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Suisse

L'USS s'engage pour la défense de la classe moyenne

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"Exactement comme en 2008, quand il a fallu sauver le système bancaire, la crise actuelle est en train de déboucher sur les vieilles recettes néolibérales", estime Pierre-Yves Maillard, conseiller national (PS/VD) et président de l'Union syndicale suisse. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

L'Union syndicale suisse lance une salve d'initiatives pour lutter contre l'appauvrissement de la classe moyenne. Pendant ce temps, le Conseil fédéral et le Parlement préparent des baisses d’impôts pour les hauts revenus pour 3 milliards de francs, reproche l'USS.

"Naïvement, certains ont pensé que cette crise rendrait nos sociétés plus solidaires. C’était une illusion ou un mensonge. Les puissants savent toujours profiter d’une bonne crise. Les paniques collectives sont toujours une aubaine pour eux", a déclaré Pierre-Yves Maillard, président de l'USS mardi devant la presse à Berne.

Pour les plus de 60 ans, la reprise n’est pas du tout perceptible. Leur taux de chômage demeure plus élevé qu’avant la crise. D’un autre côté, les personnes de 14 à 24 ans sont pratiquement 25'000 en moins à exercer une activité lucrative qu’avant le début de la pandémie, peut-on lire dans le communiqué de la faîtière.

La reprise s’est aussi accompagnée de l’apparition de nombreux emplois peu sûrs. Ainsi, le nombre d’employés et employées temporaires a augmenté de plus de 10% en 2021.

Pour beaucoup de gens, il est de plus en plus difficile de nouer les deux bouts. La charge que représentent les primes des caisses-maladie est devenue "insupportable". Les salaires n’ont augmenté que de 0,2% en termes réels entre 2016 et 2022 et sont à la traîne de l’évolution économique.

Au lieu de s’attaquer à ces problèmes, le Conseil fédéral et le Parlement prennent la direction diamétralement opposée. Ils préparent des baisses d’impôt de près de 3 milliards de francs par an en faveur des personnes fortunées, des gros salaires et des entreprises, selon l'USS. Par contre, le fardeau toujours plus insupportable des primes-maladie n’est nullement allégé.

Futurs retraités fauchés

Cette année, le modèle suisse des trois piliers de la prévoyance vieillesse fête ses 50 ans d’existence. Lors de son introduction, ce système comprenait non seulement une rente AVS assurant le minimum vital, mais également des caisses de pensions avec des garanties de prestations clairement définies et une compensation du renchérissement.

La rente de la caisse de pension doit permettre de maintenir le niveau de vie antérieur. Mais la Suisse s'éloigne toujours plus de cet objectif constitutionnel. L’AVS n’assure plus le minimum vital et les rentes du 2e pilier ne cessent de baisser, estime l'USS.

La prévoyance vieillesse s’est muée en un champ d’activité économique "comme un autre". Les caisses de pensions, les banques ou les assurances "attaquent" l’AVS, car elles n'y gagnent rien.

Ce qui est nouveau, c’est la "virulence", estime la faîtière. La première attaque concrète vient de la réforme AVS 21: il s'agit d’un démantèlement de l’AVS au détriment des femmes. Comme la réforme du 2e pilier voulue par les banques et les assurances, qui implique des baisses de rentes massives, poursuit l'USS.

De plus, les employeurs et les partis de la droite et du centre veulent relever l’âge de la retraite à 67 ans pour tout le monde. Or il est piquant de constater que la branche du crédit et des assurances affiche un taux de retraite anticipée de 50% plus élevé que la moyenne générale en Suisse, relève la faîtière.

"Cette année 2022 sera celle de la démocratie directe et de la mobilisation, affirme Pierre-Yves Maillard. C’est la seule réponse possible face à ce qui se déroule devant nous. Nous essaierons, avec les Suisses, de redonner du bon sens au Parlement et d’amener les partis de droite à négocier et à chercher des solutions équilibrées."

Menu substantiel

L'USS lance donc un référendum contre l’élévation de l’âge de la retraite des femmes et combattra les projets d’élévation à 66 ans et plus de l’âge de la retraite pour tout le monde. Elle soutient également le référendum contre l’affaiblissement du droit de timbre, qui sera voté en février prochain.

La faitière défend le référendum contre l’abolition de l’impôt anticipé sur les rendements obligataires, qui vient d’être lancé. Elle va de plus lancer une initiative pour orienter une partie des bénéfices non distribués de la BNS vers l’AVS.

La gauche et les syndicats se battent aussi au Parlement et devant le peuple en faveur de l’initiative du PS demandant de plafonner les primes d’assurance maladie à 10% du revenu. Enfin, l'USS prépare sa campagne pour une treizième rente AVS et contre la perpétuelle érosion des rentes.

Pour sa part, le chef économiste de l'USS Daniel Lampart plaide pour que les réserves cumulées excédentaires d’environ 6 milliards de francs réalisées avec l’assurance-maladie doivent être rétrocédées le plus rapidement possible aux assurés.

Pour lui, il faut encore combattre plus systématiquement la surévaluation du franc. En effet, à cause du franc trop cher, le taux de chômage au sens du BIT (personnes en recherche d’emploi, mais pas forcément inscrites auprès d’un ORP) se situe à 5% en Suisse, soit nettement plus qu’en Allemagne (3,3%).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La BC de Lucerne enregistre une hausse du bénéfice annuel

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Pour l'exercice en cours, la direction table sur un bénéfice net d'au moins 235 millions de francs. (Photo/KEYSTONE/Urs Flueeler). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

La Banque cantonale de Lucerne (LUKB) a enregistré une hausse de son bénéfice net sur l'exercice 2022. Le conseil d'administration proposera un dividende inchangé de 12,5 francs, a indiqué mardi l'établissement.

Durant la période sous revue, le bénéfice net s'est inscrit à 226,6 millions de francs, une amélioration de 2,4% sur un an. La rentabilité opérationnelle a grappillé 0,7% à 284,6 millions, selon le communiqué.

Le chiffre d'affaires pour sa part a pris 0,8% à 585,7 millions, alors que les charges d'exploitation ont en parallèle augmenté de 3,8% à 267,97 millions de francs.

Les activités de taux d'intérêt ont généré un résultat net de 390,2 millions de francs (+4,9%), les commissions et services ont dégagé 119,1 millions (-1,1%) et le négoce 61,5 millions (+19,1%).

Les prêts à la clientèle ont progressé de 5,7% à 39,3 milliards de francs, grâce notamment au dynamisme des hypothèques (+5,8%). Les avoirs sous gestion ont cependant reculé de 2,8% à 35,9 milliards de francs.

Pour l'exercice en cours, la direction table sur un bénéfice net d'au moins 235 millions.

L'établissement s'est en outre prononcé sur la prochaine augmentation de capital au cours de laquelle il compte lever jusqu'à 500 millions de francs au maximum, une opération qui devrait démarrer au 2e trimestre. "Sa finalisation interviendra le 17 octobre au plus tard", a assuré le directeur général Daniel Salzmann, lors de la conférence de bilan. La transaction devrait permettre de soutenir le développement de la banque, a souligné le patron.

La LUKB prévoit en outre un fractionnement de l'action de 1:5 avant cette augmentation de capital. La banque continuera à privilégier la croissance organique, a expliqué la direction.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Genève

23 candidats en lice pour le gouvernement le 2 avril

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A Genève, 690 candidats visent un des 100 sièges du Grand Conseil. L'élection aura lieu le 2 avril (illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

A Genève, 23 candidats provenant de treize listes sont en lice pour le premier tour de l'élection au Conseil d'Etat du 2 avril. Le même jour aura lieu l'élection au Grand Conseil pour laquelle 690 personnes se présentent, selon la Chancellerie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Les députés fribourgeois votent le renvoi de la loi sur le climat

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L'alliance de la majorité de droite du Grand Conseil fribourgeois a écarté la version "bis" de la loi sur le climat concoctée par la commission ad hoc, malgré le soutien unanime de ses membres (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La majorité de droite du Grand Conseil fribourgeois a voté mardi un renvoi du projet de loi sur le climat, qui devait constituer une première suisse. Malgré un soutien unanime en commission, le Conseil d'Etat devra réévaluer les effets du texte, financiers notamment.

La demande de renvoi déposée par les groupes UDC et PLR-PVL, avec le soutien majoritaire du Centre, a passé la rampe par 55 voix pour, 46 contre et 4 abstentions, au terme du débat d'entrée en matière. "La recherche d'un projet équilibré a guidé le travail de la commission ad hoc", a déploré sa présidente, la centriste Susanne Aebischer.

Pour la première fois sur le plan cantonal en Suisse, Fribourg entendait se donner une base légale spécifique assurant une légitimité juridique à la protection du climat exigée par l’urgence de la situation. "En cas d'inaction, les conséquences seront plus lourdes", a relevé Susanne Aebischer, au début de la discussion.

Attendre ou pas

Que dirait la Terre si elle avait la possibilité de s'exprimer devant le plénum, a indiqué en substance la députée centriste. Avec l'instauration d'une loi sur le climat (LClim), l'ensemble s'articule désormais autour du plan climat, de la transition énergétique et de la mobilité, a-t-elle rappelé.

"L'augmentation des températures est un fait, son origine humaine reconnue", a constaté le conseiller d'Etat Jean-François Steiert. "Chacun a une responsabilité". "Surtout dans un canton qui vit de ses richesses naturelles plus que d'autres", a précisé le ministre de l'environnement, ajoutant qu'il n'était plus possible d'attendre.

Attendre est en revanche l'objectif du député Nicolas Kolly, président du groupe UDC. "Le projet me laisse sans voix", a-t-il dit. "Une usine à gaz, même si le sujet ne s'y prête guère". Il a dénoncé le manque de courage de la loi qui élude la question de savoir "comment arriver à ses fins" et l'impact sur le citoyen.

Analyser l'impact

"Le Conseil d'Etat doit esquisser les conséquences et le financement des mesures", a argumenté la députée PLR Antoinette de Weck à propos de la version "bis" ressortie des travaux d'une commission dont elle était membre. Au final, le gouvernement et l'administration devront analyser l'impact de la version "bis" de la commission.

"C'est une vaine tentative de repousser la loi climat à venir", a déploré sa collègue socialiste Marie Levrat. Le député vert Bruno Clément a regretté que le canton de Fribourg ne fasse pas "oeuvre de pionnier pour une fois". A ses yeux, "le renvoi constitue un déni du travail accompli". La gauche a insisté sur l'urgence d'agir.

"La commission s'est réunie, a décidé à l'unanimité de la nécessité de la loi, pour finir par une demande de renvoi", s'est étonné le député PLR Jean-Daniel Schumacher. Son collègue PS Simon Zurich a tenté une explication par une certaine déconnexion entre les membres d'une commission représentative des forces et les partis en plénum.

Méthode dénoncée

Selon Jean-François Steiert, le renvoi interpelle sur la méthode qui voit "les trois groupes de droite désavouer leurs représentants en commission". L'argument sur le nombre élevé des amendements lui a paru infondé, les deux tiers ayant été repoussés. "Ceux qui ont été acceptés ne changent pas l'esprit de la loi", a-t-il complété.

La LClim, qui devra donc attendre à Fribourg, doit agir comme un instrument de coordination permettant d’assurer l’efficacité et la pérennité du Plan climat cantonal (PCC), voté lui par les députés en septembre 2021. Le PCC s'inscrit dans la stratégie climatique d'ensemble du gouvernement, validée pour sa part en juin 2021.

Pour l'heure, le PCC est financé par un crédit d’engagement de 21 millions de francs, pour une durée initiale de cinq ans. Il peut en outre se voir doter de montants du fonds d’infrastructures, comme c’est le cas, dans le cadre du plan financier, avec une première dotation de 25 millions pour le climat.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

AC Immune reçoit un demi-million de dollars pour ses recherches

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La fondation de l'acteur américain Michael J.Fox a fait un don d'un demi-million de dollars à l'entreprise vaudois AC Immune (archives). (© KEYSTONE/EPA/DAVID SWANSON)

AC Immune, le spécialiste vaudois des maladies neurodégénératives, a annoncé mardi avoir reçu de nouvelles subventions des fondations MJFF et Target ALS pour mener à bien son programme de recherche ciblant le TDP-43.

Plus de 500'000 dollars ont été alloués à la société d'Ecublens (VD) par la Fondation Michael J. Fox (MJFF) pour la recherche contre la maladie de Parkinson et par la fondation Target ALS contre la sclérose latérale amyotrophique, rapporte un communiqué.

Les fonds serviront au développement de tests immunologiques de détection des formes liées à la maladie de la protéine TAR de liaison à l'ADN 43 (TDP-43) dans le liquide céphalo-rachidien et des échantillons de sang (tests biofluides).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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