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Coronavirus - Nouveau test sérologique très sensible développé au CHUV

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Photo prétexte (KEYSTONE/REUTERS POOL/Denis Balibouse)
Une équipe du CHUV a mis au point un nouveau test sérologique SARS-CoV-2 en collaboration avec l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et le Swiss Vaccine Research Institute. Particulièrement sensible, ce test permet de détecter les anticorps longtemps après l’infection.

Les tests de sérologie permettent de détecter dans le sérum d’une personne la présence d’anticorps, qui sont le reflet d’une exposition au virus. Très utiles d’un point de vue épidémiologique, ils témoignent du degré d’immunité d’une population donnée, explique le CHUV jeudi dans son communiqué.

Deux protéines

Deux protéines, contre lesquelles des anticorps sont généralement produits lors d’une infection, sont utilisées pour la sérologie SARS-CoV-2: la protéine N (nucléocapside) et la protéine S (spike). Les anticorps développés contre la protéine N persistent généralement beaucoup moins longtemps dans l’organisme que ceux produits contre la protéine S.

Dirigée par le professeur Giuseppe Pantaleo, l’équipe du Service d’immunologie et allergie du CHUV a développé un nouveau test sérologique particulièrement sensible. Elle a utilisé la technologie Luminex et la protéine S dans une conformation trimérique, très proche de celle qu’on retrouve naturellement chez le coronavirus.

Cette protéine de haute qualité a été produite par l’équipe coordonnée par le professeur Didier Trono, directeur du Laboratoire de virologie et de génétique à l’EPFL. Le développement rapide du nouveau test a été rendu possible grâce à l’utilisation de plateaux technologiques très puissants, développés depuis de nombreuses années par le Swiss Vaccine Research Institute.

Avancée importante

L’utilisation combinée de la technologie Luminex et de la protéine S accroît significativement la sensibilité de ce nouveau test sérologique. Une évaluation réalisée par le Service d’immunologie et allergie en collaboration avec le Service de microbiologie du CHUV démontre qu’il présente une sensibilité supérieure de 15% à 30% par rapport à quatre autres tests commerciaux, dont trois (Snibe, Epitope Diagnostics et Cobas) ciblent la protéine N et un autre (Liaison) la protéine S.

Le nouveau test sérologique développé par le CHUV permet de détecter les anticorps au SARS-CoV-2 plus longtemps après l’infection, y compris chez des personnes paucisymptomatiques (avec peu de symptômes) et asymptomatiques (sans symptômes). Si les autorités sanitaires ne recommandent pas encore d’effectuer de sérologies à large échelle, il s’agit d’une avancée importante pour la réalisation de futures études populationnelles, relève le communiqué.

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Pandémies: les Etats vont négocier un nouvel accord international

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Les Etats membres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dirigée par Tedros Adhanom Ghebreyesus à Genève vont discuter dès les prochains mois d'un nouvel accord international face aux pandémies (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La communauté internationale va négocier un accord pour anticiper les prochaines pandémies. Les Etats de l'OMS ont décidé mercredi à Genève d'ouvrir les discussions avant mars prochain pour aboutir d'ici 2024. Mais la portée de l'arrangement est encore incertaine.

Dans leur décision approuvée par consensus au terme de trois jours d'une session spéciale de l'Assemblée mondiale de la santé, les 194 membres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), dont la Suisse, ont établi un groupe intergouvernemental de négociation. Celui-ci devra rendre un rapport intermédiaire en mai 2023, un an avant le délai prévu pour finaliser l'arrangement.

Les Etats souhaitent une "convention, un accord ou un autre instrument juridique international" pour mieux préparer et répondre aux pandémies. Face aux nombreuses critiques sur la réponse internationale à la pandémie, l'UE avait porté la proposition de nouvel arrangement. Mercredi, elle a estimé que "ce succès est aussi important pour l'OMS", égratignée par certains.

Selon le directeur général de l'organisation Tedros Adhanom Ghebreyesus, ce prochain dispositif doit permettre d'éviter la désorganisation observée face au coronavirus. Et limiter les effets des pandémies pour les populations actuelles et les générations futures.

En ouvrant la réunion, le conseiller fédéral Alain Berset avait appelé à oeuvrer à un accord contraignant. Mercredi, des dizaines d'Etats, dont la Suisse, ont salué une décision "historique" pour faire en sorte que l'impact du coronavirus "ne se répète pas" à l'avenir.

Incertitude américaine et chinoise

Mais des acteurs de taille laissent penser que les discussions seront intenses. Les Etats-Unis se sont affirmés réticents à un arrangement contraignant et la Chine parle plutôt de renforcer le Réglement sanitaire international.

Il reste beaucoup à faire et des divisions sont toujours observées, a admis mercredi M. Tedros. Pour autant, Washington a aussi salué une "décision historique".

Le Réglement sanitaire international cadre la réponse aux urgences de santé publique mais a été largement visé depuis l'arrivée du coronavirus. De nombreux acteurs veulent le compléter par un traité ou de petits ajouts et non le remplacer.

Ce réglement "n'a pas été prévu pour faire face à la préparation d'une pandémie", a admis un responsable de l'OMS. Outre les négociations sur un accord, les Etats-Unis ont annoncé qu'ils oeuvreraient à des modifications ciblées de celui-ci.

Le prochain accord devrait lui notamment porter sur l'accès équitable aux technologies contre une pandémie, un mécanisme de surveillance de la conformité aux règles, le renforcement de la prévention et de la réponse mais aussi le financement. Le partage d'échantillons de pathogènes, déjà prévu dans le prochain dépôt mondial au laboratoire de Spiez (BE), devrait aussi être amélioré.

Demandé par de nombreuses ONG

L'ouverture de négociations avait été demandée par de nombreuses ONG et trois évaluations internationales mandatées par l'OMS sur la réponse à la pandémie. Parmi celles-ci, le Panel indépendant, présidé par l'ancienne présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf et l'ex-Première ministre néo-zélandaise Helen Clark, avait donné six mois aux Etats pour aboutir à une nouvelle convention.

Un délai qui était considéré comme irréaliste par de nombreux acteurs. "C'est possible", avait dit de son côté le responsable juridique de l'OMS. La Constitution de l'organisation a été approuvée en quelques mois après la Seconde Guerre mondiale mais "il y avait énormément de volonté politique".

Dans les prochaines semaines, des discussions sur le financement de l'OMS sont attendues. Certains souhaitent que les enveloppes obligatoires des Etats atteignent 50% du total.

Cette réunion de trois jours à Genève n'était elle que la seconde session spéciale de l'Assemblée mondiale de la santé. La première pour discuter de contenu, selon l'organisation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Troisième cas d'infection au variant Omicron en Suisse

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Un 3e cas d'infection avec le variant Omicron a été confirmé en Suisse, a annoncé l'OFSP mercredi matin (photo symbolique). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Un troisième cas d'infection au variant Omicron est confirmé en Suisse. La personne est isolée et ses contacts sont en quarantaine, a annoncé mercredi l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) sur Twitter.

Un de ces cas concerne un élève de 19 ans fréquentant un gymnase dans la ville de Bâle et a été découvert lors d'un test de masse effectué dans les écoles, a indiqué mercredi le département de la santé de son canton. Le résultat du test individuel qui a suivi a été séquencé et le virus Omicron confirmé. Le gymnasien, entièrement vacciné, présente des symptômes légers. Il ne revenait pas d'un voyage et on ignore par qui il a été contaminé.

L'élève s'est trouvé en contact avec sa classe et le choeur de l'établissement alors qu'il était déjà infecté. Une centaine de personnes seront donc mises en quarantaine pendant dix jours.

L'OFSP avait annoncé mardi soir sur deux premiers cas de coronavirus en Suisse dus au variant Omicron. Les deux personnes, liées entre elles, ont été placées en isolement. Le département de la santé de Bâle-Ville avait indiqué dans la foulée qu'un cas positif avait été confirmé sur le territoire cantonal. Il s'agit de l'un des deux cas annoncés par l'OFSP.

Variant "préoccupant"

Ce dernier avait annoncé dimanche un premier cas probable du variant Omicron en Suisse chez une personne revenue d'Afrique du Sud il y a environ une semaine. Sa directrice Anne Lévy avait souligné lundi que la personne concernée se trouve en isolement et ses contacts en quarantaine, même ceux qui étaient vaccinés ou guéris.

Classé vendredi dernier comme "préoccupant" par les experts de l'OMS, Omicron se répand vite en Europe. Des cas ont été confirmés en Belgique dès jeudi dernier, puis les annonces se sont enchaînées dans différents pays. Le variant avait initialement été détecté en Afrique du Sud.

A cause d'Omicron, les voyageurs en provenance de 23 pays doivent présenter un test PCR négatif à l'embarquement dans un avion et à l'entrée en Suisse, puis se placer dix jours en quarantaine.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Risques de Covid un peu plus élevés chez les enfants asthmatiques

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Les hospitalisations dues au Covid-19 restent rares même chez les enfants asthmatiques et les décès y sont tellement peu fréquents qu'aucune conclusion statistique n'a pu en être tirée par l'étude (archives). (© KEYSTONE/AP/JENS KUHR)

Les enfants asthmatiques sont plus fréquemment hospitalisés que les autres à la suite d'une infection au Covid-19, selon une étude menée en Ecosse et publiée mardi. Ces cas restent cependant peu fréquents et les décès y sont extrêmement rares.

"Il a été constaté que les enfants asthmatiques courent un plus gros risque d'hospitalisation pour Covid-19 [...] que ceux qui n'ont pas d'asthme", selon l'étude menée à partir de données écossaises de santé publique et publiée dans le Lancet Respiratory Medicine.

Les auteurs ont mesuré, a posteriori, la proportion d'hospitalisations à la suite d'une infection au coronavirus chez les 5-17 ans qui ont été diagnostiqués comme asthmatiques par le passé. Ils l'ont comparée avec la fréquence de ces hospitalisations chez les non-asthmatiques.

Les enfants écossais asthmatiques ont plus souvent été admis à l'hôpital pour traiter un Covid-19. La différence est encore plus marquée quand on ne prend en compte que les asthmatiques les plus sévères, c'est-à-dire qui avaient fait l'objet d'une précédente hospitalisation ou avaient reçu un traitement à plusieurs reprises.

Vaccination prioritaire

Selon les auteurs, ces données plaident pour rendre les enfants asthmatiques prioritaires pour la vaccination si celle-ci s'ouvre aux moins de 12 ans. Ce n'est pas le cas au Royaume-Uni, mais c'est, par exemple, déjà en place aux Etats-Unis pour le vaccin de Pfizer/BioNTech qui vient aussi d'être approuvé pour les enfants par les autorités sanitaires de l'Union européenne(UE).

Toutefois, les hospitalisations restent rares même chez les enfants asthmatiques - 1,5% de ceux infectés - et les décès y sont tellement peu fréquents qu'aucune conclusion statistique n'a pu en être tirée par l'étude.

"Même si les enfants asthmatiques apparaissent plus à risque d'être hospitalisés, [ce] risque demeure très bas", souligne, dans la même revue, la pédiatre Rachel Harwood qui n'a pas participé à l'étude. "Avant d'envisager la vaccination, il faut étudier avec précaution la balance entre le risque d'hospitalisation pour Covid-19 et le risque, faible, lié aux effets secondaires du vaccin", conclut-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le Conseil des Etats pour la prolongation de la loi Covid

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Le Conseil des Etats entame ce mercredi la 4e révision de la loi Covid-19 (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Plusieurs mesures visant à soutenir les secteurs d’activité particulièrement touchés par la pandémie doivent être prolongées en vue de 2022. Le Conseil des Etats a approuvé mercredi sans opposition les propositions de révision de la loi Covid-19 du Conseil fédéral.

La plupart des dispositions de la loi doivent prendre fin en décembre 2021. Mais La situation est très préoccupante au vu des contaminations dont personne n'aurait imaginé l'ampleur il y a une semaine, a déclaré pour la commission Paul Rechsteiner (PS/SG). Une prolongation de la base légale pour gérer une future crise s'impose. Une politique que le peuple a plébiscitée dimanche, a-t-il précisé.

Aujourd'hui, au vu de l'évolution imprévisible de l'épidémie, la révision visant à proroger les instruments pour amortir le choc dans l'économie, la culture ou le sport sont plus nécessaires que jamais, a renchéri Charles Juillard (Centre/JU). "On offre la possibilité au Conseil fédéral de recourir à ces instruments en cas de nécessité.

Les prolonger jusqu'à la fin de l'année donne de la visibilité et de la confiance", a poursuivi le Jurassien. Le ministre de la santé Alain Berset a abondé: avec cette base légale à disposition, cela permet de réagir très rapidement en fonction de l'évolution de l'épidémie.

UDC isolée

L'UDC a été bien seule pour demander un retour à la normalité plus rapide. La situation actuelle qui nécessite une loi spéciale recèle un gros potentiel explosif, selon Hannes Germann (UDC/SH). Le peuple accepte des mesures duement justifiées, mais pour une période limitée. "Il faudra bien vivre un jour avec ce virus, bon gré mal gré".

Concrètement, Jakob Stark (UDC/TG) aurait voulu limiter les dispositions de la loi Covid-19 à fin juin 2022. Mais on ne vote pas ici sur la durée de la pandémie, mais sur la durée des mesures pour y faire face, a rétorqué Paul Rechsteiner. Alain Berset a aussi plaidé pour une prolongation sur une année civile. Des arguments qui ont fait mouche: la proposition UDC a été rejetée par 28 voix contre 10.

Les discussions se sont surtout focalisées sur les prestations de soutien dans le domaine professionnel en cas de nouvelles fermetures d'entreprises ou interdiction de manifestations.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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L'autorisation de la pilule anti-Covid-19 de Merck recommandée

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L'efficacité du molnupiravir a été ramenée à 30% contre les hospitalisations et les décès dans des documents rendus publics vendredi, prenant en compte le nombre total de participants à l'essai clinique (archives). (© KEYSTONE/EPA Merck Sharp & Dohme Corp./HANDOUT)

Un comité de scientifiques indépendants s'est prononcé mardi en faveur de l'autorisation en urgence, pour certains patients à risque, de la pilule anti-Covid-19 de Merck aux Etats-Unis. Le vote des experts s'est toutefois révélé serré, avec 13 pour et 10 contre.

L'avis de ce comité est consultatif et la décision finale revient à l'agence américaine des médicaments (FDA).

Le traitement antiviral de Merck, le molnupiravir, était très attendu, car facile à administrer, en étant pris simplement chez soi sous la forme de comprimés, dans les cinq jours après l'apparition de symptômes.

"Il s'agit de la première opportunité qu'un traitement oral soit disponible" en dehors de l'hôpital pour des cas légers à modérés de la maladie, a souligné David Hardy, membre du comité s'étant prononcé pour son autorisation en urgence. Il a rappelé le contexte d'urgence lié à la pandémie.

Efficacité à 30%

Mais plusieurs experts, y compris ayant voté en faveur de l'autorisation du traitement, ont qualifié la décision de "difficile". Ils se sont notamment inquiétés que l'efficacité ait été ramenée à 30% contre les hospitalisations et les décès dans des documents rendus publics vendredi, prenant en compte le nombre total de participants à l'essai clinique. Des résultats préliminaires sur une partie seulement des participants avaient d'abord avancé un chiffre de 50%.

Les experts ont également soulevé des inquiétudes concernant la possibilité que le traitement introduise de nouvelles mutations indésirables du virus, créant ainsi de nouveaux variants, du fait de la technique utilisée par Merck.

"J'estime que l'effet général [du traitement, ndlr] dans la population totale de l'essai était modeste, au mieux", a déclaré Sankar Swaminathan, membre du comité, pour expliquer son vote contre la recommandation. "Le risque d'effets mutagènes [...] n'est pas fermement établi ou caractérisé", a-t-il ajouté.

De nombreux experts ont également estimé que les femmes enceintes devraient éviter de prendre ce traitement, ou du moins en favoriser d'autres comme des anticorps de synthèse. Lors d'essais sur les animaux, certaines portées ont montré davantage de cas de malformations.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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