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Suisse Romande

Budget 2026 sur fond d'assainissement pour l'Etat de Fribourg

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Le grand argentier fribourgeois Jean-Pierre Siggen, au centre, a dit présenter un budget 2026 "équilibré grâce aux mesures du programme d’assainissement des finances de l’Etat" (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le budget 2026 de l’Etat de Fribourg présente un excédent de revenus de 0,3 million de francs. Il respecte l’exigence constitutionnelle de l’équilibre, grâce aux mesures prévues dans le programme d’assainissement des finances (PAFE) et à d’importants arbitrages.

Le Conseil d’Etat a continué son travail de "priorisation des dépenses et de réévaluation des recettes", a expliqué lundi devant la presse le grand argentier cantonal Jean-Pierre Siggen, en attendant les décisions du Grand Conseil. L'objectif consiste à "freiner la croissance des charges et à augmenter les revenus".

Sans relever les coefficients d’impôts, l'exécutif a veillé au maintien de "prestations élevées, tout en poursuivant sa politique d’investissements ambitieuse", a affirmé le ministre. Cette dernière reste "conforme à la vision développée dans le programme gouvernemental de législature".

Charges et revenus affichent une avancée de 3,3 %, à 4,47 milliards de francs. Le budget sollicite davantage les fonds et provisions que le précédent (+16,6 millions).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Comptes 2025: Yverdon boucle avec un déficit de 3,88 millions

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Pour la cinquième année consécutive, les comptes d'Yverdon-les-Bains se soldent par un déficit (illustartion). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Yverdon-les-Bains a clôturé ses comptes 2025 avec un déficit de 3,88 millions de francs. Le montant est inférieur aux 11,64 millions prévus au budget initial, mais s'inscrit en légère hausse d'environ 100'000 francs par rapport à l'exercice 2024 où il s'élevait à 3,78 millions.

"Cette réduction est due à des recettes fiscales en hausse, une excellente performance du Service des énergies, et une maîtrise des charges au niveau du personnel, des services et des marchandises ainsi que du coût de la dette", a fait savoir la Ville lundi dans un communiqué. Celle-ci estime que l'exercice 2025 est marqué par une "légère inflation" dans un contexte de "reprise modérée de la croissance".

L'autofinancement s'élève à 18,02 millions tandis que les investissements nets totalisent 23,29 millions de francs. Il s'en dégage une insuffisance de financement de 5,27 millions. Par comparaison, les comptes 2024 avaient terminé sur un excédent de financement de 2,3 millions.

Diminution des charges du personnel

La dette 2025 s'établit quant à elle à 304,3 millions, en baisse par rapport aux 312,3 millions de l'exercice 2024. Par rapport au budget initial, les dépenses totales diminuent de 2,88 millions de francs (-0,93%) tandis que les revenus augmentent de 4,89 millions (1,64%).

"L'écart par rapport au budget s'explique par une diminution des charges de personnel (-5,77 mios) suite à des mutations au sein de l'administration communale et à des engagements différés. Les achats de biens et services sont inférieurs aux prévisions (-3,43 mios) en raison d'une bonne gestion des achats de gaz et d'électricité et d'un changement de mode de comptabilisation des taxes d'électricité cantonales et fédérales pour 1,53 million", poursuit la Ville.

Vigilance de mise

En matière de recettes, le produit des impôts a augmenté de 4,63 millions par rapport au budget et totalise 78,93 millions. Les impôts conjoncturels se sont inscrits en hausse de 2,52 millions et ceux sur les personnes morales ont augmenté de 0,509 million. En revanche, les recettes sur les personnes physiques ont baissé de 0,38 million.

"De manière générale, les comptes du ménage communal sont déficitaires pour la cinquième année consécutive, traduisant une problématique structurelle connue. Dans un contexte géopolitique tendu, la Commune se doit de rester vigilante dans la maîtrise des dépenses courantes et de l’endettement, ainsi que pour faire face à l’influence de dossiers fédéraux et cantonaux tels que l’actuelle révision de la loi sur les communes, la péréquation intercommunale et la politique monétaire en matière de taux d’intérêt", conclut le document.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Moins d'accidents sur les routes genevoises en 2025

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La baisse des accidents se poursuit sur les routes genevoises, mais des comportements à risques persistent (image symbolique). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le nombre d'accidents de la route sur le territoire genevois a continué de diminuer l'an dernier. Au total, il y en a eu 2631, contre 2739 en 2024.

Tant les accidents avec dommages matériels (1425; contre 1540 en 2024), dommages corporels (1206; 1199), les accidents avec personnes tuées (9; 12) ou blessées gravement (394; 415) s'affichent en baisse. Les accidents avec blessés légers sont, eux, en hausse (803; 772).

"Cette amélioration globale ne doit pas masquer la persistance de situations à risques" pour certaines catégories d'usagers plus vulnérables, prévient lundi la police genevoise. L'analyse de l'accidentalité met ainsi en évidence "une exposition accrue des piétons et des conducteurs de deux-roues", des catégories les plus touchées en cas d'accidents avec dommages corporels.

"Cette réalité souligne la nécessité de poursuivre et renforcer les actions ciblées en leur faveur, tant sur le plan de la prévention que du contrôle", poursuit le communiqué.

Conduite sous gaz hilarant

Comme lors des années précédentes, le facteur humain demeure la cause principale des accidents, à hauteur de 90%. Les comportements inadaptés, tels que l'inattention (25%), l'attitude du conducteur (22%), le respect des marques et signaux (16%), la conduite sous influence (15%) ainsi que le respect des priorités (12%), continuent de jouer "un rôle déterminant."

Les contrôles menés en 2025 confirment "la persistance de ces infractions", avec notamment des excès de vitesse "particulièrement élevés" sur le réseau routier genevois. Le contrôle de la vitesse de plus de 93 millions de véhicules a été effectué en 2025.

Les différentes opérations routières, au nombre de 825, intègrent les contrôles de l'état du conducteur (alcool, drogues, médicaments) et de nombreuses campagnes spécifiques, notamment en lien avec les deux-roues et les rentrées scolaires.

L'année 2025 a également été marquée par la confirmation de la problématique liée à la consommation de protoxyde d’azote (gaz hilarant) dans un contexte de conduite, souligne encore la police genevoise.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Projet de budget d'Etat 2026 bis de Genève: 599 millions de déficit

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Le projet de budget d'Etat 2026 bis présenté par le Conseil d'Etat genevois affiche un déficit de 599,4 millions de francs. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Terminé depuis longtemps dans les autres cantons, l'exercice budgétaire 2026 se poursuit à Genève en raison du basculement dans les douzièmes provisoires. Le Conseil d'Etat a présenté lundi un nouveau projet de budget qui affiche un déficit de 599,4 millions.

"Cet exercice est vain, car la majorité parlementaire qui voulait 300 millions de francs d'économies, n'a pas bougé", a relevé devant la presse Nathalie Fontanet, conseillère d'Etat en charge des finances. L'exécutif n'a "pas trouvé la baguette magique" pour réduire le déficit.

La présentation d'un nouveau projet de budget au plus tard à la fin mars en cas d'application des douzièmes provisoires découle d'une nouvelle obligation légale dans le canton. Enterré en plénière en décembre 2025, le premier projet de budget 2026 affichait en septembre un déficit de 409,4 millions, alourdi à 687 millions en cours de processus.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

A Sion, l'ex-directeur de la compagnie Interface face à la justice

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Le fondateur de la compagnie de danse Interface, accusé notamment de contrainte sexuelle et tentative de viol, fait face lundi à la justice valaisanne (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN MERZ)

L'ancien directeur de la compagnie Interface a lundi comparu à Sion pour contrainte sexuelle et tentative de viol. Qualifié de "gourou" ou "obsédé sexuel", il aurait créé un environnement fermé où primait son bon vouloir, notamment dans la sphère sexuelle.

Très attendu, le procès s'est ouvert au terme de plus de cinq ans de procédure. Comme il l'avait fait jusqu'alors, le prévenu, entendu en ouverture d'audience, a réfuté toutes les accusations.

"Elles n'ont aucun sens. C'est une affabulation", a-t-il déclaré. Interrogé sur la notion de consentement, il a affirmé: "Avant comme maintenant, pour moi, s'il n'y a pas de consentement, aucun rapport n'a de sens."

Dans son acte d'accusation et durant sa plaidoirie, lors de laquelle il a requis 24 mois de prison ferme, le procureur Olivier Elsig a dressé le portrait d'un homme qui "contrôlait tout" et imposait des rites spirituels et sexuels de groupe censés nourrir la création artistique. "L'emprise psychologique sur des personnes épuisées moralement et psychologiquement est au coeur du dossier", a-t-il souligné

"Maître dans son château"

Le prévenu, aujourd'hui âgé de 62 ans, doit répondre de faits remontant au début des années 2010, survenus lorsqu'il était directeur de la compagnie de danse sédunoise, qu'il avait cofondée en 1990. Il aurait, dans le cadre de l'institution - subventionnée par la Ville de Sion -, instauré, au fil des ans, "une communauté de type sectaire".

Sous sa direction "discrétionnaire", les membres de l'équipe, souvent logés au sein de la compagnie, vivaient, pour beaucoup, dans une forte dépendance, tant financière que professionnelle. L'ancien directeur les poussait aussi à s'ostraciser de leurs proches et de leurs familles.

Plusieurs témoins se sont saisis des mots "gourou", "pacha" ou encore "maître dans son château" pour le décrire. C'est dans ce contexte que le Sédunois aurait cherché à obtenir des faveurs sexuelles, principalement auprès de femmes, et qu'il aurait fait de la sexualité un élément central de son contrôle.

Une seule partie plaignante

Selon l'enquête, plusieurs personnes semblent avoir été victimes du prévenu. Mais seule une ancienne collaboratrice, âgée de 16 ans à son entrée dans la compagnie, s'est constituée partie plaignante. Elle n'était pas présente au Tribunal du district de Sion lundi.

"Il y a un nombre incalculable de personnes qui racontent les mêmes comportements, les mêmes déviances, la même emprise", a insisté Olivier Elsig, évoquant une trentaine de témoignages.

L'avocat de la victime a décrit de manière similaire le processus mis en place par l'accusé. Il a évoqué "une manipulation répétée", qui emprunte à des formes "de dérive sectaire." Guillaume Salman a demandé 22'000 francs de dommages et intérêts.

Le prévenu doit répondre de contrainte sexuelle et de tentative de viol pour ce pan de l'affaire, mais aussi de séquestration et d'enlèvement pour un autre. Ces accusations concernent une altercation entre l'ex-directeur et une ancienne collaboratrice en 2011. Il l'aurait cantonnée dans une pièce, dont il avait fermé la porte et l'aurait empêchée de quitter la pièce durant plusieurs minutes.

"Sacralisation des victimes"

De son côté, l'avocat du prévenu Guillaume Grand a souligné que ce procès s'inscrivait "dans la mouvance Me too" qui, parfois, comportait des dérives avec la "sacralisation" des victimes. "Ce que j'entends par 'sacralisation', c'est le fait de rendre forcément pour vrai les faits qui sont énoncés par les victimes", a-t-il affirmé, plaidant l'acquittement de son client.

Le défenseur a argué en faveur d'une lecture alternative des témoignages et pointé des contradictions de la partie plaignante. Guillaume Grand a admis des "attouchements" survenus lorsque son client dirigeait la compagnie, mais réfuté toute accusation de contrainte et de tentative de viol, ainsi que l'existence d'emprise psychologique.

Il a également insisté sur le "côté racoleur" de l'article du Nouvelliste, à l'origine de l'affaire. Il a ainsi demandé une indemnité pour tort moral de 50'000 francs pour son client, désormais marginalisé, notamment professionnellement.

Dossier au long cours

C'est le quotidien valaisan qui, en 2021, avait révélé cette affaire. Il évoquait des "agressions sexuelles", une "emprise psychologique" et une "exploitation financière" à travers huit témoignages d'anciens et anciennes membres d'Interface.

L'instruction pénale a été ouverte en 2021 dans la foulée des révélations médiatiques. La Ville de Sion avait aussi réagi: elle avait rapidement gelé ses subventions (70'000 francs par an) et résilié le bail des locaux loués par la compagnie.

Depuis, une partie des faits ont été classés pour prescription ou absence de preuve. En 2022, le Ministère public avait classé le pan financier de l'affaire.

Le verdict devrait être rendu mardi. A noter que les faits reprochés, antérieurs au 1er juillet 2024, sont examinés à la lumière de l’ancien droit pénal en matière de violences sexuelles.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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