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Suisse

Loup: la Convention de Berne à Strasbourg refuse une demande suisse

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Le loup restera une espèce strictement protégée en Suisse. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La demande de la Suisse en vue d'une rétrogradation du statut de protection du loup a été rejetée mardi par la Convention de Berne, réunie à Strasbourg. Les organisations suisses de protection de la nature s'en félicitent.

La Suisse souhaitait faire passer le loup de la liste des "espèces de faune strictement protégées" à celle des "espèces de faune protégées".

Sur les 30 votants du Comité permanent européen de la Convention de Berne, seuls six se sont exprimés en faveur de la demande suisse, a indiqué à Keystone-ATS Friedrich Wulf, chef de projet "politique internationale de la biodiversité" à Pro Natura, qui était présent sur place à l'occasion de cette réunion annuelle.

La Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe, dite Convention de Berne, a été signée en 1979 dans la capitale fédérale et ratifiée par 44 pays dont la Suisse ainsi que par l’Union européenne.

"Pas de raison de changer"

Ce n'est pas la première fois que la Suisse déposait une telle demande. Entre-temps, depuis la dernière requête, la Convention de Berne a procédé à une évaluation précise de la situation du loup.

Le rapport présenté à Strasbourg a permis de clarifier les choses et de voir qu'il n'y avait aucune raison d'abaisser le statut de protection de l'espèce, relève Pro Natura, qui se réjouit de cette décision au même titre que le WWF Suisse, Bird Life Suisse et le Groupe Loup Suisse.

Selon l'expertise présentée à Strasbourg, la Suisse abritait au moins 153 loups en 2021. Les loups du continent européen sont répartis en trois populations, explique M. Wulf: deux d'entre elles sont considérées comme "pas en danger", six sont potentiellement menacées et une est très menacée. Les loups de Suisse appartiennent à la deuxième catégorie.

Un assouplissement du statut de protection européen du loup contredirait les conclusions du rapport détaillé présenté mardi, sur mandat du Conseil de l’Europe, a estimé la Convention de Berne. Ce rapport établit que les effectifs alpins sont toujours potentiellement menacés.

Appel au Parlement suisse

Les associations suisses de protection de l'environnement en appellent au Parlement fédéral pour qu'il respecte cette décision lors de l'examen de la Loi sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages prévu durant la session en cours.

Le projet de révision partielle de cette loi "prévoit un affaiblissement massif de la protection accordée au loup en Suisse", s'inquiètent les organisations dans leur communiqué. "A l’avenir, sa population pourrait être réduite préventivement (...) et les cantons pourraient décider seuls des mesures de protection des troupeaux qu’ils considéreraient comme raisonnables." Cela contreviendrait, estiment les associations de protection, aux dispositions de la Convention de Berne.

Celles-ci stipulent que des mesures douces (protection des troupeaux, effarouchement) doivent être privilégiées par rapport à l’abattage, et que seule une menace de dommages "sérieux" justifie les tirs. En outre, la régulation des populations de loups doit être coordonnée à l’échelle internationale.

La révision de la loi telle qu'elle est proposée ne supprimerait pas les dommages dus aux loups, relèvent les organisations écologistes. Ces animaux continueraient à migrer en Suisse, en provenance d’autres pays. "La décision de la Convention de Berne montre que la politique de la Suisse en matière de loup fait fausse route en croyant pouvoir gérer le loup sans concertation avec ses voisins", concluent les organisations, qui en appellent à une plus grande souplesse dans la gestion de l'espèce.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Nouvelle offre à la place de la Carte journalière Commune dès 2024

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La carte journalière Commune actuelle sera remplacée par une nouvelle offre dès l'année prochaine (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La carte journalière Commune papier actuelle disparaîtra à la fin de l'année et sera remplacée dès l'année prochaine par une "carte journalière dégriffée Commune". Celle-ci sera disponible pour la 1e et la 2e classe, avec ou sans abonnement demi-tarif.

Vendue uniquement aux guichets des communes, la nouvelle carte sera émise comme billet mobile ou papier, annoncent jeudi l'Alliance SwissPass, l'Association des communes suisses et l'Union des villes suisses dans un communiqué.

La nouvelle offre s'inspire de la carte journalière dégriffée, déjà connue dans les transports publics, c'est-à-dire que plus la carte sera achetée tôt, plus le prix sera intéressant. La clientèle "non numérique" aura ainsi aussi accès aux billets dégriffés.

Le contingentement par commune et la restriction de la vente aux habitants de la commune en question n'existeront plus. Un seul contingent vaudra par jour pour toute la Suisse. Un nombre illimité de cartes pourra être acheté par personne mais chacune sera nominative.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Fribourg: près de 18 millions pour rénover le Domaine des Faverges

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Grâce au feu vert donné par les députés, l'Etat de Fribourg pourra investir dans la restauration et la transformation du Domaine des Faverges, à St-Saphorin (VD) (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les députés fribourgeois ont voté jeudi un décret octroyant un crédit de 17,6 millions de francs pour la restauration et la transformation du Domaine des Faverges. Juché au-dessus du village de Saint-Saphorin (VD), ce dernier appartient à l'Etat de Fribourg.

Le décret a passé la rampe par 99 voix sans opposition et 1 abstention. La particularité, un domaine hors de territoire cantonal, n'est pas forcément connue du public, hormis du cercle des amateurs de vins. "C'est un fleuron du patrimoine fribourgeois", a insisté le président du Conseil d'Etat Didier Castella.

"Un des plus beaux balcons avec vue sur un des plus beaux paysages de Suisse", a précisé le ministre de l'agriculture. La députée PS Chantal Müller, présidente de la commission ad hoc, n'a pas manqué de déplorer, en lien avec le sujet, le renvoi de la loi sur le climat voté mardi par la droite. L'inauguration est prévue en 2026.

Le coût total approche des 20 millions de francs. Le montant du crédit d'engagement intègre un montant payé à fin 2022 et une ponction de 1,5 million prise sur le fonds des vignes. S'étendant sur 15,4 hectares, le domaine a été créé en 1138 par le fondateur de l’Abbaye d’Hauterive, le Seigneur Guillaume de Glâne.

Nouvelle stratégie

Le projet comprend la restauration de la Grande Maison et de la Maison du Vigneron ainsi que la transformation du bâtiment "Bouteiller". Le Domaine des Faverges est non seulement un domaine viticole, mais il est également, avec la Grande Maison, un lieu emblématique et officiel pour les réceptions du Conseil d'Etat.

La Grande Maison a été reconstruite en 1760. Sa dernière rénovation importante remonte à 1952. "Depuis, des travaux d'entretien très modestes ont été entrepris, mais le bâtiment ne répond plus aux standards", précise le message de l'exécutif cantonal. "Par ailleurs, les besoins viti-vinicoles ont aussi évolué."

La cave initialement conçue pour vinifier trois types de vin, soit deux blancs et un rouge, ne répond plus à la stratégie de vente. Afin de répondre à l'évolution du marché, les cépages cultivés sont plus variés et la vinification demande de plus petits volumes de cuves ou barriques, constate le gouvernement fribourgeois.

Davantage de travaux

Un premier projet avait déjà été présenté il y a cinq ans, avec alors l'articulation d'un montant de 4,2 millions de francs. Depuis, toutefois, l'ampleur des travaux à entreprendre a évolué. Le 19 janvier 2019, le Conseil d'Etat a décidé d'élargir le périmètre du projet et d'y intégrer l'assainissement de la Maison du vigneron.

La décision fait suite au départ à la retraite du vigneron qui y habitait jusqu'à la fin 2020. L'exécutif a pris acte par ailleurs que sur la base des premières offres d'entreprises pour le projet validé en décembre 2017, le crédit initial se révélait nettement insuffisant. Le début des travaux est agendé pour l'été prochain.

La Maison du vigneron deviendra le lieu de vente, tandis que le Bouteiller rassemblera les activités liées à la production du vin. "On ne peut pas laisser à l'abandon un tel domaine", a indiqué le député PS Pierre Mauron, en ajoutant le vin "qu'on y produit se devait d'être meilleur que celui du voisin vaudois".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Fonction publique: quatrième journée de grande mobilisation

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Les employés de l'Etat de Vaud avaient été entre 5000, selon la police, et 10'000, selon les syndicats, à manifester mardi 31 janvier. Seront-ils aussi nombreux voire plus nombreux ce jeudi? (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Une nouvelle journée de grève et de manifestation est prévue jeudi dans la fonction publique vaudoise. La demande reste la même, une indexation entière des salaires. Les syndicats exigent toujours l'ouverture de négociations avec le gouvernement.

C'est le quatrième jour de grève depuis bientôt deux mois, ponctué en fin de journée par un défilé qui partira vers 18h00 depuis la place St-François, au centre-ville de Lausanne, en direction de la place du Château à la Cité, en passant par la place de la Riponne.

Mardi 31 janvier, entre 5000 (selon la police) et 10'000 (selon les syndicats) personnes avaient défilé dans les rues de la capitale vaudoise.

Dans la journée, environ 40 établissements scolaires s'étaient mobilisés de diverses manières: vote d'une résolution en faveur des revendications, grève partielle ou complète, débrayage de quelques minutes, etc. Au total, quelque 2100 enseignants de l'école obligatoire et du post-obligatoire s'étaient mis en grève.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La BCV voit son bénéfice progresser en 2022

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L'exercice 2023 s'annonce dans la continuité de ces dernières années pour la BCV. (archives) (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La BCV a vu ses recettes d'exploitation progresser en 2022. La rentabilité a également été au rendez-vous, ce qui permet à l'établissement de dégager le meilleur bénéfice net de ces quinze dernières années. L'exercice 2023 s'annonce dans la continuité.

Les recettes d'exploitation ont progressé de 3% à 1,04 milliard de francs, indique la Banque cantonale vaudoise (BCV) jeudi dans un communiqué. Le résultat opérationnel s'est quant à lui accru de 4% à 448 millions, soit davantage que les charges d'exploitation qui se sont inscrites en hausse de 2% à 516,7 millions.

Dans le détail, le résultat net des opérations d'intérêt, principal pilier du modèle d'affaires de la BCV, est resté stable à 464,5 millions de francs grâce à des correctifs de valeur, alors que le résultat brut s'est contracté de 2%. Le résultat des commissions a souffert de la faiblesse des marchés boursiers et s'est replié de 4% à 343 millions. Enfin, les revenus du négoce ont bondi de 32% à 189 millions grâce à la gestion active du bilan et au nombre élevé de transactions de la clientèle dans le contexte de volatilité des devises.

Au final, la banque dégage un bénéfice net en progression de 3% à 388,3 millions de francs.

Le conseil d'administration proposera de verser aux actionnaires un dividende de 3,80 francs par action, contre 3,70 francs au titre de 2021. Sur les 327 millions qui seront distribués, le canton de Vaud touchera 219 millions, auxquels s'ajoutent 28 millions d'impôts cantonaux et communaux.

L'établissement reconduit sa politique de distribution de ces quinze dernières années pour une nouvelle période de cinq ans. A partir de l'exercice 2023, il prévoit de verser un dividende compris entre 3,80 et 4,20 francs, sauf changement brutal de l'environnement économique.

Nouvel administrateur

La masse sous gestion s'est contractée de 4% à 108,9 milliards de francs, sous l'effet du recul de 7,0 milliards de francs des valorisations dû à la baisse des marchés. Les apports de fonds net ont progressé de 3% à 3,0 milliards.

Les fonds propres se sont accrus de 2% à 3,7 milliards, pour un ratio de fonds propres CET1 de 17,6%.

Un changement se prépare par ailleurs au conseil d'administration, avec la nomination de Stefan Fuchs à partir du 1er juillet 2023. Il succédera à Peter Ochsner, qui se retirera après sept ans d'activité.

Au chapitre des perspectives, l'exercice 2023 s'annonce dans la continuité de ces dernières années, pour autant que la situation économique et les marchés financiers ne connaissent pas de modifications significatives, écrit la BCV.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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