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Suisse Romande

Jusqu'à 76'000 nouveaux enseignants à recruter d'ici 2031

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Il devrait y avoir environ 6% d'enseignants en plus dans l'école obligatoire suisse en 2031 (photo d'illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le nombre d'enseignants de l'école obligatoire devrait croître d'environ 6% en Suisse jusqu'en 2031 en raison de la hausse démographique, selon l'OFS. En tenant compte des départs et retraites, cela signifie qu'il faudrait recruter jusqu'à 76'000 nouveaux enseignants.

La hausse nécessaire de 6% liée à la démographie concerne aussi bien le degré primaire (+3800 enseignants) que le secondaire I (+2300), indique vendredi l'Office fédéral de la statistique (OFS). La progression concerne l'ensemble du pays, à l'exception du Tessin, où il devrait y avoir 6% d'enseignants du secondaire I en moins en 2031.

En raison de la hausse démographique, mais aussi des départs et retraites, le besoin de nouveaux professeurs pour le primaire est estimé entre 43'000 et 47'000 personnes entre 2022 et 2031. Parallèlement, environ 34'000 titres d'enseignants seraient délivrés par les hautes écoles pédagogiques (HEP) pour ce degré, de quoi créer "un décalage potentiel entre le besoin et l'offre", écrit l'OFS dans son communiqué.

L'OFS précise toutefois que le besoin peut être couvert par d'autres moyens: enseignants formés pour d'autres degrés, professeurs étrangers ou étudiants HEP en cours de formation.

Il estime aussi qu'un "rapprochement progressif" entre le besoin de professeurs et l'offre pourrait advenir. Le recrutement annuel de nouveaux enseignants du primaire devrait rester stable autour de 4500 annuel, tandis que les titres délivrés par les HEP devraient croître de 24% (soit 3800 en 2031). L'OFS souligne toutefois que la situation varie entre les différentes régions de Suisse.

Pour le secondaire I, il faudrait recruter entre 26'000 et 29'000 nouveaux enseignants d'ici 2031. L'OFS note qu'il n'est pas possible de tirer des conclusions pour ce degré "en raison de la multiplicité des branches et de la diversité des formations suivies à l'entrée dans la profession."

Les enseignants quittent peu l'école

Dans une seconde publication dévoilée vendredi, l'OFS s'est intéressé à la fonction occupée par les enseignants de moins de 55 ans entre 2015 et 2020. Il ressort qu'environ 90% d'entre eux étaient toujours employés dans une école cinq ans plus tard.

Les moins de 35 ans sont un peu moins restés que les autres dans une école (87%), de même que ceux qui avaient moins de dix leçons hebdomadaires (85%). Une différence se dégage aussi entre hommes et femmes, les premiers étant plus passés vers des fonctions de direction d'école (2,2% contre 0,9%).

Quant aux enseignants qui interrompent momentanément leur emploi, ils reviennent souvent travailler dans une école. Ils sont 61% à le faire dans les quatre ans suivant l'absence. La proportion de retours est particulièrement élevée pour les femmes qui sont parties pour donner naissance à un enfant: 70% sont revenues dans les quatre ans.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Crans-Montana: Nicolas Féraud face à la population du Haut-Plateau

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Nicolas Féraud et d'autres membres du conseil communal de Crans-Montana ont pris la parole, mardi soir lors de l'assemblée primaire de la commune. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le président de Crans-Montana, Nicolas Féraud, a fait le point sur le drame du bar "Le Constellation", lors de l'assemblée primaire communale de mardi qui a réuni 378 citoyens. L'élu n'avait plus pris la parole publiquement depuis la conférence de presse du 6 janvier.

"Au nom du Conseil communal, je présente nos excuses, aux familles, aux victimes et à leurs proches pour la douleur et le deuil qu'elles affrontent", a précisé Nicolas Féraud, ému, avant de passer à une minute de silence, en début d'assemblée.

"Cette tragédie a profondément marqué notre communauté", a rappelé le président. "Nous témoignons toute notre affection aux personnes touchées, soit: les victimes, les familles et les blessés, notamment celles toujours hospitalisées et celles qui en portent encore les stigmates." Et d'ajouter: "cette blessure a meurtri notre commune et ses habitants. Elle ne disparaitra jamais totalement de nos mémoires".

"Tous les établissements publics seront contrôlés"

Responsable de la cellule de crise, Sébastien Rey a fait le point sur le dossier et a rappelé les éléments factuels gérés par les autorités locales, depuis la nuit du drame. Le Conseil communal a confirmé que la commune de Crans-Montana serait partie prenante de la Table ronde mise sur pied par la Confédération. Concernant la mise sur pied d'un mémorial permanent, des discussions ont débuté avec le Canton du Valais. Une commémoration aura lieu le 1er janvier 2027.

"Tous les établissements publics seront contrôlés avant la fin de l'année. Il s'agit de la réponse du Conseil communal aux lacunes constatées", s'est engagé Patrick Clivaz, le municipal en charge de la sécurité publique, parmi les 14 prévenus du drame du bar "Le Constellation". Cinquante-six contrôles ont déjà été effectués.

Vers un Conseil général

"Concernant la gouvernance, se doter d'un conseil général devient impératif. La démarche est désormais lancée au niveau du Conseil, en vue de la prochaine législature", a révélé, mardi soir, Nicolas Féraud.

"En résumé, nous souhaitons préserver la mémoire des victimes, renforcer durablement la sécurité et optimiser notre gouvernance et notre organisation", a encore précisé le président. Au niveau financier, des réserves de politique budgétaire débuteront dès les comptes 2026, a annoncé le politicien. "Notre avenir n'est pas en danger pour les 10-15 prochaines années. Nous n'augmenterons pas les impôts."

Quelques parents présents

Choisie pour l'occasion, la salle polyvalente des Martelles à Chermignon-d'en-Bas n'a pas affiché complet (580 places prévues en trois salles). Trois-cents-septante-huit citoyens - 80 à 100 de plus qu'habituellement -, se sont tout de même déplacés. Plusieurs dizaines d'autres personnes ont suivi l'assemblée, dehors, devant un écran géant.

Egalement présentes, quatre membres de familles de victimes ont choisi de coller des affiches A4 de visages de victimes, juste avant le début de l'assemblée, afin de personnifier le drame. "Par notre présence, nous avons voulu représenter toutes les familles qui n'ont pas pu se déplacer notamment italiennes et françaises", ont-elles précisé à Keystone-ATS.

"Une communauté meurtrie"

Comme il s'y était engagé lors d'une interview donnée à Canal 9, début juin, le président de la commune de Crans-Montana, Nicolas Féraud a plaidé pour une assemblée, ouverte aux médias (20 journalistes triés sur le volet). Aucun citoyen n'a demandé que les débats aient lieu à huis clos. Ceux-ci ont posé une dizaine de questions.

Dans une lettre d'une mère de Crans-Montana, dont la fille fait partie des victimes et lue mardi soir, celle-ci a demandé vérité, dignité, humilité, respect et appelé à assumer ses responsabilités.

Appels à la démission

Lors du temps des questions et des prises de parole, un habitant s'est questionné si les citoyens ne devaient pas s'exprimer sur le maintien de certains conseillers, en poste (ndlr: en clair les deux prévenus, Nicolas Féraud, surtout et Patrick Clivaz). Un autre citoyen a demandé au président de "bien réfléchir" (ndlr: s'il doit démissionner ou pas). Ce dernier a refusé de démissionner, s'attirant les applaudissements. Enfin, d'autres personnes ont mis en exergue une communication chaotique de l'Exécutif.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Sans-abris: pourquoi certains choisissent la rue ?

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Certains SDF préfèrent rester en rue que de se rendre dans des hébergements d'urgence. La vie en collectivité, les horaires à respecter ou encore l’impossibilité d’accueillir les couples font partie des freins (image d'illustration). (© KEYSTONE/Michael Buholzer)

Il y a quelques semaines, des images de sans-abri dormant dans le passage souterrain de la gare de Lausanne ont marqué les esprits. Si beaucoup choisissent les structures d'accueil , d'autres font le choix de rester dehors. C'est ce qu'ils confient à l'Équipe mobile d'urgences sociales d'Unisanté. Marie Dubois, travailleuse sociale et responsable adjointe à l'EMUS, décrypte les réalités du terrain.

Vous avez vu ces images il y a quelques semaines. Des sans-abris qui dorment dans un des passages sous-terrain de la gare de Lausanne, comme dans d'autres lieux. Si certains choisissent de se rendre dans des hébergements d’urgence, d’autres préfèrent rester en rue. C’est ce qu’ils confient à l’Équipe Mobile d’Urgences Sociales d’Unisanté, une équipe de seize personnes déployées sur le terrain dans le canton de Vaud. Leurs missions : prendre en charge des personnes en situation de vulnérabilité, de détresse sociale ou de crise psycho-sociale.

La vie en collectivité, un frein à l'hébergement

Pour les collaborateurs de l'Équipe mobile d'urgences sociales (EMUS) d'Unisanté, le refus d'intégrer une structure d'accueil est une réalité bien connue. La vie collective, les horaires stricts ou encore l'impossibilité de loger les couples sous un même toit figurent parmi les freins les plus fréquemment rapportées par les sans-abris:

«Les hébergements d'urgence sont des structures collectives. Il faut accepter de dormir avec plusieurs personnes qui se retrouvent aussi avec de multiples difficultés, sociales et psychiques.»

Marie Dubois Travailleuse sociale et responsable adjointe à l'EMUS

Face à cette problématique, des réflexions sont actuellement menées par la Ville de Lausanne afin d'organiser l'ouverture d'un établissement d'accueil exclusivement réservé aux femmes, permettant ainsi de garantir leur sécurité et de répondre à une demande de non-mixité souvent exprimée sur le terrain.

Seize professionnels sur le terrain vaudois

Pour aller à la rencontre de cette population qui échappe parfois aux structures traditionnelles, l'EMUS s'appuie sur une équipe de 16 personnes. Ces professionnels interviennent en binômes, toujours composés d'un travailleur social et d'un infirmier, afin d'offrir une réponse globale, à la fois sociale et sanitaire.

Lorsque l'équipe n'est pas directement appelée, elle fait des patrouilles. Un travail de prévention indispensable sur le terrain, comme l'explique Marie Dubois.

Marie Dubois Travailleuse sociale et responsable adjointe à l'EMUS

« L'objectif des patrouilles, c'est de chercher des personnes qui sont en rue, qui dorment à l'extérieur, qui sont installées. L'objectif, c'est de savoir si ces personnes connaissent le réseau (...) et de savoir quels sont leurs besoins.»

Pour l'EMUS, l'efficacité de ce réseau repose aussi sur la centralité des infrastructures. L'équipe rappelle qu'il est essentiel que les structures d'accueil destinées aux personnes sans-abris soient facilement accessibles et impérativement situées au centre-ville pour maintenir ce lien de proximité.

Un «mille-feuille» de difficultés psychosociales

Les équipes d'Unisanté sont quotidiennement confrontées à des situations de grande vulnérabilité où s'entremêlent précarité matérielle, trajectoires de vie brisées et atteintes à la santé. Différentes problématiques au caractère indissociables, souligne Marie Dubois.

Marie Dubois Travailleuse sociale et responsable adjointe à l'EMUS

"C'est de toute façon un mille-feuille de problématiques qui s'accumulent et qui ont amené à la situation dans laquelle ils se trouvent actuellement."

L'EMUS collabore activement avec le réseau sanitaire vaudois, notamment la psychiatrie du CHUV. Sur le plan pratique, l'équipe rappelle également des règles fondamentales mais parfois méconnues: les hébergements d'urgence sont gratuits, ouverts sept jours sur sept, et les chiens y sont acceptés. Les accueils sont inconditionnels. La priorité est donnée au personnes bénéficiant un titre de séjours, aux femmes, aux personne de plus de 65 ans et si la situation de santé l'exige.

Interview réalisée par Sophie Vassutine
Adaptation web avec IA

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Vaud

Affichage publicitaire: autonomie des communes vaudoises renforcée

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Le Grand Conseil vaudois a accepté de donner plus de souveraineté aux communes pour décider de l'affichage publicitaire commercial sur leur territoire (photo symbolique). (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

Le Grand Conseil vaudois s'est prononcé mardi en faveur d'une plus grande autonomie des communes en matière de d'affichage publicitaire. Elles pourront par exemple refuser des affiches publicitaires commerciales sur leur territoire, exception faite à l'affichage politique en période d'élections ou de votations.

Cette réforme soumise au Parlement par le Conseil d'Etat était une réponse à une motion du député écologiste David Raedler, acceptée en mars 2023. Elle modifie de facto la loi sur les procédés de réclame (LPR), datant de 1988 et qui contraignait notamment les communes à octroyer un emplacement pour l'affichage publicitaire si elles en recevaient la demande du Canton.

"Il faut redonner aux communes, les plus proches du terrain, leur autonomie sur l'affichage publicitaire", a plaidé l'élu. Cette révision supprime par exemple leur obligation d'autoriser au minimum un ou plusieurs emplacements d'affichage publicitaire. Elle donne aux communes qui le souhaitent la liberté de bannir totalement la publicité de leur territoire, sur le domaine public, mais aussi sur le domaine privé visible depuis le domaine public.

Distinction tiers/propre

Avec cette précision: la motion Raedler et le projet gouvernemental concernent la publicité pour compte de tiers, c'est-à-dire une publicité pour un produit, une destination, une activité, etc, qui n'est pas en lien avec le lieu sur lequel est donnée la prestation.

En clair, l'enseigne d'un commerce (soit la publicité pour compte propre) sera toujours autorisée, avec des limites de taille, de protection du paysage et du milieu bâti. Vendre sa marque car le commerce a une activité à cet endroit-là ne pourra ainsi pas être interdit.

Par ailleurs, en période d'élections ou de votations, les communes doivent autoriser un ou plusieurs emplacements, réservés à l'affichage lié à l'exercice des droits politiques.

Impacts sur la faune

Ces adaptations législatives permettent par ailleurs de mettre la LPR en conformité avec la loi sur la protection du patrimoine naturel et paysager. L'objectif est d'encadrer davantage l'impact des publicités lumineuses sur la faune et les atteintes au patrimoine naturel et paysager.

Pour rappel, la possibilité de limiter l'affichage commercial avait été jugée légale par le Tribunal fédéral (TF). Selon un arrêt rendu en mars 2021 dans le cadre de l'initiative communale "Genève Zéro pub" - refusée en votation -, le TF avait relevé que les libertés économiques et d'expression étaient garanties par d'autres moyens de communication, notamment sur internet.

A noter qu'un deuxième débat, non demandé directement après la première lecture, sera encore nécessaire prochainement pour valider définitivement le vote du jour.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Offre réduite des Transports publics genevois à cause des bouchons

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Les TPG réduisent leur offre jusqu'à la fin du service mercredi soir. En cause: les embouteillages à proximité des sept uniques postes frontières ouverts entre le canton et la France en raison de la tenue du Sommet du G7 à Evian-les-Bains (F) (illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les Transports publics genevois (TPG) réduisent leur offre jusqu'à la fin du service mercredi soir. En cause: les embouteillages à proximité des sept uniques postes frontières ouverts entre le canton et la France, en raison de la tenue du Sommet du G7 à Evian-les-Bains (F).

Les mesures de sécurité ont des conséquences sur le réseau des TPG depuis lundi, a indiqué mardi la régie publique autonome. Malgré le déploiement de l'horaire vacances, les TPG réduisent encore plus leur offre afin de ne pas surcharger le trafic, assurer de meilleures cadences et faciliter la gestion du réseau en temps réel selon les situations rencontrées, écrivent-ils.

Le nombre de véhicules en circulation en même temps sur le réseau passe ainsi de 430 à 400. Cette mesure concerne les lignes 5, 6, 8, 19, 20, 22, 23, 25 et 28 qui ont été particulièrement touchées lundi en fin d'après-midi, ainsi que les lignes de tram 12 et 17.

Des lignes transfrontalières qui ne sont pas interrompues à cause des fermetures de douanes sont aussi impactées. La ligne 80, qui va jusqu'à Saint-Julien-en-Genevois (F), n'est désormais exploitée qu'entre Bel-Air et le Bachet-de-Pesay. Dans le secteur de la douane de Meyrin-CERN, d'importantes perturbations affectent la ligne de tram 18 et les lignes de bus 57, 67, 68 et 71.

"D'autres mesures pourraient être prises en fonction du trafic", a souligné Isabel Pereira, porte-parole des TPG. Les 25 postes de douanes exceptionnellement fermés rouvriront dans la nuit de jeudi à vendredi au plus tard. Les délégations présentes au Sommet du G7 doivent repartir mercredi par Genève Aéroport.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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