Suisse
Publication attendue vendredi de la déclaration commune Suisse-UE
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Le Conseil fédéral doit présenter vendredi la déclaration commune signée par la Suisse et l'UE, a affirmé mardi le vice-président de la Commission européenne Maros Sefcovic. Il a dit espérer que Berne et Bruxelles adopteront ensuite un mandat de négociation.
"Nous attendons" la publication de cette déclaration et continuerons ensuite à "refléter" les démarches suisses, a expliqué le commissaire européen responsable du dossier suisse en marge d'une conférence de presse à Bruxelles.
M. Sefcovic a salué "l'attitude constructive" de l'équipe de négociation suisse lors des dernières discussions et a déclaré que la Commission européenne se réjouissait d'avoir élaboré une déclaration commune avec la Suisse.
Il espère que lorsque les mandats de négociation seront disponibles, "nous pourrons rapidement poursuivre les négociations", a poursuivi M. Sefcovic. La Commission européenne a toujours l'ambition de conclure les négociations avant la fin de son mandat à l'automne 2024.
"Rapprochement"
Dans une interview publiée dimanche sur le site du Temps, l'ambassadeur européen en Suisse, Petros Mavromichalis, se montrait lui aussi prudemment optimiste. "Cette fois-ci, les risques d'un échec sont moindres", affirmait-il. Sur les questions en suspens, "la Suisse et l'UE se sont beaucoup rapprochées".
Pour le diplomate, mettre un accord sous toit dans le temps qui lui reste, "est faisable si nous commençons les négociations en mars, comme c'est prévu. Mais il va falloir faire preuve de volonté politique et de détermination."
Entretiens exploratoires
Des diplomates suisses et européens ont mené une série d'entretiens exploratoires entre avril 2022 et octobre dernier. Les discussions ont permis de définir des "zones d'atterrissage" communes, qui ont été consignées dans une déclaration commune. Ce document servira ensuite de base aux futures négociations entre Berne et Bruxelles.
Le nouveau paquet d'accords en discussion devrait porter notamment sur les questions institutionnelles, avec le règlement des litiges ou la reprise dynamique du droit européen, ainsi que sur l'électricité, la santé ou la sécurité alimentaire.
Il contient en outre des dispositions relatives à la réintégration de la Suisse dans les programmes européens de recherche et de formation Horizon Europe et Erasmus+, ainsi qu'au versement régulier d'une contribution à la cohésion de la part de la Confédération.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Ascension et Pentecôte: davantage de trains traversant le Gothard
Durant les week-ends de l'Ascension et de Pentecôte, les CFF renforcent la liaison entre la Suisse alémanique et le Tessin. Environ 130'000 places et 58 trains supplémentaires sont prévus.
Les Chemins de fer fédéraux augmentent également la capacité d'accueil en ajoutant des voitures aux trains réguliers. Cette mesure s'applique également aux trains EuroCity à destination de l'Italie.
Le jeudi de l'Ascension et le samedi avant la Pentecôte, un train supplémentaire sera proposé entre Locarno et Milano Porta Garibaldi.
Malgré l'ajout de trains et de places, une forte affluence est possible à bord, note lundi l'entreprise dans un communiqué. Les CFF recommandent de planifier son voyage à l'avance et de réserver ses places.
L'ancienne régie fédérale rappelle que jusqu'au 31 octobre, la réservation pour les vélos est obligatoire pour les trains empruntant le tunnel du Gothard.
A noter que des travaux à la gare de Lenzbourg (AG) et le renouvellement des voies entraîneront des fermetures et des modifications d’horaires dans la zone de Lenzbourg. Durant ces week-ends, les CFF dévieront les trains longue distance sur la ligne Olten–Zurich. Les horaires seront modifiés.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Venise: Aragno explore un film de Godard de manière immersive
Le cinéaste neuchâtelois Fabrice Aragno présente à la Biennale de Venise une installation inspirée du "Livre d'image" de Jean-Luc Godard. Intitulée "Sentiments Signes Passions", l'½uvre prolonge un travail de vingt ans avec le réalisateur de la Nouvelle Vague.
"Nous avons exploré ensemble de nouvelles formes d'image, de son, de montage et de dispositifs numériques", explique Fabrice Aragno à Keystone-ATS depuis un hôtel à Modène (I), où son film "Le lac" a été sélectionné.
Le projet "Sentiments Signes Passions" prend pour point de départ le "Livre d'image", dernier long-métrage de Godard, récompensé par une Palme d'or spéciale à Cannes en 2018. "Nous sommes à l'intérieur du film pendant sa fabrication", explique-t-il.
L'installation, à découvrir dès samedi à Venise et jusqu'à fin novembre, propose ainsi de "démonter" le film pour le redisposer dans l'espace, sous forme d'une "forêt d'images et de sons". Le dispositif repose sur un système technique complexe associant ordinateurs, algorithmes et projections.
"Un ordinateur central dirige une vingtaine de machines comme un chef d'orchestre", décrit Aragno. Les images sont projetées sur des tulles, permettant une déambulation physique au sein des projections.
Guerres, ruptures et espoirs
A Venise, l'½uvre sera présentée dans la poudrière du Forte Marghera. "L'histoire de ce lieu résonne de manière phénoménale avec ce projet", affirme Aragno, évoquant une humanité façonnée par les guerres, les ruptures et les espoirs.
Dans cet espace, le visiteur traversera une succession de voiles d'images avant de découvrir une perspective d'ensemble. "Cheminer à travers 'Sentiments Signes Passions', c'est entrer physiquement dans son regard", dit-il, en référence à Godard.
L'installation a été vue par l'auteur d'"A bout de souffle", qui lui avait donné carte blanche et même suggéré le titre. L'installation initiale, présentée pour la première fois en 2020 à Nyon dans le cadre du festival Visions du Réel, était composée de téléviseurs et de haut-parleurs, s'inspirant directement de la salle de montage du réalisateur.
Dans une vidéo, Jean-Luc Godard l'avait alors qualifiée de "projection vivante", une formule qui deviendra le fil conducteur du projet.
Un dispositif mouvant
Après la disparition du cinéaste franco-suisse en septembre 2022, Fabrice Aragno transforme profondément son dispositif. "Pour conjurer la mort, pour poursuivre la création, pour partager", explique-t-il.
Invitée à Venise par la commissaire Rasha Salti, cette installation s'inscrit dans un parcours international déjà dense, à la Haus der Kulturen der Welt en marge de la Berlinale, puis dans une nouvelle version au théâtre de La Ménagerie de verre à Paris avant de rejoindre Lisbonne, le Mexique ou Tokyo.
Les spectateurs ne voient jamais exactement le même dispositif. Chaque version s'adapte au lieu qui l'accueille. Grâce à un système informatique complexe, les images et les sons se recomposent en permanence. "C'est un immense jeu de probabilités, joué au présent", souligne l'artiste.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
La Biennale de Venise 2026 fidèle à l'esprit de Koyo Kouoh
La 61e Biennale d’art contemporain de Venise ouvre samedi jusqu'au 22 novembre sous le titre "In Minor Keys" (En tonalités mineures). Pensée par l'artiste helvético-camerounaise Koyo Kouoh, disparue en mai 2025, elle réunit 111 artistes.
Conçue par Koyo Kouoh, la Biennale d'art, menée à terme par l'équipe qu'elle avait constituée, investira les Giardini, l'Arsenale et Forte Marghera. "Une invocation à ralentir le pas et à se syntoniser sur les fréquences mineures", écrivait-elle, estimant que nous sommes "submergés par la cacophonie anxiogène du chaos".
Effectivement, la Biennale démarre samedi dans un contexte géopolitique tendu. Le jury international de la Biennale vient de démissionner en bloc, sur fond de controverse liée à la participation de la Russie et d’Israël. Cette décision intervient après l’obligation faite par les autorités italiennes de réintégrer les deux pays au palmarès, provoquant un blocage institutionnel et des menaces de recours juridiques. Faute de jury, les lauréats du Lion d’or seront finalement désignés par le public à la clôture de l’événement.
"Radicalité de la joie"
"Or pendant ce temps la musique continue", ajoutait-elle en imaginant cette Biennale, évoquant le blues, la morna cap-verdienne ou le call-and-response. "Elle produit des chants qui génèrent de la beauté en dépit de la tragédie", disait la commissaire, pour qui "il faut retrouver la radicalité de la joie".
Nommée directrice artistique en novembre 2024, Koyo Kouoh était la deuxième commissaire noire de la Biennale après le Nigériano-Américain Okwui Enwezor (1963-2019) en 2015. Elle a défini le cadre théorique, sélectionné artistes et ½uvres et conçu l'architecture de l'exposition.
Le travail curatorial s'est notamment cristallisé lors d'une rencontre à Dakar en avril 2025 au centre RAW Material Company, fondé par Mme Kouoh. Cette méthode, ancrée dans les relations humaines, a nourri une "dynamique collective intense", selon l'équipe.
Parmi les 111 participants, deux figures majeures sont mises à l'honneur: Issa Samb, artiste pluridisciplinaire associé au Laboratoire Agit'Art au Sénégal, et Beverly Buchanan, artiste afro-américaine. Cette dernière a développé un travail autour de l'architecture vernaculaire et de la mémoire du Sud des Etats-Unis à travers la sculpture, la photographie et le land art.
Une procession de poètes
Une procession de poètes rendra hommage à la "Poetry Caravan" initiée par Koyo Kouoh en 1999, invitant les visiteurs à participer activement plutôt qu'à observer. Ce projet itinérant s'était déroulé en Afrique de l'Ouest, reliant notamment Dakar à Tombouctou, en traversant plusieurs territoires par la route, le rail et le fleuve.
Plus largement, la sélection internationale réunit notamment la musicienne et performeuse américaine Laurie Anderson, le plasticien franco-algérien Kader Attia, l'artiste visuelle nigériane Otobong Nkanga, la sculptrice kényane Wangechi Mutu et le réalisateur malaisien Tsai Ming-liang. Tous participent à cette polyphonie, où les différences produisent des "fréquences mineures" plutôt qu'un récit unique.
Sept pays participent pour la première fois à la Biennale, dont la Guinée, le Qatar ou la Somalie, tandis que le Salvador inaugure son pavillon. La Suisse, en plus de l'exposition dans son pavillon consacrée au vivre ensemble, est également présente avec plusieurs artistes, dont Fabrice Aragno, ancien collaborateur de Jean-Luc Godard, qui prolonge ses recherches sur les "projections vivantes".
Outre le Neuchâtelois, Sabian Baumann (ZG) interroge les identités et les récits queer à travers des dispositifs performatifs et filmiques. La Zurichoise Sandra Knecht explore, quant à elle, les questions d'appartenance et de mémoire à partir de la cuisine, du textile et de la photographie.
Récits postcoloniaux
Le Zurichois basé à Genève Uriel Orlow développe pour sa part un travail de recherche au croisement de l'art et de l'histoire, notamment autour des plantes, des archives et des récits postcoloniaux.
Enfin, l'identité visuelle de la Biennale est confiée à la Zurichoise Clarissa Herbst et Alex Sonderegger, qui s'inspire du concept japonais de "komorebi", soit "la lumière qui traverse les feuilles".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse Romande
Formation professionnelle: vers un taux de contribution flexible
Le Grand Conseil valaisan a validé, lundi, l'entrée en matière concernant la réforme de son Fonds cantonal en faveur de la formation professionnelle. L'objectif est de plafonner le taux de contribution des entreprises à 1,5‰ de la masse salariale, alors que celui-ci est actuellement fixé à 1‰.
Créé en 2006, le Fonds cantonal valaisan en faveur de la formation professionnelle permet de répartir les charges financières liées à la formation professionnelle entre toutes les entreprises du canton.
Ce fonds est alimenté par une contribution annuelle versée par les employeurs et les indépendants assujettis à la loi d’application de la loi fédérale sur les allocations familiales, y compris le Canton du Valais et les communes valaisannes.
Augmentation des jours de cours
En mai 2023, une motion interpartie du Centre du Valais romand, du PS, de l'UDC du Valais romand et des Vert-e-s a demandé que ce niveau de contribution soit plafonné à 1,5‰, afin "de maintenir un soutien fort à la formation professionnelle et aux entreprises formatrices, gagnant ainsi en flexibilité par la fixation du taux par le Conseil d'Etat."
Pour les motionnaires, cette modification prend tout son sens, en tenant compte de l'augmentation du nombre de jours de cours interentreprises dans la majorité des professions (+9% en 6 ans) ainsi que de leurs coûts respectifs et eu égard à la situation financière du Fonds (réserve de 3,75 millions de francs à fin 2024).
"Un signe fort"
Les signataires du texte visent à maintenir les prestations du Fonds et l’importance de la formation dans un contexte des difficultés à recruter de la main-d’½uvre qualifiée.
Avec cette réforme, le taux pourra en conséquence varier, chaque année, entre 0 et 1,5 ‰. Il sera fixé par le Conseil d'Etat sur proposition de la Commission de gestion du Grand Conseil. En cas d'excédents, le Fonds pourra constituer une réserve entre 20 et 30% en se basant sur les dépenses annuelles et non plus sur les contributions comme actuellement. Si elle est acceptée, la réforme coûterait au maximum 500'000 francs supplémentaires à l'Etat du Valais.
"C'est un signe de soutien fort que d'augmenter le plafond de cette masse salariale et de changer de système des réserves", a estimé, lundi, le conseiller d'Etat en charge de l'économie et de la formation, Christophe Darbellay.
Pas de vote contraire
Durant le débat d'entrée en matière, les partis non motionnaires ont soutenu l'entrée en matière. Le Centre du Haut-Valais a parlé "d'un renforcement la formation professionnelle." Pour Michaël Hugon (PLR), "ce texte touche un pilier fondamental de notre prospérité. Ce projet donne une flexibilité, une marge de manoeuvre, une approche pragmatique".
Nous soutenons également le texte afin "que les futurs apprentis puissent aussi bénéficier de cours interentreprises", a précisé Thomas Matter (NEO).
L'UDC du Haut-Valais a fait preuve "d'une attitude réservée", se disant toutefois ouvert à la réforme. Le groupe politique n'a pas combattu l'entrée en matière, acceptée à l'unanimité. La discussion en première lecture aura lieu, mercredi matin.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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