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Suisse Romande

Un an après le début du conflit, 700 élèves accueillis en Valais

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Durant les heures de soutien pour l'apprentissage du français en Valais, les élèves ukrainiens sont amenés à mettre en pratique la langue, via des mises en scène de dialogues de la vie quotidienne. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Près d'un an après le début du conflit en Ukraine, quelque 700 enfants ont été intégrés au sein de l'école valaisanne. Un défi pour les enseignants, les établissements et le département, ont souligné ceux-ci lundi lors d'un point presse à Fully (VS).

"En classe, j'utilise régulièrement du langage non-verbal, comme des pouces en l'air ou des smileys", explique Christelle Dorsaz, en charge de 6H à l'école primaire de Fully. Pour traduire certaines consignes de mathématiques par exemple, elle recourt parfois à un service de traduction en ligne.

Parmi les 750 élèves du centre scolaire primaire de Fully, treize sont arrivés d'Ukraine. Ils ont été intégrés dans treize classes différentes. Cette répartition est, dans la mesure du possible, la même pour tous les élèves allophones du canton qui privilégie une politique d'immersion. Environ dix heures par semaine, ils bénéficient aussi de cours de soutien supplémentaires pour l'apprentissage du français par petits groupes.

Durant ces heures, il s'agit surtout de s'exprimer, de mettre en pratique la langue de Ramuz via des activités ludiques, détaille Baptiste Grange, en charge du soutien aux élèves ukrainiens au sein du cycle d'orientation de Fully. Il peut y avoir une grande hétérogénéité entre celles et ceux qui se débrouillaient déjà en français ou en anglais avant d'arriver et les autres, poursuit-il. "Le défi, c'est qu'ils puissent tous progresser à leur rythme".

Immersion

L'école valaisanne, qui mise depuis longtemps sur l'intégration par l'immersion, est rodée à l'exercice, souligne le chef du Service de l'enseignement Jean-Philippe Lonfat. A l'échelle du canton, les élèves allophones représentent en moyenne un peu moins de 3% des élèves (environ 1000) de la scolarité obligatoire. Cette année, avec le conflit en Ukraine et la hausse généralisée des flux migratoire, ce pourcentage atteint plus de 4,5 (1600 élèves).

Tout l'enjeu est là pour le département de la formation: s'assurer que le dispositif soit pragmatique et suffisamment flexible pour que les nouveaux venus puissent s'intégrer en classes, puis dans la société. Mais aussi pour que tous les élèves reçoivent un enseignement de qualité, ajoute Jean-Philippe Lonfat.

Les situations sont donc analysées au cas par cas, comme dans les établissements intercommunaux de la vallée d'Illiez, à Nendaz ou à Martigny, qui ont été fortement sollicitées dernièrement. "On trouve des solutions sur mesure, selon les contextes locaux", abonde Mireille Fournier, collaboratrice au service de l'enseignement en charge de la scolarisation des élèves ukrainiens.

Une psy à disposition

Depuis l'automne dernier, les enfants peuvent aussi compter sur les services d'une psychologue ukrainienne itinérante, complète Mireille Fournier. Certains des enfants arrivent avec un vécu traumatique lourd à porter et il est important qu'ils puissent être suivis dans leur langue maternelle.

Dans le détail, près de la moitié des 700 élèves ukrainiens fréquentent l'école primaire, environ 20% le cycle d'orientation et le tiers restant les classes d'accueil et d'intégration du Service de la formation professionnelle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Vaud et Fribourg: nouvelle opération "Coup de balai"

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Vaud et Fribourg organisent une nouvelle opération "Coup de balai" en fin de semaine prochaine (image symbolique). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Comme chaque année, les cantons de Vaud et Fribourg organisent une opération "Coup de balai", vendredi et samedi prochains. A ce jour, 117 actions de ramassage de déchets sauvages sont annoncées, 90 en terre vaudoise et 27 sur sol fribourgeois.

En plus des communes, écoles et associations engagées, la population est invitée à rejoindre une action proche de chez elle, en consultant la carte sur www.balai.ch.

L'objectif est évidemment de nettoyer, mais aussi préventif. "Ramasser des déchets permet de prendre conscience de leur dispersion, de leur impact sur la nature. C'est aussi un levier de réflexion sur nos habitudes de consommation et sur l'importance de la réduction des déchets", indiquent les organisateurs dans un communiqué.

Le "Coup de balai" est une initiative du Service de l’environnement de l’Etat de Fribourg et de la Direction générale vaudoise de l'environnement, en collaboration avec la Coopérative romande de sensibilisation à la gestion des déchets.

www.balai.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

"On ne peut pas tout prévenir", affirme le procureur sur Chiètres

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Raphaël Bourquin, procureur général du Ministère public du canton de Fribourg, apporte des précisions sur l’enquête en cours après le drame de Chiètres. (© KEYSTONE/EPA/CYRIL ZINGARO)

Le procureur général du canton de Fribourg Raphaël Bourquin ne met pas le drame de Chiètres, qui a fait six morts et cinq blessés, sur le compte de la fatalité. "Tout a été mis en ½uvre et la prévention fonctionne. Mais on ne peut pas tout prévenir", estime-t-il.

"En l’occurrence, nous sommes confrontés à un cas atypique et il s’agit d’un acte isolé", a indiqué Raphaël Bourquin dans une interview parue vendredi dans La Liberté. Ce dernier y revient sur le fait que l’individu qui s’est immolé par le feu mardi soir, avec l'incendie d'un car postal, était recherché par la police bernoise.

"Il s’agit d’une procédure entre les polices cantonales et la collaboration fonctionne très bien", relève le procureur général. "L’individu en question n’était pas recherché depuis longtemps. Est-ce qu’il fallait diffuser cette information au-delà des frontières? Je ne suis pas convaincu", avance-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Lausanne se penche sur le racisme dans l'espace public

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La 20e Semaine d'actions contre le racisme (SACR) à Lausanne se tient du 16 au 25 mars prochain (photo symbolique). (© Keystone/CHRISTIAN BEUTLER)

Comme d'autres villes, Lausanne lance sa 20e Semaine d'actions contre le racisme (SACR). Dès lundi et jusqu'au 25 mars, la Ville et ses partenaires proposeront tables rondes, expositions, performances, films et ateliers, soit plus de 40 événements sur le thème du racisme dans l'espace public.

"Cette thématique invite à s'interroger sur la notion d'espace public en tant que bien commun, sur les discriminations qui s'y produisent et les solutions pour y faire face", indique la Ville de Lausanne dans un communiqué. La quarantaine d'événements réuniront public, spécialistes, professionnelles et professionnels ou encore membres d'associations pour échanger sur le sujet.

Par exemple, deux tables rondes aborderont la situation des Roms dans l'espace public (20 mars) ou le racisme antimusulman (23 mars). Un concert de la rappeuse suisse La Gale (21 mars), la création participative d'une mosaïque qui célèbre la diversité dans l'espace public (20, 21 et 22 mars), des films, spectacles, expositions, témoignages et ateliers complètent ce riche programme. La plupart des événements sont gratuits.

Conférence de lancement

La Semaine d'actions débute avec une conférence et des ateliers intitulés "Racisme et police: ouvrons le dialogue". La soirée de lundi vise à réunir population, institutions, associations et police, afin de partager les points de vue, mieux comprendre les réalités vécues et identifier des conditions favorables à la confiance et à la prévention des discriminations.

La Semaine d'actions contre le racisme est un des axes mis en place par la Ville et son Bureau lausannois pour les immigrés (BLI) pour lutter contre le racisme à Lausanne. Tout au long de l'année, le BLI propose des formations de prévention du racisme destinées aux collectivités publiques, institutions et associations.

Le bureau tient également une permanence, Info-racisme, qui accueille toute personne victime ou témoin d'actes racistes sur le territoire lausannois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

"Zone calme": les tl face aux incivilités sonores

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François Greinier, président de la commission du personnel et conducteur aux tl depuis sept ans, ici dépôt de bus des tl sur le site de Perrelet, à Renens. Il espère que le déploiement des "zone calme" à l'avant des bus vont encourager les voyageurs à adopter de bons comportements.(© LFM)

Face à la recrudescence des nuisances sonores dans les transports publics, les tl déploient des « zones calmes » à l'avant de leurs véhicules. Cette mesure, portée par la commission du personnel, vise à garantir la sécurité et la sérénité des chauffeurs comme des voyageurs.

À l'avant des bus lausannois, un nouvel autocollant bleu fait son apparition : un doigt posé sur les lèvres et un téléphone barré. Ce n'est pas qu'une simple suggestion, mais une réponse directe à un ras-le-bol croissant des collaborateurs et des usagers. François Greinier, conducteur aux tl depuis sept ans et président de la commission du personnel, est à l'origine de cette initiative. Conducteur aux tl depuis sept ans, évoque les incivilités auxquelles il a dû faire face.

François Greinier Président de la commission du personnel et conducteur aux tl

Priorité à la sécurité et à la concentration

Pour les chauffeurs, le bruit ambiant n'est pas qu'une question de confort, c'est un enjeu de sécurité routière. « Le fait d'avoir du bruit ambiant, de la nuisance auditive, va amener de l'inconfort, de la fatigue, et à partir de là, accroître tout ce qui touche à la sécurité », explique François Greinier. Les conversations en haut-parleur ou en FaceTime, particulièrement prisées par certains passagers, sont devenues une source de déconcentration majeure.

Le projet a d'abord été testé sur la ligne 9, opérée par les trolleybus à double articulation (TBD). Ces modèles servent de laboratoire pour cette zone de tranquillité qui s'étend désormais jusqu'à la deuxième porte des véhicules. Mais est-ce que ces autocollants permettront vraiment d’apaiser la situation en cas d’incivilités ? La réponse de François Grenier.

François Greinier Président de la commission du personnel et conducteur aux tl

 « On n'est pas là pour interdire»

La mesure s'intègre dans la campagne de sensibilisation plus large des tl intitulée « Et si on voyageait encore mieux ensemble ». L'objectif est de légitimer l'intervention des conducteurs face aux comportements récalcitrants. « Ces autocollants sont un soutien. On rappelle les règles, mais on n'est pas là pour interdire. On est là pour leur expliquer que ce n'est pas sécuritaire pour nous, ni pour les autres passagers », précise le président de la commission du personnel.

Les retours sont pour l'instant encourageants. Dans 90 % des cas, un simple rappel à la signalétique suffit à calmer le jeu : « Soit les gens se taisent, coupent leur téléphone en s'excusant, soit ils vont à l'arrière du bus parce que leur appel est important ».

François Greinier Président de la commission du personnel et conducteur aux tl

Un test sur une année

Le déploiement concerne actuellement l'intégralité de la flotte, soit plus de 200 bus. Les tl se donnent une année pour évaluer l'impact réel de ces zones calmes sur le climat social à bord. Si le succès se confirme, la mesure pourrait devenir une norme pérenne, répondant ainsi aux attentes des seniors et des voyageurs en quête de tranquillité, tout en protégeant la santé des conducteurs face à l'usure du métier.

Interview réalisée par Sophie Vassutine

Adaptation web avec IA

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