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Suisse Romande

Le trafic ferroviaire Lausanne-Genève devrait reprendre vendredi

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Une vue sur un trou de la ligne CFF entre Lausanne et Geneve à la suite d'un affaissement survenu en bordure de voie à la hauteur de Tolochenaz. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le trafic ferroviaire Lausanne – Genève devrait être rétabli vendredi, dès le début du service. Cependant, les trains ne pouvant circuler qu’à vitesse limitée, des limitations de capacité sont à prévoir pour plusieurs jours encore.

Suite à un affaissement en bordure de voie, mardi 9 novembre 2021 à 17h10, le trafic ferroviaire sur la ligne Lausanne – Genève est interrompu à la hauteur de Tolochenaz. Les trains Regioexpress effectuent la liaison entre Genève et Allaman et entre Lausanne et Morges. En plus, des trains spéciaux sont ponctuellement mis en service entre Allaman et Genève. Un service de bus de remplacement (35 bus au total) est en place entre Morges et Allaman.

Les équipes de réparation, d’un effectif de 20 personnes chacune, sont mobilisées 24h/24h. Afin de combler les cavités qui se sont formées et de stabiliser le sol au moyen d’injections, les équipes sur place ont coulé plus de 25 mètres cubes de béton. La nuit de mercredi à jeudi, des micropieux ont été installés afin de stabiliser le terrain. Ces travaux se poursuivent toute la journée avec des forages et des travaux de stabilisation de la voie ferrée.

Circulation restreinte dès vendredi matin

Les CFF prévoient de rétablir la circulation des trains à vitesse réduite dès le début du service du vendredi matin 12 novembre. Cette vitesse réduite à l’endroit de l’affaissement (20 km/h) implique cependant une limitation de la capacité de la ligne Lausanne - Genève. Du fait de cette situation, les CFF invitent leurs clients à renoncer aux voyages non essentiels dans la région.

Ainsi, quatre trains par heure et par sens (deux Regioexpress et deux Interregio) pourront assurer la liaison entre Lausanne et Genève au lieu de six en temps normal. Les trains qui font la liaison sans arrêt entre ces deux villes resteront donc supprimés. En trafic régional, la S3 circulera normalement et la S4 sera remplacée par bus entre Morges et Allaman. Des sillons sont également prévus pour le trafic fret.

Selon les estimations actuelles, cette exploitation limitée de la ligne Lausanne - Genève devrait durer au moins jusqu’au mardi 16 novembre prochain. . En effet, la voie ferrée doit être durablement stabilisée dans les prochains jours pour permettre une vitesse d’exploitation plus élevée.

Le personnel CFF - actuellement, quelque 45 assistants clientèle - est présent pour renseigner la clientèle dans les gares de la région. Les clientes et clients sont priés de consulter l’horaire en ligne sur www.cff.ch avant leur voyage. En outre, des informations sont disponibles par téléphone au 0848 44 66 88 (CHF 0,08/min), 24 heures sur 24.

Dédommagements

Depuis le 1er janvier 2021, les voyageurs peuvent recevoir un dédommagement lorsqu’ils parviennent à destination avec au moins soixante minutes de retard. Cette règle s’applique à tous les moyens de transports publics de Suisse. Les titulaires d’abonnements sont également concernés. Les demandes de dédommagement peuvent être déposées en ligne ou auprès de tout point de vente desservi.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

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Hockey

Pas la soirée des Romands

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Marc Wieser inscrit le 3-2 décisif pour Davos contre Fribourg (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Ce ne fut pas la soirée des Romands en National League. Fribourg a été battu par Davos (3-2), Bienne par Langnau (3-1) et Ajoie par Lugano (5-2).

Fribourg et Bienne, trajectoires similaires. Les deux clubs ont enchaîné un quatrième revers de rang. Dans leur antre, les Dragons ont cédé dans le troisième tiers sur un joli effort de Marc Wieser qui a dominé Ryan Gunderson à la 56e.

Avant cela, un doublé de Matej Stransky avait permis aux Grisons de tenir le choc de l'ouverture du score de Killian Mottet (18e). Mais la belle histoire sur le banc des Dragons, c'est bien entendu le 2-2 signé Kevin Etter (36e). Le jeune attaquant fribourgeois de 19 ans a donc marqué son premier but en National League à l'occasion de son premier match. Mais la responsabilité du gardien Aeschlimann est clairement entachée.

Ceci dit, Davos n'a pas volé son succès en tirant 12 fois au but au cours de la troisième période, contre seulement quatre tentatives pour les hommes de Christian Dubé.

Bienne ne gagne plus

Bienne avait l'occasion de relever la tête face à Langnau à domicile, mais les joueurs d'Antti Törmänen se sont pris les pieds dans le tapis (1-3). Et voilà une quatrième défaite consécutive pour les Seelandais alors qu'ils fêtaient le retour de Joren van Pottelberghe dans les cages biennoises.

Les coéquipiers de Gaëtan Haas peuvent se mordre les gants, eux qui ont tiré 44 fois sur la cage de Charlin. Les Tigres ont eux joué le coup à fond en profitant de leur premier power-play. Pesonen y est allé de son doublé pour les Emmentalois.

A noter que les premiers pas de Matthias Rossi avec Langnau ne se passent pas de la meilleure des manières. Face à Fribourg, l'ancien joueur de Gottéron avait touché le genou de Marcus Sörensen. Heureusement pour le Suédois, ce dernier n'a pas manqué de match. Cette fois, Rossi y est allé franchement sur Luca Cunti. Les arbitres ont renvoyé le coupable au vestiaire.

Lugano n'a connu aucun problème pour venir à bout d'Ajoie. Les Tessinois ont rapidement mené 5-0 avant que les Jurassiens ne parviennent à réduire le score en fin de rencontre. Lugano semble s'accrocher à sa 10e place.

Zoug remonte gentiment au classement. Le double champion de Suisse a dominé Berne 4-1 et n'a plus que deux points de retard sur Fribourg, 6e.

Et enfin dans le derby zurichois, Zurich a réussi à repartir de la banlieue avec les trois points. Un succès 4-3 qui doit pas mal à Simon Bodenmann. Le futur ex-joueur des Lions a inscrit un doublé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Le Grand Conseil approuve le plan d'actions du stationnement

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Le Grand Conseil a approuvé le plan d'actions du stationnement 2020-2025 du gouvernement. En réduisant les places sur le domaine public, cette stratégie doit contribuer à diminuer de 40% le trafic motorisé individuel d'ici à 2030 (illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Par 50 oui contre 42 non, le Grand Conseil genevois a approuvé vendredi soir le plan d'actions du stationnement 2020-2025 du gouvernement. En réduisant les places sur le domaine public, cette stratégie doit contribuer à diminuer de 40% le trafic motorisé individuel d'ici à 2030.

"Ce plan d'actions ambitieux s'inscrit dans le plan climat cantonal", a salué la députée verte Marjorie de Chastonay, rapporteuse de majorité. La stratégie du canton prévoit notamment une baisse du nombre de places sur les domaines public et privé, une hausse du prix du macaron et des mesures auprès des entreprises.

La socialiste Caroline Marti a rappelé que le stationnement est un levier puissant pour une transformation profonde des moyens de déplacement. "La baisse du nombre de places pour les voitures favorise la mutualisation des véhicules et le transfert modal", a-t-elle relevé.

"Antidémocratique"

L'UDC s'est fortement opposée à ce plan, sur le fond comme sur la forme. "La baisse drastique des places de stationnement publiques ne s'accompagne pas d'une compensation", a déploré le rapporteur de minorité Christo Ivanov, qui demande des mesures incitatives et non restrictives. Son collègue Stéphane Florey a qualifié la manoeuvre d'antidémocratique: "En cas de vote ce soir, la population n'aura plus rien à dire."

"La politique de l'immobilité est bien plus restrictive que par le passé", a critiqué le PLR Murat-Julian Alder, déplorant la guerre des transports qui sévit à Genève. Pour le député, la gestion de la mobilité ne doit pas être réduite aux seuls objectifs climatiques: "La liberté des modes de transport et donc de mouvement est restreinte."

"S'il y a guerre des transports, c'est peut-être parce que certains campent sur des postures archaïques", a rétorqué le Vert David Martin. Pour Pablo Cruchon, d'Ensemble à gauche, les automobilistes participent à la pollution et au réchauffement climatique. "C'est irresponsable!" a-t-il lancé.

"Réalisme et bon sens"

"La loi prévoit l'élaboration de plans d'actions", a répondu le conseiller d'Etat Serge Dal Busco, en charge du Département des infrastructures, aux critiques de l'UDC et du PLR. En termes climatiques, les déplacements terrestres représentent 27% des émissions de CO2 du canton. Pour le magistrat, il y a toutefois assez d'arguments économiques pour vouloir réduire le trafic individuel motorisé.

"Le trafic est très élevé. Avec une population croissante, ce serait encore pire si aucune mesure n'était prise. Il faut libérer la route pour que ceux qui en ont besoin, notamment les entreprises, puissent circuler. C'est du réalisme et du bon sens", a déclaré le ministre. Or, selon une enquête, 87% des pendulaires disent n'avoir aucune difficulté à trouver une place de stationnement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Vaud: comment cohabiter avec le loup?

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70 bêtes ont été tuées par le loup en terre vaudoise l'an dernier (Photo d'illustration). (©KEYSTONE/DPA/INGO WAGNER)

La Suisse compte 180 loups et une vingtaine de meutes. Et on peut dire qu’ils ont fait parler d’eux ces dernières années. En particulier dans le Jura Nord-vaudois. En cause : les attaques au sein des troupeaux de menu bétail et de bovins, souvent médiatisées. Alors, y-a-t-il une solution miracle pour cohabiter avec le loup ? C’est une enquête d’Isabelle Bertolini.

70 : c’est le nombre de bêtes tuées par le loup dans le canton de Vaud l’an dernier. Un décompte tenu à jour par le Canton. Ces attaques suscitent colère et inquiétude au sein du milieu agricole. Beaucoup ont accueilli avec soulagement la décision récente du Conseil fédéral de faciliter le tir du loup. Une mesure indispensable vu la population croissante, selon Claude Baehler, président de Prometerre.

Claude BaehlerPrésident de Prometerre

L’expérience vaudoise l’a toutefois montré : tirer le loup n’est pas si simple. Il a fallu plusieurs mois pour en cibler un. Sans compter que c’est le chef de meute qui a été abattu au lieu d’un jeune.

Kim Berney est agriculteur à la Vallée de Joux. C’est lui qui a perdu le plus de bovins l’an dernier. Une perte estimée entre 10'000 et 15'000 francs. Et s’il admet que tirer le loup semble une solution incontournable pour cohabiter, il ne cache pas son scepticisme.

Kim BerneyAgriculteur à la Vallée de Joux

L'avis de Kim Berney est partagé par Pro Natura: si tir de régulation il y a, il faut être plus réactif. Antoine Burri, responsable des réserves naturelles pour l’organisation.

Antoine BurriResponsable des réserves naturelles pour Pro Natura

Sécuriser avant tout

Sécuriser les alpages : les défenseurs du loup l’appellent de leurs vœux. D’autant que le canton estime que 15% d'entre eux sont vulnérables. Un chiffre qui grimpe à 25% dans une partie du Jura vaudois. Mais cette solution est-elle viable pour cohabiter ? Non, selon Kim Berney qui pointe du doigt un coût élevé et une lourde charge pour l’agriculteur, qui ne reçoit un subventionnement fédéral que pour les matériaux. Pour l’éleveur, c'est le retour du berger qui pourrait être salvateur. Mais là encore, le coût est un frein. Il faut compter au minimum 3'000 francs par mois pour un berger.

La résignation?

Pour cohabiter, les agriculteurs doivent-ils donc se résoudre à céder une partie de leur bétail au loup ? C’est l’avis d’Antoine Burri de Pro Natura.

Antoine BurriResponsable des réserves naturelles pour Pro Natura

Reste que l’impact psychologique sur les agriculteurs est immense. Après de multiples attaques, Kim Berney s’est résolu à abandonner l’élevage de menu bétail. Maintenant, il compte changer de race de vaches en espérant que le loup sera moins friand de ses nouvelles bêtes. Et l’éleveur de la Vallée de Joux ne cache pas qu’il pense souvent à baisser les bras.

Kim BerneyAgriculteur à la Vallée de Joux

Mieux indemniser pour cohabiter

Un découragement qui préoccupe Claude Bahler de Prometterre. Il admet s’inquiéter pour l’avenir de l’agriculture de montagne. Pour lui, on ne peut demander aux éleveurs un tel sacrifice sans une meilleure indemnisation. Pour exiger la cohabitation, il faut donc délier les cordons de la bourse. Actuellement les éleveurs ne touchent qu’une partie du prix de la bête tuée. Toutes les pertes associées ne sont pas couvertes. Et si des discussions sont en cours, notamment avec le Canton, elles sont mal engagées selon Claude Baehler.

Claude BaehlerPrésident de Prometerre

Claude Baehler ouvre un autre chapitre : la cohabitation entre bétail et loups. Stressé, les bovins notamment changent de comportement. Et nombre d’agriculteurs s’inquiètent d’un éventuel accident avec des promeneurs qui se baladeraient sur un alpage. Accident qui relèverait de la responsabilité de l’agriculteur. Faudrait-il alors fermer les alpages au public ? La question est dans beaucoup d’esprits.

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Suisse Romande

Vers un Valais à plus de 400'000 habitants en 2050

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Selon les projections, le Valais passera la barre des 400'000 habitants en 2041. (archives). (© KEYSTONE/OLIVIER MAIRE)

Les projections démographiques décrivent un Valais avec 415'190 habitants en 2050, soit quelque 60'000 de plus qu'actuellement. La croissance de la population, vieillissante, va faiblir.

La population valaisanne s'établit à 353'209 habitants au 31 décembre 2021. Selon les projections réalisées par le service cantonal de statistique et de péréquation (SSTP), elle atteindra 415'190 habitants en 2050, soit une hausse de 62'000 habitants environ en 29 ans, indique vendredi l'Etat du Valais dans un communiqué.

Si entre 2011 et 2020, le taux de croissance annuel moyen de la population s'élevait à 1,1%, les projections montrent qu'il devrait ralentir au fil du temps passant de 0,8, à 0,5 puis à 0,4% jusqu'en 2050, précise à Keystone ATS Hugo Mabillard, collaborateur scientifique au SSTP.

En terme de population résidante permanente, on passe d'une augmentation de 44'623 habitants entre 2000 et 2010 à une augmentation moindre de 15'810 habitants entre 2040 et 2050 francs. La barre des 400'000 habitants sera franchie en 2041.

Solde naturel négatif

L'affaiblissement de la croissance s'explique notamment par le nombre de décès qui devrait, pour la première fois en 2030, être plus important que le nombre de naissances. "Cela est dû à la fois au nombre de naissances qui continuera de baisser et à une augmentation du nombre de décès", avec l'arrivée des "baby-boomers arrivant à un grand âge", note le canton.

"L’indice conjoncturel de fécondité est actuellement de 1,5 enfant par femme. Il baissera au cours des prochaines années, notamment en raison de la proportion toujours plus importante de femmes qui entament de longues études, ce qui conduit au report des naissances, jusqu’à atteindre 1,39 en 2031, puis remontera progressivement pour se stabiliser à 1,48 dès 2049", complète l'Etat du Valais.

Grâce à la migration

Malgré tout, la population du canton continuera à croître grâce aux mouvements migratoires. Les arrivées dans le canton resteront en effet supérieures aux départs.

La population devrait croître dans tous les districts, à l'exception de Conches dans le Haut-Valais (-0,3%). En ce qui concerne les régions, le Bas-Valais connaîtra une croissance légèrement plus élevée que l’ensemble du canton, suivi du Valais central et du Haut-Valais.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

OMC: les Etats-Unis font appel de la décision favorable à la Suisse

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Les Etats-Unis ont interjeté appel après que le tribunal d'arbitrage avait donné raison à la Suisse après une plainte auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Genève (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les Etats-Unis font appel de la décision des arbitres de l'OMC favorable à la Suisse sur les taxes américaines sur l'acier et l'aluminium. Le blocage du fonctionnement du tribunal d'appel pourrait retarder un nouvel arrêt pendant longtemps.

Le président de l'organe chargé des disputes à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), l'ambassadeur du Botswana Athaliah Lesiba Molokomme, a annoncé cette décision lors d'une réunion vendredi, a dit un responsable de l'institution. Les Etats-Unis ont aussi interjeté appel contre la Chine, la Turquie et la Norvège.

Le tribunal d'arbitrage avait donné raison il y a un peu plus d'un mois à ces quatre pays après des plaintes déposées en 2018. Les droits additionnels de 25% sur les produits en acier et de 10% sur les produits en aluminium décidés par l'ex-président américain Donald Trump violent des engagements des Etats-Unis, selon lui. La même remarque s'applique aux produits dérivés de ces composantes.

A l'image de plusieurs autres acteurs, la Suisse avait dénoncé comme inéquitable la politique protectionniste américaine. Les marchandises concernées totalisaient une valeur à l'exportation de plusieurs dizaines de millions de francs par an, alors que le Conseil fédéral avait lui décidé de ne pas appliquer des mesures de rétorsion.

Le tribunal d'arbitrage avait aussi estimé qu'aucune guerre ni tension internationale ne justifiait de s'appuyer sur des raisons sécuritaires pour augmenter les tarifs douaniers comme l'ont fait les Etats-Unis. Il demandait à ceux-ci de se conformer à leurs obligations en supprimant les dispositifs qui pourraient les violer.

La procédure devant le tribunal d'arbitrage avait pris quatre ans. Celui-ci avait mentionné la pandémie, puis la complexité de l'affaire pour expliquer les différents délais.

Tensions commerciales avec la Chine

Toutes les plaintes des différents pays contre les Etats-Unis avaient été regroupées pour faciliter leur évaluation. Pour Berne, cette requête auprès de l'organisation était "importante". Elle ne constituait que la seconde qu'elle lançait en plus de 20 ans d'OMC.

Parmi les pays ciblés, les Etats-Unis s'en étaient surtout pris à la Chine, déclenchant une guerre commerciale qui avait duré de longs mois entre les deux pays. Pékin avait décidé de rétorsions, avant qu'un apaisement ne soit trouvé entre les deux puissances.

La Suisse, comme d'autres acteurs, a toujours admis que la "surcapacité" chinoise visée par Washington constituait "une réelle inquiétude". Mais celle-ci ne doit pas être réglée par des moyens en violation des accords de l'OMC, disait-elle. Les Etats-Unis rétorquaient eux qu'aucune juridiction internationale ne doit se prononcer sur des mesures qu'ils prennent pour des motivations sécuritaires.

Milliards de dollars

Certes, ils avaient ensuite attribué plus de deux tiers d'exemptions sur les exportations suisses. Mais la décision américaine avait aussi provoqué des répercussions sur la politique européenne, affectant par conséquent les importations et exportations suisses depuis le marché européen.

Avec Pékin, les tensions étaient elles montées assez rapidement. Washington avait imposé des droits de douane supplémentaires sur 250 milliards d'importations chinoises au total. Pékin avait ensuite lancé des taxes sur un total de 110 milliards de dollars (environ 109 milliards de francs) de marchandises américaines.

La décision américaine relayée vendredi fait face désormais à un problème institutionnel. L'organe d'appel n'est plus opérationnel depuis que Donald Trump a bloqué la nomination des juges, une décision maintenue par Joe Biden. En juin dernier, les Etats membres se sont engagés lors de la ministérielle de Genève à rétablir un système fonctionnel d'ici 2024. En attendant, l'appel ne sera pas examiné dans le cadre de l'organisation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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