Suisse Romande
Office valaisan de l'asile: trois partis demandent des comptes
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Trois partis (NEO et les UDC du Valais romand et du Haut-Valais) ont demandé des comptes jeudi au Grand Conseil valaisan suite aux graves dysfonctionnements signalés dans la gestion de l'Office de l'asile par le Service de l'action sociale (SAS). Leurs postulats n'ont toutefois pas été validés par la majorité du plénum.
Selon le rapport 2024 de l'Inspection cantonale valaisanne des finances (IF), près de 600 prestations médicales ont été payées deux fois en 2023, pour un montant total de 200'000 francs. Le phénomène s'est renouvelé en 2024, avec 180 cas supplémentaires et des factures en doublon récemment identifiées portant sur une septantaine de factures en sus payées deux fois.
Dans son rapport, l'IF souligne que "comme déjà relevé dans notre dernier rapport de 2017, nous avons constaté plusieurs non-respects des compétences financières pour l'engagement des dépenses". Aussi, d'importants retards dans la comptabilisation des comptes de liquidités ont été constatés.
Retard sur l'enregistrement de tickets
Le 5 décembre 2023, la comptabilité affichait un solde de caisse d'environ 636'000 francs alors que les espèces en caisse étaient, en réalité, de 2000 francs. Un retard considérable avait été accumulé sur l'enregistrement des sorties de caisse, ce qui a amené l'Office de l'asile (OASI) à comptabiliser plusieurs milliers de tickets de caisse pour un total de 300'000 francs en une seule écriture à fin janvier 2024.
De plus, l'ancien responsable du système informatique LORA, parti à la retraite, a été réengagé comme consultant externe via sa propre société, sans contrat formel pendant plusieurs mois. Un montant de 177'000 francs lui a été versé, dépassant le plafond annuel autorisé.
Procès perdu
Le rapport avait en outre attiré l'attention sur l'utilisation problématique du Fonds cantonal pour l'intégration socio-professionnelle: l'OASI l'a utilisé pour financer des mesures dans le domaine de l'asile, alors que ce fonds est explicitement réservé aux bénéficiaires de l'aide sociale et/ou aux personnes en situation de handicap.
"Cette interprétation excessive du cercle des bénéficiaires va à l'encontre de la volonté du législateur et nécessite une clarification urgente", selon l'IF.
Enfin, dans le traitement d'une dénonciation pénale déposée par le SAS contre un bénéficiaire de prestations de l'aide sociale obtenues illicitement pour plus de 200'000 francs, le Tribunal de Sion a relevé la faiblesse dans la gestion du dossier par le SAS. En conséquence, il a dû acquitter les prévenus ayant touché des prestations à tort durant 8 ans.
Un audit externe indépendant?
Pour le groupe UDC du Valais romand, la comptabilité de l'office doit être transmise à l'administration cantonale des finances ou à tout autre organe compétent. Il demandait le lancement d'un audit externe indépendant portant sur la gestion de l'OASI et plus largement sur la gestion du Service de l'action sociale.
Enfin, il prônait une révision immédiate du règlement d'utilisation du Fonds cantonal pour l'intégration socio-professionnelle "afin de garantir une stricte application de la loi et de la volonté du Grand Conseil, en excluant clairement le domaine de l'asile de ce fonds."
Mandater une entreprise spécialisée?
De son côté, l'UDC du Haut-Valais invitait le Conseil d'Etat "à prendre immédiatement des mesures efficaces à l'Office de l'asile afin de remédier aux manquements constatés, de clarifier les responsabilités et d’empêcher d'autres dommages."
Le groupe NEO a également déposé un postulat sur le sujet, se montrant un peu moins virulent. "Nous prions le Conseil d'Etat de mandater une entreprise spécialisée en administration financière et en gestion des RH pour réorganiser avec professionnalisme l'Office de l'asile, le remettre sur la bonne voie et prendre des mesures pour corriger immédiatement les processus qui dysfonctionnent. Il s'agira de définir les processus et les responsabilités pour garantir une gestion administrative fluide."
"Aucune perte financière"
Lors du débat, Carole Morisod (Les Vert-e-s) a rappelé que "l'Etat du Valais n'a subi aucune perte financière" dans cette affaire. Fabienne Zufferey-Cardona (Le Centre du Valais romand) a rappelé "qu'une enquête en cours menées par la COGEST", la commission de gestion du Grand Conseil.
Derrière les deux textes de l'UDC, "il y a une fois encore la défiance de l'UDC envers la politique de l'asile, tant au niveau cantonal que national", a ajouté Anne-Laure Secco (PS).
Au vote, les trois postulats ont été largement refusés.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Genève se prépare à l'arrivée du fentanyl avec un plan cantonal
Genève se prépare à faire face à l'éventuelle arrivée du fentanyl et d'autres opioïdes de synthèse. Le Conseil d'Eat a adopté mercredi un plan cantonal de prévention et de gestion.
Ce plan vise à renforcer la préparation des autorités et de l'ensemble des acteurs concernés, a indiqué mercredi le gouvernement à l'issue de sa séance hebdomadaire. Il cherche à prévenir la diffusion des opioïdes de synthèse dans le canton, à améliorer leur détection précoce sur le marché noir et à limiter les risques sanitaires qui leur sont associés.
Ces substances sont produites chimiquement et peuvent être jusqu'à 50 à 250 fois plus puissantes que l'héroïne. Or leur microdosage les rend difficile à détecter et augmente fortement les risques d'overdose mortelle et de dépendance, écrit le Conseil d'Etat.
Dès lors, la diffusion de la naloxone, un renforcement de l'information et la formation du public comme des professionnels doivent permettre de réduire les décès par overdose. Le plan vise aussi à consolider la prise en charge sanitaire, sociale et sécuritaire des consommateurs. Les mesures se déploient selon trois niveaux de gravité: veille, alerte et épidémie.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse Romande
La Foire du Valais scelle une capsule temporelle pour son 100e
La Foire du Valais a choisi d'enterrer une capsule temporelle destinée à être ouverte en 2060, soit à l'occasion de sa 100e édition. Pour sa direction, il s'agit d'un geste adressé aux générations futures.
Pensée comme un témoignage vivant de ce qu’est la Foire aujourd’hui - ses valeurs, ses visages, son esprit et ses rêves - "cette capsule rassemble des objets, documents et messages emblématiques de la 65e édition et de l’histoire de la manifestation dans son ensemble", précise l'Association de la Foire du Valais dans un communiqué diffusé mercredi.
Le réceptacle contient 35 dessins réalisés par les classes de Martigny, sur le thème "La Foire en 2060"; le journal officiel de la 65e édition; l’affiche 2025 de la manifestation ainsi qu’une affiche retraçant les 65 éditions.
Une forme d'hommage
On retrouve également dans cette capsule des mots personnels des membres du comité, des exposants de la première heure et des sociétés fondatrices; des objets collector (t-shirts, chaussettes, verres, tatouages, autocollants), des bouteilles de vin, des documents internes, des photos et des cartes postales.
Cette capsule temporelle est à la fois un hommage à celles et ceux qui ont façonné la Foire du Valais depuis 1960 et un écho à son inscription au patrimoine culturel immatériel valaisan.
"La Foire du Valais est une pratique vivante portée par ses organisateurs, ses exposants et son public, qui est transmise de génération en génération", estiment ces organisateurs. "En scellant cette capsule, l’Association adresse un message à celles et ceux qui prendront le relais: la Foire n’est pas un héritage figé, mais un bien commun, appelé à évoluer avec son temps tout en restant fidèle à son identité."
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
60 ans d'écoute au 143: La Main Tendue lance un appel au recrutement
Avoir une personne à qui parler, quel que soit le sujet, quand on a besoin. C’est la mission de La Main Tendue depuis 60 ans dans le canton de Vaud. Environ 60 bénévoles se relaient 24 heures sur 24, 365 jours par année au poste vaudois. Aujourd'hui, l'association à but non lucratif lance un appel au recrutement. Sophie Vassutine a rencontré l'une des répondantes. Reportage.
Depuis six décennies, le 143 est le numéro de l’ombre qui éclaire les nuits et les jours des Vaudois en détresse ou simplement en quête d'une oreille attentive. Alors que l'institution fête son 60e anniversaire, Mélina Blanc, directrice de la Main Tendue Vaud, lève le voile sur les coulisses de cet engagement bénévole unique et lance un appel pour recruter les futurs visages de l'écoute.
« Notre rêve, c'est que sur ce canton personne ne puisse dire : "je n'ai personne à qui parler" ». C’est par ces mots que Mélina Blanc, directrice de la Main Tendue Vaud et responsable de formation, définit la mission de l'organisation. Fondée il y a 60 ans, la structure répond aujourd'hui à une moyenne de 90 appels par 24 heures, soit environ 33 000 échanges par an uniquement pour le canton de Vaud.
« Notre rêve, c'est que personne ne puisse dire : "je n'ai personne à qui parler" ».
L’anonymat comme espace de liberté
Une règle d'or à La Main Tendue : l’anonymat absolu, tant pour l’appelant que pour le répondant.
« Cet anonymat est très précieux. Il y a des choses qu’on n'a pas forcément envie de confier en étant rattaché à sa personne », explique Mélina Blanc. Cette neutralité offre une étape cruciale pour ceux qui ne sont pas encore prêts pour des démarches concrètes ou médicales.
Dans les bureaux lausannois, l’écoute ne se limite pas à la prévention du suicide, bien que ce soit la base historique de l'institution. On y appelle pour l’isolement, certes, mais aussi pour tout besoin de parler. « L’idée, c’est d’avoir une personne à qui parler quand on en a besoin, 24 heures sur 24, 365 jours par an ».
Dans les coulisses de l’écoute
Devenir répondant ne s’improvise pas. Entre 50 et 60 bénévoles se relaient actuellement pour assurer la permanence. Pour rejoindre leurs rangs, un processus de sélection rigoureux et une formation de base de huit à neuf mois sont nécessaires. « L’écoute de l’autre passe par l’écoute de soi. Si on n'est pas au clair sur nos réactions, on ne va pas pouvoir être aidant dans l’écoute ».
« L’écoute de l’autre passe par l’écoute de soi. Si on n'est pas au clair sur nos réactions, on ne va pas pouvoir être aidant dans l’écoute ».
Une fois en poste, les bénévoles ne sont jamais livrés à eux-mêmes. Une supervision obligatoire toutes les deux semaines permet de digérer l'impact émotionnel des récits entendus. Mélina Blanc souligne l'humilité nécessaire à ce rôle : « On n'est pas des experts qui vont orienter à tout prix ou fournir des solutions toutes prêtes. On est plutôt dans une posture de chercheur. On cherche ensemble des pistes ».
Du téléphone au chat : l’IA s’invite au 143
L'association propose aussi un service par courrier électronique, avec une réponse dans les 48h. Face à la demande, l’association est aussi en train de développer son service de chat pour la suisse romande.
Si le téléphone reste le pilier, fait surprenant, l'intelligence artificielle devient un allié inattendu. « Il y a des gens qui nous appellent en nous disant : "C'est l’IA qui m’a dit de vous appeler" », s'amuse la directrice.
Une séance d'information à Lausanne
Pour assurer la pérennité de ce service essentiel, la Main Tendue Vaud est en quête permanente de répondants. Une soirée d’information a lieu demain, jeudi 26 mars, à 20h00 à la Haute École de Travail Social et de la Santé (HETSL) à Lausanne. L’occasion de découvrir une activité où, selon Mélina Blanc, « chaque personne est experte d’elle-même » et où le répondant n'est là que pour faire émerger ces ressources.
Interview réalisée par Sophie Vassutine
Adaptation web avec IA
Genève
Genève propose une alternative à l'arrachage des vignes
Face à la crise majeure de la viticulture suisse, Genève veut mettre en place une alternative à l'arrachage des vignes. Le canton versera 18'000 francs par hectare et par an pour l'entretien des parcelles, mais sans obligation de production de raisin. Objectif: maintenir des surfaces viticoles.
Cette aide concernera au maximum 10% des surfaces viticoles déclarées, a indiqué mercredi le Conseil d'Etat à l'issue de sa séance hebdomadaire. Elle passe par une adaptation de la réglementation cantonale sur la vigne et les vins qui reprend les dispositions d'un projet de loi du PLR débattu vendredi en urgence au Grand Conseil.
Or ce texte, qui prévoyait un financement par le biais d'une subvention cantonale d'investissement, n'était pas compatible avec les normes comptables, avait alors relevé le conseiller d'Etat Nicolas Walder, en charge du Département du territoire. Le magistrat n'a donc pas demandé le vote final, mais il a promis aux députés de faire en sorte que les mesures proposées puissent entrer en vigueur rapidement.
Outre une modification de la réglementation, le gouvernement a soumis mercredi à la commission des finances une demande de crédit supplémentaire de 2,3 millions de francs au titre de subvention pour 2026. Cette demande s'ajoute à celles, déjà déposées, de 1,2 million pour l'arrachage temporaire des vignes et de 600'000 francs pour le système de bons HoReCa de promotion des boissons genevoises auprès des cafés et restaurants.
Aide transitoire
Le projet de loi proposait une aide transitoire de deux ans "pour conserver l'outil de production, dans l'espoir que Berne baisse les contingents de vins venant de l'étranger", relevait vendredi son auteur, Geoffray Sirolli. Le canton de Genève compte près de 1400 hectares de vignes, issus d'investissements sur des décennies. C'est un élément structurant du paysage et du patrimoine cantonal.
Or plus de 90% du vignoble se situe en zone viticole protégée, ce qui signifie que ces surfaces ne peuvent pas être reconverties en d'autres cultures, rappelait le député. Par ailleurs, la loi impose l'entretien des vignes pour éviter les risques phytosanitaires.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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