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Genève

Peine ferme requise contre Dominique Giroud

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Six mois de prison ferme ont été requis, mercredi, devant le Tribunal de police de Genève, à l'encontre de l'encaveur Dominique Giroud (Archives © KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le premier procureur Stéphane Grodecki a requis mercredi une peine de 10 mois de prison, dont 6 mois ferme, contre Dominique Giroud. En voulant pirater les ordinateurs de deux journalistes, l'encaveur s'est attaqué, selon lui, à "un des piliers de la démocratie".

Le représentant du Ministère public genevois a souligné que Dominique Giroud a agi pour ses propres intérêts. Il a choisi de "faire le cow-boy" pour tenter de trouver qui renseignait les deux journalistes du Temps et de la RTS qui enquêtaient sur ses déboires avec l'administration fiscale.

M. Grodecki a rappelé que Dominique Giroud avait déjà été condamné plusieurs fois. Il a cumulé 600 jours-amende avec sursis. Sa collaboration à la présente procédure a été "catastrophique". Sa prise de conscience est nulle. L'homme est "imperméable à l'autocritique", a souligné le magistrat.

Les trois autres accusés dans cette affaire doivent aussi être condamnés, aux yeux du procureur, pour leur rôle respectif dans la tentative de piratage informatique. Des peines pécuniaires avec sursis ont été demandées contre l'ancien agent du service de renseignements de la Confédération et le détective privé.

M. Grodecki a requis une peine de 18 mois de prison avec sursis contre l'informaticien qui a monté l'opération de piratage et l'a exécutée. Les quatre coaccusés ont participé à des réunions au cours desquelles l'attaque informatique a été discutée.

Le côté "pieds nickelés" de l'affaire, avec l'évocation de complot qui impliqueraient la Banque Mondiale ou le Conseil fédéral, ne doit pas être un motif de ne pas retenir l'infraction pénale commise, a relevé le magistrat.

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Genève

Malgré un contexte difficile, la bonne humeur régnait

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La pluie et l'obligation du port du masque n'ont pas dissuadé le public à venir encourager les coureurs et coureuses. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La Course de l'Escalade a animé les rues de Genève samedi et dimanche. L'édition 2020 de la plus grande course à pied de Suisse avait été annulée à cause de la pandémie de Covid-19. Cette année, les organisateurs ont dû se plier à un protocole sanitaire strict.

Le port du masque était obligatoire pour les participants jusqu'à la ligne de départ. Les spectateurs devaient aussi se masquer. Cette mesure a été respectée au parc des Bastions, mais elle a été plus difficile à faire appliquer le long du parcours, a admis dimanche Jerry Maspoli, le président du comité d'organisation de la course.

Aucun incident majeur n'a émaillé le week-end. Il y a eu les petits bobos habituels, mais rien de grave, a indiqué M.Maspoli. Ni la situation sanitaire, ni la pluie, tombée en abondance samedi, n'ont entamé la bonne humeur des participants et du public. Les gens étaient contents de se retrouver autour de la course.

En revanche, la météo et le Covid-19 ont découragé certaines personnes qui s'étaient pourtant inscrites à participer à la course. "Nous avons connu un taux de défection record", a souligné M.Maspoli. D'habitude ce taux tourne autour de 15%. Or, pour cette édition, il s'est élevé à 24%.

En temps normal, ce chiffre aurait été décevant, mais cette année "nous sommes contents" que l'événement ait pu avoir lieu, a relevé M.Maspoli. La fréquentation était finalement devenue une donnée secondaire. Les gens ont pu enfin se retrouver autour d'une manifestation très populaire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

La Suisse tancée à l'ONU sur la discrimination raciale

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Les experts indépendants de l'ONU contre la discrimination raciale souhaitent davantage d'efforts en Suisse notamment par la police (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La Suisse est tancée par le Comité de l'ONU contre la discrimination raciale. Ces experts sont inquiets de l'augmentation des discours de haine contre des minorités ethniques, les juifs et les musulmans. Ils demandent aux autorités de garantir des investigations.

Dans un rapport publié vendredi à Genève, le comité se dit préoccupé par la poursuite du profilage racial par la police. Les 18 experts indépendants, qui ne s'expriment pas au nom de l'ONU, appellent la Suisse à un plan d'action sur cette question, en menant un dialogue avec les individus plus exposés à cette menace, et d'étendre le cadre législatif contre cette attitude.

Ils répètent notamment leur souhait d'un mécanisme indépendant hors de la police et du ministère public chargé de recevoir et de se prononcer sur des plaintes contre des policiers. Autre problème, ils souhaitent davantage de dispositifs pour empêcher la violence contre les personnes dans les centres fédéraux d'asile.

Notamment le lancement de mécanismes de plainte qui doivent permettre de sanctionner les responsables et de garantir une assistance aux victimes. Ou encore le contrôle de l'Etat sur le personnel de sécurité actif dans ces différents sites.

Demande pour la police

Plus largement, le comité appelle les autorités à davantage d'efforts pour empêcher et lutter contre les discours de haine. "Y compris sur Internet et les médias sociaux" et "de la part de personnalités publiques et de responsables politiques", aussi selon lui.

La discrimination raciale directe et indirecte doit elle être clarifiée dans la législation. Et les infractions à motivation raciste devraient être prises en considération de manière obligatoire par la police. De même, des données devraient être rassemblées sur ces violations ou encore le profil des victimes et des agresseurs pour améliorer les politiques.

En revanche, le comité salue plusieurs révisions législatives menées ces dernières années, notamment le lancement d'une institution nationale sur les droits humains. Pour autant, comme d'autres entités onusiennes avant lui, il estime que celle-ci devrait pouvoir recevoir et se pencher sur des plaintes individuelles.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Des passionnés ont réalisé la scène de l'Escalade en Playmobil

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Une maquette géante en Playmobil réalisée par un père et ses deux fils raconte la Nuit de l'Escalade. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, un père et ses deux fils de 13 et 15 ans passionnés de Playmobil ont créé une reconstitution géante de la nuit de l'Escalade. Il a fallu 900 heures de travail pour réaliser cette maquette de 7 m2 qui est exposée jusqu'à samedi soir.

"Ce projet un peu fou est né l'année dernière", raconte le père. Le Playmorama comprend 13'000 pièces Playmobil différentes. Au total, 512 personnages figurent dans la scène qui raconte la nuit du 11 au 12 décembre 1602. Les Genevois avaient vaillamment repoussé les troupes du duc de Savoie Charles-Emmanuel.

Au fil des ans, le père de famille a accumulé une impressionnante collection de Playmobil classée par thèmes: de l'Egypte, aux pirates, en passant par les Vikings et les plus traditionnels policiers et pompiers. Les figurines et tous les accessoires sont entreposés dans une centaine de caisses dans le sous-sol de sa maison.

"Enfant, j'étais pourtant plutôt Lego que Playmobil", relève ce collectionneur dans l'âme. Il va régulièrement chiner des pièces rares dans des marchés aux puces. Il a aussi repéré dans des magasins liés à des musées des Playmobil costumés comme au 15e, 16e et 17e siècles. De quoi s'inspirer pour recréer les personnages du traditionnel cortège de l'Escalade avec ses arquebusiers, hallebardiers, artilleurs et autres cavaliers.

Violet et orange

Dans la lancée, ses enfants ont insisté pour recréer la scène de la fameuse bataille. Ils ont été au Musée d'art et d'histoire ainsi qu'à la Maison Tavel pour observer les armes et les accessoires utilisés au début du 17e siècle. Un ex-conservateur de la Compagnie 1602 a validé leurs choix d'un point de vue historique.

La famille a toutefois pris quelques largesses, notamment par rapport aux couleurs des habits. A l'époque, il n'y avait notamment ni violet, ni orange, relève le père. Le sens du détail a été poussé jusque dans la forme de la barbe de l'inquiétant bourreau François Tabazan.

La base de la maquette réalisée en bois et en polystyrène a nécessité 3,5 litres de colle. Mis à part les 3'865 pavés de la ville conçus à l'aide de pyrograveurs, toutes les pièces sont issues de la gamme Playmobil.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Alessio Bertaggia à Genève dès la saison prochaine

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Alessio Bertaggia sera "grenat" dès la saison prochaine. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

L'attaquant international suisse Alessio Bertaggia quittera Lugano au terme de la saison pour rejoindre Genève-Servette. Il a signé pour cinq ans, soit jusqu'à la fin de la saison 2026-27.

"Le Tessinois était un des joueurs les plus courtisés en Suisse et il a été séduit par le projet genevois", se réjouit vendredi le club des Vernets.

Formé à Lugano, Alessio Bertaggia (28 ans) a débuté au plus haut niveau en 2010-11, alors qu'il n'avait pas encore 18 ans. Il a ensuite franchi l’Atlantique pour poursuivre son apprentissage dans la Western Hockey League (WHL), sous les couleurs de Brandon Wheat Kings et Spokane Chiefs.

De retour en Suisse à 20 ans, il a joué un an avec Zoug avant de retourner à Lugano en 2014-15. Il compte 494 matches de National League pour un total de 185 points (82 buts et 103 assists). Il a porté 17 fois le maillot de l'équipe de Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Accord de la Suisse et près de 70 pays sur le commerce des services

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Des dizaines de pays dont la Suisse ont réussi à régler les derniers obstacles pour un accord sur le commerce des services en marge de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Genève (archives). (© KEYSTONE/AP/Martial Trezzini)

Près de 70 pays dont la Suisse ont conclu un accord "historique" sur la réglementation intérieur du commerce des services. Selon des estimations, les économies grâce à ce dispositif pourraient s'élever à plus de 130 milliards de francs par an à terme.

"Nous avons conclu avec succès les négociations", a affirmé jeudi à la presse la présidente de ces discussions, l'ambassadrice du Costa Rica auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). "C'est un moment historique" pour l'institution et il faudra "pouvoir appliquer" ces nouvelles règles "dès que possible", a-t-elle dit.

Les acteurs qui seront partie à cet arrangement ont avalisé celui-ci lors d'une réunion à l'OMC. Leurs ministres auraient dû conclure l'accord si la réunion des 164 Etats membres, qui aurait dû démarrer mardi à Genève, n'avait pas été reportée en raison du variant Omicron.

Les pays associés à cet arrangement rassemblent plus de 90% de la valeur du commerce mondial des services, alors que certains sont des pays riches et d'autres en développement. "C'est un moment stimulant" pour ces Etats, pour les entreprises, notamment pour les PME, et pour l'OMC, a affirmé de son côté la directrice générale de l'organisation Ngozi Okonjo-Iweala.

Ce consensus entre plusieurs dizaines des membres "montre que, malgré le report de la ministérielle, l'OMC fonctionne et qu'elle peut aboutir à des accords", a-t-elle ajouté. Même s'il n'a pas été formellement mené dans le cadre de l'organisation, il pourra être élargi à chacun des Etats de l'institution qui le souhaiteront.

Recul des coûts attendu

Cet accord doit permettre d'améliorer les procédures pour de nombreux acteurs, dont les entreprises ou encore la finance. Il doit notamment faciliter les réglementations administratives et composantes techniques. Autre avancée saluée, pour la première fois, un texte négocié dans le cadre ou en marge de l'OMC mentionne une non-discrimination entre hommes et femmes.

Le commerce des services a largement progressé ces dernières années et l'organisation estime qu'il rassemble désormais la moitié du commerce mondial. Mais son coût reste très élevé en raison des réglementations. L'approbation de règles pour le faire diminuer "est très importante", estime encore Dr Ngozi.

Les discussions entre ces dizaines de pays avaient été lancées il y a quelques années en marge des négociations multilatérales à l'OMC. Les Etats avaient abouti à un arrangement fin septembre, mais ils devaient encore finaliser leur liste d'engagements. Les règles ont été approuvées mais certains de ceux-ci seront encore annoncés dans les prochains mois, a aussi affirmé l'ambassadeur de l'UE auprès de l'OMC.

Plusieurs responsables ont souhaité que cet accord puisse également alimenter des avancées dans les discussions multilatérales. Des divisions sont toujours observées sur la réponse du commerce mondial à la pandémie, notamment sur la levée des brevets pour les technologies contre le coronavirus à laquelle la Suisse est opposée. Des affrontements ont encore lieu sur les subventions à la pêche entre des membres.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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