Rejoignez-nous

Suisse Romande

Valais: Le PDC s'érode, mais conserve la majorité des présidences

Publié

,

le

Le nouveau président de la commune de Collombey-Muraz (VS) est connu: le conseiller communal socialiste Olivier Turin a remporté le duel face à une autre sortante, la démocrate-chrétienne Sandra Cottet Parvex. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le PDC s'est érodé en Valais après l'élection dimanche des présidents de quinze communes encore disputées. Il dirige toutefois encore une moitié des exécutifs du canton. Le PLR et l'UDC progressent légèrement, le PS conserve ses acquis.

Douze communes du Valais romand et trois du Haut-Valais sur les 122 que compte le canton attendaient encore leur président(e) dimanche. Parmi elles, Collombey-Muraz, bastion PDC depuis des décennies, où le socialiste Olivier Turin engrange 1268 voix, remportant la mise face à la démocrate-chrétienne Sandra Cottet Parvex qui récolte 1019 voix.

"Olivier Turin est la meilleure personne pour reprendre la commune", réagit la présidente du PS du Valais romand Barbara Lanthemann auprès de Keystone-ATS. Elle y voit un symbole fort dans le Chablais. Elle estime aussi que l'alliance conclue entre le PDC et l'UDC pour porter Sandra Cottet Parvex n'a pas plu aux citoyens.

Le PDC fait les frais des affaires

Après Val de Bagnes et les constructions illicites, le PDC perd une seconde commune empêtrée dans des affaires. Collombey-Muraz était présidée jusqu'ici par l'ancien conseiller Yannick Buttet. "Nous sommes déçus, mais le résultat n'enlève rien aux mérites de notre candidate qui avait en face d'elle un candidat avec une aura cantonale en tant que président du Grand Conseil", a réagi le président du PDC du Valais romand Joachim Rausis.

Au total, le PDC reste le parti qui compte le plus de présidences de communes dans le canton. Mais si dans le Haut-Valais il se maintient avec plus d'une trentaine de sièges sur 63 (en comptant les élus de listes d'alliances), dans le Valais romand il passe de 33 à 29 présidents sur 59 communes.

"Il y a une petite érosion, dans la suite logique du premier tour. C'est un coup de semonce pour le parti et nous devrons serrer les rangs pour les cantonales de l'an prochain", admet Joachim Rausis.

Le PLR dépasse son objectif

Le PLR de son côté passe de 19 présidences à 17 sur les 122 communes du canton. Il dépasse son objectif de 16 affiché avant le scrutin, selon le secrétariat de la formation. Le parti pourrait même en gagner une dix-huitième présidence à Brigue, en ballottage dimanche, mais où son candidat Mathias Bellwald fait la course en tête.

Pour mémoire, le PLR a perdu automatiquement trois présidences après la fusion de Veyras, Venthône et Miège (commune de Noble-Contrée) ainsi que de Charrat et Martigny (commune de Martigny). Toutes les cinq étaient en effet présidées par des libéraux-radicaux.

Avec ces deux fusions plus celle de Bagnes et Vollèges (commune de Val de Bagnes), le canton est passé de 126 à 122 communes, dont 59 dans le Valais romand.

Première socialiste présidente

Le PS se maintient avec quatre présidences (Albinen, Chippis, Evionnaz et Collombey-Muraz). Barbara Lanthemann a vu avec "particulièrement de plaisir" l'élection de la première femme socialiste à la tête d'une commune valaisanne avec la désignation de Valérie Santacroce-Tacchini à Evionnaz.

Quant à l'UDC, il tient pour l'heure les rênes de quatre communes dans le Haut-Valais (Fieschertal, Obergoms, Naters, Saint-Nicolas) et a décroché sa première présidence dans le Valais romand avec Hérémence. Tous ces présidents ont été élus tacitement dans la foulée des communales du 18 octobre.

Enfin, les Verts qui disposent désormais de 13 sièges dans les exécutifs communaux, avaient renoncé à présenter des élus pour la présidence.

Ballottage à Brigue

A Brigue, le scrutin de dimanche a abouti à un ballottage entre les quatre candidats en lice (2 PDC, un PLR, un UDC) pour succéder à l'indépendant Louis Ursprung. Le libéral-radical Mathias Bellwald a une confortable avance avec 2173 voix.

Le candidat UDC Michael Graber indique dimanche sur le site du Walliser Bote qu'avec un résultat aussi clair en faveur du libéral radical, "le peuple a déjà tranché" et qu'un deuxième tour le 29 novembre serait "une perte d'argent, de temps et d'énergie". Seul le candidat PDC Patrick Amoos, second meilleur score à 700 voix du premier, indique "qu'il doit réfléchir à la suite".

Hommes surreprésentés

Du côté des genres, les hommes sont toujours largement surreprésentés, malgré une hausse du nombre d'élues. Au total, lors de la prochaine législature, 18 femmes dirigeront des communes valaisannes, contre douze actuellement.

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Football

Conference League: les Lausannois déçus et tristes

Publié

le

Grosse déception pour les Lausannois (© KEYSTONE/AP/Laurent Gillieron)

Éliminé aux portes des 8es de finale de la Conference League, Lausanne a vu son aventure européenne s'arrêter net jeudi. Une fin de match cruelle a laissé place à la frustration et à la tristesse.

"Personne n'a parlé dans le vestiaire. Je n'ai entendu aucun mot. Cela montre l'étendue de la déception, car se qualifier était possible." Voilà comment Peter Zeidler, l'entraîneur du LS, a ouvert sa conférence de presse une heure après la défaite 2-1 de ses hommes face aux Tchèques du Sigma Olomouc, une équipe à leur portée.

Cette élimination brutale est venue mettre fin à une aventure débutée il y a plus de sept mois à Skopje, lors de laquelle Lausanne a traversé l'Europe et l'Asie, de Malte au Kazakhstan en passant par la Turquie, la Pologne et la Finlande. Un voyage qui ne devait "jamais s'arrêter", comme l'exhortaient les supporters lausannois sur leur tifo avant le coup d'envoi.

Silence, donc, dans le vestiaire du LS, mais un joueur est tout de même venu mettre des mots sur cette sortie de route malheureuse, le capitaine Olivier Custodio. "Il y a beaucoup de frustration, de déception, de tristesse. Tout ce que vous voulez", a-t-il expliqué aux journalistes en zone mixte.

"Je déteste la VAR"

Le but de Karim Sow au bout du temps additionnel finalement annulé par la VAR pour un hors-jeu de quelques centimètres a provoqué un ascenseur émotionnel tant sur la pelouse que dans les travées de la Tuilière. "Le stade y a cru, mais deux secondes plus tard c'était terminé", a regretté le no 10 du LS. "Cela aurait été beau pour tout le monde de vivre au moins une prolongation et pourquoi pas des tirs au but."

Peter Zeidler peut bien s'emporter contre l'arbitrage vidéo - "le hors-jeu est correct, objectif, avec cette fameuse ligne, mais je déteste la VAR", a-t-il pesté -, son équipe ne peut s'en prendre qu'à elle-même. Les Lausannois ont fait preuve d'une grande naïveté sur les deux buts tchèques, notamment ce 2-1 qui a eu l'effet d'un coup de massue.

"On a quand même fait une bonne première mi-temps, mais ces deux erreurs nous coûtent cher", a estimé Olivier Custodio. Un scénario qui semble se répéter pour le LS, dont le dernier succès remonte au 17 janvier. Huit matches sans victoire: la série commence à être inquiétante pour une équipe au potentiel pourtant indéniable.

Les Vaudois veulent toutefois croire en leur chance de rebondir en Super League, où ils accusent toujours six points de retard sur le top 6 et le Championship Group. "Beaucoup estiment qu'il est inatteignable, mais c'est encore faisable mathématiquement", a assuré le capitaine lausannois. "Au vu de l'histoire qu'on a vécue cette saison, on se doit de tout faire pour y arriver. Et ça commence dimanche par la réception de Bâle."

Des souvenirs pour la vie

Le LS peut s'inspirer de cette "histoire vécue" en Coupe d'Europe pour atteindre ses derniers objectifs. La victoire inattendue à Istanbul sur la pelouse du Besiktas, le succès de prestige face à la Fiorentina, a démontré la capacité des Lausannois à se sublimer au moment opportun.

En plus de construire des souvenirs indélébiles, tant pour les supporters qui n'avaient plus vécu cela depuis 2011 que pour cette jeune équipe lausannoise. "Pour beaucoup, c'était les premiers matches en Coupe d'Europe, avec ces longs voyages en avion", a retracé Olivier Custodio. "C'était de beaux moments et les émotions qu'on a vécues cette saison, on les gardera avec nous pour toujours."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Lausanne

Taxis lausannois: trois ans de plus pour passer à l'électrique

Publié

le

De nouvelles mesures pour la transition écologique et la publicité dans les taxis ont été prises à Lausanne et région (photo symbolique). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les taxis lausannois auront jusqu'au 1er juillet 2030 pour passer à l'électrique. Le Conseil intercommunal de l'Association de communes de la région lausannoise pour la réglementation du service des taxis a adopté cette mesure de transition écologique. Les véhicules nouvellement affectés au service de taxi restent, eux, soumis à l'exigence d'un véhicule à zéro émission dès leur mise en service.

Initialement prévu au 1er juillet 2027, le délai a donc été reporté de trois ans afin de permettre l'amortissement des investissements liés aux véhicules affectés avant le 1er juillet 2025 et planifier sereinement le renouvellement des véhicules, indique vendredi la Ville dans un communiqué. Au 31 décembre 2025, le parc des taxis compte 246 véhicules en circulation, dont 132 hybrides, 73 électriques et 41 thermiques, est-il détaillé.

"L'objectif est d'accompagner la transition écologique du secteur tout en tenant compte des réalités professionnelles et sociales des conducteurs, de manière à garantir un service durable, accessible et économiquement viable", explique Pierre-Antoine Hildbrand, municipal lausannois et président du Comité de direction (exécutif) de l'Association, cité dans le communiqué.

Rémunération et publicité

Cette stratégie de passage progressif vers des véhicules à zéro émission de CO2 est soutenue par des délais adaptés, des aides financières ciblées et le développement d'infrastructures de recharge. Il est aussi précisé que des règles assouplies sont prévues pour les véhicules spécialement adaptés au transport de personnes en fauteuil roulant pour ne pas freiner leur disponibilité.

Le Conseil intercommunal (législatif) a également accepté la réponse à un postulat portant sur la rémunération des conducteurs. L'Association intercommunale ne dispose pas de compétence pour fixer des salaires minimums, cette matière relevant du droit du travail et des autorités cantonales et fédérales.

"Elle prévoit toutefois d'intégrer des critères liés à la politique salariale dans l'évaluation des candidatures lors de l'octroi ou du renouvellement des concessions, afin d'encourager de meilleures conditions de travail", assurent la Ville et l'Association.

Une décision a aussi été prise s'agissant de la publicité. Pour la première fois, elle sera autorisée à l'intérieur des véhicules à titre d'essai jusqu'au 31 décembre 2030, selon une nouvelle directive d'application. Restent interdites les publicités pour l'alcool, le tabac, les partis politiques ou tout contenu contraire à l'ordre public ou à l'image du service public.

Gain de cause pour taxis B

Par ailleurs, le même jour, l'Association de communes de la région lausannoise pour la réglementation du service des taxis dit prendre acte du jugement rendu le 16 février dernier par la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal. Cette dernière considère que l'exception instaurée lors de l'entrée en vigueur de la réglementation cantonale pour les taxis de catégorie B n'est pas valide, selon le communiqué.

"Cette distinction, historiquement justifiée par des objectifs d'intérêt public - notamment la coordination de l'usage du domaine public et la garantie d'un service de taxis disponible - devra désormais être revue", admettent la Ville et l'Association.

"Dans un esprit de pragmatisme et afin de garantir la sécurité juridique du dispositif, le Comité de direction prendra prochainement contact avec les titulaires d'une autorisation B pour leur proposer l'obtention d'une concession avec droit de stationnement, aux mêmes conditions que les titulaires actuels", indiquent-elles encore.

"A défaut, les chauffeurs concernés devront renoncer à leur autorisation et poursuivre leur activité sous le régime des véhicules de transport avec chauffeur (VTC)", avertissent-elles.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Vaud

Un motard perd la vie à Savigny

Publié

le

Un motard s'est tué sur la route vendredi matin tôt à Savigny (image symbolique). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Un motard de 52 ans a perdu la vie dans la nuit de jeudi à vendredi sur la route de Lutry à Savigny (VD). Les premiers éléments de l'enquête montrent qu'il a vraisemblablement dévié de sa trajectoire, roulé dans un champ, avant d'effectuer une embardée.

Sur place, les membres des services de secours ont procédé à un massage cardiaque, sans parvenir toutefois à le réanimer, indique vendredi la police vaudoise dans un communiqué. La victime est un ressortissant français, habitant la région.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Vaud

Agathe Raboud Sidorenko: « Il faut être dans l’action dans des moments politiques aussi cruciaux»

Publié

le

Comédienne, médiatrice culturelle et mère de deux enfants en bas âge, la candidate de la gauche radicale Agathe Raboud Sidorenko est candidate au Conseil d'Etat vaudois du 8 mars prochain.

Face au «poids lourd» socialiste Roger Nordmann et à l’UDC Jean-François Thuillard, la candidate d’Ensemble à Gauche Agathe Raboud Sidorenko entend incarner une alternative radicale et combative. À l’approche du premier tour du 8 mars, la conseillère communale lausannoise mise sur un programme anti-austérité pour séduire les déçus de la gauche gouvernementale.

La course à la succession de Rebecca Ruiz ne sera pas un simple duel entre les deux grandes forces du canton. En se lançant dans la bataille, Agathe Raboud Sidorenko a voulu offrir une «candidature de rupture». Pour cette médiatrice culturelle de 39 ans, siéger au Conseil d'Etat ne signifie pas s’accommoder du consensus actuel, mais porter les revendications de la rue au cœur de l’exécutif.

Une «gauche molle» dans le viseur

La candidate ne mâche pas ses mots envers ses concurrents, et particulièrement envers le Parti Socialiste. Elle se dit «déçue d’une gauche molle, gouvernementale, qui une fois qu’elle entre dans un collège gouvernemental, à force de compromis, fait des compromissions et mène une politique de droite».

Cette posture de rupture est, selon elle, indispensable pour redonner un véritable choix électoral à la population, notamment après les mobilisations massives dans la fonction publique et les débats tendus sur le budget cantonal. Elle balaie d’ailleurs l’idée que sa présence pourrait favoriser l’UDC en divisant les voix: «Aucune voix qui ira à Ensemble à Gauche n’ira à l’UDC».

"Je suis déçue d’une gauche molle, gouvernementale, qui une fois qu’elle entre dans un collège gouvernemental, à force de compromis, fait des compromissions et mène une politique de droite."

Le terrain comme boussole

Se présentant comme une candidate «connectée aux préoccupations des gens», Agathe Raboud Sidorenko appuie son programme sur des mesures sociales fortes, notamment la revalorisation des secteurs de la santé et du social, l'instauration d'un salaire minimum à 4300 francs et une fiscalité accrue sur les plus riches.

Un défi de taille le 8 mars

Malgré l’expérience politique de Roger Nordmann et de Jean-François Thuillard, la candidate d'Ensemble à Gauche estime sa démarche légitime. «La peur immobilise, elle empêche d’agir. Il faut être dans l’action dans des moments politiques aussi cruciaux».

Reste à savoir si ce discours de «gauche combative» parviendra à bousculer les équilibres cantonaux lors du scrutin du 8 mars prochain.

Interview réalisée par Julie Marti

Adaptation web avec IA

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Lion

L’élan énergétique du moment vous pousse à bouger et à respirer profondément, en associant effort physique et plaisir des grands espaces.

Les Sujets à la Une