Économie
Dernier envol de Bruno Bagnoud, co-fondateur d'Airs-Glaciers
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Bruno Bagnoud s'est éteint dans la nuit de dimanche à lundi, a indiqué Air-Glaciers à Keystone-ATS revenant sur une information du Nouvelliste lundi. Le Valaisan avait co-fondé la compagnie aérienne Air-Glaciers en 1965 et l'avait dirigée jusqu'en 2020.
Bruno Bagnoud avait choisi son 85e anniversaire pour faire ses aurevoirs à Air-Glaciers. Une société de sauvetage qu'il avait fondée 55 ans auparavant avec les pilotes Hermann Geiger et Fernand Martignoni.
A cette époque, les trois Valaisans ont le sauvetage aérien dans la peau et trouvent notamment les moyens de financer le premier hélicoptère de type Alouette III d'Air-Glaciers. Mais l'aventure tourne court pour l'un des fondateurs: Hermann Geiger, surnommé le pilote des glaciers, décède en 1966 dans le crash de son avion entré en collision avec un planeur.
Les drames et les deuils n'épargneront pas Bruno Bagnoud et sa compagnie: En 1982, c'est au tour de Fernand Martignoni de trouver la mort aux commandes de son hélicoptère, après avoir heurté le câble mal balisé d'un téléphérique privé près des Diablerets (VD).
La douloureuse perte d'un fils
Mais ce qui marque au fer rouge le patron d'Air-Glaciers, c'est la mort de son fils François-Xavier. Le jeune homme était revenu en Valais en 1981 pour seconder son père à la tête de la compagnie aérienne, avec une poche un diplôme d'ingénieur en aéronautique décroché aux Etats-Unis.
A 23 ans, il devient le plus jeune pilote professionnel IFR d'avion et d'hélicoptère d'Europe. Mais le 14 janvier 1986, à l'âge de 24 ans et avec 1200 heures de vol à son actif, François-Xavier périt dans un accident d'hélicoptère lors du rallye Paris-Dakar, aux côtés notamment de Thierry Sabine, organisateur du rallye, et du chanteur français Daniel Balavoine.
Les circonstances de l'accident, qui a fait cinq morts, sont controversées. Trois ans après le décès de leur fils, Bruno Bagnoud et Albina du Boisrouvray crée la fondation François-Xavier Bagnoud. Elle perpétue sa mémoire en finançant des activités qui lui étaient particulièrement proches.
Un rapport "très clair" à la mort
En 2006, vingt ans après la disparition de son fils, Bruno Bagnoud avouait lui parler tous les jours. "Avant de prendre une décision je le consulte, je me demande ce qu'il aurait fait à ma place (...), confiait-il dans un entretien au Nouvelliste.
Il indiquait avoir "un rapport très clair avec la mort": "Je pense qu'on a tous une heure pour mourir. Ma foi et ce que je vis dans le sauvetage me le confirment tous les jours".
En 2020, Bruno Bagnoud tourne une page et sa société en quelque sorte aussi en annonçant vouloir travailler plus étroitement avec son concurrent Air Zermatt. Les deux entreprises valaisannes souhaitent utiliser les synergies, tout en gardant leurs identités et directeurs.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Partners Group injecte 220 millions dans une tour Breitling à Miami
Partners Group va bâtir une tour à Miami, en Floride, au nom de la marque horlogère Breitling. Le groupe zougois investira pour le compte de ses clients une somme de 220 millions de dollars dans ce projet immobilier, soit 178 millions de francs au cours du jour.
Cette tour de 70 étages baptisée "B Residences" proposera près de 300 logements de luxe à acquérir. Elle sera construite dans le quartier huppé de Brickwell, qui abrite de nombreuses familles fortunées et des hôtels cinq étoiles, indique vendredi le spécialiste du capital-investissement, actionnaire principal de la marque soleuroise Breitling depuis trois et demi.
Le chantier de construction sera lancé en 2028, pour une fin attendue en 2031. Le projet sera développé par la société d'investissement allemande Empira, précise le communiqué du gestionnaire d'actifs publié vendredi.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
La start-up H55 se réoriente et se restructure: 54 licenciements
L'entreprise sédunoise H55, leader mondial des systèmes certifiés de propulsion électrique et de gestion des batteries pour l'aviation durable, change de stratégie. La start-up va désormais miser sur la défense et se restructure. Cinquante-quatre emplois sur 110 passent à la trappe, a indiqué jeudi le groupe dans un communiqué.
L'entreprise, âgée d'à peine huit ans et issue du projet Solar Impulse (tour du monde réussi à l'énergie solaire), explique en substance étendre l'application de ses technologies aux marchés de l'aviation hybride, des drones ainsi que celui de la défense. "Ces marchés requièrent de nouvelles compétences et expertises, conduisant l'entreprise à faire évoluer son organisation en conséquence", explique-t-elle.
S'agissant des licenciements, le processus de consultation "a donné lieu à plusieurs propositions constructives formulées par les collaborateurs, dont un certain nombre ont été intégrées dans le plan organisationnel final". "Cela a permis de limiter la réduction à 54 postes, au lieu des 80 initialement estimés", souligne-t-on.
"Les décisions annoncées aujourd'hui sont difficiles, car elles concernent des collègues qui ont largement contribué à faire de H55 un acteur reconnu de l'aviation électrique (...) Le défi de notre industrie n'est plus de démontrer que la propulsion électrique fonctionne, mais d'accompagner nos clients dans leur transition du développement vers le déploiement commercial", relève André Borschberg, cofondateur et président exécutif de H55.
Sur deux sites à Sion
"La Suisse continuera d'occuper une place centrale dans le développement de H55", est-il assuré. "Les activités de recherche et développement, l'architecture des systèmes, la direction stratégique des programmes ainsi que les opérations industrielles européennes resteront basées dans le pays", ajoute le communiqué.
Afin d'accompagner cette nouvelle phase de développement, H55 regroupera désormais ses activités suisses sur deux sites à Sion. A l'aéroport pour le centre de direction, de certification, de relations clients, de gestion des programmes et de partenariats stratégiques. Et sur le site industriel de Chandoline pour le centre de recherche et développement, d'essais, d'industrialisation et de fabrication, détaille la start-up.
H55 renforcera parallèlement progressivement sa présence au Canada, est-il aussi annoncé. "La Suisse demeurera le centre d'innovation et de leadership stratégique, tandis que le Canada soutiendra la croissance industrielle et la proximité avec les clients nord-américains", résume la société.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
La Poste se retire du dossier électronique du patient
La Poste abandonne le dossier électronique du patient (DEP) actuel pour se concentrer sur le futur dossier électronique de santé (DES). Sa plateforme sera exploitée jusqu'à fin 2026. Cette décision concerne principalement les cantons alémaniques.
Le changement de cap annoncé par le Conseil fédéral dans la numérisation des données de santé a profondément modifié le marché, indique jeudi la Poste. Depuis l'annonce du futur dossier électronique de santé (DES), appelé à remplacer le dossier électronique du patient (DEP), hôpitaux, cabinets médicaux et particuliers hésitent de plus en plus à adopter la solution actuelle.
Les actionnaires de Post Sanela Health AG ont donc décidé de dissoudre la communauté de référence Sanela fin 2026. La Poste entend désormais mettre son expérience au service du futur DES, dont le projet de loi est en discussion au Parlement.
Cette réorientation entraînerait la suppression d'environ 37 équivalents plein temps à la Poste et chez Sanela. Les utilisateurs pourront migrer leurs données d'ici à fin 2026.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Le nombre de ressortissants de l'UE a baissé en Suisse en 2025
La Suisse comptait moins de ressortissants européens en 2025. Le solde migratoire UE/AELE s'est élevé à 50'900 personnes, indique le Seco, un résultat en baisse par rapport aux trois dernières années. Le nombre de frontaliers a lui augmenté.
Ce résultat en baisse demeure toutefois supérieur à la moyenne historique, indique le Secrétariat d'Etat à l'économie jeudi. Le Seco présentait le 22e rapport de l'Observatoire sur la libre circulation des personnes entre la Suisse et l'UE.
Le maintien d'une immigration aussi proche que possible du marché du travail est primordial au vu du recul démographique en Suisse, lit-on dans le rapport. La main-d’½uvre étrangère a généré une progression annuelle moyenne du volume de travail d’environ 0,8 % ces 15 dernières années.
Le rapport sort une dizaine de jours après le refus dans les urnes de l'initiative "Pas de Suisse à 10 millions", qui avait fortement thématisé l'immigration. Elle exigeait la dénonciation de l'accord de libre circulation si la population devenait trop grande en Suisse.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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