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Suisse

Quatre ans de prison requis contre un ancien cadre du SECO

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Le MPC a fait un plaidoyer de près de trois heures, mercredi au Tribunal pénal fédéral de Bellinzone (archives). (© KEYSTONE/PABLO GIANINAZZI)

Le Ministère public de la Confédération (MPC) a requis quatre ans de prison et 40 jours-amende à 50 francs dans le procès de l'ancien cadre du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO). Ce dernier est accusé de violations au droit des marchés publics.

Dans son plaidoyer de près de trois heures mercredi devant le Tribunal pénal fédéral de Bellinzone, le Ministère public a qualifié d'"élevée" l'énergie criminelle de l'ancien chef de service du SECO.

La responsabilité de l'ex-fonctionnaire pèse lourd dans l'ensemble, a résumé le Ministère public. Le parquet a demandé à la cour de reconnaître l'accusé coupable de gestion déloyale, faux dans les titres, corruption et blanchiment d'argent.

"Cupide"

L'accusé a commis des infractions sur une période de plus de dix ans, a argumenté le procureur. Il a sapé la concurrence et acheté des biens et services à des prix surévalués. Ce faisant, il a porté atteinte au SECO "dans une mesure considérable".

Devant la Cour, le procureur a qualifié l'ancien cadre de "cupide". Il a abusé sans nécessité de la confiance placée en lui. Le but de ses actions était d'augmenter son niveau de vie. L'accusé a agi "intentionnellement et délibérément" et a transféré à son supérieur la responsabilité des livraisons commandées.

L'homme, âgé aujourd'hui de 68 ans, connaissait les principes applicables en matière de marchés publics, a poursuivi le procureur. "Il appartenait à l'accusé de veiller au respect du droit des marchés publics".

Prison et amendes pour les co-accusés

Le MPC a requis pour le second accusé une peine de deux ans de prison - dont douze avec sursis avec une période probatoire de trois ans - ainsi que 20 jours-amende à 300 francs. Pour le troisième prévenu, le procureur a demandé trois ans de prison et 30 jours-amende à 160 francs.

Les deux hommes d'affaires doivent être reconnus coupables de gestion déloyale, de multiples faux dans les titres, de corruption et de complicité à la gestion déloyale d'intérêts publics. L'un des deux doit également être reconnu coupable de blanchiment d'argent qualifié, a demandé le procureur.

Pour le dernier accusé, le MPC a demandé un verdict de culpabilité pour corruption, ainsi que 120 jours-amende à 80 francs avec sursis, ainsi qu'une amende.

Fausses factures

Selon l'acte d'accusation, le principal accusé aurait accordé des contrats sans appel d'offres aux entreprises favorisées dans les domaines de l'achat de biens et de services dans le secteur informatique. Les faits se seraient déroulés entre 2004 et 2013.

En retour, l'ancien fonctionnaire aurait accepté des avantages sous forme d'invitations, d'argent liquide, de cadeaux ou de sponsoring, notamment. Grand fan de football, il aurait souvent été invité à des matches. Des tiers auraient aussi profité de ces largesses qui atteindraient plus de 1,7 million de francs.

Selon le MPC, l'ancien cadre du SECO aurait en outre accepté de fausses factures et approuvé leur paiement. Avec deux des trois chefs d'entreprise également prévenus, il aurait fait une fausse déclaration et blanchi des sommes d'argent.

Dans l'attribution de deux contrats soumis aux règles de l'OMC en 2004 et 2013, l'accusé aurait manipulé les évaluations en faveur des entreprises qu'il favorisait. Celles-ci se seraient tout de même vues attribuer les contrats même si elles n'avaient pas présenté l'offre la plus avantageuse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Personne ne devine la bonne combinaison de l’Euro Millions

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La loterie transnationale Euro Millions est proposée dans douze pays européens, dont la Suisse. (© Keystone/SALVATORE DI NOLFI)

Personne n'a trouvé la combinaison gagnante à l'Euro Millions vendredi soir. Pour gagner, il fallait jouer les numéros 4, 7, 14, 22 et 23 ainsi que les étoiles 1 et 7.

Lors du prochain tirage mardi, 24 millions de francs seront en jeu, indique la Loterie Romande. Cette loterie transnationale est proposée dans douze pays européens, dont la Suisse et le Liechtenstein.

https://jeux.loro.ch/games/euromillions

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Jeu du chat et de la souris entre activistes et police à Genève

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La police quadrillait le quartier et a contrôlé les identités de tous les cyclistes qui sortaient du périmètre. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Des activistes anti-G7 ont joué au chat et à la souris avec la police vendredi soir à Genève. Une vingtaine d'entre eux ont été interpellés après avoir été pris dans une nasse.

"Libérez-nous", scandaient ces manifestants. Auparavant, ils étaient entre 100 et 150 à s'être rassemblés sur la Place des Grottes pour une "Critical mass" à vélo.

Mais la police quadrillait le quartier et a contrôlé les identités de tous les cyclistes qui sortaient du périmètre. L'objectif des participants était toutefois de se disperser avant de se regrouper pour franchir le pont du Mont-Blanc et déambuler dans les rues basses.

Des parties de la ville que les manifestants auraient souhaité passer dimanche lors de la grande manifestation contre le G7 d'Evian. Une quarantaine de cyclistes ont ralenti le trafic, roulant devant des enseignes de luxe désormais barricadées. "No No No G7" et "Libérez la Palestine", criaient-ils.

Une vingtaine d'activistes ont été pris en tenaille. Après une trentaine de minutes, la police leur a signifié qu'ils allaient être interpellés et leur identité a été contrôlée.

Pour mémoire, le Conseil d'Etat genevois n'a autorisé que la grande manifestation de dimanche, sur la rive droite, pendant la période liée au G7. Tout autre cortège qui n'était pas dûment validé avant le 3 juin, y compris la "Critical mass" de vendredi soir, était banni.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Genève, épicentre de la contestation lémanique au Sommet du G7

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A Genève, le contre-sommet, organisé par une soixantaine d'organisations pour protester contre les politiques menées par les sept puissances mondiales qui se réuniront dès lundi à Evian-les-Bains (F), a été lancé vendredi soir. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Alors que les dirigeants des sept puissances du monde se retrouveront dès lundi à Evian-les-Bains (F), Genève devient l'épicentre de la contestation lémanique. Le contre-sommet, mené par une soixantaine d'organisations, a été lancé vendredi soir.

"On est là!" a martelé Françoise Nyffeler, de la coalition No G7, galvanisant une salle du Faubourg quasiment pleine. La militante féministe est revenue sur les "très graves entraves au droit de manifester", "la propagande criminalisante des syndicats patronaux, du PLR et de l'UDC" et l'absence de soutien des magistrats de gauche, promettant que "certaines choses se régleront après."

Après plus six mois de travail, "ce qui compte pour le moment est de faire un contre-sommet magnifique", a-t-elle poursuivi. Dix-huit tables rondes et conférences sont au programme jusqu'à samedi soir dans différents lieux de la ville. Objectif: "construire la résistance et discuter du monde dont nous voulons". Et une grande manifestation est organisée dimanche après-midi sur la rive droite de la rade.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Manifestation à Chiasso contre le "démantèlement" de CFF Cargo

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La manifestation avait été organisée à l’appel du Comité "Non au démantèlement de CFF Cargo au Tessin" et des syndicats de la branche. (© KEYSTONE/PABLO GIANINAZZI)

Quelques centaines de personnes ont manifesté vendredi soir à Chiasso contre la décision de restructuration, adoptée le 19 mai par la direction de CFF Cargo. Cette décision prévoit la suppression de 200 postes de travail dans toute la Suisse, dont 40 au Tessin.

La mesure prévoit la fermeture, d'ici 2027, du dépôt des conducteurs de train de Chiasso et des centres cargo de Balerna et Maroggia, au sud de Lugano, ce qui entraînerait la suppression de 40 emplois dans ce secteur. Selon les CFF, il ne s'agit pas de licenciements à proprement parler, mais de déplacements vers d'autres sièges ou sociétés affiliées.

Ce qui ne convainc pas vraiment les opposants à la mesure: "Il y a un an exactement, CFF Cargo a suspendu son service combiné sur l'ensemble du réseau national, ne gardant qu'une navette entre Dietikon et Stabio, ce qui avait déjà causé la suppression de 40 autres places de travail", dénonce le comité "Non au démantèlement de CFF Cargo au Tessin".

Requête à la direction des CFF

Dans une lettre adressée le 10 juin à la direction générale des CFF, le comité dénonce la situation critique du canton: "D'ici 2028, elle pourrait encore empirer avec une diminution globale d'environ 350 emplois à plein temps et, à ce moment-là, plus de 60% du personnel ferroviaire tessinois serait uniquement occupé dans la gestion de la ligne", écrit-il.

Cette évolution "n'est pas acceptable pour un canton qui représente le principal corridor alpin de la Suisse et la porte d'accès vers l'Italie et la Méditerranée", ajoute-t-il. Les CFF contestent ce chiffre, fait savoir à Keystone-ATS un porte-parole de l'ex-régie fédérale.

Le comité rappelle que le Parlement cantonal a approuvé jeudi par 87% des voix une résolution contre le démantèlement de CFF Cargo au Tessin. Un texte également adopté par le Conseil d'Etat.

Le comité demande notamment à la direction de préserver les postes existants, de maintenir les conditions salariales en vigueur, de créer à Chiasso un pôle national pour la sûreté ferroviaire et de construire un centre de compétences ferroviaires au Tessin.

"Un peu de respect pour Chiasso"

"La population de Chiasso a toujours vécu en étroit contact avec les chemins de fer. Les CFF doivent en tenir compte et créer de nouveaux secteurs performants dans la ville-frontière", a déclaré Matteo Pronzini, député du Mouvement pour le socialisme (MPS) au Grand Conseil et membre du comité.

Pour le maire de Chiasso, Bruno Arrigoni, "les CFF ont toujours représenté une icône pour la région et nous voudrions, aussi nous, un peu de respect."

Dans un communiqué diffusé vendredi, les CFF précisent pour leur part que "le site de Chiasso reste important pour CFF Cargo. Les sièges du personnel et celui de la manutention du parc véhicules du trafic marchandises seront maintenus tandis que, dès le début de 2027, celui du personnel des conducteurs de locomotive sera effectivement fermé et ses employés transférés à Bellinzone."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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