Rejoignez-nous

Suisse Romande

Débat animé à Fribourg autour du désenchevêtrement des tâches

Publié

,

le

Le projet de loi sur le Désenchevêtrement des tâches entre l’Etat et les communes (DETTEC) a suscité un vif débat mercredi devant le Grand Conseil fribourgeois (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les députés fribourgeois ont commencé de débattre mercredi du projet de loi touchant au premier paquet de désenchevêtrement des tâches entre le canton et les communes. Les transferts financiers induisent un supplément de charges de 75 millions de francs pour l'Etat.

"Enfin, enfin, enfin!", s'est exclamé le président du Conseil d'Etat Didier Castella, en charge des institutions, à propos des douze années nécessitées pour présenter devant le plénum un paquet qui devrait entrer en vigueur à la mi-2024. "La tendance à la centralisation est permanente. Il faut donc éviter d'enchevêtrer."

Le premier paquet, défendu également par le conseiller d'Etat Philippe Demierre (santé et affaires sociales), porte sur les structures d’accueil extrafamilial, l’aide et les soins à domicile, les institutions spécialisées, socio-éducatives et familles d’accueil professionnelles et les personnes âgées en EMS.

Autonomie communale

Le Désenchevêtrement des tâches entre l’Etat et les communes (DETTEC) vise notamment à renforcer l’autonomie et les compétences des communes, des entités qui constituent les "premiers échelons du système démocratique", selon l'exécutif. L'objectif général consiste à confier les tâches à l’entité la mieux à même de les accomplir.

Il s'agit aussi de donner aux communes la plus grande autonomie possible, tout en clarifiant la répartition du financement des tâches. Les transferts de tâches et de financement proposés entraînent une hausse des charges pour l’Etat de 75 millions par an. Ce qui signifie un allègement équivalent des charges communales.

Les transferts concernent en particulier la reprise par le canton du domaine des institutions spécialisées, socio-éducatives et familles d’accueil professionnelles. Le projet inclut en outre un mécanisme d’équilibrage financier. Il prévoit de transférer le financement des prestations complémentaires (PC) aux communes.

Rapport de minorité

Après une réévaluation des incidences financières, le Conseil d’Etat a renoncé à modifier la part de l’impôt sur les véhicules des communes, prévu dans l’avant-projet. L’équilibre intègre toutefois les montants assumés jusqu’alors par les communes pour les frais financiers des EMS imputables aux soins.

L'entrée en matière, avec un débat de plus de deux heures, n'a pas convaincu tous les membres de la commission ad hoc. Quatre de ses onze membres, deux socialistes, un chrétien-social et une centriste, avaient en effet rédigé un rapport de minorité et demandé le renvoi du projet, demande rejetée par 58 voix contre 38 et 1 abstention.

Leur point de vue a été défendu par le député PS Simon Zurich. Selon lui, le projet se fonde sur des hypothèses financières qui n’ont pas pu être vérifiées par l'administration cantonale. "Nous travaillons donc sur la base de calculs dont nous ne savons pas s’ils s’avéreront corrects, ce qui est inacceptable", a-t-il déploré.

Votation populaire

"Les projections n'intègrent ainsi pas la réforme des PC qui vient d’entrer en vigueur au niveau fédéral, car ses effets n’ont pas encore pu être calculés par les cantons", a indiqué Simon Zurich au nom de la minorité. "Réaliser ces calculs devrait prendre encore deux ans."

"Dans la mesure où les PC représentent la principale contrepartie pour les communes, il nous paraît essentiel d’avoir à disposition des chiffres qui soient sûrs. "Dans le cas contraire, nous pourrions nous retrouver dans une situation où la charge des PC écrase les communes et les oblige, par exemple, à augmenter leurs impôts."

Au-delà, Simon Zurich aimerait savoir à qui profite la révision. Selon lui, ce sera l'Association fribourgeoise des communes, une entité qui se verra confier notamment la gestion du fonds des employeurs pour le soutien de l’accueil à la petite enfance.

Le projet comprend une réévaluation des incidences financières tous les trois ans. Le rapport permettra de valider ou de corriger les hypothèses retenues lors de son élaboration. Bien que financièrement équilibré, le projet présente des charges brutes qui impliqueront, s'il est accepté jeudi par le législatif, une votation populaire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Culture

Retour du ciné drive-in du TCS à Cossonay

Publié

le

Se faire une toile dans sa voiture, c'est à nouveau possible au centre TCS de Cossonay (photo d'illustration). (© KEYSTONE/EPA MTI/ATTILA BALAZS)

Pour le neuvième été, un cinéma drive-in va ouvrir sur les pistes du TCS Vaud à Cossonay. Trois films - "Barbie", "N'avoue jamais" et "Bad Boys: ride or die" - seront projetés du 8 au 10 août.

Les places étant limitées, le TCS recommande dans son communiqué de réserver son billet "au plus vite". Le prix des places (par occupant dans une voiture) se monte à 24 francs pour les adultes, 14 pour les enfants.

La réception du son se fait via la fréquence FM de l'autoradio, ou sur une radio portative si la FM ne fonctionne pas. Les véhicules ne doivent pas excéder deux mètres de hauteur.

Le TCS recommande aussi deux personnes par voiture, la visibilité depuis la banquette arrière étant moins bonne.

Avant les films, un espace restauration avec des food trucks et une tonnelle sera aménagé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Vaud

Une femme retrouvée morte dans son logement en feu à Vevey (VD)

Publié

le

Les pompiers ont découvert le corps sans vie de la victime (Image prétexte). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le corps sans vie d'une septuagénaire a été retrouvé vendredi dernier dans un appartement à Vevey (VD). Des premiers éléments recueillis par la police, l'incendie a été provoqué de manière intentionnelle. Un suspect a été arrêté.

La centrale de police a été alertée vendredi peu avant 09h30. Rapidement sur place, à l'avenue de Gilamont, les secours ont constaté qu'un appartement dans un immeuble de cinq étages était la proie des flammes. A l'intérieur, les pompiers ont découvert une personne sans vie, la résidente du logement, âgée de 75 ans.

Des premiers éléments de l’enquête, il ressort que l’incendie est d’origine criminelle. Un homme de 39 ans, sans domicile fixe et qui connaissait la victime, a été appréhendé et placé en détention provisoire, annonce mardi la police vaudoise.

Une enquête est en cours, notamment afin de déterminer les causes et les circonstances du décès. "On ignore si la victime est décédée des suites de l'incendie ou si elle l'était déjà avant. Cela fait partie des éléments que l'enquête devra déterminer", a indiqué à Keystone-ATS Vincent Derouand, responsable de la communication du Ministère public vaudois.

Les investigations ont été confiées aux enquêteurs de la Police de sûreté vaudoise. Le sinistre n’a pas fait d’autre victime. Aucune évacuation du bâtiment n'a été nécessaire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

Accord entre une entreprise active à l'aéroport et les syndicats

Publié

le

Un accord confidentiel a été trouvé entre une entreprise de restauration qui exploite plusieurs points de vente à l'aéroport Genève et les syndicats Unia et SIT, qui avaient publiquement dénoncé, en octobre, le non-respect des conditions de travail (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Un accord confidentiel a été trouvé entre une entreprise de restauration qui exploite plusieurs points de vente à Genève Aéroport et les syndicats Unia et interprofessionnels des travailleurs (SIT). Les forfaits quotidiens indemnisant les déplacements augmenteront dès le 1er août.

Cet accord, conclu après plusieurs mois de "négociations constructives" sous l'égide de la Chambre des relations collectives de travail, met fin au conflit qui opposait les parties, ont annoncé mardi les syndicats et Canonica SA dans un bref communiqué commun. "L'accord prévoit qu'aucune communication supplémentaire ne sera faite", a précisé Pascal Pétroz, administrateur de la société.

Parmi les revendications figurait la prise en compte du temps de déplacement entre les vestiaires et le lieu de travail. Au vu de l'impasse dans laquelle se trouvaient les discussions, initiées au printemps 2023, les syndicats avaient publiquement dénoncé, en octobre, le fait que ces déplacements prennent plus de quinze minutes en raison de la distance importante et des contrôles de sécurité.

A l'époque, des employés avaient aussi symboliquement brandi des récipients contenant un liquide jaune ressemblant à de l'urine, affirmant devoir uriner dans des gobelets à l'arrière des points de vente faute de pouvoir prendre une pause. Cette action médiatique avait scandalisé l'entreprise.

L'accord trouvé entre les partenaires sociaux met un terme au conflit médiatique et juridique entre les parties, précise le communiqué. "Les syndicats ont admis que certaines mesures auxquelles ils ont recouru en 2023 pouvaient être disproportionnées et Canonica SA a accepté de retirer les procédures civiles et pénales engagées à l'encontre des syndicats et représentants du personnel."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Jeux olympiques

Maud Jayet: "J'ai envie de performer aux Jeux, pas juste d'y aller"

Publié

le

Maud Jayet aura soif de revanche lors des épreuves olympiques 2024. ©AP Photo/Bernat Armangue

Après Tokyo, Maud Jayet retrouve la compétition olympique à Paris 2024. Avec un objectif: faire mieux qu’il y a trois ans. Rencontre.

C’est un jour pluvieux sur l’arc lémanique. Mais c’est en toute logique que Maud Jayet a proposé que l’on se rencontre au bord du lac, dans un lieu qui lui est cher.

Maud JayetNavigatrice

Et entre Maud Jayet et la voile, ça a directement été une histoire d’amour.

Maud JayetNavigatrice

C’est peut-être justement parce que son frère faisait aussi de la voile que Maud Jayet a atteint le plus haut niveau. “Ça a contribué à l’esprit très compétitif que j’ai développé dans le sport, s’amuse la Vaudoise. Dans la catégorie Optimist, on naviguait l’un contre l’autre et ça m’a rendue très compétitive.”

 

Toujours s’améliorer

Qui dit sport d’élite, dit apprentissage. C’est en pratiquant que l’on apprend et, automatiquement, on fait des erreurs. Dans cette optique là, les petits loupés, Maud Jayet les voit comme une bonne chose.

Maud JayetNavigatrice

Cette mentalité ainsi que ses capacités, c’étaient les ingrédients parfaits pour faire une belle carrière sportive. À quelle moment a-t-elle décidé ou compris qu’elle allait devenir pro?

Maud JayetNavigatrice

Les bateaux à voile de la catégorie Optimist ou ILCA 6 (anciennement Laser Radial, ceux qui vont aux JO) sont des bateaux sur lesquels on navigue en individuel. Pas le temps donc de profiter de l’air frais et de la beauté du paysage. Les sensations sont bien différentes.

Maud JayetNavigatrice

Depuis ces premières sorties sur le Léman, la Lausannoise a fait du chemin. Elle a brillé dans la catégorie Optimist. Ce qui lui a permis de se qualifier pour ses premiers championnats du monde en 2010. Un exploit sportif, mais pas que.

Maud JayetNavigatrice

Un événement hors du commun, tout nouveau, à l’époque pour Maud Jayet. Une expérience où le résultat finalement importait peu.

Maud JayetNavigatrice

 

La vitesse ou rien

Maud Jayet passe ensuite au Laser, bateau avec lequel elle signera entre autres deux titres de vice-championne du monde en 2022 et 2023 et une deuxième place au championnat d’europe en 2022. Et en toute logique arrive la case Jeux Olympiques. La navigatrice a déjà eu l’occasion de toucher le graal à Tokyo. Elle revient sur cette première qualification.

Maud JayetNavigatrice

Si Maud Jayet parle ainsi, c’est parce qu’au Japon, elle avait réalisé une contre performance. Elle s’était classée 19e. Le contexte était aussi spécial, en plein Covid, avec moins de compétitions. Ceci alors que la Vaudoise était à un stade de sa carrière où elle avait justement besoin de faire beaucoup de compétitions pour assurer des podiums. Alors, pour Paris, il faut tirer les enseignements de cette expérience.

Maud JayetNavigatrice

Pour gérer la pression, la musique a une place importante dans le quotidien de Maud Jayet. “Du moment où je me réveille, jusqu’au soir, j’ai la musique allumée”, raconte-t-elle. Elle fait aussi de la méditation, regarde des séries Netflix. La famille n’est aussi jamais loin. “Je suis souvent au téléphone avec ma maman. C’est celle avec qui j’arrive le plus à parler de mes émotions”, confie la navigatrice.

Lorsque son emploi du temps le lui permet, elle navigue aussi sur des bateaux à foil. “J’adore faire de la wing. Mais même les autres bateaux, j’adore parce que ça va quand même beaucoup plus vite que le Laser que je navigue d’habitude, s'émerveille-t-elle. Le Laser, c’est pas forcément le plus fun, le plus rapide. On en fait surtout parce qu’il fait partie des catégories olympiques.” Ces supports à foil lui permettent de naviguer, mais pour le plaisir. “Quand on fait un sport tous les jours pendant des années, ça devient plus un travail qu’une activité qu’on pratique parce qu’on l’apprécie. Et les sorties avec les foils, c’est ce qui me rappelle pourquoi j’adore ce sport, parce qu’on est sur l’eau, que ça va vite…” Pas question donc de se poser tranquille sur un bateau, pour faire bronzette en sirotant un verre. “J’arriverai jamais à faire du bateau comme ça, le dimanche, sans vent. C’est soit je fais pas de voile, soit j’en fais, mais sur des bateaux plutôt rapides.” Elle ne fait pas cependant pas totalement une croix sur l’apéro du dimanche, “on peut le faire, mais au moteur”, rigole-t-elle.

La qualification pour Paris 2024 a été bien différente que pour Tokyo. Il y a quatre ans, “j’étais à un niveau où j’ai facilement qualifié le pays, mais les critères pour la sélection des athlètes étaient durs à atteindre”, se souvient la Lausannoise. Un manque de constance sur les régates a rendu cette période stressante. “Sur ce cycle olympique-là, me qualifier moi, ça a vraiment été le plus stressant. Alors que maintenant, mon niveau est monté d’un cran donc ça a été assez facile de remplir les critères.”

Les épreuves olympiques auront lieu à Marseille, un lieu que la Vaudoise apprécie particulièrement.

Maud JayetNavigatrice

La compétition commencera le 28 juillet pour Maud Jayet.

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Poissons

Mars et Jupiter vous poussent à prendre quelques risques tout en exigeant, de vous, une grande prudence ! Attention aux agacements qui font hausser le ton !

Les Sujets à la Une

X