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Suisse

Milliardaires et affairisme au pilori à l'occasion du 1er Mai

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Quelque 3000 personnes se sont réunies à Bâle pour le 1er mai (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Des rassemblements estimés à des dizaines de milliers de personnes au total ont eu lieu dans quelque 50 villes de Suisse lors du 1er Mai, pour réclamer plus de droits pour les travailleurs. Slogan du jour: "La solidarité plutôt que la haine, l’union fait la force."

"Les travailleuses et travailleurs lancent un signal clair contre la montée en puissance de l’extrême droite et des élites néo-libérales qui dans le monde entier - en Suisse aussi - attaquent frontalement les principaux acquis sociaux des dernières décennies ", s'est indignée jeudi l’Union syndicale suisse (USS).

La centrale syndicale a évoqué dans un communiqué "une contre-révolution du grand capital, qui met en péril l’égalité, les droits du travail et l’Etat social ". Dénonçant certains discours de haine, notamment contre les minorités, elle estime que "les élites économiques refusent toujours plus systématiquement d’accorder aux gens qui travaillent leur juste part des richesses créées, alors même que l’économie se porte bien".

Baisse du pouvoir d'achat

Au final, constate l’USS, "le pouvoir d’achat diminue, les loyers prennent l’ascenseur, pendant que les riches s’enrichissent toujours plus". Et de pointer du doigt les employeurs: "Sous prétexte de pénurie de main-d’½uvre qualifiée, ils réclament à cor et à cri l’allongement du temps de travail, le relèvement de l’âge de la retraite et le démantèlement du droit du travail."

Près de 15'000 personnes à Zurich

L’USS revendique la présence de 14'000 personnes à la plus grande manifestation du jour, à Zurich. A cette occasion, sa vice-présidente et également présidente d'Unia, Vania Alleva, a plaidé pour "une Suisse multiculturelle et ouverte", épinglant au passage l’UDC et sa "politique d’exclusion". Elle a aussi dénoncé la persistance des inégalités salariales en Suisse. Si on n'accélère pas les progrès en la matière, "elle ne sera pas atteinte avant 2070", craint-elle.

Même tonalité au Locle (NE), où le responsable du secteur construction d’Unia, Nico Lutz, a constaté que l’argent était mal distribué en Suisse. "L’argent ne manque pas dans ce pays. Mais les politiques ne cessent de créer de nouvelles injustices. Cadeaux fiscaux aux riches, aux grands groupes et aux gros actionnaires et programmes d’économies sur le dos de la population. Hausse des loyers et des primes d’assurance-maladie et baisse des salaires réels."

"Sans scrupules", tonne P.-Y. Maillard

Au Sentier (Vallée de Joux/VD), le président de l’USS et conseiller aux Etats (PS) Pierre-Yves Maillard a tonné: "L’extrême droite progresse avec la complicité des élites économiques. Or elle n’apporte aucune réponse aux problèmes d’un monde injuste, dans lequel les milliardaires s’enrichissent sans scrupules sur le dos de la population."

Une étroite collaboration "avec les forces progressistes européennes s’avère centrale afin notamment de garantir la protection des salaires", a pour sa part estimé le secrétaire central de l’USS Daniel Lampart à Münchenbuchsee (BE). Il a aussi mis en garde contre un oui à l’initiative de l’UDC contre la Suisse à 10 millions d’habitants, qui entraînerait la fin des accords bilatéraux".

Les syndicalistes en ont appelé plus généralement à la solidarité et "contre les discours d’exclusion destinés à détourner l’attention. Il s’agit de "trouver des solutions sociales aux difficultés rencontrées au quotidien par la population", ont-ils insisté.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Les polluants éternels largement répandus dans les sols suisses

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Les lieux d'incendies majeurs et sites d'entraînement des pompiers présentent des fortes concentrations de PFAS à cause de l'utilisation de mousses extinctrices (archives). (© KEYSTONE/MICHELE LIMINA)

Les polluants éternels sont largement répandus dans les sols suisses, montre une nouvelle étude. Les sites liés à l'utilisation de mousses d'extinction ou à l'épandage de boues d'épuration présentent une contamination significativement plus élevée aux PFAS.

Des chercheurs de l'université des sciences appliquées de Zurich (ZHAW) et de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) ont évalué sur mandat de l'Office fédéral de l'environnement 1070 échantillons de sol prélevés dans 15 cantons, indique mardi la ZHAW. Les PFAS ont été détectés dans plus de 99% des échantillons.

La teneur médiane en polluants de 2,4 microgrammes par kilo de matière sèche dépasse les estimations précédentes, car le nouveau rapport inclut délibérément des sites suspectés de pollution. Il donne ainsi une vision plus complète de la situation sur le terrain, selon les chercheurs.

Les PFAS constituent un groupe de plusieurs milliers de substances chimiques synthétiques. Les pâturages de montagne au-dessus de 1000 mètres sont les moins contaminés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Personne ne décroche la bonne combinaison à l'Eurodreams

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Proposé en Suisse et dans sept autres pays européens, le jeu Eurodreams offre un gain principal sous forme d'une rente mensuelle de 22'222 francs pour une durée de 30 ans. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Personne n'a trouvé la combinaison gagnante à l'Eurodreams lundi soir. Pour gagner une rente mensuelle de 22'222 francs durant 30 ans, il fallait jouer les six numéros 2, 5, 24, 29, 32 et 39, ainsi que le numéro "dream" 3, a indiqué la Loterie romande.

Eurodreams est proposé dans huit pays européens. En Suisse, le jeu est exploité par la Loterie romande et par Swisslos côté alémanique. Le tirage est effectué les lundis et jeudis soir.

https://jeux.loro.ch/games/eurodreams

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Albert Rösti prié de s'expliquer sur les pesticides

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Le ministre de l'environnement Albert Rösti a dû répondre à plusieurs interpellations en lien avec les pesticides et la protection de l'eau au National. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Le ministre de l'environnement Albert Rösti a dû répondre lundi à une pluie de questions sur l'action ou plutôt le manque d'action du Conseil fédéral et de son département contre les pesticides lors d'un débat d'actualité au National. Il s'est défendu avec véhémence.

Ce débat d'actualité a été demandé par les Vert-e-s, le PS, le PEV et le PVL. Ces partis ont notamment critiqué le fait que, dans le cadre de la révision en cours de l'ordonnance sur la protection des eaux, le Conseil fédéral a renoncé à fixer des valeurs limites pour trois substances actives, pourtant toxiques pour la faune aquatique, notamment la deltaméthrine.

Une goutte de cette substance peut empoisonner toute une rivière, a souligné Kathrin Betschy (PVL/BE). Dans la Wyna, près de Beromünster (LU), une concentration 4200 fois supérieure aux valeurs limites écotoxicologiques a été mesurée, a complété Hasan Candan (PS/LU). Et d'ajouter à l'intention de M. Rösti: "Vous n'êtes pas le ministre de l'agriculture et des pesticides, mais de l'environnement".

Pas d'alternative

Ces substances sont indispensables pour protéger les cultures, notamment de légumes, de colza et de betterave sucrière, a répondu le ministre. Le gouvernement a effectué une pesée d'intérêts entre la production alimentaire et la protection des eaux pour les substances qui n'ont pas d'alternative.

Si des valeurs limites étaient fixées sans qu'il n'y ait d'alternative et qu'il fallait alors importer des légumes produits dans de moins bonnes conditions, cela ne ferait pas de sens, a-t-il illustré.

M. Rösti n'a pas contesté la nécessité de fixer des valeurs limites pour la deltaméthrine et les deux autres substances. Selon lui, cela sera fait lorsqu'il y aura des alternatives adéquates pour protéger les cultures.

Les défenseurs de l'agriculture ont eux rappelé que le domaine avait déjà fait beaucoup pour réduire son utilisation des produits phytosanitaires. Jacques Nicolet (UDC/VD) a souligné que la deltaméthrine est principalement utilisée pour les shampoings et les lotions ainsi que dans les médicaments pour éliminer les poux et les tiques chez les chiens et les chats.

Pas contraire à la loi

L'Office fédéral de la justice (OFJ) a estimé que refuser de fixer des valeurs limites pour des questions de politique agricole n'est pas légal, a relevé Marionna Schlatter (Vert-e-s/ZH). Les lois ne sont pas des opinions, a renchéri son collègue Balthasar Glättli (ZH).

M. Rösti ne partageait pas cette analyse et a réfuté à plusieurs reprises tout agissement contraire à la loi. Ni la loi fédérale sur la protection des eaux ni l'ordonnance correspondante ne précisent le moment auquel de nouvelles valeurs limites fondées sur des exigences écotoxicologiques doivent être fixées pour les pesticides, a-t-il souligné. Et d'ajouter que le Conseil fédéral accepte la loi, mais ne doit pas accepter un co-rapport, même s'il vient de l'OFJ.

Le fait de proposer des valeurs limites maintenant pour sept substances est une amélioration pour la protection des eaux, a aussi fait valoir le conseiller fédéral.

Rencontre avec l'USP critiquée

Le fait que M. Rösti ait rencontré l'Union suisse des paysans (USP) en amont de la consultation sur la révision de la protection des eaux a aussi été critiqué. "Pourquoi avez-vous rencontré cette faîtière et pas des spécialistes de l'eau potable ou des ONG?" a demandé Christophe Clivaz (Vert-e-s/VS).

Le Bernois a répondu qu'il voulait savoir ce que la révision signifierait concrètement pour l'agriculture. Il a aussi assuré qu'il rencontrait régulièrement des ONG.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

La Ville de Vernier (GE) est à nouveau dotée d'un Conseil municipal

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Les 37 conseillers municipaux de la Ville de Vernier (GE) ont prêté serment lundi, plus de neuf mois après la première élection qui avait été annulée en raison d'une fraude électorale (image d'illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Privée de Conseil municipal depuis plus de neuf mois en raison d'une fraude électorale et de différents recours, la Ville de Vernier (GE) a finalement à nouveau un délibératif. Elus le 30 novembre dernier, les 37 conseillers municipaux ont prêté serment lundi soir.

Cette séance était uniquement consacrée à la prestation de serment, à l'élection du bureau et aux nominations des conseillers municipaux dans les diverses commissions. Le Conseil municipal débutera concrètement ses travaux le mardi 31 mars.

Les élus vont rapidement de pencher sur les projets d’investissement qui sont restés en suspens. Faute de budget 2026, la commune fonctionne actuellement sur la base des douzièmes provisoires, ce qui bloque certains projets. La deuxième plus grande ville du canton va aussi retrouver un espace de débat démocratique qui faisait défaut.

Cette prestation de serment ne met toutefois pas complètement fin aux incertitudes qui ont marqué les élections municipales à Vernier. Des recours au Tribunal fédéral ainsi qu'une procédure pénale sont toujours en cours.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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