourisme de type Robin DR400 a fait une escale à Samedan (GR) avant de poursuivre son vol vers 17h20 en direction de Locarno (TI).

La police cantonale des Grisons a été informée par la Rega samedi vers 21h30 qu'un planeur s'est écrasé au-dessus de Bivio et que le pilote est décédé. Il n'a pas été possible d'intervenir samedi sur le lieu de l'accident situé à 2700 mètres d'altitude en raison des conditions météorologiques.

Identification des victimes en cours

Dimanche, des équipes se sont rendues sur le lieu de l'accident du planeur. Elles ont alors constaté qu'un avion de tourisme s'était écrasé à environ un kilomètre du planeur. Le pilote et les trois passagers de l'avion à moteur sont morts. L'identification formelle des victimes n'est pas terminée.

Deux Neuchâtelois se trouvaient dans l'avion à moteur, a indiqué lundi la police neuchâteloise. Le Ministère public neuchâtelois et la police cantonale ont mis en place une unité de soutien psychologique pour les familles des victimes.

Le Ministère public du canton des Grisons a ouvert une enquête pour déterminer les causes des deux accidents. Le Service d'enquête de sécurité (SESE) a commencé ses investigations techniques. Il devra notamment déterminer si les deux accidents sont liés.

Heure des accidents pas encore connue

On ne connait pas encore l'heure à laquelle les deux appareils se sont écrasés, a indiqué le porte-parole de la police cantonale des Grisons Andreas Rüegg à l'agence Keystone-ATS. On ne sait pas si le planeur et l'avion sont entrés en collision ou s'il n'y a aucun lien entre les deux accidents.

Les accidents d'avion faisant cinq morts sont plutôt rares en Suisse. En 2018, un avion historique Ju-52 s'est écrasé sur le Piz Segnas, près de Flims (GR). Les 20 occupants et membres d'équipage de l'appareil sont morts.

En 2012, six personnes sont mortes dans le crash d'un Piper monomoteur à Tatroz (FR). En 2011, un avion de tourisme bimoteur s'est écrasé dans les Alpes valaisannes près du Weisshorn. Cinq personnes sont mortes dans cet accident.

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Suisse

Les femmes descendent dans la rue et se mobilisent pour l'égalité

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Le 14 juin 1991, il y a pile trente ans, les femmes s'étaient massivement mobilisées pour demander des actions concrètes en faveur de l'égalité. (Image d'archives - ©KEYSTONE/STR)

Les Suissesses se mobilisent une nouvelle fois le 14 juin. Au coeur des revendications: la bataille contre le relèvement de l'âge de la retraite, des hausses de salaires et une protection contre les violences sexistes et sexuelles.

Cinquante ans après l'introduction du suffrage féminin, quarante ans après l'inscription du principe d'égalité dans la Constitution, trente ans après la première grève des femmes, et deux ans après la grève féministe de 2019, "les revendications restent valables", dénoncent les militantes dans leur appel à manifester.

Les collectifs de la grève féministe se mobiliseront au niveau national à trois occasions lundi. Des pique-niques et des stands sont organisés dès midi. Le second point fort se situe à 15h19 précise, "au moment (de la journée) où les femmes" commencent à travailler gratuitement du fait des inégalités salariales", écrivent les collectifs. Une action nationale suivie des cortèges et manifestations sera enfin lancée dès 18h00.

Inégalité salariale

D'autres actions sont prévues tout au long de la journée, initiées par les différents collectifs cantonaux: pique-niques dans les parcs de Genève et à Delémont, stands et lectures féministes à Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds ou Fribourg, promenade "inclusive" à Bienne, animations dans le canton de Vaud, notamment à Lausanne, Yverdon, Nyon et Vevey.

L'adoption de la loi sur l'égalité date d'il y a 25 ans. Pourtant l'inégalité salariale s'est creusée, estime les collectifs. La pandémie a une fois de plus montré que le travail des femmes n'est ni reconnu ni rémunéré correctement, dénoncent les militantes.

Avec des meilleurs salaires et une reconnaissance du travail des femmes, "il n’y aurait pas tant d’inégalités à la retraite, et donc moins de femmes précarisées", soulignent-elles.

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Suisse

Les Suisses ont voté avec leur porte-monnaie, selon la presse

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Les arguments économiques avancés par les opposants à la loi sur le CO2 ont convaincu une majorité de citoyens, en particulier dans les régions périphériques où la voiture est indispensable, notent plusieurs médias. (Image d'archives - ©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

En rejetant la loi sur le CO2, les Suisses ont voté avec leur porte-monnaie, note la presse lundi. Elle souligne le fossé entre les villes et les campagnes. Il devra être pris en compte pour élaborer de nouvelles solutions, qu'il faudra proposer rapidement.

"Les Suisses ont mal au porte-monnaie et sans doute bien davantage que les politiques ont pu le penser", écrit le Nouvelliste. Et d'ajouter que le slogan de l'UDC "Avant la fin du monde, la fin du mois", est devenu un parfait résumé de la réalité que semblent vivre les citoyens.

"Ce sont surtout les instruments choisis, perçus comme une menace sur les finances des ménages, qui n’ont pas séduit les citoyens", abonde Arcinfo. La Tribune de Genève et 24 heures soulignent également que "la population vote avant tout avec le porte-monnaie" et elle veut "des solutions pratiques et adaptées à différents lieux et modes de vie".

Une majorité de la population a refusé d'être pénalisée parce qu'elle habite dans une commune mal desservie par les transports publics ou parce qu'elle se chauffe au mazout, fait écho La Liberté.

Fossé villes-campagnes

Le journal fribourgeois relève qu'en ayant su dévier le débat de l'urgence climatique vers les implications financières, l'UDC, seul parti opposé à la loi, a engrangé un "succès retentissant"; un détournement de l'attention aussi pointé du doigt par le Journal du Jura. Le Quotidien Jurassien souligne aussi "l'adroite campagne" menée par les opposants qui a conduit au "non" du peuple, "effrayé par l'épouvantail des taxes plutôt que séduit par les incitations financières récompensant les comportements respectueux du climat".

A l'instar d'autres médias, Le Temps pointe le "profond fossé" que la votation a creusé entre "les campagnes, qui ont eu le sentiment de payer l'essentiel de la facture, et les villes".

Pour le journal lémanique, le monde paysan, ulcéré par des attaques qu'il a perçues comme visant son travail, "a fait de la loi sur le CO2 la victime collatérale des initiatives anti-pesticides". La mobilisation du milieu paysan et des zones rurales, échaudés par une campagne sur les pesticides particulièrement tendue, a pesé lourd dans la balance, abonde Arcinfo.

Pour le Journal du Jura, "le Conseil fédéral ferait bien de porter un peu plus d’attention au calendrier des objets qu’il met en votation" car "il ne fait guère de doute" que les initiatives phytos, qui avaient peu de chances d'être acceptées, ont contribué, par effet d'amalgame, à faire échouer la loi sur le CO2.

De nouveaux instruments, rapidement

Pour la RTS Radio, "cet échec est aussi une remise en cause du principe des taxes d'incitation qui s'attaquent directement à des manières de vivre, précisément différentes en ville et à la campagne".

Il faudra donc tenir compte "de la Suisse des champs" pour ficeler un nouveau paquet, ajoute-t-elle. Et il en faudra un rapidement, soulignent plusieurs médias, rappelant que la Suisse a signé l'Accord de Paris, s'engageant ainsi à réduire ses émissions de CO2 d'au moins 50% d'ici 2030.

Pour ce faire, de nouveaux instruments devront être élaborés. Les citoyens ayant montré qu'ils n'avaient pas l'intention d'assumer seuls les coûts de la politique climatique, il faudra certainement élargir le cercle des taxés à l'industrie, avance le Nouvelliste. Pour 24 heures et la Tribune de Genève, il s'agira de trouver "une construction plus simple", la "logique des petits pots - une taxe par ci, une redistribution par là", n'ayant pas convaincu.

Les deux journaux ajoutent que, pour ce nouveau compromis, "la droite tient le couteau par le manche" et les grévistes du climat n'auront que peu de poids.

Les référendaires de gauche, qui ont annoncé une nouvelle initiative qui inclut la finance, "vont devoir remonter le courant", écrit pour sa part le Courrier. S'il salue cette volonté, le journal constate que, ce week-end, "l’horloge du compte à rebours climatique a avancé vers la sonnerie d’alerte".

"Coup de marteau"

Outre-Sarine, la presse dresse un constat similaire. Le débat sur la loi sur le CO2 a été dominé par la question du porte-monnaie et le fait que la Suisse et particulièrement les régions alpines soient touchées par le réchauffement climatique est passé au second plan, écrit la NZZ. Ce rejet est "un coup de marteau pour la politique suisse". Pour le journal zurichois, la balle est désormais dans le camp des opposants qui doivent présenter un plan pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de façon plus élégante.

Le Blick relève que si tout le monde est favorable à la protection de l'environnement, quand cela devient concret, chacun trouve un argument pour refuser. Si le projet était équilibré, il était aussi empreint de bureaucratie, ce qui a permis aux opposants de mener une campagne de peur efficace, ajoute le journal. Et de pointer également la naïveté d'une partie de la jeunesse climatique qui a contribué à faire échouer la loi en pensant qu'elle serait remplacée par une plus stricte.

Après dimanche, deux Suisses se font face, qui ne se comprennent pas et ne se parlent pas, écrit le Tages-Anzeiger, soulignant qu'il est remarquable qu'une telle déconnexion ait pu avoir lieu dans un pays si petit. La pandémie et le repli sur soi qu'elle a entraîné ont probablement joué un rôle. Et d'appeler à davantage de dialogue pour trouver un nouveau compromis car, une chose est claire, il faut une solution climatique.

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