Climat
Niveau des lacs sous contrôle, mais le ciel continue de gronder
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Après les fortes précipitations de dimanche sur la Suisse centrale, de nouveaux orages ont touché le pays lundi après-midi, en particulier le canton de Schwytz. Quatre personnes ont été blessées par la chute de branches dans le canton de Saint-Gall.
A Flums (SG), une femme de 30 ans et un bébé de six mois ont été gravement blessés par la chute de branches suite à de fortes bourrasques lundi vers 16h30. Deux autres adultes ont également subi des blessures, a indiqué le porte-parole de la police cantonale Pascal Häderli à la télévision SRF.
Après une accalmie dans la matinée, de nouvelles cellules orageuses se sont développées sur la région du lac de Thoune dès le début de l'après-midi, selon SRF Meteo. La grêle s'est mêlée aux fortes pluies. Les orages se sont déplacés vers la Suisse centrale. Plus de 11'000 impacts de foudre ont été enregistrés en Suisse, a indiqué Meteonews sur Twitter en soirée.
Une alerte rouge a été émise dans certaines parties de la Suisse centrale. A Flühli (LU), 21 litres de pluie par mètre carré sont tombés en une heure. La grêle a bouché les systèmes de drainage. La police cantonale de Lucerne a été confrontée à des rues, des caves et des garages inondés, entre autres.
Dans le canton de Schwytz, la route entre Brunnen et Gersau était couverte de débris sur plusieurs mètres après un glissement de terrain dans la région de Fallenbach lundi après-midi. De fortes précipitations ont également été enregistrées à Starkenbach (SG), où 29,5 millimètres de pluie sont tombés en dix minutes seulement.
Dans la soirée, des orages accompagnés de grêle ont éclaté principalement sur le canton de Soleure et le Jura argovien. Des nouveaux orages se sont également produits au Tessin.
Tessin arrosé
Au Tessin, des orages se sont déjà produits tôt dans la matinée de lundi. À Coldrerio, dans le district de Mendrisio, 155 litres de pluie par mètre carré sont tombés en trois passages orageux de dimanche après-midi à lundi matin. En juillet, les précipitations moyennes à cet endroit étaient de 119 litres. La zone autour du lac Majeur et la plaine de Magadino ont également été touchées dimanche.
Dimanche, des orages ont déferlé du Napf sur la Suisse centrale jusqu'à la région d'Appenzell. Ils ont provoqué de fortes pluies ainsi que de la grêle. En Appenzell, 33 litres de pluie au mètre carré sont tombés en dix minutes.
Les orages les plus forts se sont produits au-dessus du lac de Zoug et de la plaine de la Linth. Les lignes ferroviaires ont été interrompues. À certains endroits, la couche de grêlons donnait l'impression d'être en hiver.
Reprise de la navigation
Selon les relevés de l'Office fédéral de l'environnement, le niveau du lac de Neuchâtel est passé du niveau de danger 4 au niveau 3 dans la matinée de dimanche. Seule la Suhre, près d'Oberkirch (LU), présentait encore un risque très élevé.
Le niveau des lacs de Morat et de Bienne continue également de baisser et se trouve actuellement dans la zone de danger 3. A Bienne, on ne craint pas de nouvelles crues, mais la vigilance reste de mise.
Après concertation et sur proposition des organes cantonaux de conduite, les autorités fribourgeoises, neuchâteloises et vaudoises ont décidé de lever dès mardi l'interdiction de la navigation sur les lacs de Neuchâtel et de Morat, y compris sur le canal de la Broye. Toutefois, seule la navigation de jour est autorisée sur le lac de Morat. A Neuchâtel, les bateaux sont toujours interdits sur le canal de la Thielle.
Dès mardi également, les bateaux non motorisés ainsi que les écoles de formation nautique pourront à nouveau naviguer sur le lac de Bienne.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Climat
Les agriculteurs face au défi de la canicule
Les agriculteurs sont inquiets par ces temps de canicule à répétition. Ils redoutent à terme un manque d'eau pour les cultures, même si des solutions de pompage sont souvent mises en place. Pour les maraîchers, les grandes serres offrent une alternative indispensable.
La situation est inquiétante, car la canicule intervient "super tôt" cette année, après un premier coup de chaud en mai, témoigne Jimmy Romanens, à la ferme du Talent, à Chavornay (VD). "On se demande même si ça va être pire qu'en 2003", explique-t-il lors d'une visite de son exploitation familiale avec l'agence Keystone-ATS.
Actuellement, l'agriculteur est en train de pailler sa culture de courges pour essayer de maintenir au maximum la fraîcheur et l'humidité dans les sols. Mais cette année, pour la première fois, Jimmy Romanens a installé des kilomètres de goutte à goutte pour compléter le paillage. Cela permet d'économiser l'eau, surtout depuis les restrictions d'usage.
Dans la plaine de l'Orbe, des limitations ont été décrétées pour les cours d'eau à faible débit depuis quelques jours. La ferme du Talent envisage de pomper l'eau de la nappe phréatique. "L'agriculture c'est un peu le défi, on doit jouer avec cette météo un peu capricieuse", raconte-t-il.
Nuits blanches
A Büchslen (Buchillon, FR), près de Morat, le maraîcher Thomas Lehmann traverse des nuits blanches. "Nous arrosons la nuit, tant qu'il y a encore de l'eau", confie-t-il à Keystone-ATS. Si l'eau venait à manquer, il ne servirait plus à rien de cultiver quoi que ce soit".
Pendant la journée, l'irrigation est difficile à cause du vent et le soir, tout le monde veut arroser en même temps, explique M. Lehmann. Il tire l'eau pour ses cultures maraîchères d'une coopérative des eaux que ses parents avaient autrefois créée.
Lui et d’autres collègues peuvent ainsi acheminer l’eau du lac de Morat et de la Broye vers un grand bassin qui alimente directement les champs par des canalisations souterraines. Cela devrait suffire à surmonter les canicules. Mais ailleurs, le prélèvement d'eau dans les cours d'eau a déjà été restreint, voire interdit, comme dans les cantons de Lucerne et de St-Gall.
La serre, une véritable aubaine
Tout le monde n'est cependant pas logé à la même enseigne. A l'image de Claude Janin, maraîcher à Perly (GE), pour qui cette semaine de canicule se résume "à une semaine et demie d'été un peu chaude à gérer". Ses propos qui tranchent avec ceux des agriculteurs s'expliquent par le mode de production qu'il a choisi.
Toutes ses cultures maraîchères sont sous serres. L'arrosage est certes un petit peu plus intense que d'habitude, mais l'hygrométrie qui règne dans les grandes serres est comparable à une forêt vierge. Des conditions optimales pour les tomates, les aubergines et les melons, témoigne Claude Janin.
"En pleine terre, c'est de la survie"
Les tunnels qui abritent les productions de fraises et de persil souffrent en revanche un peu plus du chaud, du fait d'une végétation moins foisonnante et d'un taux d'humidité plus bas, poursuit le chef d'entreprise. En revanche, les conditions pour les cultures maraîchères en pleine terre sont très difficiles. "C'est de la survie", témoigne-t-il parlant d'un collègue.
Lui-même a abandonné cette production il y a trois ans déjà en raison des aléas de la météo. Son exploitation, d'une trentaine d'employés, se déploie désormais sur trois hectares de grandes serres et 1 hectare de tunnel, à côté de 25 hectares pour le blé, l'orge, le maïs et les tournesols.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Climat
A Bâle, le mercure atteint des sommets comme jamais
Les records de température de jeudi sont battus: la station de mesure de Météosuisse à Bâle-Binningen a enregistré 38,8 degrés vendredi peu avant 15h00.
C'est non seulement un record pour le mois de juin - le mercure avait atteint 38 jeudi -, mais aussi un record absolu pour cette station de mesure, indique Météosuisse sur son site internet. L'ancien record de 38,6 degrés remontait à 2003.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Climat
La Suisse a vécu une nouvelle nuit tropicale
Dans la nuit de jeudi à vendredi, la Suisse a de nouveau connu une nuit tropicale dans de nombreuses régions. La région de Bâle a enregistré les températures les plus élevées après les 38 degrés atteints en journée jeudi à Binningen.
A la station de mesure de St. Chrischona, près de Bâle, le thermomètre n'est pas descendu en dessous de 25,6 degrés durant la nuit. Cette valeur a été relevée à 06h30, selon l'Office fédéral de météorologie et de climatologie (MétéoSuisse). Peu après minuit, la température y atteignait encore 29,8 degrés.
Le mercure n'est pas tombé en dessous de 24 degrés à Vevey (VD) et à Pully (VD), au Bouveret (VS), à Lägern (ZH) et Uetliberg (ZH). A Zollikofen, près de Berne, la température minimale nocturne, à 20,7 degrés, dépassait moins nettement la barre des 20 degrés nécessaire pour qualifier une nuit de "tropicale".
MétéoSuisse prévoit des journées de canicule jusqu’à lundi.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Climat
Le changement climatique, coupable "sans équivoque" de la canicule
Le changement climatique est responsable "sans équivoque" de l'intensité de la canicule qui frappe l'Europe de l'Ouest, indique vendredi le World Weather Attribution (WWA). Des températures aussi élevées auraient été pratiquement impossibles il y a 50 ans.
Les chercheurs du WWA, qui étudient la responsabilité du dérèglement climatique d'origine humaine dans des événements météorologiques extrêmes, se sont penchés sur une canicule exceptionnelle à cette période de l'année en 1976. La température aurait été moins chaude de 3,5 degrés Celsius pendant la journée et de 2,4 degrés pendant la nuit, ont-ils calculé dans une étude publiée vendredi.
"Nous avons conclu qu'au cours de ces 50 dernières années, pendant lesquelles la planète s'est réchauffée de 1,1 degré, la probabilité d'une canicule comme celle-ci a changé immensément", a souligné Theodore Keeping, de l'Imperial College de Londres, l'un des auteurs. "Cet épisode n'aurait pas été possible en juin sans changement climatique", a-t-il affirmé.
L'Europe de l'Ouest, dont la Suisse, subit depuis plus d'une semaine des températures extrêmes, conséquence de la présence au-dessus de l'Europe de l'Ouest d'une immense masse d'air chaud en provenance d'Afrique et comprimée par de hautes pressions en altitude.
Températures exceptionnelles
"Le phénomène climatique n'est pas particulièrement inhabituel, mais les températures le sont, ou en tout cas l'étaient avant le changement climatique d'origine humaine", a commenté Friederike Otto, de l'Imperial College de Londres.
Ce changement climatique d'origine humaine découle de l'utilisation massive des énergies fossiles - charbon, pétrole et gaz fossile - ainsi dans une moindre mesure de la déforestation.
Pour leur étude, les scientifiques basés dans plusieurs pays européens ont comparé des données d'observation météorologiques actuelles, mais aussi des prévisions pour les prochains jours, puisque l'épisode est toujours en cours, avec les données d'observation de 2003 et de 1976.
Ce travail publié très rapidement n'a pas été revu par d'autres chercheurs extérieurs comme c'est normalement le cas pour les publications scientifiques. Mais la méthodologie utilisée a déjà été validée par la communauté scientifique, soulignent les auteurs.
En termes de probabilités, les nuits chaudes ont été rendues environ 100 fois plus probables aujourd'hui que lors de la canicule historique de 2003. Les pics de chaleur pendant la journée sont devenus environ 10 fois plus probables, ont calculé les chercheurs.
"Désagréable et dangereuse"
Ils ont aussi écarté toute responsabilité du phénomène naturel El Niño, qui réchauffe les températures de surface dans le centre et l'est de l'océan Pacifique équatorial, entraînant des épisodes de sécheresses, inondations et températures records dans le monde. Il n'a joué "aucun rôle" dans la vague de chaleur.
Le "stress thermique", qui regroupe températures élevées et niveau d'humidité, rend aussi cette canicule "particulièrement désagréable et dangereuse", remarque Friederike Otto.
Selon l'étude, près de 45% des 854 villes analysées dans 30 pays européens ont déjà battu, ou sont sur le point de battre, leur record historique de stress thermique.
Cette conclusion se réfère à un indice de température (dit "au thermomètre-globe mouillé" ou WBGT) qui prend en compte la température mais aussi l'humidité, l'ensoleillement ou la couverture nuageuse. Il est notamment très utilisé dans le monde sportif.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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