Rejoignez-nous

Suisse Romande

Budget 2022 à nouveau dans le rouge pour la Ville de Fribourg

Publié

,

le

C'est la deuxième fois consécutive depuis 2014 que le budget de la Ville de Fribourg présente un résultat négatif (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La Ville de Fribourg prévoit pour l'an prochain un budget à nouveau déficitaire, à hauteur de 3,1 millions de francs. La faute en revient à la pandémie de coronavirus et à l'augmentation des charges liées aux effets de la crise sanitaire.

C'est la deuxième fois consécutive depuis 2014 que le budget présente un résultat négatif, a indiqué mercredi la Ville de Fribourg. "L'ensemble des prestations de la commune seront toutefois maintenues et le soutien financier aux personnes les plus touchées par la crise se poursuivra", précise le communiqué.

L'exercice 2022 affiche donc un excédent des charges de 3,1 millions de francs, soit le 1,2% d'un total qui se monte à 252,6 millions, déduction faite de 32,6 millions d'imputations internes. Les prévisions constituent une détérioration de 0,2 million environ par rapport au budget précédent.

Revenus

Si la pandémie porte une part de responsabilité dans l'évolution, c'est surtout la hausse importante des charges liées qui l'explique. Parmi les éléments marquants du budget 2022, on peut relever une hausse des revenus fiscaux (+4 millions), principalement en raison de l'augmentation des prévisions de l'impôt des personnes morales.

Celles-ci ont su largement s'adapter à la crise sanitaire, constate la Ville de Fribourg. En ce qui concerne les personnes physiques, la diminution des revenus provenant de l'impôt à la source en raison d'un changement législatif (-2,5 millions) est en partie compensée par la hausse des entrées de l'impôt sur le revenu (+2,2 millions).

Des départs de contribuables survenus l'an passé pénalisent toutefois les prévisions à titre pérenne, à hauteur de plus de 2,6 millions de francs par an.

Dépenses

Du côté des dépenses, les charges de transfert ont un impact de 5,1 millions de francs, dont 3,1 millions sont liés à la péréquation financière intercommunale et 1,1 million à l'Agglomération de Fribourg. En même temps, les revenus de transfert diminuent de 0,7 million.

Les charges de personnel affichent pour leur part une croissance de 2,7 millions de francs (2,4 millions en termes d'effectifs, dont 0,4 million est ou sera refinancé ou activé sur des investissements votés par le Conseil général). Les biens, services et autres charges d'exploitation diminuent de 0,6 million.

Enfin, la réévaluation du patrimoine administratif implique un recul de 1,5 million des amortissements concernés. Divers prélèvements et attributions aux fonds et financements spéciaux ont en outre été programmés. Outre le budget, le programme de législature 2021-2026 sera présenté au Conseil général lors de la session de décembre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vaud

Vaud affine sa stratégie numérique au plus près des citoyens

Publié

le

Aux côtés de la conseillère d'Etat Nuria Gorrite, la cybersécurité vaudoise est notamment incarnée par trois hauts fonctionnaires de son département (de gauche à droite): Marc Barbezat, Patrick Amaru et Catherine Pugin. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Face aux cyberattaques de tous bords, l'Etat de Vaud a fait jeudi le point de la situation sur sa stratégie numérique. Tout en renforçant sa propre cybersécurité, le canton réaffirme sa volonté d'accompagner les citoyens et les communes dans la transition numérique.

"La numérisation de la société appelle une action résolue de l'Etat. C'est devenu avant tout une question politique", a déclaré la conseillère d'Etat en charge du dossier, Nuria Gorrite, à Renens, dans les locaux de la Direction du numérique et des systèmes d'information (DGNSI). Elle a rappelé que Vaud avait été pionnier en se dotant d'un centre opérationnel de sécurité (SOC), investissant dès 2013 près de 9 millions de francs dans la sécurité numérique.

Le gouvernement vaudois s'est aussi saisi des enjeux politiques du numérique, tels que la souveraineté, la protection des données ou la cybersécurité, fin 2018, en adoptant sa stratégie numérique. Il a depuis créé le poste de Déléguée au numérique et a institué en 2019 la DGNSI, chargée de coordonner la mise en ½uvre de la stratégie numérique et employant environ 440 personnes.

Le SOC emploie, lui, une équipe de cinq analystes en cybersécurité, en combinaison avec un prestataire privé qui assure un système de surveillance 24h/24 et 7 jours/7. Au total, environ 35 personnes gravitent autour du SOC, pièce centrale du système de cybersécurité: il organise la surveillance ("monitoring"), prévient les incidents, identifie les vulnérabilités et apporte support et coordination en cas de cybercrise.

Vers un cloud souverain?

Le gouvernement a ensuite lancé en 2019 une deuxième étape de travaux sur cinq ans, estimés à 9,5 millions de francs et notamment axés sur la protection des données personnelles, grand défi pour l'administration cantonale. Il s'agit en effet de se doter d'une véritable "politique de la donnée" (protection, sécurité, gestion, identification, accès, stockage, destruction, etc).

En collaboration avec les autres cantons latins, une réflexion est d'ailleurs en cours et une étude de faisabilité sera menée dans l'idée de créer un cloud souverain, a annoncé Mme Gorrite. Ces travaux seront conduits par la déléguée au numérique Catherine Pugin et la DGNSI. Ce "coffre-fort de données" impliquera les communes et les entreprises. Objectif: garantir une souveraineté numérique.

Vingt millions sur dix ans

Sur dix ans, ce sont donc déjà près de 20 millions de francs qui ont été investis pour tout ce qui touche à la cybersécurité, a pour sa part souligné Patrick Amaru, directeur du DGNSI. Pour lui, c'est clairement "une nouvelle mission publique".

Et celle-ci doit se poursuivre et se renforcer, en accompagnant au mieux la société dans cette transition numérique, a affirmé la ministre du Département des infrastructures et des ressources humaines (DIRH). Le canton lance à cet effet une campagne de sensibilisation aux risques en ligne, sur ses canaux de communication et les réseaux sociaux.

Elle consistera en quatre capsules vidéo rappelant les bonnes pratiques en matière d'empreintes numériques laissées sur internet, de sites malveillants, d'hameçonnage (phishing) et de mots de passe.

Trois modèles pour les communes

S'agissant des communes, récemment plusieurs fois victimes de cyberattaques, un groupe de travail a été créé en novembre dernier entre le canton et les deux faîtières des communes, a indiqué Marc Barbezat, directeur de la sécurité numérique à la DGNSI. L'accent est mis sur les mesures d'urgence à prendre lors d'attaques et d'incidents numériques.

Elles ont en gros le choix entre trois modèles: demander l'aide du SOC tout en payant la sollicitation de son personnel, se doter elles-mêmes d'une équipe en cybersécurité ou via leurs faîtières, ou alors passer un contrat avec une société informatique spécialisée dans le domaine. L'Etat peut et veut renforcer son accompagnement, proposer son expertise, mais en aucun cas financer la cybersécurité des communes, a souligné Mme Gorrite.

Enfin, au niveau fédéral, Vaud, tout comme Genève, s'engage particulièrement pour que la transformation numérique des administrations publiques se fasse dans le respect de la souveraineté des cantons et de l'ordre constitutionnel suisse.

www.vd.ch/portail-securise-des-prestations-en-ligne/securite-en-ligne/

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

Endress+Hauser ouvre un bureau de distribution à Bussigny

Publié

le

Le spécialiste bâlois des techniques de mesure et d'automation Endress+Hauser a ouvert en janvier un bureau de distribution à Bussigny (VD) (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le spécialiste des techniques de mesure et d'automation Endress+Hauser a ouvert en janvier un bureau de distribution à Bussigny. L'entreprise y occupera dix collaborateurs, selon un communiqué du groupe bâlois publié jeudi.

Les employés auront pour tâche d'aider les clients à améliorer les produits et les processus de fabrication, a encore fait savoir l'entreprise. Elle réagit également à la forte croissance du marché en Suisse romande.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Genève

Genève veut lutter contre le bruit routier en réduisant la vitesse

Publié

le

Le canton de Genève veut lutter contre le bruit routier en réduisant la vitesse des véhicules sur plus de 300 axes. Un radar acoustique à visée pédagogique avait été testé à l'avenue Wendt (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le canton de Genève veut lutter contre le bruit routier en réduisant la vitesse des véhicules sur plus de 300 axes. Dans l'hyper-centre, la vitesse sera limitée à 30 km/h et abaissée à 20 km/h la nuit dans les quartiers.

Dans plus de la moitié des cas, la stratégie de modération de la vitesse s'appuie sur les principes qui figurent dans la loi pour une mobilité cohérente et équilibrée votée en 2016, a expliqué jeudi devant les médias le conseiller d'Etat Serge Dal Busco, en charge du Département des infrastructures. Le 30 km/h sera aussi de mise dans les traversées de localités et dans les quartiers du centre élargi de jour.

Les axes structurants et la ceinture urbaine connaîtront des régimes différenciés: 50 km/h la journée et 30 km/h la nuit, là où les valeurs sonores limites sont dépassées. Les limitations de vitesse actuelles seront maintenues la journée sur les autres axes structurants, mais elles seront abaissées à 50 km/h la nuit s'il faut se conformer aux normes fédérales.

Améliorer la qualité de vie

Cette nouvelle stratégie doit permettre d'améliorer la qualité de vie de 77'000 habitants sur les 120'000 - un quart de la population genevoise - qui sont confrontés à des niveaux sonores dépassant les normes fédérales de jour comme de nuit, en particulier en Ville de Genève. Sur certains axes, comme à l'avenue Pictet-de-Rochemont ou à la rue des Deux-Ponts, le bruit atteint même les limites d'alarme.

Genève est le troisième canton où les habitants sont le plus exposés au bruit routier. Pendant longtemps, il s'est reposé sur des allégements des valeurs limites d'immission. Mais en 2017, suite à un recours de riverains, la justice a imposé un essai de limitation de la vitesse de 50 km/h à 30 km/h au boulevard du Pont-D'Arve, a rappelé Serge Dal Busco. Le bruit a ainsi été diminué par deux.

Outre l'amélioration de la qualité de vie, la modération de la vitesse permet de réduire la gravité des accidents de la route. Les cas de Bruxelles (B) et de Grenoble (F) montrent qu'elle n'entrave pas la fluidité du trafic ni des transports publics. En outre, la mesure ne s'applique pas aux véhicules d'urgence.

"Large adhésion"

La nouvelle stratégie cantonale s'appuie sur une large consultation menée au printemps 2021 auprès des communes, des partis politiques, des organisations faîtières, des associations, des institutions et des services d'urgence. "La large adhésion aux propositions nous permet d'être optimistes dans l'atteinte des objectifs", a relevé Serge Dal Busco, qui qualifie la stratégie de "raisonnable".

L'ensemble des axes routiers concernés feront l'objet d'une enquête publique au printemps. En l'absence de recours, la stratégie pourra être déployée dans l'hyper-centre et sur les axes routiers où les valeurs d'alarme sont dépassées d'ici à la fin de l'année. Elle sera mise en place en 2023 sur les autres axes routiers.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Culture

Fréquentation en hausse pour le Musée Jenisch à Vevey

Publié

le

Le Musée Jenisch de Vevey a enregistré une forte hausse de fréquentation l'an dernier. (© Keystone/NOEMI CINELLI)

Malgré la crise sanitaire et deux mois de fermeture, le Musée Jenisch de Vevey (VD) a connu une fréquentation en forte hausse en 2021. Il a accueilli 21'792 visiteurs, en hausse de 34% par rapport à 2020 et de 58% comparé à 2019.

Il faut remonter à 2002 pour retrouver une telle fréquentation (22'300 visiteurs mais avec 12 mois d'ouverture, contre 10 en 2021).

Les expositions ont drainé un vaste public, tout comme des événements tels que la Nuit des musées, En famille aux musées ou encore les Journées des arts graphiques, indique jeudi le musée veveysan dans un communiqué.

Inauguré en 1897, le Musée Jenisch célèbre cette année ses 125 ans. Une grande fête est prévue le 8 octobre avec des concerts, spectacles et diverses animations.

Pour les mois à venir, le Musée Jenisch annonce déjà l'exposition "Art cruel", qui interrogera le rapport des artistes à la représentation de la cruauté. La Fondation Oskar Kokoschka invitera aussi à partager les nombreux voyages de l'artiste. Quant au Cabinet cantonal des estampes, il proposera de porter "un regard neuf sur l'estampe contemporaine helvétique."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Suisse Romande

Bernard Rappaz en grève de la faim pour ses filleuls

Publié

le

Bernard Rappaz le 22 mai 2012, lors de son arrivée au tribunal cantonal pour son procès en appel. (© KEYSTONE/MAXIME SCHMID)

Bernard Rappaz a entamé jeudi une grève de la faim. Il conteste une décision de l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte (APEA) de Sion de placer trois enfants, dont deux sont ses filleuls. L'APEA ne fait aucun commentaire.

La fillette de 11 ans et les jumeaux de 24 mois sont placés en foyer et famille d'accueil depuis le 13 août dernier, indique dans un communiqué un comité d'action qui milite pour le retour des trois enfants. Selon le comité, le placement est "injuste" et décidé à la suite d'un "embrouillamini administratif".

Bernard Rappaz, parrain des jumeaux, a décidé d'entamer une grève de la faim. Dans une vidéo postée sur Facebook, il indique se battre "pour que cette famille ne soit pas détruite par l'Etat du Valais".

Contactée par Keystone-ATS, la présidente de l'APEA de Sion, Karen Mailler, n'a pas souhaité s'exprimer: "Nous ne faisons pas de commentaire sur les dossiers en cours".

Le comité prévoit des sit-in devant l'APEA. Bernard Rappaz compte se peser "chaque jour" et poster des vidéos sur le réseau social.

Coutumier des grèves de la faim

Bernard Rappaz est coutumier des grèves de la faim. L'une d'elles a particulièrement marqué les esprits et tenu en haleine médias et public. Le 20 mars 2010, le Valaisan avait cessé de se nourrir pour obtenir la révision du procès qui l'a condamné à cinq ans et huit mois de prison pour violation grave de la loi sur les stupéfiants et autres délits.

Après 40 jours de grève, l'homme était hospitalisé. Entre suspension de peine pour raison médicale, détention à domicile et retours en prison, un bras de fer s'est instauré entre le Conseil d'Etat valaisan qui prônait l'alimentation forcée et le détenu qui la refuse. L'affaire s'emballe et prend une dimension nationale.

Bernard Rappaz a cessé son mouvement le 24 décembre 2010, après 120 jours de grève de la faim et s'est tourne vers la Cour européenne des droits de l'homme. Celle-ci avait jugé le recours du Valaisan irrecevable en avril 2013.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Les Sujets à la Une

X