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Genève

Initiatives pour destituer Maudet

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Annoncées de longe date, les deux initiatives visant à permettre la destitution d'un conseiller d'Etat ou d'un magistrat des autorités judiciaires ont été lancées à Genève. L'une d'entre elles vise directement Pierre Maudet (archives). (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Annoncées de longue date, deux initiatives visant à permettre la destitution d'un conseiller d'Etat ou d'un magistrat des autorités judiciaires ont été lancées à Genève. L'une d'entre elles vise directement Pierre Maudet.

Les deux textes ont été publiés lundi dans la Feuille d'avis officielle de la République et canton de Genève. La récolte de signatures peut commencer, a révélé mardi la RTS.

Intitulée "NON à la corruption et au mensonge, OUI à un pouvoir politique et judiciaire exemplaire", la première initiative demande l'ajout d'un nouvel article dans la Constitution genevoise permettant la destitution de membres du Conseil d'Etat et des autorités judiciaires. Les initiants ont jusqu'au 29 août pour récolter 7'941 signatures valables.

Plus de rente

"Ce texte énonce le principe et les critères de la destitution d'un magistrat", a expliqué à Keystone-ATS Roger Deneys, ex-député PS et membre du comité d'initiative. Une initiative populaire ou une loi pourraient ainsi demander la destitution d'un ou plusieurs membres de l'exécutif cantonal et des autorités judiciaires, mais aussi du Conseil d'Etat dans son ensemble.

Les critères sont l'incapacité durable d'exercer le mandat, le fait d'avoir gravement enfreint les devoirs du mandat ou porté atteinte à sa dignité ainsi que le fait d'avoir été condamné pour une infraction pénale "dont la nature ou la gravité sont incompatibles avec l'exercice de son mandat." La destitution supprimerait tout droit à une indemnité ou une rente.

Dignité du mandat

La seconde initiative, de rang législatif, constituerait la première mise en application de cette modification constitutionnelle. Intitulée "Le peuple demande le départ de Pierre Maudet", elle vise la destitution pure et simple du conseiller d'Etat PLR "en raison des graves atteintes qu'il a portées à la dignité de son mandat."

Le texte précise que "ses droits à une retraite ou à une indemnité liés à l'exercice de son mandat de conseiller d'Etat cessent dès l'entrée en vigueur de la présente initiative." Elu au Conseil d'Etat en 2012, le magistrat aura droit à une rente à vie s'il quitte le gouvernement le 29 juin. Les initiants devront recueillir 5'294 signatures valables d'ici au 29 août.

Autres projets déposés

Pierre Maudet est poursuivi par la justice pour acceptation d'un avantage à cause d'un voyage à Abu Dhabi en 2015. Le magistrat a livré plusieurs versions sur les modalités de ce séjour à son parti, à ses collègues et à la population, ce qui a donné lieu à des reconfigurations de départements et à plusieurs demandes de démission, restées lettre morte à ce jour.

Des projets de lois proposant des modèles de destitution ont été déposés par le MCG et Ensemble à Gauche. Ils sont étudiés par la commission des droits politiques.

(KEYSTONE-ATS)

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Genève

Le monde de la santé réuni à Genève sur l'Ukraine et la pandémie

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Le conseiller fédéral Alain Berset a répété que la Suisse était favorable à un renforcement des instruments de réponse aux pandémies avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) au centre du dispositif. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le monde de la santé est à Genève pour préparer la prochaine pandémie et alerter sur l'effet de la guerre en Ukraine. En ouvrant dimanche l'Assemblée mondiale de la santé, le conseiller fédéral Alain Berset a appelé à protéger l'accès aux soins dans les conflits.

La "santé pour la paix" est au centre de la première réunion en présentielle des 194 Etats membres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) depuis le début de la pandémie. Alors même que des centaines d'assauts ont été perpétrés contre des centres de santé en Ukraine.

Plusieurs chefs d'Etat et de gouvernement et environ 120 ministres participent à la réunion. Devant eux, le chef du Département fédéral de l'intérieur (DFI) a dénoncé "des actes inacceptables" contre les civils, en violation du droit international humanitaire (DIH).

Et d'appeler tous les Etats et les parties à des conflits à honorer les règles en protégeant les blessés, les malades et le personnel de santé. Face aux "conséquences dévastatrices" de la guerre en Ukraine, le président français Emmanuel Macron a lui salué le rôle de l'OMS pour les civils.

Ciblée par une récente résolution de l'OMS Europe, la Russie reste membre et participe à la conférence. A ce stade, une demande de suspension ne figure pas dans le projet de résolution qui va condamner la situation en Ukraine et que le président français a appelé à soutenir.

Décision sur une initiative de la Suisse

De son côté, la Suisse s'engage plus largement sur la santé et la paix. Berne et Oman ont lancé une initiative depuis plusieurs années pour faire de la santé une composante importante pour la paix dans les conflits émergents ou les périodes post-conflits. Une décision sur celle-ci sera prise lors de l'Assemblée.

Outre la guerre en Ukraine, le renforcement de la santé mondiale pour préparer les prochaines pandémies sera largement discuté jusqu'à samedi prochain à Genève. Le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus a relevé que le nombre de nouveaux cas de Covid augmente dans près de 70 pays. "Nous ne pouvons toujours pas anticiper l'intensité" de la pandémie, a-t-il ajouté, appelant les gouvernements à être prêts à relancer des restrictions.

"La santé mondiale continue d'être confrontée à des problèmes comme jamais auparavant", a estimé de son côté le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Pour la Suisse, il faut que l'organisation reste "le centre de la gouvernance mondiale de la santé". Et même que son rôle soit étendu.

L'OMS avait été notamment critiquée par plusieurs acteurs importants sur sa réaction à l'arrivée du coronavirus. Elle "a besoin d'un soutien mondial et d'investissements", a aussi dit M. Guterres.

Dispositif sanitaire en discussion

En décembre, un groupe intergouvernemental de négociation, dont fait partie la Suisse, avait été établi en vue d'un accord international face aux pandémies. Pour le moment, seules des questions organisationnelles ont été discutées. L'arrangement devrait être finalisé en 2024.

L'Assemblée mondiale de la santé doit se pencher sur la poursuite des efforts pour réviser le Règlement sanitaire international. Celui-ci cadre la réponse aux urgences de santé publique, mais a été largement ciblé depuis l'arrivée du coronavirus.

M. Berset a rappelé que la Suisse soutient ces deux approches. Pour Berne, un futur accord ne doit pas remplacer le Règlement. Le premier doit être plus large sur des questions comme le partage de vaccins, alors que le second doit rester davantage ciblé sur la sécurité sanitaire, selon la Suisse.

En attendant, une Commission permanente d'urgence au Conseil exécutif, activable en 24 heures en cas d'urgence sanitaire internationale, doit être décidée durant l'Assemblée. M. Macron a lancé un vibrant soutien à ce dispositif.

Soutien au financement plus durable

Côté financement, la part des contributions obligatoires, à 20% des 5,8 milliards de francs de l'organisation, pourrait être augmentée à 50% d'ici une dizaine d'années. Selon M. Berset, "nous avons compris, collectivement, la nécessité d'avoir une OMS forte", dotée de moyens adaptés et d'autorité pour préparer et répondre aux pandémies.

M. Tedros doit être reconduit mardi pour un second mandat, étant le seul candidat. Après une vague d'Ebola, il aura été confronté à la pandémie, plus grave épidémie en un siècle qui a fait au moins environ 15 millions de victimes, et à plusieurs conflits, notamment en Ethiopie, son pays.

Au bord des larmes dimanche, il a dénoncé les effets de la guerre, auxquels lui-même a été confronté. Avec l'anticipation des épidémies, le renforcement de l'OMS constituera l'un des chantiers de son probable prochain mandat.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le Festival des Bastions propose cet été huit concerts gratuits

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Le Festival des Bastions qui avait accueilli en 2021 le violoncelliste français Gautier Capuçon, ici à l'image, revient cet été avec huit concerts gratuits (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Lancé en pleine crise sanitaire, le Festival des Bastions revient cet été pour une troisième édition. Huit concerts gratuits réunissant 45 musiciens sont à savourer entre le 12 juin et le 6 septembre au Kiosque des Bastions qui vient d'être entièrement rénové.

La programmation variée et éclectique mélange les genres et les styles. Elle met en scène aussi bien des jeunes talents que de grands artistes de musique classique, de musique traditionnelle arménienne, de musique baroque, de jazz et de chant lyrique s'inspirant de comédies musicales.

Le concert d'ouverture du 12 juin sera assuré par les élèves de l'école de musique Violinissimo, emmenés par Fabrizio Von Arx et Hong Anh Shapiro. A découvrir le 23 août, le pianiste Joseph-Maurice Weder qui interprétera un concerto de Chopin.

Le Quatuor Aviv (violoncelle, alto, violon) sera sur scène le 31 août. Enfin, la soirée de clôture du 6 septembre réunira le pianiste Kit Armstrong, le violoniste Fabrizio Von Arx et des musiciens genevois.

https://bastions.ch//

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Une conférence publique avec Jacques Dubochet et Antoine Flahault

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Le professeur Jacque Dubochet sera à l'Université de Genève le 23 mai pour débattre des liens entre la santé et l'environnement (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le lauréat du Prix Nobel de chimie Jacques Dubochet et l'épidémiologiste Antoine Flahault débattront de l'impact des systèmes de santé sur l'environnement lors d'une conférence publique à l'Université de Genève lundi 23 mai. Cet événement s'inscrit dans le cadre d'un nouveau cursus en santé planétaire.

Les deux professeurs s'interrogeront sur la façon de modifier les comportements individuels et sociétaux pour parvenir à une santé durable. La conférence sera suivie d'une table ronde réunissant des scientifiques, dont Arnaud Perrier, directeur médical des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et Julia Steinberger, spécialiste des impacts du dérèglement climatique à l'UNIL.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

La Nuit des musées genevois a attiré plus de 7000 visiteurs

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Le musée de l'Ariana a ouvert ses portes lors de la Nuit des musées de Genève. Au programme notamment, des performances de modelage ainsi qu'un atelier de verre soufflé (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Après deux ans d'absence en raison de la pandémie, la Nuit des musées à Genève a connu samedi soir une belle affluence en attirant 7019 personnes. Les visiteurs ont profité des 115 activités proposées par les 25 institutions culturelles et scientifiques qui avaient ouvert leurs portes.

"Avec 16'543 visites, soit entre deux et trois lieux visités par les participants, c'est un retour réussi pour la Nuit des musées", indique dimanche la Ville de Genève dans un communiqué. Ces chiffres sont toutefois loin du record de 2019 où la manifestation avait attiré plus de 12'000 personnes pour un total de 30'000 visites.

Après deux ans de pause culturelle forcée, le public doit donc retrouver ses marques. Moins fréquentée, cette 8e édition a pu être savourée sereinement par les participants. Le public a notamment pu découvrir les locaux de Association pour le patrimoine industriel où le ver à soie était à l'honneur. Cette activité collait parfaitement au thème de cette édition qui était la transformation.

Le Pôle de recherche en biologie chimique de l'Université de Genève, qui participait pour la première fois à la Nuit des musées, a ouvert ses laboratoires. Encadré par les chercheurs, le public a pu réaliser des expériences. Lors de cette nuit quasi estivale, les visiteurs se sont déplacés entre les musées avec des navettes mises à disposition pour l'occasion.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Le PS genevois choisit Thierry Apothéloz et Carole-Anne Kast

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La gauche genevoise partira unie dès le premier tour pour l'élection au Conseil d'Etat en 2023 avec de gauche à droite Carole-Anne Kast (PS), Antonio Hodgers (Les Verts), Fabienne Fischer (Les Verts) et Thierry Apothéloz (PS). Objectif: conserver la majorité à l'exécutif. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Réuni samedi en congrès à Plainpalais, le PS genevois a désigné le sortant Thierry Apothéloz et l'élue expérimentée Carole-Anne Kast pour la course au Conseil d'Etat en 2023. Le parti, qui avait décidé de partir avec deux candidats, a évincé Caroline Marti.

Le conseiller d'Etat Thierry Apothéloz a obtenu 236 voix sur 302 et la conseillère administrative d'Onex Carole-Anne Kast 166. La députée Caroline Marti arrive pas loin derrière, avec 151 voix.

"Je suis un fils d'ouvrier et je n'oublie rien de ce que je dois au socialisme", a relevé le conseiller d'Etat Thierry Apothéloz, 51 ans. Défendant un "bilan solide" avec une hausse significative des prestations sociales, il a rappelé qu'il est resté un homme de terrain proche de la population. Son discours a été très applaudi.

Déception

Carole-Anne Kast, 47 ans, a mis en avant sa longue expérience. Elle a notamment passé 14 ans à l'exécutif d'Onex. Cette spécialiste des questions du logement, vice-présidente de l'ASLOCA, veut lutter contre les discriminations et pour la justice sociale. Elle est prête "à prendre le risque de déplaire, mais jamais de décevoir". Cette forte personnalité qui se dit combative accède pour la première fois à la candidature après deux échecs.

La perdante du jour, Caroline Marti, 32 ans, s'est déclarée déçue de son score, même si elle n'est qu'à quinze voix de Carole-Anne Kast. Elle n'avait déjà pas été retenue comme candidate pour l'élection au conseil administratif de la Ville de Genève. La députée, qui est aussi cheffe de groupe, avait plaidé devant le congrès pour une justice fiscale redistributive. "Je ne suis pas naïve, je connais la réalité politique", avait-elle relevé.

Liste commune

"L'objectif est de conserver la majorité au Conseil d'Etat et de se renforcer au Grand Conseil afin que la gauche atteigne la majorité", a déclaré Thomas Wenger, président du PS genevois. Le choix de partir avec deux candidats avait été approuvé par le congrès à la quasi-unanimité. "On ne veut pas que le peuple arbitre le surnuméraire", ont relevé les candidats.

La gauche partira unie dès le premier tour, les socialistes et les Verts ayant décidé de se présenter sur une liste commune en laissant la porte ouverte à Ensemble à Gauche. Les écologistes étaient également réunis en congrès samedi du côté du Grand-Saconnex pour désigner leurs candidats. Sans suspense, car ils étaient les seuls candidats, les deux conseillers d'Etat sortant, Antonio Hodgers, 46 ans, et Fabienne Fischer, 60 ans, ont été désignés.

En revanche, la surprise est venue des scores. Elue en cours de législature au Conseil d'Etat, Fabienne Fischer termine pourtant devant Antonio Hodgers. Elle a obtenu 121 voix sur 128 contre 100 pour Antonio Hodgers. Ce dernier brigue ainsi un troisième mandat.

A noter encore que les socialistes ont également désigné samedi leurs 68 candidats pour le Grand Conseil. Les deux candidats au Conseil d'Etat seront en tête de liste.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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