Vaud
Grand Conseil vaudois: thérapie de conversion, école et pharmacies
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Ce mardi, c'est la rentrée pour le Grand Conseil vaudois. Les députés ont siégé de 14h00 à 17h00. L'occasion notamment de valider l'interdiction des thérapies de conversion, de lancer une idée de tri dans les pharmacies et de réinterpeller le Conseil d'Etat sur la fermeture prochaine de l'école de Corbeyrier.
Le Grand Conseil vaudois a fait sa rentrée ce mardi. Les députés ont notamment achevé leur débat sur la loi vaudoise interdisant les thérapies de conversion. Le texte est désormais sous toit. Plusieurs députés de gauche ont exprimé leur "émotion", soulignant que cette loi était un message fort à l'intention des personnes LGBTIQ+.
Rappelons que les discussions sur cette loi ont été longues. Si aucun député ne s'est opposé aux visées de cette loi, visant à bannir les pratiques destinées à modifier l'identité de genre ou l'orientation sexuelle, les élus ont buté sur les exceptions à cette interdiction. Une partie de la droite voulait inscrire dans la loi la possibilité pour les professionnels de santé d’inviter un mineur à la prudence s’il envisage un traitement. La gauche, elle, considérait cette redondance stigmatisante car cette disposition est déjà spécifiée dans la loi sur la santé publique pour l’ensemble des patients. C’est finalement la gauche qui l'a emporté, face à une droite davantage divisée.
Réfléchir avant de fermer
Cette séance du Grand Conseil a aussi été l'occasion pour une députée verte aiglonne de réagir à la fermeture annoncée de la seule école de Corbeyrier pour 2026. Fermer une école, c’est tuer un village: c’est avec ces mots repris à la Municipalité de Corbeyrier que Martine Gerber a interpellé le Conseil d’Etat. La raison de cette fermeture : trop peu d’élèves, 11 au lieu des plus de 19 demandés pour atteindre l’équilibre financier. La députée espère que le Conseil d’Etat trouvera un compromis avec l’exécutif de la commune, qui demande un moratoire jusqu’en 2028. Elle dit aussi s’inquiéter de la notion de rentabilité dans le service public et de l’impact écologique qu’aura la fermeture de cette école. Pour elle, ce dossier doit pousser à une réflexion plus large. Martine Gerber (guerre bère), élue au Grand Conseil.
Le Conseil d’Etat dispose de trois mois pour répondre à cette interpellation de Martine Gerber.
Du tri à faire
Le Vert’libéral Blaise Vionnet a aussi profité de cette séance pour tirer la sonnette d'alarme: les Vaudois ne trient pas assez le contenu de leur pharmacie. Celui qui est aussi médecin demande, au travers d’un postulat, la création d’une semaine cantonale du tri des pharmacies afin de sensibiliser la population. Pour lui, il s’agit à la fois d’un enjeu de santé publique et environnemental. D’autant que savoir que faire de ses médicaments périmés ou inutilisés n’est pas toujours une sinécure. On écoute Blaise Vionnet à ce propos.
Mais la semaine de tri serait aussi tout simplement l’occasion de faire le point sur le contenu de sa pharmacie. Blaise Vionnet.
Cette proposition a été transmise à une commission pour étude, avant un futur débat au plénum.
Vaud
Harcèlement au CHUV: 155 signalements depuis juillet dernier
A l'occasion de plusieurs réponses du Conseil d'Etat vaudois à des interpellations de députés du Grand Conseil sur le CHUV, la ministre de la santé Rebecca Ruiz a transmis au plénum les derniers chiffres de la cellule "anti-harcèlement" de l'hôpital universitaire. Depuis juillet dernier, 155 signalements sont remontés à cette cellule "Safe".
La cheffe du Département de la santé et de l'action sociale (DSAS) répondait à l'une des huit interpellations sur le CHUV, soit celle sur la protection pour les employés de l'hôpital vaudois face au harcèlement. Ce nouveau dispositif d'écoute a été mis en place l'été dernier au sein de l'institution.
La cellule spécialisée a enregistré 155 signalements entre juillet 2025 et le 27 mars 2026, a indiqué Rebecca Ruiz dans sa réponse. Ils concernent différents types de comportements problématiques et inappropriés, notamment le harcèlement sexuel.
Trois licenciements
Ces signalements ont donné lieu à 370 entretiens avec des victimes ou des témoins, à 282 notes d'entretien. Au total, 20 cas ont été transmis à la commission des ressources humaines du CHUV, a détaillé la conseillère d'Etat.
S'agissant des sanctions à ce jour, il y a eu huit mises en garde, cinq avertissements dont deux avec menace de renvoi, trois cas ont eu pour conséquence un licenciement, et cinq situations sont en cours de traitement, selon Mme Ruiz.
La direction du CHUV avait annoncé en février 2025 vouloir mettre sur pied un nouveau dispositif d'écoute d'ici à l'été de la même année. Elle reconnaissait que malgré la politique de tolérance zéro en place depuis 2018, les processus internes n'étaient pas suffisamment structurés pour garantir une réponse rapide et efficace aux cas de harcèlement sexuel.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Les députés vaudois veulent une interdiction des puffs
A son tour, le Grand Conseil vaudois souhaite interdire les cigarettes électroniques jetables (puffs). Ses députés ont accepté mardi une motion afin de bannir un "fléau" qui met particulièrement en danger les adolescents.
Apparus en 2020 en Suisse, les puffs sont régulièrement consommés par environ 12% des jeunes en Suisse romande, "envahissant les cours d'école", a relevé la motionnaire, la Vert'libérale Graziella Schaller.
Elle a dénoncé "la dangerosité" de ce produit addictif, qui contient une quantité élevée de nicotine et qui est spécialement conçu pour plaire aux adolescents avec ses couleurs vives et ses arômes sucrés. Les puffs "ouvrent la porte" vers les autres produits du tabac et constituent "une véritable bombe à retardement" pour la santé, a-t-elle affirmé.
La députée a aussi critiqué l'impact environnemental de ces cigarettes électroniques jetables, dont la plupart finissent dans la nature. Ces dernières sont également dangereuses pour les usines d'incinérations car leur batterie au lithium peut provoquer des incendies dans les déchetteries.
Dans son sillage, plusieurs membres des partis de gauche ou des Vert'libéraux ont décrié ces puffs, tantôt qualifiés de "poison", "fléau des préaux" ou de "saloperies".
"Compétence fédérale"
La vente de puffs est déjà interdite, ou en phase de l'être, dans plusieurs cantons, essentiellement en Suisse romande. Le processus a aussi été lancé sur le plan fédéral, où une motion a été acceptée en juin dernier par le Parlement.
C'est notamment pour cette raison que des députés de droite ont appelé à refuser la motion Schaller. Sans remettre en cause la dangerosité des puffs, ils ont souligné que le canton de Vaud n'avait pas la compétence pour prononcer une telle interdiction, que cette question devait être traitée au niveau fédéral. Ils ont mis en garde contre des recours en justice si Vaud devait ordonner une interdiction.
"Signal fort"
Certains opposants au texte ont aussi rappelé que la vente de puffs aux mineurs était déjà interdite, et que c'est en contrôlant davantage ces ventes que l'on pourrait protéger les jeunes.
Les partisans de la motion ont rétorqué qu'il fallait agir sans tarder, sachant que le processus allait prendre du temps au niveau fédéral. Ils ont appelé à "donner un signal fort" pour montrer, notamment aux jeunes et à leurs parents, que ces puffs constituent "un problème de santé publique."
Au moment du vote, les partis de gauche (PS, Vert-e-s, Ensemble à Gauche), les Vert'libéraux et quelques élus isolés du PLR et de l'UDC ont soutenu la motion. Elle a été acceptée par 78 voix, contre 57 refus et 5 abstentions.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Alexandre Démétriadès démissionne du Grand Conseil vaudois
Alexandre Démétriadès démissionne du Grand Conseil vaudois. Parmi les députés les plus actifs du Parlement, le socialiste estime qu'il est temps de "faire une pause" dans son engagement cantonal, lui qui est pressenti pour devenir syndic de Nyon.
Sa lettre de démission a été lue mardi après-midi par le président du Grand Conseil, Stéphane Montangero. Dans cette lettre, Alexandre Démétriadès a rappelé qu'il avait été élu en 2013, à 22 ans seulement. Un Parlement dont il a été le benjamin avant d'en devenir un des vétérans, a-t-il relevé. Il a appelé ses collègues à se montrer "à la hauteur du potentiel de ce magnifique canton."
Durant sa carrière de député, Alexandre Démétriadès a notamment présidé la Commission des institutions et des droits politiques, pilotant notamment la révision de la loi sur le Grand Conseil. "Un travail de longue haleine", a-t-il reconnu. Il a aussi siégé plusieurs années au sein de la Commission des finances.
Il sera remplacé au Grand Conseil par la première des viennent-ensuite du district de Nyon, Chloé Besse.
Pour mémoire, Alexandre Démétriadès a terminé en tête des deux tours lors des élections à la Municipalité de Nyon. Avec une gauche majoritaire à l'exécutif et le départ du syndic de longue date Daniel Rossellat, il pourrait prétendre à devenir syndic.
Dans une interview à La Côte, Alexandre Démétriadès affirme toutefois mardi que sa décision de quitter le Grand Conseil a été prise "indépendamment de cette question de syndicature." La candidate ou le candidat de la plateforme rose-verte sera désigné en assemblée et une communication devrait être faite jeudi, a-t-il dit.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Transports publics vaudois: Mobilis augmente aussi ses prix
La communauté tarifaire vaudoise Mobilis adaptera ses prix le 13 décembre prochain, "en cohérence" avec la hausse générale des tarifs annoncée mardi par la branche suisse des transports publics. Comme au niveau national, l'augmentation moyenne sera de 3,9%, mais les tarifs évolueront différemment selon les produits et les périmètres de déplacement.
Les adaptations seront plus marquées pour les déplacements occasionnels dans les zones urbaines (1–2 zones) - qui bénéficient d'une offre dense et fréquente - par rapport aux zones périurbaines (3–4 zones), explique Mobilis dans un communiqué. Et de détailler que pour les billets individuels, dès 3 zones, la hausse sera appliquée de manière linéaire, avec une évolution moyenne de 3,9%.
En parallèle, le prix des cartes journalières seront diminués pour les déplacements sur 1, 2 (tarif entier et réduit) et 3 (tarif réduit) zones. "Cette mesure vise à renforcer l'attractivité de la carte journalière en valorisant la possibilité de voyager librement toute une journée sans multiplier l'achat de billets individuels", relève le communiqué.
Pour expliquer la hausse générale, la communauté tarifaire vaudoise explique que les quinze entreprises regroupées dans Mobilis font face à "une hausse marquée de leurs coûts d'exploitation, notamment liée à l'augmentation des dépenses d'énergie, de maintenance et à l'amortissement des infrastructures, dans un contexte financier contraint pour la branche".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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