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Suisse Romande

RHNe: transfert de patients pour désengorger les soins intensifs

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Les patients Covid aux soins intensifs restent nettement plus longtemps que les autres dans le service. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le Réseau hospitalier neuchâtelois, qui est à flux tendus malgré une hausse du nombre de lits, peut compter sur la solidarité intercantonale et a transféré cinq patients la semaine dernière dans d'autres hôpitaux romands. La pédiatrie est également sous tension.

"Nous avons transféré la semaine dernière cinq patients, dont quatre Covid au CHUV, à Payerne (VD) ou à Fribourg", a déclaré mardi lors d'une visite à la presse Dumeng Décosterd, médecin-chef des soins intensifs du Réseau hospitalier neuchâtelois (RHNe). "Il y a une bonne coordination intercantonale et des discussions ont lieu deux fois par semaine"

La solidarité fonctionne dans les deux sens car en novembre, le RHNe a accueilli durant l'entier du mois deux patients bernois. "Et dès qu'on le peut, on fait revenir dans nos murs les patients neuchâtelois", a ajouté Dumeng Décosterd.

Actuellement, il y a cinq patients Covid - dont quatre intubés - sur les dix lits des soins intensifs. La moyenne d'âge des patients a vraiment baissé et tourne autour de 50-65 ans. "Les 90% des patients aux soins intensifs ne sont pas vaccinés", a expliqué Marie-Laure Jacquot-Pegeot, infirmière-cheffe du service.

Dispositif adapté

"Le canton de Neuchâtel a beaucoup de lits soins intensifs en proportion de sa population, mais le RHNe est engorgé car les patients Covid nécessitent plus de temps aux soins intensifs et plus de soins", a expliqué Dumeng Décosterd. Au total, l'établissement recense actuellement 51 patients Covid.

Face à cette nouvelle vague, le RHNe a pourtant adapté son dispositif et a fait passer son nombre de lits de 330 à près de 400. Le nombre de lits en soins continus est monté de quatre à huit à La Chaux-de-Fonds, une unité Covid de 24 lits a été ouverte sur ce site et une autre ouverte à Neuchâtel, a ajouté Marie-Laure Jacquot-Pegeot. Le nombre de lits ventilés est passé de six à huit aux soins intensifs. "La mise en place de ce dispositif a déjà nécessité de nombreux engagements", a-t-elle précisé.

Et pourtant en parallèle, l'établissement doit faire face à des départs et à un absentéisme plus élevé qu'habituel, en lien avec la pandémie (burn-out, fatigue, lassitude, quarantaine). La situation est particulièrement tendue aux soins intensifs avec 13 départs en une année, le double d'une année normale. L'absentéisme y atteint 10 à 15%, contre 6% en moyenne dans l'institution.

Les virus saisonniers compliquent la donne

Face à cette situation, le RHNe a dû reporter des interventions lourdes, qui nécessitent des passages aux soins intensifs. L'hôpital n'a toutefois pas stoppé toutes les opérations non urgentes, comme au début de la pandémie, car de nombreux reports ont été dommageables pour le patient.

La situation est aussi particulièrement tendue en pédiatrie, malgré l'arrivée d'un médecin-assistant et l'effort de recrutement de soignants. "Les consultations se montent à 60-100 en moyenne par jour, contre 40 en temps normal. En plus du Covid-19, tous les virus saisonniers circulent en même temps", a expliqué Laurence Racine, médecin-cheffe de pédiatrie.

Les 15 lits de pédiatrie sont pratiquement tous occupés, dont un par un enfant qui a le Covid-19. "Depuis le début de la pandémie, on a dû transférer 15 à 20 enfants avec Covid aux soins intensifs pédiatriques d'autres hôpitaux", a ajouté Laurence Racine.

Si le Père Noël passera mercredi dans les chambres des enfants hospitalisés, les responsables redoutent l'arrivée des fêtes et la fermeture de plusieurs cabinets, qui pourraient faire affluer les patients aux urgences pédiatriques.

Aux soins intensifs, on craint les effets du variant Omicron. "La prise en charge médicale ne change pas, mais l'avenir nous dira si on a la capacité d'accueillir tous les cas", a conclu Dumeng Décosterd.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

St-Cergue (VD): homme gravement blessé pour une affaire de parking

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La police vaudoise a interpellé l'homme qui a frappé un octogénaire pour une affaire de parking à St-Cergue (image symbolique). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Une altercation pour une affaire de stationnement a dégénéré dimanche à St-Cergue (VD). Un employé communal, âgé de 80 ans, a été frappé et conduit au CHUV dans un état jugé préoccupant.

La victime a été retrouvée inanimée dans la rue, au centre de St-Cergue. Des premiers éléments de l'enquête, elle aurait reçu un coup de poing et serait tombée au sol inconsciente, indique lundi soir la police vaudoise dans un communiqué.

L'autre protagoniste a été interpellé sur place. Cet homme de 39 ans, domicilié dans la localité, a été conduit au Centre de la police de la Blécherette à Lausanne, où il a été entendu par des inspecteurs. Le Ministère public a ouvert une enquête.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Grand Conseil

Pour ou contre le salaire minimum: les députés vaudois devront se prononcer

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Arnaud Bouverat est le secrétaire régional du syndicat UNIA et coprésident du comité d’initiative pour l'instauration du salaire minimum légal cantonal à 23 francs de l'heure. Ici au Grand Conseil vaudois, à Lausanne (photo d'illustration). (© KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Le salaire minimum légal de 23 francs l'heure sera au centre des discussions lors des prochaines séances du Grand Conseil vaudois. Les députés devront se pencher sur deux initiatives en ce sens déposées en 2023 par la gauche, les syndicats et une vingtaine d’associations. Le Conseil d’État, lui, s’y oppose.

Les débats sur l’instauration du salaire minimum vaudois sont lancés. Au parlement, les députés devront se pencher sur deux initiatives populaires déposées en 2023 par la gauche, les syndicats et une vingtaine d’associations. Les deux initiatives ont chacune réunie plus de 16'000 signatures. La première vise à ancrer le principe dans la Constitution vaudoise (initiative constitutionnelle). La deuxième prévoit une nouvelle loi avec un salaire minimum obligatoire de 23 francs de l’heure (initiative législative). Le Conseil d’État s’y oppose avec un contre-projet qu’il juge « plus équilibré » et qui introduit des exceptions ciblées selon les branches. Mais pour les initiants, chacun doit pouvoir vivre dignement de son travail. Et pour cela, le salaire minimum doit primer sur les conventions collectives de travail (CCT), selon Arnaud Bouverat, secrétaire régional du syndicat UNIA, coprésident du comité d’initiative et député socialiste au Grand Conseil vaudois.

Arnaud Bouverat Député socialiste

Pour les initiants, le contre-projet du Conseil d’État "vide quasiment de sa substance l’existence d’un salaire minimum", ceci alors que son instauration aurait un impact non seulement pour la population mais aussi l'économie.

Arnaud Bouverat Député socialiste

« D'après les projections, a peu près deux tiers des bénéficiaires seront des femmes.»

Le contre-projet du Conseil d’État privilégie le partenariat social et les conventions collectives de travail (CCT) : il craint des effets négatifs sur l’emploi. Mais pour les initiants, les effets de l’instauration du salaire minimum sur le marché du travail sont bénéfiques, en particulier pour les femmes.

Arnaud Bouverat Député socialiste

Les députés vaudois vont poursuivre le débat sur les deux initiatives populaires demandant l'instauration d'un salaire minimum. Pour les traiter, le Conseil d'État soumet au plénum deux projets de décret, un projet de loi ainsi qu'un contre-projet.

En Suisse, cinq cantons ont déjà franchi le pas: Neuchâtel, Jura, Genève, Tessin et Bâle-Ville. Le processus a aussi été lancé dans les cantons du Valais et de Fribourg. En février, Bâle-Campagne et Soleure ont rejeté deux initiatives sur le sujet.

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Lausanne

Feu sur un toit à la rue du Bugnon en raison de travaux

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Un feu a pris sur le toit du bâtiment de la rue du Bugnon 19 à Lausanne, provoquant des restrictions de circulation (photo d'illustration). Personne n'a été blessé. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Un incendie s'est déclaré lundi vers 13h30 sur le toit d'un bâtiment de laboratoires de recherche à la rue du Bugnon à Lausanne. Le feu est sous contrôle. Par mesure de précaution, une cinquantaine de personnes ont été évacuées. Aucune n'a été blessée ni incommodée.

Le feu a pris en raison de travaux sur le toit du bâtiment qui fait partie du complexe du CHUV, a indiqué un porte-parole de la police de Lausanne à Keystone-ATS. Les sapeurs-pompiers du Service de protection et sauvetage Lausanne (SPSL) sont rapidement intervenus. Les quelque 50 personnes évacuées l'ont été en grande partie par leurs propres moyens ou avec l’appui du service de sécurité du CHUV.

En raison de l’intervention, des restrictions de circulation ont été mises en place sur la rue du Bugnon dans le sens de la montée. Une déviation a été instaurée depuis la place de l’Ours par l’avenue de Béthusy, précise la police.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Sembrancher: la Maison de la santé va bénéficier d'une extension

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L'extension de la Maison de la santé à Sembrancher est estimée à 8,5 millions de francs (photo d'illustration). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Inaugurée en 2016, la Maison de la santé de Sembrancher (VS) va bénéficier d'une extension. Des travaux en ce sens ont débuté, ce lundi. Leurs coûts se montent à 8,5 millions de francs.

Situé sur le terrain jouxtant les trois autres bâtiments, cette nouvelle surface est construite par l’Association Maison de la santé du Grand Entremont, composée des communes de Bovernier, Sembrancher, Val de Bagnes, Orsières, Liddes et de Bourg-Saint-Pierre.

Il y a dix ans, cette maison de la santé avait vu le jour, "afin d’anticiper le risque de pénurie de médecins de premier recours dans la région, un risque d’autant plus marqué dans les zones périphériques", a rappelé l'association lundi dans un communiqué. Deux autres bâtiments ont ensuite vu le jour, hébergeant des cabinets de prestataires du paramédical.

Doté d’un héliport et d’une ambulance, le centre assure des consultations de médecine générale quotidiennes et la prise en charge des consultations urgentes de l’Entremont en journée pour les plus de 16’000 habitants du secteur, et la nuit pour les partenaires institutionnels, tels que les EMS et CMS. Plusieurs médecins ont déjà fait part de leur intérêt à intégrer la nouvelle structure, dont plusieurs pédiatres.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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